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Depuis l'été 2014, l'Apocalypse règne sur le territoire américain. Dans la région de Détroit, les survivants s'organisent seuls depuis des mois pour sauver leurs vies et résister aux rôdeurs. Quand, après trois ans sans nouvelles du gouvernement, l'armée revient à Détroit, un nouvel espoir semble possible pour les survivants. Mais à quel prix ?
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Intrigue #5 : What lies ahead
Cohabitation

Après plusieurs mois de cohabitation entre civils et militaires, la tension monte au point de menacer la paix précaire autant au sein de Fort Hope qu'avec l'extérieur.

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 Think of me when you shoot your arrows || Luke
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MessageSujet: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Mar 23 Oct - 10:52
Il n’arrivait pas à croire qu’il soit vraiment là. Enfin, qu’il se trouve dans son propre jardin n’avait rien de très surprenant, mais qu’il s’y rende dans le but d’aider quelqu’un d’autre qu’Elias, ça c’était exceptionnel. Will avait pourtant un accord avec Logan : il s’occupait de maintenir le système électrique du camp et en échange, on le laissait en paix. Pas de travail manuel pour monsieur Burbank, pas de travail du tout, en fait, il se contentait de mettre ses connaissances en physique appliquée au service de Fort Hope et ça lui semblait déjà bien. On le payait presque dix mille dollars par mois pour faire ça, autrefois. Alors clairement, il leur rendait un fier service à tous en acceptant de le faire gratuitement et méritait d’obtenir quelque chose en échange. Dans le cas présent : la paix. Et soyons honnête, ça ne dérangeait personne qu’il reste enfermé chez lui plutôt qu’il ne fasse subir son agaçante présence au reste du monde. Mais ce type… Il savait se montrer convaincant. Insistant et encore plus insupportable que Will lui-même. Sérieusement… Il s’était pointé à la porte tous les jours jusqu’à ce que l’ingénieur craque. Soit il acceptait, soit il le tuait de ses propres mains et… il n’avait pas trop envie de découvrir ce que l’armée faisait subir aux meurtriers, maintenant qu’ils régnaient sur Fort Hope en toute impunité. Alors, il était là. Dans son jardin à l’arrière de la maison de son mari, son arc à la main et l’air le plus hautain qui soit collé au visage, à regarder ce gringalet sourire comme s’il n’y avait rien de plus normal au monde. Depuis qu’il avait traîné le type - impossible de se souvenir de son nom ! - il n’avait pas dit un mot et se contentait de le regarder en essayant de calculer ses chances. Un accident d’arc, ça arrivait à tout le monde, pas vrai ? Une flèche qui vole dans la mauvaise direction et oups, plus de petit blond casse-pied ! Mais on découvrirait rapidement que ça n’avait rien d’un accident et il finirait sans doute dans un trou. Vivant ou mort, impossible de le dire avec précision. Ça ne valait pas le coup.

Doucement, Will secoua la tête pour chasser ces fantasmes et s’approcha de l’homme pour lui tendre son arc. Ça le tuait un peu de confier un objet aussi précieux à un inconnu, mais… Il n’avait pas trop le choix. “Très bien, Machin,” souffla-t-il avec ce petit air de s’ennuyer profondément qui lui allait si bien, “t’as déjà touché un arc avant aujourd’hui ? Ou une arme à feu ?” Il y avait peut-être une chance qu’ils passent vite sur les bases et n’aient finalement pas besoin de passer trop de temps ensemble, après tout. Will n’y croyait que moyennement, mais l’espoir fait vivre, pas vrai ? Il laissa son précieux arc aux bons soins de cet homme en tâchant de ne pas montrer la moindre faille et s’éloigna de nouveau pour laisser une bonne distance de sécurité entre eux. Une flèche perdue, ça arrivait définitivement trop vite. “On va commencer par un petit exercice simple. Tu vois la cible noire sur l’arbre ? Je parie que tu peux deviner tout seul ce que tu dois faire.” Il n’y avait qu’un arbre dans cette cour et l’énorme tâche noire au milieu du tronc, qu’Elias avait peinte là pour lui des mois plus tôt, était impossible à manquer. Il ne fallait certainement pas une maîtrise en physique appliquée pour comprendre quoi faire maintenant. “Montre-moi comment tu t’en sors et on verra à partir de là ce que je peux éventuellement faire pour toi…” D’autant plus que ça n’était pas compliqué, n’est-ce pas ? Will comprenait et maîtrisait les choses un peu trop rapidement pour s’encombrer de réalisme. S’il avait réussi à devenir un archer digne de ce nom en quelques cours, n’importe qui pouvait le faire, du moins à ses yeux. Et il espérait sincèrement que ce mec cache un talent inné pour le tir à l’arc. Pour leur bien à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Mer 24 Oct - 8:48
Je vous jure, je suis pas aussi chiant en temps normal.



