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 Who let the dogs out - 9 avril 2017

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MessageSujet: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Sam 18 Aoû - 11:06


Quarante jours s'étaient écoulés depuis sa tentative de suicide. Quarante jours qu'il s'était de lui-même retranché dans sa chambre. Ezra n'avait pas mis un seul pied dehors, mais il avait reçu de la visite. Plusieurs personnes étaient passées le voir, le tatoueur n'en avait pas réellement conscience, mais il savait qu'on était venue lui parler, lui tenir compagnie, il se rappelait de certains visages, de certains mots, il avait été soutenu, mais il avait l'impression d'avoir vécu dans une sorte de brouillard qui ne lui permettait pas réellement de vivre dans la réalité. Mais il était temps de se secouer un peu.

Un seul visage avait été constant durant cette période-là, c'était celui du jeune Harvey. C'est lui qui l'avait sauvé et empêché de se foutre en l'air depuis. Chaque jour qui s'écoulait depuis ce jour de février était une petite victoire qu'ils remportaient tous les deux. Et c'était encore ce jeune homme qui l'avait convaincu aujourd'hui de sortir hors des quatre murs de sa maison.

Ezra avait dû mettre au moins deux bonne heures à franchir la porte d'entrée, scrutant pas la fenêtre les allées et venues des habitants, pour éviter toute mauvaise rencontre. Il aurait préféré que son coach de vie soit avec lui, mais il ne pouvait pas continuer à lui imposer sa faiblesse tous les jours. Ce dernier le portait déjà à bout de bras depuis trop longtemps. Heureusement, il avait son deuxième remonteur de morale agréé, Martin, le magnifique chien d'Harvey. Le tatoueur gardait sa main posé sur la tête du jeune chien espérant lui voler un peu de son envie de sortir.

Il franchit enfin la porte, et se retrouva sous un petit air frais mais pas trop, le visage inondé de rayon de Soleil qui le lui réchauffait lentement. C'était … agréable ? Oui … Il pouvait le dire, c'était agréable. Il c'était enfermé en plein hiver et ressortait au début du printemps. Cela ne pouvait que lui remonter un peu plus le moral. Ezra commença à marcher un peu autour de sa maison, semblant redécouvrir le camp. Martin, quant à lui, sortie comme une flèche et fit au moins 15 allé-retours entre Ezra et le reste du monde alors que le tatoueur n'avait pour l'instant pas encore fait la moitié de son premier tour de maison. Un léger sourire s'afficha sur ses lèvres, alors qu'il regardait le chien s'éclater, et lui, il lui semblait qu'il n'avait pas vraiment regardé Fort Hope depuis qu'il l'avait quitté en novembre. Cela semblait si lointain mais c'était encore bien trop frais dans sa tête.

Ezra refait un tour de maison, et se sent déjà fatigué. Mais au lieu de rentrer, il décide de s'asseoir à l'arrière, pour observer la vie autour d'eux. Pour occuper l'hyperactif de chien, il lui lança un bâton et recommença encore et encore, jusqu'à ce que la bête soit épuisée et se couche à côté de lui. Il avait toujours cette peur au fond de lui, peur de voir ce que lui réservait l'avenir. Mais cette peur avait de moins en moins tendance à se transformer en angoisse et en terreur. Comme ce qui l'avait poussé au lac ce jour-là. Rien qu'à y repenser, il sentit une bouffée d'angoisse le submerger. Et il se leva d'un bond pour refaire quelques tours de maison pour se calmer. Il était loin d'être guérit mais savait comment gérer ses petits moments de faiblesse maintenant. Il n'allait pas se mettre à faire des pompes au milieu du chemin, mais il pouvait faire quelques tours de marche forcée de plus. Mais c'était sans compter Martin qui redémarra aussitôt qu'il fut sur ses deux jambes et se transforma en chien rebondissant. Ezra récupéra donc son bâton et le lança sans trop regarder ou. Il vit au dernier moment une femme qui passait par là, et qui en plus de se recevoir le bâton dans le dos, se prit bientôt un boulet de canon blanc qui la renversa.

« Euh … ça va … ? »

Ezra se sentait un peu bête c'était totalement ça faute. Il rappela Martin à son pied et se précipita vers la jeune femme pour l'aider à se relever. Il ne payait pas de mine, avec son teint trop blanc, ces cernes sous les yeux et un poids toujours en dessous de se qu'il devait être. Mais il lui adressa un petit sourire d'excuse.

« Je suis désolé … j'ai pas regardé ou je lançais ... Il est jeune ... il connait pas ça force. »

Lui qu'il voulait ne pas s'attirer d'ennui, le voilà bien ...




