Vote au top-site, sauve un poney !
Aide

Vous trouverez ci-dessous une collection de liens qui vous seront utiles tout au long de votre expérience de jeu parmi nous !
  1. Boutique du forum
  2. Archiver un sujet
  3. Pimenter les RPs
  4. Lancer un dé [Règles]
  5. Demandes administratives [Général]


Vous êtes nouveau ? N'hésitez pas à consulter notre "Guide de Survie" dont vous retrouverez le lien sur l'index ou à contacter un admin en cas de problème !
Placer votre recherche sur la PA
Newsletter #34 : Décembre 2018
Animation trimestrielle #1 Once upon a time !
Recherche de RP Consultez les demandes de RP

Intrigue #5 Recensement !
De nombreux postes vacants de l'armée sont encore disponibles. N'hésitez pas à venir jeter un coup d’œil par ici !
Scénarios du mois (+60pts) | Groupes dans le besoin
(Intrigue #5) What lies ahead - Chapitre I : New rulers, new rules > A lire ici

In Your Flesh :: Michigan State :: Zones non-nettoyées :: Détroit [Sud-Ouest]

 Nouveaux Horizons - Annalise

Expert en armement
Cale WalkerExpert en armement
avatar
Messages : 243
Points : 2304
Date d'inscription : 02/02/2016
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Nouveaux Horizons - Annalise   Jeu 19 Juil - 18:33


Nouveaux Horizons


L’homme tire sur son levier d’armement. Il retire alors le chargeur de l’arme, puis plonge sa main dans une sacoche pour venir récupérer cinq balles qu’il vient placer dans le magasin de l’arme. Il réenclenche le chargeur dans cette dernière avant de réarmer son fusil. Il place ce dernier à la verticale contre un mur avant de se lever pour raviver le feu de camp improvisé derrière lui. Encore une nuit qu’il ne passera pas à l’arène aux cotés de sa fille. Il s’est actuellement enfermé dans un appartement au vingtième étage. Il passe ses mains quelques secondes contre les flammes avant de venir se replacer à la fenêtre ou attend sagement son fusil. Il s’assoit difficilement sur un siège qu’il a pris soin d’installer face à une fenêtre donnant sur une grande rue ou beaucoup de passage se fait chez les mortels. Il sort ses jumelles de sa poche, pointant alors la rue face à lui. L’homme prend soin d’observer chaque centimètre carré de cette rue. Il repère plusieurs détails, notamment un petit groupe de survivants, trois personnes au maximum, qui se déplacent comme si de rien était en ville. Le Walker soupire. Continuant son observation, il remarque quelques marcheurs qui ne devraient pas tarder à rencontrer les humains. Son masque toujours sur le visage, il saisit alors son fusil armé de son silencieux. Il place les jumelles sur la commode à sa gauche.

Son fusil placé contre l’encadrement de la fenêtre, il pointe sa lunette en direction du petit groupe de survivant. Un marcheur affamé semble maintenant se diriger vers le groupe en question. Il ne se décide pas à tirer pour le moment, une femme du groupe se décide alors de venir accorder la paix à l’horrible créature. Ils ont surement du faire du bruit. D’autres créatures arrivent dans leur direction. Il soupire, vidant en même temps ses poumons. Il place alors son viseur à hauteur du visage de l’un d’eux. Son index se place délicatement contre la gâchette, il attend quelques secondes, puis tire une première fois, le macchabée s’effondre lourdement au sol, permettant alors aux survivants de comprendre que des marcheurs sont tout proches. Cela fait maintenant quelques semaines que le Walker vient se placer ici. C’est devenu le Saint du quartier en quelque sorte. Depuis sa pièce, il tente de protéger chaque survivant ou groupe de survivant qui s’engage sur cette route. Si le Walker fait tout cela, c’est surement pour se repentir lui-même des siens qu’il n’a pas réussi à protéger. Le petit groupe commence à se presser afin de vite rentrer se mettre à l’abris pendant que le Walker abat les derniers morts dans cette rue.