Bon, d’accord, les frangins diraient tous que si d’une seule voix et Kenny en rajouterait une couche. Mais j’y peux rien d’abord, c’est dans ma nature ou une connerie du genre. Et quand j’ai une idée derrière la tête, y a pas à dire, je peux vraiment me comporter comme le dernier des sales gosses. Dire que je suis doué pour ça serait un euphémisme et j’ai déjà fait péter un plomb à plus d’une personne à cause de ça.

Alors ouais, j’aurais pu me tenir, essayer de pas faire de vagues et me contenter de profiter de pouvoir bricoler des bagnoles dans le garage, de passer du temps avec ma famille en sentant la peur qui commence doucement mais surement à se faire moins présente, sans pour autant s’en aller. Ou, mieux encore, je pourrais passer tout mon temps avec Kenny. Sauf que déjà, elle va probablement finir par m’encastrer contre un mur si je fais ça et je tiens quand même à la survie de notre couple. Donc, je me suis cherché un nouveau truc à faire qui ne les implique pas forcément.

Autant dire que ça a été facile de trouver. J’ai vu ce type-là… ah merde, c’est quoi son nom déjà ? Willy ? Ah ouais, comme l’orque désagréable qui écrase tout le monde. Je crois. Bref, je disais quoi ? Que je l’ai vu en train de s’entrainer au tir à l’arc dans son jardin. Et je me suis dit que ça, ce serait un sacré bon plan. Le vieux nous avait montré comment utiliser son arc quand on était gamins, vu qu’il trouvait que chasser comme ça c’était le summum de l’élégance et du raffinement. Mais qui a vu le salon avec des têtes de cerf vous dira que sa définition du raffinement est sacrément pourrie. Bref, entre le fusil de chasse et l’arc, on était servis. J’avais tenté deux trois fois mais, j’avoue, le bruit d’un fusil et le recul à gérer bah c’était vachement plus marrant.

Sauf que maintenant, une arme silence, à distance, autant dire que c’est un meilleur plan. Même si je kiffe mon gros fusil, et pas seulement pour compenser des trucs je vous vois venir, ça peut toujours servir.

Donc, je suis allé lui demander.

Et il m’a envoyé chier.

Alors j’ai recommencé. Encore. Et encore. En vrai, je sais pas combien de temps j’ai continué mais je me suis dit que si j’arrivais encore à avoir les frangins à l’usure, ça devrait marcher avec un inconnu. Et, vu que je me retrouve dans son jardin et qu’il me regarde d’un air mauvais mais un arc à la main, je me dis que ça a marché. Ou que je vais pas tarder à me prendre une flèche dans le cul. A cette pensée et vu la tête qu’il tire, je peux pas m’empêcher de lui décocher mon plus beau sourire. Celui qui a fait glousser les filles fut un temps mais qui a souvent tendance à énerver le reste du monde, ma famille y compris. Famille qui, d’ailleurs, a semblé ravie que j’ai une autre cible pendant quelques temps. Je sais pas comment je dois le prendre d’ailleurs…