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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Lun 20 Aoû - 18:23
Une journée, assez peu joyeuse. Encore une. Depuis une bonne semaine, je suis dans un état constant de doute, de détresse, d’espoir, mais rien n’y fait. Aujourd’hui, je le sais, j’en suis sûr. Malgré mon désir d’ignorer les choses, malgré ma supplication silencieuse vers les cieux d’effacer ce jour de mon passé, tout s’est en effet bien déroulé. En cette fin de janvier, il y a plusieurs semaines, un drame a eu lieu. Aujourd’hui, je le sais, j’en suis sûr. Je suis enceinte.
Il n’y a plus le moindre doute possible, c’est un fait. Mon retard est trop conséquent, je commence à avoir envie de chocolat et des chips, des denrées évidemment impossibles à trouver. De plus, à mesure que les jours passent, je me réveille de plus en plus tôt, j’ai mal aux ovaires et je sens que certaines odeurs me filent la nausée. Nous sommes début avril, j’en suis à mon troisième mois de grossesse environ… Le mois où tout se joue généralement. Si je dois le perdre, il faut que je le perde ce mois-ci, sinon, les conséquences seraient trop graves… Mes pensées sont sombres, et ça ne me plait pas. Les bras croisés sur mon ventre, je décide de quitter un peu la maison de Will et Elias, pour ma petite balade quotidienne. Alors qu’il n’est ni trop tôt ni trop tard, je m’oblige à sortir respirer un peu, faire le tour du fort à pied, pour éviter de péter complètement un câble. Il fait beau, il fait de plus en plus bon, le printemps est définitivement là. J’avance, telle une âme en peine, lorsque soudain, je sens quelque chose me frapper le dos. Sur les nerfs, un violent frisson m’échappe et un petit cri, suivit de quelque chose qui me fonce dans les jambes, se frappant subitement sur l’arrière de mes genoux et me fait chuter dans l’herbe. J’entends un petit couinement et me redresse sur les coudes, observant le chiot, langue pendue, qui se débat contre sa fourrure trop épaisse pour lui. Il ramasse son bâton, que j’identifie rapidement comme l’ovni qui m’a frappé et file à vive allure vers son maître. Je sais que les chiens n’ont pas le sens du pardon, mais un simple petit coup de museau ou de langue sur la joue m’aurait fait plaisir.

- Je vais bien…

Cette réponse est vite donnée au maître du petit loup, qui vient vite me voir. Je me relève, virant les petites branches et grains d’herbe qui se sont accrochés à mes vêtements. Sans le savoir, ce jeune homme vient de me sortir de ma rêverie sombre, de me donner en somme un beau coup de main.

- Ce n’est pas grave ne t’en fais pas… il est adorable, ça pardonne un peu la collision.

Je ne peux pas vraiment m’empêcher de sourire et je m’accroupie près du chiot, qui évidemment voit rapidement mes dix doigts, comme dix nouveaux compagnons de jeu. Je caresse sa fourrure avec tendresse et je fini par m’amuser.

- Et toi, j’excuse ton maître de ne pas savoir viser…

Je remonte mon visage vers l’homme en souriant et rit de bon cœur. Malgré mes précédentes idées sombres, mes rires et mes sourires sont sincères. Ça me fait du bien de rencontrer une nouvelle tête.

- Enchanté, je m’appelle Azia et toi ? J’adore tous ces tatouages, t’as l’air d’en avoir beaucoup !

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Ven 24 Aoû - 15:07


La femme se releva rapidement et commença à s'épousseter avant qu'Ezra n'arrive près d'elle. Elle parla assez rapidement, continuant de dédramatiser la situation. Ezra en avait besoin parce qu'il se sentait vraiment mal de l'avoir fait tomber, même indirectement, par terre. Il sortait pour la première fois dans Fort Hope depuis un long moment et risquait déjà de blesser quelqu'un … Il espérait vraiment que cette dernière ne s'était pas blessé.
Après son léger malaise sous contrôle, il répondit à ses divers commentaires, de manière peut-être un peu trop sèche.

« C'est pas mon chien … on se garde mutuellement en faite. Et encore pardon pour le bâton … je regardais pas ou je lançais … J'étais distrait ... Tu es sûr que ça va ? »

Bon la jeune femme paraissait aller bien et ne pas lui en vouloir. Mais après tout qui pourrait se mettre en colère devant la bouille d'ange de ce chien … Son ton était toujours tendu, mais il essayait de faire un effort pour paraître plus avenant.

Ne sachant pas vraiment pourquoi, juste après qu'elle se soit présentée, Ezra recula pour remettre un peu d'espace entre lui et la femme, sa respiration s'accélérant un peu. Pourtant le sourire et le rire de la jeune femme auraient dû le mettre en confiance, mais il n'y arrivait pas.

« Ezra. Lui c'est Martin. Euh … merci …. »

Il regarda autour de lui, comme pour voir s'il y avait du monde aux alentours et il se détendit quand il observa d'autre habitants de Fort Hope qui vaquait à leurs occupations pas très loin d'eux.
Il n'avait même pas fait attention a son comportement, il avait l'air vraiment bizarre de réagir de la sorte mais il n'avait pas réussi a se contrôler, une bouffée d'angoisse lui avait fait perdre ses moyens quelques secondes.