Une fois qu’il les sait en sécurité, il replace son fusil contre le mur. Il soupire longuement, levant les yeux au ciel tout en s’appuyant contre la fenêtre. Durant quelques instants, il hésite à retirer son masque. Après tout, il était seul dans cet immeuble, qui pourrait bien découvrir son vrai visage ? Il vient alors se replacer au coin du feu de camp, s’affalant sur l’un des matelas au sol. Le voilà allongé, pensant à la fois à tout et à rien. Il lève son bras gauche au-dessus de sa tête pour le regarder. Deux marques y sont déposées. Sûrement les deux plus grosses erreurs de sa vie. La première est un tatouage de son ancien gang de motards. Le gang qu’il faisait passer avant sa propre famille, le gang qui lui a couté la vie de sa femme et de l’une de ses filles. La seconde marque est beaucoup plus récente. La marque de l’arène de Détroit. Le voilà marqué comme du bétail pour pouvoir tenter de survivre dans ce monde apocalyptique. Le survivant se redresse, saisissant une conserve de son sac à dos qu’il s’empresse d’ouvrir et de mettre sur le feu, haricots blanc et bœuf cuit. Repas gastronomique ce soir.



_________________
Administrateur
Annalise ObsonAdministrateur
avatar
Messages : 150
Points : 1042
Date d'inscription : 14/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   Lun 23 Juil - 11:34
Visiter Fort Hope et y passer quelques temps avait bien plu à Anna. C’était agréable de pouvoir se reposer sans avoir à craindre que la mort nous attende au coin de la rue. Agréable aussi, de pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Et de ne pas être seule la plupart du temps. Mais ça n’était pas vraiment pour elle. Exactement pour les mêmes raisons qui faisaient qu’elle avait apprécié son séjour. Dormir était difficile et étrange, elle n’arrivait pas à se plonger complètement dans le sommeil et conservait toujours une oreille attentive comme si elle craignait encore que quelqu’un ou quelque chose ne vienne l’attaquer à la moins inattention. Passer du temps avec d’autres gens lui donnait l’impression de ne plus être totalement humaine et ça devenait vite pesant d’avoir toujours quelqu’un sur le dos. Les murs protégeaient les survivants de la jungle extérieure, mais ils en venaient vite à ressembler aussi aux barreaux d’une prison qu’on ne pouvait pas quitter sur un coup de tête en prenant le risque de mettre en danger ceux encore enfermés à l’intérieur. La petite vie proche de celle qu’on devait mener il y a encore peu dans une tribu amish était difficile à accepter, difficile à suivre, après avoir passé tellement de temps à l’extérieur, sans arrêt confronté à la peur et au danger. Alors Anna n’y avait passé que quelques jours avant de demander à sortir et elle s’était empressée de marcher aussi loin que possible du camp, comme effrayée qu’on la pourchasse et qu’on la force à rentrer. Elle ne savait pas encore si elle y retournerait ou si elle poursuivrait sa vie de son côté de la palissade. Elle y avait retrouvé un morceau de son passé, de sa famille et cette idée s’accrochait à sa peau telle un résidu doux-amère. Et puis il y avait Juliet et la possibilité d’un avenir un peu moins solitaire, mais elle avait du mal à composer avec ce qui se passait dans son crâne quand elle passait un peu trop de temps avec la jeune femme.

Marcher lui avait fait du bien, jusqu’à ce que ça ne devienne un peu trop compliqué. Elle était allée très loin et avait immanquablement dû faire face à la fatigue, à la faim et aux rôdeurs qui se pressaient dans les rues et qu’elle ne pouvait pas toujours repousser seule. Elle commençait à manquer de munitions et ne parvenait plus à en trouver beaucoup dans les armureries de la ville, vidées de fond en comble par d’autres survivants depuis bientôt trois ans. Quant à la nourriture… Elle préférait ne même pas y penser. Le moment de faire un choix commençait à approcher à grands pas. Il faudrait qu’elle se décide à quitter Détroit ou à se poser à Fort Hope, plus tôt qu’elle ne l’aurait voulu. Et sans la moindre assurance que la situation serait meilleure dans une autre ville.

Ses pas l’avait conduite jusqu’à un coin particulièrement mouvementé de la ville et alors qu’une horde menaçait de suivre ses pas, la jeune femme n’avait eu d’autre choix que de trouver refuge dans un bâtiment à l’air désaffecté. Elle avait rapidement passé les premiers étages pour s’assurer que ça allait au-delà des apparences et fut rassurée pour un moment. Du moins jusqu’à ce qu’elle n’entre dans un couloir envahi de fumée dont elle suivit la provenance jusqu’à entrer dans un appartement. Le Desert Eagle qu’elle avait récupéré de Leroy pointé devant elle, Anna s’était frayée un chemin jusqu’à faire face à un homme assis autour de ce qui aurait pu ressembler à un feu de camp. Si seulement ça n’était pas à l’intérieur. Ce fait l’avait laissée perplexe une seconde, son arme pointée sur l’inconnu, ses sourcils froncés. “T’essaye de mettre le feu à l’immeuble, ou quoi ?” demanda-t-elle de sa voix dure. Son bras ne tremblait pas, sa voix non plus. Être une femme dans ce monde représentait un danger supplémentaire et personne ne verrait jamais Annalise comme une potentielle victime, elle s’en assurait.

