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In Your Flesh
Depuis l'été 2014, l'Apocalypse règne sur le territoire américain. Dans la région de Détroit, les survivants s'organisent seuls depuis des mois pour sauver leurs vies et résister aux rôdeurs. Quand, après trois ans sans nouvelles du gouvernement, l'armée revient à Détroit, un nouvel espoir semble possible pour les survivants. Mais à quel prix ?
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Intrigue #5 : What lies ahead
Cohabitation

Après plusieurs mois de cohabitation entre civils et militaires, la tension monte au point de menacer la paix précaire autant au sein de Fort Hope qu'avec l'extérieur.

[Lire l'intrigue] [Jouer un soldat]

 When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford
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MessageSujet: When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford   When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford EmptyMar 7 Aoû - 21:59
I hurt myself today... To see if I still feel
ft. Peyton Ford




L'ambiance n'était vraiment pas idéale dans le groupe de l'ancien chanteur renommé. Il venait de subir une énième perte, espérons pas celle de trop pour la santé mentale de Joshua.

Il était abattu et au fond du gouffre, il ne parlait même plus et évitait tout contact avec d'autres vivants autant que possible. Leïa avait disparu, et malgré les efforts de Joshua pour tenter de savoir où elle était... La seule réponse possible à ses yeux est qu'elle est tombée... Elle a basculée du côté de Sofia, d'Olivia, et du reste des morts que Joshua a vécu.
Au fond de lui, il y avait ce manque... Il y avait ce vide, ce vide qui pouvait être facilement comblé par une personne qui saurait comment faire remonter notre chanteur adoré.

Il était vraiment perdu, il ressemblait à une boule de désespoir sur pattes.
Et aujourd'hui, il avait encore mystérieusement disparu de la planque de son trio pour, étonnamment, se diriger vers Fort Hope. C'était la communauté de Leïa, si elle devait être honorée quelque part, c'était là-bas.
Joshua était venu uniquement avec son katana, un simple pull noir à manches longues et un bonnet avec ses lunettes de ski et son tour de cou. Le manteau était sur son lit.
Ce manteau aujourd'hui symbole du triste chanteur devenu survivant.

Sur le chemin, Joshua calma à peine ses nerfs sur les quelques mort-vivants qu'il croisait. Rien ne pouvait l'arrêter, pas même une armée de mort bloquant sa route : Il restait ingénieux et savait fuir les morts quand il le fallait. Il arrivait enfin aux portes de Fort Hope, l'arme en main. Les portes s'ouvrirent après quelques échanges, et quelques temps plus tard, Joshua put entrer au sein de la communauté. Il cherchait le cimetière, qui lui fut indiqué par l'un de ceux qui était là à son arrivée.

Alors qu'il devait quelques instants passer par le lieu le plus peuplé du Fort, il sentait des regards se poser sur lui... Il faut dire que son visage était inconnu de peu de personnes, merci les médias qui l'ont placés sur un piédestal de visibilité.
Alors qu'il marchait la tête basse, les lunettes et le tour de cou posés sur son cou et le bonnet légèrement relevé, il entendait les quelques paroles des gens les plus proches.
Ils demandaient si c'était vraiment lui, comment et pourquoi il était ici...
Il s'en fichait royalement, tout ce qu'il avait à l'esprit c'était rendre hommage à Leïa.

Il se situait enfin devant le cimetière. Il enlevait son bonnet, les larmes commençait à couler sur son visage, tandis qu'un silence de mort se leva autour de lui.
Il repensait aux certes courts mais bons moments passés avec cette ange partie trop tôt.
Il ressassait les bons moments, puis il commençait à se dire qu'il aurait pu la sauver.
Qu'il aurait dû être avec elle à tout moments, afin de veiller sur elle.

Il se morfondait en silence, les larmes coulant lentement sur ses joues et tombant sur la terre. Il se mit à genoux, en position de méditation, et continuait à farfouiller son esprit...
Jusqu'à ce qu'il entende quelqu'un l'interpeller.