« Excuse-moi ça fait longtemps que j'ai pas parlé à une autre personne qu'Harvey ou Anja … Je … je suis un peu perdu. »

Il lui adressa un petit sourire penaud et se passa la main sur sa nuque, comme à chaque fois qu'il était mal à l'aise. Il fallait vraiment qu'il se calme et qu'il fasse un effort. Il ne pouvait pas rester enfermer chez lui le reste de sa vie. Il faudrait bien qu'il retrouve une vie sociale d'ici peu. Surtout qu'il aimait discuter et passer du temps avec d'autres personnes, avant Maryse.

Allé ! Il fallait qu'il se jette à l'eau. Et puis Harvey serait fier de lui s'il disait qu'en plus d'être sortie il avait discuté avec une des habitantes du camp.

« Alors comme ça tu aimes mes tatouages ? »

Elle avait d'elle-même lancé le sujet, alors autant sauté dessus, non ? Il n'avait aucune idée de sujet de conversation pour le moment autre que ''le printemps arrive'' et le ''je t'ai jamais vu ici, tu es nouvelle ?''.

Tout le monde se fichait de parler du temps qu'il faisait, c'était le sujet de conversation bateau quand on ne savait pas quoi dire. Et elle n'était peut-être pas si nouvelle que ça vu qu'il n'avait pas mis le nez dehors depuis une éternité ...

Et pourquoi il avait l'impression de paniquer pour une banale conversation de voisin ? ... C'est dire combien un mois d'isolement pouvait faire des dégâts, si on ajouter ça au 3 mois chez Maryse, le tatoueur avait été coupé des gens normaux beaucoup trop longtemps. Heureusement que pendant sa convalescence, Harvey et sa colocataire étaient venus le forcer à parler un peu, au moins il n'avait pas oublié comment on faisait ça et n'était pas devenue un sauvageon. Enfin ... pas totalement ...



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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Sam 1 Sep - 15:19
Malgré mon petit sourire doux, l’homme semble vraiment agacé, voire peut-être même triste ou gêné, de m’avoir fait tomber. Pourtant, même s’il est vrai que j’ai été sur le coup assez surprise, je ne suis pas énervée. Très loin de là d’ailleurs. Je l’écoute sagement s’expliquer, et la surprise, ainsi que la curiosité me saisissent rapidement. Mon regard glisse doucement sur le chien, qui en effet me rappelait quelque chose. Il était bien plus petit que ça à ce moment… Et en effet, mes soupçons se confirment lorsqu’il me parle de Harvey. Ce prénom, se rattache vite à un visage. Un visage un peu froid, d’un jeune homme assez fermé. Nous nous étions rencontrés à l’organisation de ce fameux repas de Noël. Il ne m’avait pas eu l’air des plus joyeux… Mais j’ignore ce qu’il est devenu depuis. Le deuxième prénom, une fameuse Anja, me reste cependant inconnue. Malgré mes fréquents passages ici avant mon installation plus ou moins définitive, je ne connais pas tout le monde ici, encore très loin de là.

- Oh mais alors ça change tout… J’avais déjà rencontré ce petit loup lors d’une de mes dernières visites. Avec son maître, le dénommé Harvey.

Inutile de dire que le courant n’était pas vraiment passé entre nous. Bien des choses ont changées depuis, c’était il y a plusieurs mois et à part mettre mon interlocuteur sur ses gardes s’ils sont proches, ça n’aurait pas lieu d’être dans notre discussion actuelle. Je me contente de regarder le chiot marcher et gambader, faire le foufou autour de nous. Je me redresse donc légèrement te décoche un sourire assez franc, au dénommé Ezra. Quel joli nom d’ailleurs…

- Enchanté. Moi c’est Azia. Je suis là depuis assez peu de temps. Avant je ne faisais que quelques visites à des amis, maintenant, je vis ici. C’est assez beau, paisible comme endroit…

Mais très vite, une petite excitation monte en moi. Aimer ses tatouages ? J’ai l’impression de n’en voir qu’une petite partie, mais c’est sûr, je suis déjà fan. Il est d’ailleurs assez rare que je n’aime pas les tatouages présents sur les autres. Je me dis toujours qu’il y a de sincères raisons pour tout ça et c’est ce que je trouve beau dans la chose. Plus encore, j’en ai moi-même quelques-uns, avec des styles assez variés. J’aime avoir un peu de tout, ça ne peut être que beau, sur un corps.

- Oui ! J’en ai quelques-uns moi aussi, pour ne pas dire un peu partout. Enfin, j’ai l’impression d’en avoir moins que toi, mais ils ont l’air vraiment chouette. J’étais tatoueuse avant, lorsque le monde tournait encore normalement. J’adore rencontrer des gens avec des tatouages. Tous ensembles, on représente un petit bout d’histoire. Le tatouage risque de se perdre un peu, voir complètement sur les générations futurs… c’est plus vraiment la priorité du moment, de se faire tatouer.

Pourtant, je souris. Et même s’il n’a rien demandé, j’enchaîne. Peut-être que mon idée lui plaira et que je gagnerais un client ? Ou un ami, si on prend la liberté de se projeter un peu trop.