_________________

Caught in a landslide, no escape from reality
Expert en armement
Cale WalkerExpert en armement
avatar
Messages : 243
Points : 2304
Date d'inscription : 02/02/2016
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   Ven 3 Aoû - 11:50


Nouveaux Horizons


Après une courte sieste peu  réparatrice, le Walker se réveille doucement, son plat est toujours en train de chauffer doucement sur le feu de camp improvisé. Il porte un regard à ce dernier, faire un feu dans un bâtiment n’étais vraiment pas la meilleure idée qu’avait pu avoir Cale durant ces derniers mois, mais il fallait bien se nourrir, il faisait de plus en plus frais à l’extérieur. Pas vraiment de meilleures options. Il se penche doucement en avant pour s’assurer que son plat ne brûle pas, le crépitement des flammes est la seule chose qu’il entende dans cet immeuble miteux. Il saisit un vieux torchon à ses côtés, récupérant ainsi la boite de conserve enfin prête à être dévorée. Son couteau à peine dans la conserve, le survivant s’affale à nouveau contre le matelas. Une voix sortie de nulle part vient alors briser cette solitude. Cette voix fut bientôt accompagnée d’une silhouette d’une femme, qui pointait son arme droite sur le Walker. Est-ce que c’était la démence, ou alors la fatigue, il ne le savait pas, mais tout cela n’avait pas vraiment l’air d’effrayer l’homme. Il se contenta de la fixer droit dans les yeux. « Mettre le feu à l’immeuble, non. Manger, oui. D’ailleurs j’aime autant ne pas avoir de flingue sur la tempe pendant mon repas. »

Continuant lentement de manger sa conserve, il fixa cette survivante de longs instants avant de pointer son couteau vers son pistolet, sans aucune menace, il voulait simplement indiquer qu’il parlait du pistolet. « T’as trouvé ça où ? Et tu sais, tu peux venir t’asseoir, mes armes sont à l’autre bout du bâtiment, et puis, dans tous les cas, si tu veux me buter, fais le vite. » Il engloutit alors une autre bouchée de sa conserve. « Après, si t’as faim, j’ai une autre conserve à te filer. Il hausse les épaules. C’est pas un repas gastronomique aux chandelles, mais ça rempli le ventre, et pas besoin de flingues en plus. » Bon sang, cette nana était très bien équipée.

Il se relève difficilement, encore un peu fatigué, pour faire face à la survivante. Si elle souhaitait le tuer, qu’elle le fasse vite bordel. Il était loin de l’arène, et sa fille ne trouverait surement jamais le corps. Ce serait la meilleure chose pour elle après tout. Plutôt que de voir son père mourir devant ses yeux. Là, elle se dirait au moins que son père est sûrement mort sans souffrir, ou bien dévoré par une de ces immondices-là, dehors. « Si tu dois me buter, je te demande une seule chose, va à ce qu’ils appellent l’arène, trouve ma fille, et dis-lui simplement que son père est mort en sauvant quelqu’un. Iris Walker. J’ai déjà fait trop de merde, alors, si elle pouvait avoir une dernière bonne image de son paternel, ce serait cool. » L’homme se jette alors presque sur le matelas au sol, posant la conserve à son côté droit. Il lève les yeux au plafond, et si tout cela c’était passé différemment ? Et si, le Walker n’avait jamais rejoint de gang, et qu’il était resté simple mécanicien avec une famille aimante ? Tout ce petit monde serait encore en vie.