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MessageSujet: Re: When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford   When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford EmptyJeu 9 Aoû - 0:59


Don't cry,
you'll get the graves dirty
Peyton & Joshua De nos jours, le rapport au temps est assez particulier. Tout semble déréglé. Les minutes paraissent des années. Les journées, une véritable éternité. Mais, de ce fait, les survivants ont une impression de vivre plus de choses en peu de temps. Du moins, c'est ce que ressent la petite blonde, récemment encrée dans cette belle et grande communauté aménagée qu'est Fort Hope. Si autrefois la définition de 'Paradis sur Terre' se rapportait à ces îles tropicales dont tout le monde rêvait, aujourd'hui Peyton pense pouvoir affirmer qu'un véritable havre de paix n'a pas une saveur d'exotisme, mais, bel et bien un parfum et arrière-goût d'ici. Bien que ça, elle se passera de le signaler. Il ne manquerait plus que quelques de ces abrutis contents lui servant de 'confrères', elle songe notamment à son colocataire imposé et certains voisins trop optimistes ou bruyants, ne viennent à penser qu'elle se plaît en leur compagnie. Non. Elle se plaît dans le confort apporté, bien loin et au-dessus de tout ce qu'elle a connu depuis et durant la pandémie. Pas dans leur hospitalité et familiarité. Comme elle le dit si bien : Faut pas déconner.
Des maisons, de l'eau potable, de l’électricité, la télévision... Tout ce qui se rapproche d'une vie paisible, pré-apocalyptique, peut se trouver entre ces murs. Tout ce que l'on pouvait penser perdu à jamais, les petits plaisirs de ce quotidien qui n'est plus qu'un vague souvenir emporté dans le courant du temps, il y a possibilité de le retrouver. Fort Hope est un passé présent, un présent passé. Fort Hope est un drôle de nouveau départ. Un bon nouveau départ.

Cela ne fait que quelques semaines que la Texane est là, mais, elle prend déjà certaines marques et habitudes. Elle s’intègre et se fond dans la masse bien plus aisément qu'elle ne le pensait, voire même bien plus qu'elle ne le souhaitait. Et c'est pourquoi elle a cet étrange ressentit. Celui de vivre beaucoup en l'espace de peu.
Quelques semaines, et la voilà qui connaît, malgré elle, de nombreux visages, de nombreux prénoms. Quelques semaines, et elle se fraie une place agréable au sein des équipes qu'elle a intégré. Au sein du groupe, également, dans sa globalité. Et ce, quand bien même elle refuse de l'admettre ou de le démontrer. Tout ce qu'elle daigne avouer, c'est que Fort Hope est mieux, beaucoup mieux, que ce qu'elle a connu par le passé. Beaucoup plus respectueux de la personne. Beaucoup plus... Humain. Mais bon. Mademoiselle Ford reste fidèle à elle-même. Elle part du principe que trouver une atmosphère plus détendue que d'ordinaire ne suffit pas à baisser entièrement la garde. Car, quelques semaines c'est beaucoup en termes d'adaptation, mais, c'est trop peu en question de confiance accordées dans les relations.

Peyton ignore l'heure qu'il est. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'il est midi passé. Enfin, il est passé l'heure de manger. Enfin, elle a mangé. Bref. Il est une heure de la journée. Probablement en début d'après-midi, car le soleil est haut placé.
Elle est perchée dans l'une des tours de guet à l'entrée. De là-haut, elle a une grande visibilité, assez dégagée. Elle voit tous les alentours. Ainsi que tout ce qui se promène autour. Mort comme vivant. L’œil affûté et les réflexes adoptés au cours des années, il n'est pas rare que, dans un geste brusque, la blonde se mette a dégainer et pointer son arme en direction des mouvements repérés. Souvent, ce n'est rien de bien important. Une bête sauvage qui traverse rapidement son champ de vision en courant. Un infecté isolé, qui ne vaut pas la peine de gâcher une munition. Et, depuis peu, bien qu'ils évitent de s'approcher, des petites troupes armées, toutes de vert camouflées. Des militaires, déployés sur Detroit. Peyton en aperçoit rarement dans le coin, de loin, en s'armant de ses jumelles. Mais, elle en avait déjà croisé, lorsqu'elle était dehors. Du peu qu'elle sait de la raison de leur présence, ils ne cherchent pas les ennuis. Ils ne cherchent pas à nuire ou s'imposer dans les groupes et communautés non plus. Ils sont là, mais, c'est à se demander pourquoi. C'est un peu tard pour se remuer, non ? Troufions. Ils sont là, pour demander aux survivants rencontrés comment ça va. Vraiment la question la plus conne de l'année. Enfin bref. La Dallasienne ne cherche pas à comprendre pour l'instant. Tant qu'ils se tiennent à carreau gentiment dans leur coin en ne se mêlant pas des affaires des autres, tant qu'ils ne nuisent pas à sa tranquillité personnelle, tout va bien. Même si elle est loin d'être dupe. Si des membres de l'armée sont dans les parages, c'est qu'il y a quelque chose qui est en train de se tramer. Et son petit doigt lui dit que ce n'est, peut-être, pas forcément une bonne chose. Les militaires, que ce soit pré ou post apocalypse, la jeune fille ne les a jamais vraiment trouvé très fiables.