- J’aimerais ouvrir un petit salon ici… Les gens pourraient se faire tatouer gratuitement. Juste pour retrouver un peu ma passion d’antan…

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Mar 4 Sep - 11:30

Ezra esquissa un sourire un peu plus franc quand la jeune femme lui indiqua qu’elle connaissait Harvey. Au fil des semaines, depuis qu’il avait essayé de mettre fin à ses jours, les deux hommes étaient devenus amis. Il ne savait pas pourquoi, mais il appréciait ce jeune homme totalement taciturne et au sens de l’humour maladroit.

« Quand Harvey travaille, c’est moi qui m’occupe de Martin. Enfin de temps en temps. Il est tellement énergique ce chiot, qu’il m’achève en moins de 5 minutes. Et j’ai pas l’énergie de lui courir après toute la journée. »

Elle se présenta ensuite. Elle était nouvelle, donc Ezra n’avait pas loupé tant de chose que cela. Alors qu’il répondait à la jeune femme d’une voix calme, Martin, de plus en plus impatient commença à lui aboyer dessus réclament l’attention que le tatoueur avait cessé de lui donner depuis qu’il discuter avec sa nouvelle rencontre du jour. Le tatoué ramassa son bâton et le lança à l'animal.

« Oui c’est un joli petit coin ici… On y est tranquille. »

Il n’avait pas l’air très convaincu de ce qu’il disait, mais pourtant Fort Hope était un havre de paix. Lui-même, durant les première semaine de son installation n'en revenait tout simplement pas d'être dans un tel lieu. Puis, Azia s’emballa totalement en parlant de tatouage. Elle ne pouvait, vu son enthousiasme, cacher le fait qu’elle aimait le tatouage. Et en effet, en plus d’en avoir, elle était elle aussi une tatoueuse. Si cette conversation avait eu lieu quelques mois auparavant, Ezra se serait régalé de pouvoir discuter avec une collègue, et échanger des idées, des projets... Tout ce qu'il ne pouvait plus faire depuis le début de la catastrophe. Le camp manquait d’artiste et c’était parfois pesant d’être entouré de personne si rigide.

« Oh … Je vois. Tu veux les voir ? Mes tatouages ? »

Ça au moins, il pouvait le faire, il avait du mal à animer la conversation, mais exhiber ses tatoos était encore dans ses cordes. Même totalement déprimé, la pudeur n’était pas une chose qu’il avait attrapée comme le dernier rhume de l’hiver durant ses longs mois d'isolement. Il pouvait se mettre torse nu sur l’instant, voir totalement nu, sans en éprouver la moindre gêne. Même s’il savait que son corps ne mettait plus en valeur ses tatouages autant qu’avant, il les aimait toujours. Sans attendre une réponse de sa part, il enleva son pull, dévoilant ses tatouages et ses côtes saillantes.

Puis la phrase suivante de la brune, quand elle évoqua l’ouverture d’un possible salon à Fort Hope, refroidit instantanément Ezra. Un ombre passa sur son visage, alors qu’il récupérait pour la énième fois le bâton baveux de Martin et le lui jetait encore une fois. Il n’avait pas encore repris le dessin, il était totalement bloqué avec ça. Ces mains ne voulaient plus tenir un crayon et il était incapable de tracer le moindre trait.

Il essaya de prendre un air détaché, mais son teint encore plus pâle ne laissait aucun doute sur son trouble. Il dissimula le tout par un de ses sourires charmeur dont lui seul avait le secret et répondit :

« Il ne me reste plus trop de place sur la peau, mais ça pourrait intéresser du monde. Enfin, je suppose. Mais il faudrait assurer le côté sanitaire, sinon personne ne prendra le risque de choper une merde, avec le peu de soins médicaux que l’on peut offrir, seulement pour un tatouage. Sinon … il faudra revenir aux techniques traditionnelles, et je ne suis pas sûr que beaucoup de monde les maîtrises et que les clients se bousculent au portillon pour se faire ainsi marquer la peau ainsi. Mais cela pourrait être une solution a long terme. »

Il avait vu, l’homme qui lui avait tout appris, tatoué une ou deux fois certains de ses clients, tatoués acharnés, ainsi. Mais, il n’avait jamais eu l’occasion de tester cette technique, beaucoup plus longue et douloureuse apparemment.