_________________
Administrateur
Annalise ObsonAdministrateur
avatar
Messages : 150
Points : 1042
Date d'inscription : 14/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   Jeu 9 Aoû - 8:51
Qu’elle ne soit pas spécialement effrayante était une chose - certes assez gênante - qu’Annalise pouvait admettre avec un peu d’encouragement. Mais que l’homme qu’elle menaçait de son arme ne tremble même pas un peu, qu’il ne se tende même pas un peu en voyant le canon d’un Desert Eagle pointé sur son crâne, c’était… vexant ? Oui, définitivement vexant. La jeune femme fronça les sourcils alors que l’homme lui répondait presque sur le ton de la conversation et semblait vouloir l’ignorer totalement. Et quoique la surprise la fit hésiter un instant, le canon de son arme ne s’abaissa que de quelques millimètres sans quitter tout à fait sa cible. Elle perdit encore quelques millimètres d’assurance quand l’homme continua de parler et de manger, comme s’il n’y avait rien de plus naturel au monde pour lui que de faire la conversation avec elle. Comme s’ils étaient de vieux amis réunis là parce qu’ils l’avaient décidé. Et plus il la ramenait, moins Anna savait comment se comporter. Ses mains commençaient à devenir moites et, au lieu de suivre l’invitation de l’homme et de s’en débarrasser pour de bon, elle ne fit que resserrer ses doigts sur la crosse de son arme. Elle détestait tomber sur des fous, ils devenaient vite imprévisibles et donc d’autant plus dangereux…

Ou peut-être était-il seulement ivre ? Les yeux d’Anna se détachèrent brièvement du type pour balayer la pièce à la recherche de quelque chose pour prouver cette théorie, mais ne trouva rien et cela l’étonna d’autant plus. Quand l’homme lui demanda d’aller passer un message à sa fille une fois qu’elle l’aurait tué, la jeune femme baissa définitivement son flingue. “Un dépressif, génial…” grinça-t-elle entre ses dents. Peut-être qu’elle aurait préféré un fou, en fait. Quelqu’un qu’elle aurait pu blesser sans se sentir coupable ensuite. Ce qu’elle aimait encore moins que les gens, c’était peut-être devoir affronter ses propres sentiments. “Quel âge elle a, ta gamine ?” demanda-t-elle plus fort et plus intelligiblement avant de contourner le petit feu de camp improvisé pour aller s’asseoir du côté de la fenêtre. Au moins par là, un peu d’air passait encore…

Elle aurait pu partir immédiatement. Personne ne l’aurait retenu et certainement pas ce type. Mais il semblait aller relativement mal et puis… Il disait avoir à manger, surtout. Elle posa le Desert Eagle sur ses genoux, ses doigts continuant de caresser la crosse l’air de rien et observa encore les alentours à la recherche de ce repas providentiel. “Tu crois pas que tu ferais mieux de rester en vie pour t’occuper d’elle ?” lança-t-elle d’un ton légèrement accusateur si l’on y regardait de plus près, mais qui, de visu, ne donnait pas l’impression qu’elle parle d’autre chose que de la météo. “J’suis pas une spécialiste, je déteste les gosses… Mais me semble que généralement, ils préfèrent leurs parents en vie et avec eux, plutôt qu’en train de dépérir dans un trou.” Ses pensées s’égarèrent un instant du côté de Fort Hope et de Juliet, de sa petite fille tellement belle et tellement souriante, enterrée au pied de la maison de son père et de tout ce que la jolie brune aurait donné pour retrouver son bébé. Son regard teinté de dégoût se posa sur l’homme et quoiqu’elle eut envie de le secouer un peu pour lui remettre les idées en place et lui rappeler assez méchamment sa chance, elle parvint à adoucir un peu sa voix quand elle s’autorisa à reprendre la parole : “Qu’est-ce qui t’es arrivé ?”

_________________

Caught in a landslide, no escape from reality
Expert en armement
Cale WalkerExpert en armement
avatar
Messages : 243
Points : 2304
Date d'inscription : 02/02/2016
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   Mer 19 Sep - 15:43


Nouveaux Horizons



Son regard vide se posa sur la survivante face à lui, elle semblait tellement sûre d’elle, sûre de ce qu’elle pouvait faire, ce n’était pas vraiment le cas du Walker. Actuellement, il était tout juste bon à tenir une conserve et à en manger le contenu. Pas grand-chose d’autre. Il n’avait jamais été comme ça, aussi mou, et surtout, aussi seul. Son couteau se plongeait à nouveau dans la conserve venant récupérer un peu de ces magnifiques haricots. Il mâche lentement, comme pour savourer ce doux repas, presque comme si c’était un repas gastronomique. En y repensant, Cale n’avait jamais mangé dans un restaurant gastronomique, et vu l’état actuel de notre monde, ce n’était pas prêt d’arriver. Sa conserve semblait pour le moment le satisfaire. Il releva le regard lorsque cette femme lui demanda des informations sur Iris. Le couteau au bord de ses lèvres, il ferma la bouche, reposant le couteau dans la conserve. Comme si le fait de parler de sa fille le faisait quitter cet état de loque. « Dix-huit ans. Ma fille a dix-huit ans, elle se dirige vers ses dix-neuf ans. Au mois d’Aout. C’est une fille géniale. » Il regarda la survivante s’assoir à la fenêtre.