Sortie de ses pensées par un sifflement venue de l'autre tour, Peyton comprend sans difficulté le message et se penche, donc, légèrement sur l'ouverture de la cabine, regardant aux pieds du portail. Un survivant. Comme le veut la procédure, l'un des surveillants vient à sa rencontre. Elle, elle ne quitte pas son poste. Braquant l'inconnu, prête à faire feu avec son Glock 17 silencieux s'il venait à se montrer agressif avec son 'collègue'.
De là où elle est, elle ne peut pas véritablement distinguer les faciès. Tout ce qu'elle peut dire de l'arrivant, c'est qu'il est brun et qu'il semble assez élancé.
Ils semblent discuter. Cela prend drôlement de temps, aux yeux de la blonde. Si bien qu'elle est tentée de lancer un "Tout va bien en bas ?", mais, elle n'en a pas l'occasion. L'inconnu se voyant autorisé l'accès à la communauté. Peyton arque un sourcil lorsqu'elle voit son camarade lever les yeux vers elle et lui faire comprendre, d'un signe de la tête, de descendre.

Une fois au pied de la tourelle, elle fixe son aîné d'un air interrogateur, sans broncher.
- Tu peux le surveiller ? Il a l'air dévasté, pas du genre à attaquer, mais, sait-on jamais. La sécurité de la communauté avant tout. Il ne fait normalement que passer. Quelqu'un qui lui était cher est enterré dans notre cimetière. Veille juste à ce qu'il ne fasse rien de fâcheux, je prends ton tour de guet.
Un nouveau haussement de sourcil, cette fois-ci étonné. Serait-ce... De la confiance, que l'on vient de lui accorder ? En quelques semaines seulement, on lui fait confiance pour surveiller un inconnu alors qu'elle est, dans un sens, encore elle-même une inconnue ? Si elle n'était pas trop fière et détachée pour trahir ses émotions, un large sourire fendrait ses lippes, à l'heure qu'il est. Car, c'est appréciable de voir qu'on lui donne de l'importance, une chance de s'adapter. Qu'on la considère comme une personne et non plus comme un objet. D'un simple hochement de tête, elle acquiesce.
- 'Kay, je vais faire ça. Et elle s'en va sur les traces de l'homme à surveiller.

Le temps passe et l'homme n'a rien fait. Peyton finit par se dire qu'il ne fera rien, qu'il est vraiment venu pour se recueillir. Il ne fait que passer. En tout pacifisme. Il s'en ira après.
Adossée à un arbre, assez loin pour ne pas être remarquée ni déranger (car, oui, il lui arrive de temps à autre d'avoir du respect et de la considération pour autrui) une impression de déjà vu la démange. Pourquoi a-t-elle la sensation de connaître ce type ? L'aurait-elle déjà croisé, durant ses périodes d'errance ? Pour une fois, la curiosité est plus mordante que son asociabilité. C'est machinalement, sans y faire réellement attention, qu'elle s'est mise à avancer dans sa direction. Silencieusement, par respect de celles et ceux se reposant d'un sommeil de plomb, éternel.

Plus ses pas la rapprochent de l'agenouillé, plus la blonde distingue des tressauts d'épaules. Elle roule légèrement du regard, elle qui ne sait pas se morfondre en sachant qu'elle pourrait être exposée au regard d'autrui, par pure fierté, elle en oublie que cela n'est pas le cas de tout le monde. Que certains ne voient aucune honte à pleurer sous les yeux de quelqu'un.
- Je savais pas que les mecs pleuraient, de nos jours. C'mon dude! Crois-tu que la personne pour qui t'es là serait contente de te voir pleurer ? Respecte la, tu souilles le seuil de sa maison avec tes larmes.
© Justayne
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MessageSujet: Re: When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford   When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford EmptyJeu 9 Aoû - 2:21
I don't need a child who annoy me 'cause I was a stupide rockstar ! I'm a man who have feelings, like you, like anybody else in this fucking camp
ft. Peyton Ford




J'étais totalement perdu dans mes pensées, tout se mélangeait dans ma tête alors que j'essayais de faire le vide...
Je ressassais les bons moments que j'avais eu avec Leïa, ils étaient certes courts et peu nombreux, mais ils étaient forts...