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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Jeu 6 Sep - 12:45
Martin semble en effet, plein de vitalité et d’énergie. Le genre d’animal qui, même lorsqu’on le pense épuiser, est encore prêt à courir un marathon extrême. Je peux ainsi comprendre qu’il ait du mal à le suivre. Aussi, j’ignore si c’est réellement à cause dudit chiot que l’homme a un tel air fatigué mais en silence, je soupçonne une autre cause. Il semble plus que fatigué en vérité… Mais qui suis-je pour juger les états d’âme de quelqu’un, alors que je suis moi-même entrain de défaillir doucement de ma ligne de conduite préétablie. Moi qui cherche toujours à être joyeuse et motivée, je le suis de moins en moins avec tout ce qu’il s’est passé récemment. J’ai du mal à prononcer les mots, même à les évoquer mentalement, sur ce qu’il se passe actuellement dans ma vie. Tout simplement parce que le dire, ce ne serait-ce le penser, serait admettre que c’est arrivé. Et j’ai encore tellement de mal à me rendre compte, que c’est effectivement arrivé… Il me sort finalement de ma rêverie, en me répondant. Il me ramène ainsi sur terre, affirmant qu’ici, on est bien. Puis, me pose une question qui fait carrément écho dans ma tête. ‘’Tu veux voir mes tatouages ?’’ Voici une proposition qui m’avait déjà été faite lors d’une dernière rencontre et qui, avait finalement mal aboutit. Le jeune homme grognon qui m’avait proposé ça, ne me les a jamais montrés. Quel rustre… Mais étonnamment, je me dis qu’Ezra, n’est pas du même acabit que le fameux Orwell. Pour preuve, avant même de savoir si effectivement, contempler ses tatouages m’intéresse, le brun enlève son haut, ce qui me fait frissonner étrangement. De la peur ? De l'appréhension ? Je n’en sais rien… Mais surement parce que nous sommes dans un endroit protégé, que je sais que ce ne sont pas ses intentions et qu’il me montre ses belles œuvres, le sentiment étrange qui m’a à peine traversé, est déjà loin. Déjà, mon œil glisse sur les marques colorées qui parent son corps. J’ai évidemment envie d’approcher un peu plus, mais par respect, je me tiens loin. Si Will contemplait la conversation, il aurait clairement remarqué un franc changement dans mon comportement…

- Ton corps entier est en fait une œuvre… Tout a dû coûter si cher ! Mais t’as l’air de t’en être bien occupés, ils sont très sympas.

Evidemment, tout ce qui s'ensuit dans notre conversation, me paraît normal. Tout ce qu’il dit sur un possible salon de tatouage, est réel. Je n’ai pas vraiment envie de l’admettre, mais je sais que c’est un projet compliqué voire impossible. Pourtant, même si j’aurais d’habitude répondu avec entrain, je me sens un peu plus sur la réserve cette fois. Je lance malgré tout un petit refrain, sur ce que j’ai toujours pensé au fond de moi.

- Un jour tout ira mieux, on vaincra la maladie. Et je suis certaine que la vie reprendra son cours. C’est sûr, qu’il en faudra du travail. Mais je suis sûr qu’avec des recherches acharnées et de la patience, ce projet pourrait un jour voir le jour. Dans les règles de l’art et de l’hygiène, c’est certain…

Je me redresse, détachant enfin mon regard de son corps dessiné.

- Je me suis installée depuis… Assez peu de temps ici. Ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule adepte d’art dans le coin. Tu sais dessiner ? Ou c’est juste que tu adorais les tatouages et que t’en voulais pleins partout ?

Mon petit sourire est déjà un poil plus détendu. J’ignore si ça vient de lui, de moi, de nous deux. Mais l’ambiance n’est pas si détendue que je l’aurais espéré en découvrant tous ces tatouages sur lui...

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Lun 10 Sep - 11:17


Ezra lui laissa le temps de regarder ses tatouages et profita des rayons du soleil qui effleuraient sa peau dénudée. Il en avait la chair de poule, mais cela lui avait manqué. Il était temps qu’il reprenne une vie normale et sorte de chez lui. Il en parlerait à Harvey pour voir s’il pouvait continuer à le soutenir encore un peu, mais Ezra reprenait peu à peu le contrôle de sa vie.

« Non pas tant que ça … j’ai joué plusieurs fois le cobaye. »

En effet, sur la totalité de ses tatouages, il en avait seulement payé deux ou trois, le reste étant soit des cadeaux de ses collègues tatoueurs, soit des essais qu’il avait lui-même réalisé. Mais il n’avait pas investi tant d’argent que cela, l’avantage de travailler dans le milieu. Puis la jeune femme, qui avait l’air beaucoup plus positive que lui, évoqua l’avenir.

« Je l’espère aussi, mais arriverons-nous à nous réadapter à une vie normale ? Je sais pas, mais je me vois mal reprendre comme ça, ma vie d’avant … Pas toi ? »

Ezra était beaucoup plus frileux quant aux événements avenir. Mais, il commençait à voir un peu le bout du tunnel. Une étincelle d’espoir se rallumait au fond de lui, un peu plus chaque jours.

La conversation continua son cours, et voilà qu’encore une fois on lui demandait s’il savait dessiner. Pourquoi s’acharnait-on à le faire parler de ça ? Il savait que cette jeune femme n’y était pour rien. Mais cela lui faisait encore remonter de mauvais souvenir.

Et puis Ezra réfléchit …Pourquoi le dessin lui évoquait de mauvais souvenirs, ce n’était pas le dessin à proprement parlé qui le faisait souffrir ... Il avait peur de dessiner, peur que ses dessins ne soit plus les mêmes depuis qu’il avait frappé Will, depuis qu’on lui avait abîmé ses mains … Il avait peur de ne plus arriver à créer … maintenant qu’il avait appris à détruire …
Mais il était temps qu’il avance, qu’au moins il arrive à en parler un peu. Cette quasi-inconnue était peut-être la bonne personne pour recommencer à parler de dessin ?
Le tatoueur souffla un bon coup et se lança :

« Je … ne dessine plus … Mais je sais dessiner, pas trop mal normalement. J’étais moi aussi tatoueur … »

On ne dirait pas comme ça, mais cela lui en coûtait beaucoup d’avoir seulement dit ça. Parce que fatalement, il faudrait répondre aux questions qui allaient en découler. Et c’était bien ça le plus dur. Mais avant qu’elle n’est eue le temps de répondre, Ezra fronça les sourcils et se retourna à droite, puis à gauche pour voir ou avait bien pu passer le chien…
Mais la boule de poils blanche n’était plus dans les environs et Ezra perdit le peu de couleur qu’il avait sur ses joues.