Là, elle lui demandait des choses qui commençaient à piquer réellement le Walker. Oui, c’est vrai que ce serait mieux pour sa fille que son paternel reste en vie, mais des fois, c’est plus simple à dire qu’à faire. Et puis, elle commençait à savoir se débrouiller dans un sens, elle savait survivre, et presque mieux que son vieux. « Ouais, après, tu sais, je n’ai jamais vraiment été là pour mes filles. Alors pour le coup, un père absent ou un père mort, est-ce qu’il y a vraiment une différence à ce niveau ? Pas sûr. » Il posa la conserve à sa droite, se relevant pour s’étirer longuement. Comment était-il tombé si bas ? Devenir un moins que rien qui passe son temps à fuir ses responsabilités de père et avoir un semblant de survivant raté qui pense aider les autres. Pour lui, il semblait plutôt bien agir. Tout ce qu’il savait faire, c’était réparer des épaves, et tirer sur des gens, ou des marcheurs. Il ne comptait plus le nombre de ces infamies tuées soit par balles, soit de son couteau ou encore écrasés par son fourgon. En fait, c’était simplement un connard capable de tuer. Rien de plus, rien de moins.

Adossé contre un mur, les bras croisés, il tourna son regard vers elle lorsqu’elle lui demanda ce qui lui était arrivé. Il ne savait pas si tout dévoiler à une inconnue était une bonne idée. Mais bon, qu’est-ce qu’il pouvait risquer après tout ? Il n’avait plus de groupe, et plus vraiment de famille. Au pire des cas, si cette femme était dans un groupe, elle irait attaquer qui, l’arène ? Grand bien lui fasse, dans tous les cas, ce ne serait certainement pas le combat du Walker. « Beaucoup de choses. Je n’ai pas mené une vie super cool, et je suis loin d’être un exemple, je suis presque sûr que tout ce qui m’arrive, c’est la retombée des merdes que j’ai pu faire avant cette apocalypse. Si tu veux tout savoir, je faisais partie d’un des plus gros gangs de bikers d’Atlanta. J’étais le bras droit, cassage de gueules, incendies volontaires, meurtres, pas mal de bonnes choses quoi. Dans ma vie de merde, j’ai quand même réussi à me marier et avoir deux superbes filles. Deux des trois femmes de ma vie sont mortes aujourd’hui car j’étais plus occupé à faire saigner un autre groupe, plutôt que de m’occuper des miens lorsque tout cela à commencer. J’ai d’abord perdu une de mes filles, et ma femme. On a ensuite rejoint un autre groupe, un peu comme une seconde famille, cette famille c’est cassée la gueule au départ des deux leaders. Une femme du groupe et moi-même avons alors repris les rênes. L'homme marque une petite pause. Et puis comme chaque fois, j’ai tout fait foiré. Notre bastion a implosé, dévoré par les flammes. je n’ai pas osé rejoindre Fort Hope, un gros groupe de la cote, de peur de croiser certains survivants qui me faisaient confiance. Du coup, j’ai rejoint l’arène avec ma fille. C’est tout. Et maintenant je me la joue justicier de l’ouest en sauvant des connards de survivants depuis mon perchoir. »

Ses poings étaient serrés. A force de serrer comme cela, il ne tarderait pas à rouvrir les points de suture qu’il avait sur ses mains. « Je ne suis pas taré si tu te poses la question. Je me considère plus comme perdu que taré. » Les bras croisés sur sa poitrine, les poings serrés, il pose un regard rempli de colère sur la survivante. « Et toi, t’es qui, t’as fait quoi pour terminer ici ? Hein ? » Son ton n’était pas agressif comme pouvait laisser paraître sa posture et son regard, il était presque calme, d’un calme olympien.  Il savait prendre sur lui, et il savait comment se contrôler, même lorsqu’il était poussé dans ses pires retranchements.