J'arrive pas à croire qu'elle soit partie aussi vite... C'est de ma faute, j'aurais pu faire quelque chose ! Je suis vraiment qu'une sombre merde ! Putain, mais j'aurais pu être là... Pourquoi je ne l'étais pas ?
Je commençais à avoir la tête vide de toutes pensées, j'étais évadé clairement.
Je sentais alors quelque chose. Le vent soufflait doucement derrière moi, je sentais l'air frais me caresser la nuque, j'en aurais presque eu un frisson...
J'entends alors une voix nasillarde, mais très provocatrice qui semble s'adresser à moi :
"Je savais pas que les mecs pleuraient, de nos jours. C'mon dude! Crois-tu que la personne pour qui t'es là serait contente de te voir pleurer ? Respecte la, tu souilles le seuil de sa maison avec tes larmes."
Je me relevais lentement, mon bonnet dans la main et les larmes épongées. Je ne me retourne pas et je réplique alors à la jeune "rebelle" :
"J'ai pas besoin de l'avis d'une ado que je connais pas."
Je me retourne alors, je la fixe droit dans les yeux. C'était bien une jeune fille, elle faisait très adolescente rebelle, blonde, plutôt mignonne bien que son ton m'agaçait plus qu'autre chose.
"Qu'est-ce que tu veux ?"
Disais-je, les bras croisés et le regard froid comme celui d'un meurtrier. Mon visage restait impassible, tandis que la jeune fille me répondait d'un ton plus posée.
J'entendais alors quelqu'un d'autre approcher, la voix enjouée et le regard béat, un jeune type, la vingtaine je dirais, avec un blouson d'une équipe de baseball.

"J'arrive pas à y croire ! Joshua c'est toi ! Je suis ultra fan ! Qu'est-ce que tu fais là ?"
Je ne pouvais m'empêcher d'exprimer ma frustration quant au fait que je me fais aborder par toute la populace de ce camp.
"Ce Joshua est mort et enterré depuis le début de cette putain d'apocalypse, il serait temps de faire le deuil des fausses gloires passées ! Ce que je fais ici te regarde pas, alors fous-moi la paix !"
Disais-je, mon ton devenant de plus en plus grave et énervé. Le jeune repartir alors, frustré et vexé. J'en avais absolument rien à foutre, et je redonnais mon attention à la gamine.
Toujours les bras croisés, j'attendais sa réponse.

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MessageSujet: Re: When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford   When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford EmptyJeu 9 Aoû - 4:51


Smile,
it makes who you lost happy
Peyton & Joshua Manque de tact, peut-être ? Oui, sûrement. Le pauvre homme ne devait pas s'attendre à entendre une voix lui adresser la parole. Encore moins une voix emplie d'une touche acidulé. Une tonalité sucrée, bien qu'un brin enrouée, dont l'arrière-goût amer n'avait peut-être pas sa place dans un cimetière. Mais bon, que voulez-vous ? Telle est Peyton Ford. Piquante. Urticante. Vénéneuse. Lorsque ce n'est pas mollement nonchalante ou malicieusement sulfureuse. Et si cela a le don d'irriter, mademoiselle s'en moque éperdument, de quoi vous rire au nez à gorge déployée. Elle est comme elle est et n'ira pas changer pour les beaux yeux de survivants fragilisés. Au contraire. La Texane à tendance à croire qu'un jour, on finira par la remercier. Remercier d'être rude, brusque, bonne à claquer. Parce que si l'envie vous prend de la gifler, elle a le mérite de vous remuer. Elle vous donne la niaque au lieu de vous lamenter. Les lamentations ne peuvent rien changer. Alors autant se remonter les bretelles et avancer. D'autant plus que, franchement... Elle n'a pas était si cinglante que ça. Pour une fois. Elle n'y voit, même, aucune trace dans ses paroles. Pour une fois. Ce n'était qu'un conseil, à ses yeux. Après tout, n'a-t-elle pas raison ? Les morts ne doivent-ils pas être malheureux de savoir leurs proches, toujours là dans ce bas monde respirants, pleurer devant eux ? Devant leur mémoriel ? La blonde sait qu'à la place d'un mort, elle souhaiterait voir les gens sourire, non pas se lamenter de sa disparition. Car cela les blesserait, cela les déchirerait. Bien sûr, il est impossible de ne pas pleurer du tout. On finit tous par craquer. Par trouver que la personne partie est en train de nous manquer, trop nous manquer. Mais dans ce cas, il faut pleurer là où l'on est caché des yeux. Là où les morts ne résident pas. Pleurer devant une tombe, cela revient à pleurer devant la personne. Et cela rend la personne triste également. En plus d'être morte.
Telle est la vision des choses, un peu particulière, de la Dallasienne. Une vision qui d'un point de vue extérieur s’apparente à du sans cœur, du désintérêt morbide. Mais qu'importe l'image renvoyée ? Elle sait qu'elle a un cœur. Elle sait qu'elle pleure. Qu'elle a des faiblesses et des regrets. Qu'est-ce que ça peut lui foutre, qu'autrui en soit informé ? Autrui ne connaît jamais qui l'on est. Jamais autant que nous-même.