« Martin ? MARTIN ? … »

Il remit rapidement son pull et lança un regard désespéré à Azia. Il lui attrapa gentiment l’avant-bras et s’adressa à elle d’une voix suppliante.

« Tu as vu où il est parti ? Harvey va me tuer si je perds son chien … Tu m’aides à le chercher ? Pitié ... »

Il savait qu’Harvey tenait à ce chiot comme à la prunelle de ses yeux. Et que s’il lui arrivait malheur à cause de lui, leur amitié serait pulvérisée à jamais. Il était conscient que Fort Hope était fermé, mais s’il allait dans le lac et qu’il se noyait ou qu’il se faisait mordre ou frapper par un des animaux de la ferme ? Ou si tout simplement il mangeait un truc de mauvais … Ezra paniquait totalement.

« Je suis le pire pet sitter du monde … »

Ezra rit un peu mais plus par nervosité qu’autre chose. Heureusement que cette jeune femme se trouvait là, sinon, il serait totalement perdu.




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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Ven 21 Sep - 10:37
Ezra me laisse observer ses tatouages et me fait sans le savoir, grand plaisir. J’emplis mon regard de toutes ces curiosités, puis je me redresse en l’écoutant. Cobaye ? C’est vrai qu’au moins ce n’est pas cher et pour des essaies, je trouve l’ensemble franchement bien réalisé. Finalement, le tatoué m’apprend qu’il était autrefois en réalité, un tatoueur. L’homme qui se tient face à moi est en fait un confrère que j’ai, si ça se trouve, croisé lors d’événements et conventions en tout genre. Surement que je me serais souvenu de lui si c’était le cas, mais peut-être qu’à l’époque il était différent. Cheveux longs, moins de tatouages, une grosse barbe et surement, comme nous tous, quelques kilos en plus. Mais malheureusement, même si j’aurais mille fois souhaité le contraire, notre petite discussion ne peut aboutir. Soudain, le brun s’affole.

Il appel d’un air inquiet le petite chien blanc qui était avec nous. Aussi vif soit-il, je suis surprise qu’on ne l’a même pas entendu s’en allait ou même vu ! Blanc comme il est, ça contraste pas mal avec le paysage en temps normal. Tout comme Ezra, je tourne vite sur moi-même pour observer les alentours, mon regard cherchant à localiser la petite boule de poils. Le tatoué aussitôt panique, me suppliant de l’aider.

- Oui ne t’inquiète pas, je vais t’aider.

Ma voix est calme, rassurante. Je suis surement à fleur de peau, mais voir Ezra paniquer et se maudire me fait mal au cœur. Doucement, je lui attrape l’épaule et la frotte avec bienveillance.

- Hé, ne t’inquiète pas… Le camp est grand mais il est clôturé et lui, il a de toutes petites pattes. Je ne suis pas sûr qu’il soit bien loin, faisons déjà le tour de ton jardin.

Aussitôt je souris et je m’élance à petits pas rapides. Un chiot c’est rapide, mais aussi maladroit et très curieux. Je me doute franchement qu’il soit bien loin, il doit avoir vu quelque chose de plus intéressant de deux adultes qui discutent.

- C’est facilement distrait à cet âge-là. Je suis sûr qu’il a juste suivi un papillon et on va le retrouver à aboyer contre l’ombre d’un arbre qui bouge un peu trop t’inquiète.

Je souris avec entrain, me voulant rassurante. C’est sûr que ça doit être inquiétant, embarrassant d’avoir l’impression d’échouer à une tâche qu’on nous confie, surtout quand il a une jolie truffe noire et des jolis poils blancs. Mais je suis véritablement sûr de ce que j’affirme. Le camp n’est pas sans curiosité pour un chiot déjà attiré par tout. Peut-être également qu’on n’a pas fait attention et qu’un autre réfugié promenait son chien et que Martin l’a suivi ? Rapidement, je m’applique avec Ezra à faire le tour du jardin. Un joli jardin, même si pour moi ils le sont tous. Mais malheureusement, le chiot n’y est pas. Blanc sur vert, ça se voit tout de suite.

- On devrait aller fouiller rapidement les jardins voisin tu ne crois pas ? Ou la ferme, y a d’autres animaux, c’est le paradis pour un chiot trop curieux.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Mar 25 Sep - 14:56


Le poids sur les épaules d’Ezra s’allégea doucement quand Azia accepta sans hésitation de venir l’aider à retrouver Martin. Il ne serait au moins pas seul pour affronter cette épreuve. Il savait que c’était sa faute, il aurait dû remettre la laisse au chiot dès lors que son attention n’était plus porté sur lui. C’était de la pure négligence de ne pas avoir pensé à ce simple geste. Il allait continuer à se flageller mentalement jusqu’à ce que Azia et lui-même remette la main sur Martin.