_________________
Administrateur
Annalise ObsonAdministrateur
avatar
Messages : 150
Points : 1042
Date d'inscription : 14/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   Mer 26 Sep - 23:56
Si Anna n’était pas le genre à faire la conversation pour rien, il lui semblait que ce type non plus. Elle avait fait l’effort de poser la question en grande partie parce qu’il lui avait parlé de nourriture et qu’elle avait faim. On allait quand même pas lui reprocher de faire semblant d’être sympa dans l’unique but de ne pas mourir de faim, n’est-ce pas ? Et puis, elle avait sincèrement cru que l’homme ne répondrait pas, qu’il sortirait une autre petite remarque désespérante et resterait dans son monde comme si de rien était. Aussi fut-elle réellement surprise quand il se lança dans ce qui ressemblait à s’y méprendre à l’histoire complète de sa vie. Si les premiers mots la confortèrent dans l’antipathie qu’elle ressentait pour cet homme, les suivants la calmèrent un peu. Tout perdre, jusqu’à l’envie de continuer, de savoir où aller, elle connaissait. Ils connaissaient tous, d’une certaine façon. À différents niveaux, mais cette fin du monde n’avait épargné personne. Anna se retrouva rapidement à regarder vers le sol plutôt que vers l’homme, un peu gênée d’entendre sa tristesse et sa colère, d’entendre combien il était réellement perdu alors qu’il lui restait encore une personne pour se battre.

Elle ne releva les yeux que quand il lui retourna sa question et un moment, elle l’observa intensément sans dire le moindre mot. Pourquoi lui aurait-elle répondu, après tout ? Elle ne semblait pas souffrir autant que lui, quand bien même elle se sentait perdue aussi. Mais après une longue hésitation, elle lâcha un soupir et reposa son regard sur le sol. Lui ou un autre, elle ressentait le besoin de vider son sac. “J’m’appelle Anna.” l’informa-t-elle d’abord, comme si ça avait encore la moindre importance. La vérité, c’était surtout qu’elle ne savait pas comment commencer l’histoire de sa vie autrement. “J’étais tout l’inverse de toi. Gentille petite fille sage et studieuse, mariée à mon premier copain dès la sortie du lycée. Après des études brillantes à la fac, j’suis devenue chasseuse de primes parce que j’avais à peine vingt-trois ans et que je me faisais déjà chier à mourir dans ma vie. Mon mari m’a quittée quand on a su que j’aurais jamais d’enfant, j’en ai rien eu à foutre parce que j’suis lesbienne et que j’avais pas envie de rester avec un homme. Quand toute cette merde nous est tombée dessus, j’suis partie au Canada comme tous les autres petits moutons de la ville et une fois arrivée là-bas, j’ai compris que c’était la même merde partout alors j’suis revenue à Détroit en espérant retrouver les cadavres de mes proches et pouvoir me barrer pour crever au bord d’une plage en Californie.”

Ses poings se crispèrent contre sa volonté, alors que ce petit retour sur son existence faisait gonfler la colère sans qu’elle ne comprenne trop pourquoi. Sa vie n’avait rien eu de très intéressant, de très horrible non plus, mais d’en parler comme ça… avec cette indifférence, c’était étrange et révoltant. “Résultat, j’ai passé plusieurs mois toute seule à me trouver des excuses pour rester ici, j’ai rencontré une seule personne qui m’ait donnée envie de rester en vie et j’l’ai vu mourir dans mes bras et moi aussi, j’viens de refuser de rejoindre Fort Hope où vit mon mari parce que j’ai la frousse de pas savoir vivre dans leur petit troupeau après toutes les merdes que j’ai vu ces deux dernières années.” Au prix d’un immense effort, elle releva les yeux sur l’homme et se surprit de nouveau à l’observer comme si elle cherchait quelque chose. Elle ne savait simplement pas quoi. “J’suis sûre que ta gamine peut s’en sortir toute seule,” souffla-t-elle, “mais j’suis sûre aussi qu’elle préfèrerait que tu sois là. Elle a déjà perdu sa mère et sa soeur et elle va grandir dans ce monde pourri à craindre pour sa vie pour Dieu sait combien de temps, tu crois pas que c’est suffisant ?” Mais elle n’avait rien à dire, ça n’était ni sa vie, ni ses affaires. Autant en rester là. “T’as dit que t’avais de quoi manger ?” s’enquit-elle à la place, pour mettre un terme à cette conversation trop profonde.

_________________

Caught in a landslide, no escape from reality
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Nouveaux Horizons - Annalise   
 
Nouveaux Horizons - Annalise
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
In Your Flesh :: Michigan State :: Zones non-nettoyées :: Détroit [Sud-Ouest]
Page 1 sur 1
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum


Outils de modération