- J'ai pas besoin de l'avis d'une ado que je connais pas.
Un gloussement lui racle la gorge après qu'elle ait claqué sa langue contre son palais. Telle une vipère mécontentée. En effet, ce ricanement est loin de marquer de l'amusement. Il est, plutôt, porteur d'un agacement évacué en rire gras, pour éviter une insulte pleine de gratuité.
- L'ado qui n'en est pas une. Merci. Crache-t-elle avec toute l'irritabilité du monde.
Bras croisés, sourcils légèrement froncés, la jeune femme ne voit pas l'intérêt de lui rabattre son caquet. Ce serait gaspiller de la salive pour rien. Roulant du regard face à la question de l'inconnu qui passe d'agenouillé à redressé, Qu'est-ce que tu veux ?, la surveillante roule du regard. Elle n'avait pas encore daigné regardé le visage de l'abruti la traitant de gamine lorsqu'elle débuta sa réponse.
- À ton avis, champion ? Tu pensais pouvoir rentrer dans une communauté, tranquille, sans être un minimum survei- Au fil de sa tirade, Peyton pose un regard exaspéré sur l'homme et c'est alors qu'elle semble comme coupée dans son élan. Non pas parce que le regard lui étant porté est perçant, presque glaçant, mais parce que... Ce visage. Oui. Maintenant qu'elle le voit de près et de face, cela paraît si évident. La voilà frappée par l'euréka. Ses airs dédaigneux se métamorphosant progressivement en un étonnement traître. Elle comprend mieux l'impression de déjà vu, désormais. Et non, elle n'est pas dû à une rencontre antérieure, post-apocalyptique. Elle est due à la célébrité passée de l'homme lui tenant tête. Joshua Coppola. Sans s'en rendre véritablement compte, la Texane s'est mise à marmonner son nom. De façon inaudible. Comme si elle se parlait à elle-même. Comme si elle avait cherché à confirmer l'identité de la personne en la disant de vive voix. Comme si cela allait démontrer la véracité de ce qu'elle voit. Alors ça, c'est une surprise. Qu'est-ce qu'un type comme lui fiche là ? Quoi que. Désormais, il n'y a plus de célébrité qui tienne. Nous sommes tous personnes, tous rien. De survivants, l'ombre de nous-même.

Durant un quart de seconde, l'impassible miss Ford s'est retrouvée hébétée. Elle ne savait plus quoi répliquer. Et, lorsqu'elle allait poursuivre sur sa lancée, un éclair foudroyant son cerveau comme pour lui rappeler où elle en été, elle se voit couper l'herbe sous le pied. Chose qu'elle déteste. Qu'elle ne manque pas de faire remarquer en claquant d'un ton lourd, sans prendre la peine de regarder son camarade de communauté :
-Ce Joshua est mort et enterré depuis le début de cette putain d'apocalypse, T'avais pas l'impression que j'causais ? il serait temps de faire le deuil des fausses gloires passées ! T'as pas l'impression d'me déranger ? Ce que je fais ici te regarde pas, Genre, par le plus grand des hasards ? alors fous-moi la paix ! Va voir ailleurs si j'y suis.