« Si ... je m’inquiète même beaucoup … Martin c’est comme son fils à Harvey … S’il lui arrive un truc … Il me tuera … Et ça m’embêterait parce que je tiens beaucoup à Harvey. »

Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, les deux hommes, malgré leurs différences s’entendaient à merveille. C’était parfois très dur pour eux de communiquer, mais pourtant ils avaient réussi à construire une amitié assez forte depuis que le jeune homme avait sortie Ezra de son séjour forcé chez Maryse la psychopathe.

Ezra appréciait qu’ Azia cherche à le rassurer. Il en avait besoin, sa confiance en lui avait volé en éclat alors qu'il était séquestré dans le refuge pour animaux. Et il recollait les morceaux de lui-même petit à petit. Grâce à Harvey, grâce à Anja. Mais maintenant, la jeune femme en face de lui participait malgré elle à la reconstruction de son “lui”. Essayant de rester le plus calme possible, il suivit la jeune femme regardant dans chaque recoin du jardin s’il apercevait le jeune chien. Mais rien … Heureusement, qu'Azia ne perdait pas son sang-froid et restait calme. Si elle avait paniqué elle aussi, Ezra aurait été perdu ... Mais, elle restait très impliquée dans l’affaire alors qu'elle ne connaissait pas plus que cela le tatoué.

« Oui … c’est un chiot très énergique. Je n'ai pas le droit de le lâcher dehors normalement … Mais j’essaie de lui apprendre à obéir, pour faire une surprise à Harvey … Mais c’est pas gagné. La preuve ... »

Ezra souffla un bon coup, et passa une main dans ses cheveux. Un petit air désespéré ne quittant pas son visage. Et quand la jeune femme évoqua qu’il pourrait être allé à la ferme, l’angoisse serra les entrailles du tatoueur. Et si le chiot se faisait frapper par un cheval ? Ou encorner par une chèvre. Il n'y avait pas de vétérinaire a Fort Hope ... Et si Noah n'arrivait pas à soigner le chiot ? Il perdit le peu de couleur qui lui restait sur le visage, il imaginait déjà le pire. Mais Ezra resta aussi raisonnable qu’il le pouvait, fixant son attention sur la jeune femme.

« Oui, allons chez les voisins. C’est le plus logique pour commencer. Par contre, on peut rester ensemble ? Je me sens pas d’y aller tout seul. »

Ezra en était à sa première sortie depuis un bon mois et pour un premier jour, c’était déjà beaucoup trop pour lui : une nouvelle rencontre, une conversation sur le tatouage, la perte de Martin. Beaucoup trop d’émotion à vivre et à gérer alors que les dernières semaines passé reclus chez lui, dans le cocon créé par Harvey et Anja, lui avait parut la meilleur chose au monde. Il avait besoin que cette jeune femme reste auprès de lui, il n’arriverait pas à retrouver Martin tout seul, surtout s’il devait prendre contact avec les autres survivants.

Il sourit timidement à Azia. Petit à petit, il se rendait compte que tout le monde ne lui en voulait pas forcement et que la brunette ne devait même pas avoir entendu parler de son aventure chez Maryse. Alors, c’était le moment ou jamais pour agir normalement et essayer de reprendre le cours de sa vie en main.




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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Jeu 18 Oct - 8:43
Ezra est quelqu’un de très gentil, au premier abord. Même au second, j’en suis sûr… Sa présence me fait beaucoup de bien et notre discussion presque enfantine aussi. On ne parle pas de choses négatives, on est polis, courtois et simples. C’est si agréable, si reposant. De plus, quand il me propose de l’aider à retrouver le jeune chiot fou, tout simplement adorable, je ne peux qu’être heureuse. Déjà parce que ça va me faire bouger hors de ma grotte et que je n’aurais pas le temps de réfléchir, ensuite parce que c’est un peu ma faute s’il l’a perdu. Il n’aurait pas détourné son attention si je ne lui avais pas parlé. Remarque, vu d’un autre angle, on pourrait presque dire que le chien avait tout calculé d’avance. Me faire tomber, pour distraire Ezra, et pouvoir ainsi filer à l’anglaise sans que personne ne remarque rien.

Notre petite investigation débute et Ezra me raconte. Il me raconte que d’accoutumé, le polisson aux fesses blanches n’est pas libre dehors, car trop curieux et turbulent. Aussi, le tatoueur tente de lui apprendre l’obéissance pour faire plaisir à Harvey. C’est en effet une bonne idée, même si elle n’est évidemment pas sans obstacles. Finalement, face à toutes mes propositions, Ezra trouve celle des voisins la plus pertinente. Et en effet, je trouve que c’est aussi la plus plausible. Après tout, même s’il est énergique, c’est un chiot. Il ne doit pas être allé bien loin. « On peut rester ensemble ? Je me sens pas d’y aller tout seul. » Sans que je ne prenne la peine de réfléchir au pourquoi du comment, je lui décoche un petit sourire sincère et chaleureux.