Tiens donc ? Les deux interlocuteurs ont, visiblement, aboyés comme des roquets en simultané. Créant un brouhaha de "dégage sans te faire prier" face auquel l’intrus ne pouvait rivaliser, s'en allant la queue entre les jambes, un regard noir peint sur le faciès. Si Peyton n'a pas apprécié la comparaison avec une môme, elle a au moins un bon point à lui accorder. Il a du répondant. Il a du chien. Si ce n'était pas beaucoup trop facile, il en serait presque pardonné de son précédent affront.

- Bon débarras. Lâche-t-elle dans un soupir avant de se dire qu'elle se fera, encore, passer un savon par un aîné. Que ce soit son coloc ou n'importe qui d'autre. En mode "tu es ici, t'as besoin de t'adapter au lieu d'envoyer chier" Bla, bla, bla. Je passe sous un tunnel, je capte mal.

Se passant une main dans les cheveux, craquant sa nuque par la même occasion, Peyton reporte son attention sur le youtubeur-musicien. Non, sur le survivant.
- Ouais. Donc. J'disais. Je suis là pour te surveiller. T'sais ? Au cas où tu tentes une connerie tout ça, tout ça. J'ai le droit de te braquer quand je veux, si c'est pas beau ça ! Un faible rictus aux lèvres, on ne saurait trop dire s'il est sérieux ou amusé, la blonde jette un vague coup d’œil en arrière, en direction des tombes de fortunes. Des vieux bouts de bois, des croix plus ou moins bancales. Mais bon. C'est cent fois mieux que rien, n'est-ce pas ? J'me demande bien pour qui un grand dadais comme toi, autrefois joyeux luron, peut  verser tant de larmes. Pointant vaguement du doigt la croix plantée à côté de celle où Joshua se lamentait, croix sous laquelle le sol n'est pas labouré (normal, Charlie n'étant pas enterré au sein de la communauté, ce n'est qu'une croix, sans corps en dessous. Une croix plus symbolique qu'autre chose.) Peyton hausse les épaules. On a tous des gens perdus. C'est dur, mais, crois moi qu'il ou elle préférerait te voir sourire. Ils préféreraient tous nous voir sourire.
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MessageSujet: Re: When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford   When I come for you Leïa, I didn't knew that I will find a kindful person... - PV Peyton Ford EmptyDim 12 Aoû - 20:34
Maybe I'll die tonigh or in three days, I don't give a fuck
ft. Peyton Ford




Je remarquais l'agacement de la jeune donzelle lorsque je lui avais répondu d'un ton sec qu'elle n'était qu'une gamine à mes yeux. Cela n'a pas changé, mais j'ai jamais dit que je haïssais tous les gamins de la terre.

Je restais les bras croisés, le regard digne d'un chien de faïence ou même qu'on attribuerait bien volontiers à la colère ultime : Un regard si noir de haine intrinsèque, qu'il pourrait en faire détourner plus d'un.
Je n'étais plus qu'un chien fou, au coeur brisé en milles morceaux et n'attendant plus que la mort, l'accueillant à bras ouverts et chaudement froids. Oui c'est un paradoxe, mais c'est un paradoxe qui me fait comprendre que la vie est tout autant incompréhensible que la mort.
Tout ce que je souhaite, c'est de ne pas devenir ce que je pourchasse. Je parle autant des morts que des démons de l'humanité.

Quand j'étais un gosse, je m'étais agenouillé des heures durant dans ma chambre, à méditer sur moi-même, trouver l'imperfection afin de la modeler en une bonne chose.
J'y étais parvenu, mais la mort de P'pa a tout détruit...
Peut-être suis-je déjà un démon de l'humanité au final ?
Alors qu'elle tentait une première fois de répondre à ma question, je voyais que son visage devint.... non pas blême, mais étrangement un peu plus blanc, je pouvais lire dans ses yeux comme dans un livre ouvert qu'elle me connaissait d'avant... Enfin, qu'elle connaissait le Joshua Coppola de la télévision.
Je voyais bien que je la surprenais, elle murmurait quelque chose d'à peine audible, mais je suis pas suffisamment débile pour ne pas me douter qu'elle doit avoir un déclic.