- De toute façon, je pense que c’est mieux qu’on reste ensemble. Si on doit chercher le chiot, autant que tu puisses le récupérer de suite. Si je pars de mon côté et toi du tiens, et que c’est moi qui le trouve. Je devrais partir à ta recherche à toi, et ça ce n’est pas dans notre contrat !

Un petit rire m’échappe. En effet, ça fonctionne. J’ai déjà oublié mes tourments passés et je ne me focalise plus que sur lui, et son adorable chiot fripon.

Aussitôt, je m’active. Doucement, je passe dans le jardin d’à côté, et regarde autour de moi. Je fais rapidement le tour, avant me rendre compte que le chiot n’est pas là. Retour sur l’avant de la maison, où je viens doucement frapper. La maison semble vide. Je hausse les épaules et sourit à Ezra.

- On va voir l’autre voisin ? Il n’y a personne ici, le chiot doit être chez l’autre voisin. Tu les connais ?

Posant ma question, je descends les quelques marches décoratives de cette maison, pour rejoindre l’allée et repasser devant l’habitation de Ezra. Direction la maison opposée.

- Désolée si je pose beaucoup de questions. Mais déjà que je ne me suis installée que récemment, je suis en plus de ça, très peu sortie récemment… J’ai besoin de me remettre un peu dans le bain de la vie en communauté.


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MessageSujet: Re: Who let the dogs out - 9 avril 2017   Sam 20 Oct - 21:12


Après un joli sourire de la demoiselle, qui lui annonça qu'il était plus logique qu'ils restent ensemble. Ezra se senti immédiatement soulagé et ne put même pas le dissimulé.

« Oui ça me va. Merci ... »

Il appréciait qu'elle ne lui pose pas plus de question sur son envie de rester avec elle et de ne pas se retrouver seul. Elle faisait comme si de rien n'était, même si franchement lui-même ne pouvait nier qu'il avait un comportement bizarre. Et s'il n'y avait pas Martin à retrouver, il serait retourné se cacher dans sa chambre pour encore quelques jours de plus. Il était très mal à l'aise dehors et sans cette femme et la volonté de retrouver le chiot il n'aurait pas pu surmonter ça.

Une fois dans le premier jardin, il chercha un peu partout, appelant le jeune chien qui ne donna malheureusement pas signe de vie. Il s'arrêta une fois qu'ils eurent tout les deux quadrillé le jardin et laissa Azia allait frapper à la porte de la maison. Ezra fut un peu soulagé quand personne ne répondit. Il sentait son angoisse sociale remonté du fond de ses entrailles, et si les autres survivant étaient maintenant au courant de ce qu'il avait fait à Will ? Et si on lui refermait la porte au nez à cause de ça … ? Comment allait-il faire pour Martin ? Il serait obligé d'aller prévenir Harvey … et tout serait gâché … Le jeune homme se rendrait compte qu'Ezra n'était bon a rien et ne lui parlerait surement plus.

Elle le sortit de ses pensées négatives alors qu'elle lui proposait de changer de jardin. Elle réengagea la conversation et Ezra ne put retenir un petit sourire. Elle arrivait à le calmer avant qu'il ne panique et c'était un soulagement pour lui d'arriver à se rendre compte qu'il pouvait à nouveau échanger avec des être vivants, autre que ces proches, sans se sentir mal. Et il répondit donc à sa question sur son autre voisin assez naturellement.

« Je te suis, tu arrives à mieux réfléchir que moi ... Euh ... Non, je … ça fait un mois que je suis pas sortie de chez moi et j'ai été absent un petit moment avant … Donc je suis un peu perdu dans le camp. »

Puis elle s'excusa de trop poser de question. Alors que pour lui, au contraire c'était ce qu'il appréciait le plus, vu qu'il était pour le moment incapable d’interagir normalement avec les autres. Son sourire se fit un peu plus présent alors qu'il se rendait compte qu'elle vivait quelque chose de similaire a lui.

« On est pareil tout les deux alors. C'est rassurant de savoir que je ne suis pas seul dans ce cas. Je suis normalement un mec super bavard … mais je crois que je suis cassé de ce côté-là. »

Ezra commençait à réellement se détendre avec elle et il se risqua lui-même à une petite question alors qu'il entrait dans le jardin d'à côté et commençait à chercher le fugueur.

« Tu habites dans quelle maison toi ? »

Le tatoueur commençait à faire le tour de la maison. Il tomba, à l'arrière de celle-ci, sur un homme, qu'il ne connaissait pas, accompagné d'un autre chien et de Martin. Ezra allait aller à ça rencontre mais s'arrêta, ses jambes ne voulant plus avancer. Il n'arriverait pas à aller à la rencontre de cet inconnu et regarda un peu paniqué Azia triturant la laisse du chiot avec anxiété.

« On fait quoi ? Tu crois qu'il va me le rendre ? »




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Who let the dogs out - 9 avril 2017
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