Elle s'apprêtait à se reprendre lorsque l'autre abruti a surgit de nulle part.
Je n'avais pas remarqué sur le coup que nous l'avions viré à deux. C'est... plutôt drôle comme réaction involontairement synchronisée... Peut-être ais-je plus en commun avec cette donzelle que quiconque dans ce fichu camp.
La jeune femme revenait à elle-même, tout en se mouvant la chevelure et craquant ses os.
"Ouais. Donc. J'disais. Je suis là pour te surveiller. T'sais ? Au cas où tu tentes une connerie tout ça, tout ça. J'ai le droit de te braquer quand je veux, si c'est pas beau ça !"
"Hmpf, tu pourrais me vider ton chargeur, j'en ai plus rien à foutre... Par contre, les morts dehors eux, ils en auraient quelque chose à battre."
Disais-je, d'un ton toujours froid, insensible dirait-on. La donzelle était agréable à causer, contrairement à l'autre plouc en fringues volés à un pauv'clochard.

"'me demande bien pour qui un grand dadais comme toi, autrefois joyeux luron, peut verser tant de larmes."
"Pour tous ceux qui sont morts de ma main... Par ma faute. Je devrais être à leur place, je le mérite juste, simplement."
Disais-je, d'un ton légèrement moins froid mais bien plus profond, cela venait du coeur et cela se ressentait dans mon regard. Je mélangeais un regard de haine et un regard de pitié, d'un type qui avait absolument besoin de quelqu'un.

"On a tous des gens perdus. C'est dur, mais, crois moi qu'il ou elle préférerait te voir sourire. Ils préféreraient tous nous voir sourire."
Je poussais un léger ricanement, plus un ricanement d'apitoiement que de fou rire.
"Sourire ? C'est bien la seule chose que je ne sache plus faire depuis longtemps... Le jour où j'y passerais, qu'il soit aujourd'hui ou dans 10 ans, je voudrais bien sourire... Sourire d'en avoir fini. J'aurais... Plus ou moins accompli quelque chose."

Je commençais alors à marcher, la donzelle à côté de moi. Nous discutions de notre parcours.
Elle me demanda en première d'où je venais et comment j'avais atterri dans le Michigan, moi, un Californien.
"Je devais fêter l'anniversaire de ma fiancée à l'époque. Sa famille habitait à Chicago. Tout se passait tranquillement, quand tout ce merdier est arrivé... J'ai pris les devants et je me suis retrouvé à diriger un groupe de survivants dans un bus scolaire. On a tenu pendant 1 an et demi deux ans me semble. La situation a dégringolé et je me suis finalement retrouvé qu'avec deux survivants du groupe. Depuis, on survit en saisissant les opportunités qui s'offrent à nous. On est arrivés il y a 1 mois ou 2 avec une voiture volée dans la banlieue et s'on s'est barricadés dans une petite maison isolée."
Nous nous étions assis quelque part, à côté d'une maison.
Alors qu'elle me parlait, j'entendais des bruits de pas derrière moi.
Je lâchais un soupir exaspéré avant de me relever et de me rendre compte que c'était l'autre péquenaud qui voulait "prendre sa revanche".

"Écoutes bien la star, faut que tu redescendes sur terre. Ici, t'es à Fort Hope, et Fort Hope c'est chez moi. Chez moi, tu t'inclines ou tu vires."
Il faisait le beau, alors que le malaise se sentait dans ses yeux.
"Et toi, Peyton si je me trompe ? Pourquoi tu l'as défendu ? C'est un étranger, il est sans doutes dangereux..."
Je ne lui laissais pas le temps d'entendre la réponse de la donzelle que je le saisis par le col et m'approchait très près de son visage :
"Crois-tu sincèrement que tu vas pouvoir vivre une vie douce et tranquille ? Es-tu aussi naïf que ça ? Crois-tu réellement que j'ai quelque chose à foutre de ton petit campement ? J'ai vu des choses que tu ne saurais imaginer, j'ai tué tant de gens que je pourrais en écrire des livres et des livres à ce sujet, je n'ai aucune pitié et aucune peur : Je suis un chien fou. Et que fait-on quand on a un minimum de QI et qu'on risque de croiser un chien fou ?"
"On-on.... On s'en approche pas ?"
"C'est bien. T'as un minimum de jugeote au moins."
Disais-je en le poussant légèrement.
"Maintenant barres-toi."

Il se barrait, le regard d'un chien battu, à toutes vitesses, je suis sûr qu'il va plus vite qu'Usain Bolt en marchant ce couillon.
Après quelques instants de silence, je reprenais la conversation avec la jeune blonde.
Nous marchions alors vers la source d'eau, s'adossant à ce qu'on pouvait trouver.
Nous continuons alors la conversation, et je pense qu'aucun de nous deux voyait le temps passer...

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