Je suppose que je devais probablement m’offusquer de son « machin » mais, j’ai entendu tellement pire me concernant que ça me touche pas plus que ça. A sa question, somme toute légitime, je souffle, d’un air taquin. « Nan je trouvais ça marrant de me prendre pour le Robin des bois de l’apocalypse et je me suis dit que j’étais tellement doué que j’allais apprendre à tirer à l’arc en deux secondes. » Bon, je vais vraiment m’en prendre une si je continue. Du coup, je reprends, un brin plus sérieux. « Notre … le vieux de la famille d’accueil où j’ai grandi chassait à l’arc et au fusil. J’ai appris à me servir d’un fusil assez rapidement mais j’ai pu toucher un peu un arc. Je me dis que ça reste plus discret qu’un flingue, même si c’est plus compliqué d’utilisation. Et faire du bruit, au vu de notre joyeux voisinage, j’aimerais autant éviter. »

J’ai un sourire en coin quand il me tend son arc mais que, surtout, il se recule d’un bon pas. Voire de deux. Je me focalise sur l’arc un instant, testant la tension de la corde et soupesant l’arme, la mine un rien sceptique. Ouais, je me suis probablement enflammé sur ce coup-là mais, vu sa gueule, hors de question de lâcher l’affaire. J’attrape une flèche et j’essaie de me positionner à peu près correctement, puisant dans des souvenirs aussi vagues que pas forcément agréables. Sauf que je sais pas ce que je fais de travers, probablement tout en fait, mais, évidemment, j’atteins pas la cible. Au moins, la flèche est partie ET dans la bonne direction. Elle s’est juste plantée à quelques mètres avant l’arbre. « Bon. Je me suis pas tiré la flèche dans le pied. J’imagine que c’est pas le pire début de l’histoire non ? » Je sais pas pourquoi, mais je suis pas sûr que Willy devienne mon nouveau meilleur ami. J’ai comme un sérieux doute.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Jeu 8 Nov - 16:18
De toute évidence, en plus d’être un stalker de première, Machin se révélait aussi plein d’humour et de sarcasme. Tout ce que Will abhorrait chez un être humain, sans doute parce qu’il s’agissait de qualités qu’on aurait pu lui prêter aussi à une époque. Ces temps-ci, il n’était plus tout à fait sûr d’être encore aussi charmant. Quoiqu’il en soit, cette petite leçon s’annonçait aussi désagréable que l’ingénieur l’avait prédit après avoir été forcé d’accepter. Il se contenta pourtant d’offrir un air parfaitement indifférent - peut-être un peu hautain aussi, quoi qu’on eût pu rétorquer qu’il s’agissait simplement de sa configuration de base - au petit malin sous ses yeux et lui confia son arc pour jauger du travail à accomplir. S’il savait réellement tirer à l’arc ou au fusil, comme il le prétendait, ça n’aurait pas dû être trop compliqué. Il disposait déjà des bases, semblait savoir tenir l’arc dans le bon sens… Il n’y avait aucune raison que ça ne tourne mal et qu’ils n’en aient pas fini avec ces cours d’ici deux ou trois jours. Même si ça impliquait certainement que Will démontre une certaine pédagogie et ça… Ouais, mieux valait ne pas penser à ça pour le moment et se concentrer sur les points positifs. Malheureusement, une fois que Machin eut décoché sa flèche, Will se surprit à se demander sérieusement s’il y avait un point positif dans toute cette histoire.

De toutes ses forces, il se concentra pour ne pas dire un mot et inspira doucement pour empêcher la tension de s’installer dans ses muscles. Donc. Trouver les points positifs. Il n’avait encore tué ou blessé personne. La flèche était partie dans la bonne direction. Et il existait une chance infime que Will puisse plaider le crime passionnel s’il tuait ce type et qu’il trouvait une histoire crédible à raconter aux militaires. Elias accepterait peut-être de témoigner en sa faveur. En attendant de trouver l’histoire parfaite, cependant, il fallait qu’il essaye de se concentrer sur le cours et ça, c’était un peu plus difficile que prévu. “Ok.” souffla-t-il, ignorant superbement la tentative d’humour de Machin au passage. Il s’approcha de nouveau, décidant qu’il ne risquait plus tellement sa vie si monsieur n’arrivait pas à faire mieux. “Au moins, tu sais dans quel sens ça se tient. Je suppose qu’on pourrait faire pire.” Il récupéra une flèche dans son carquois et jeta un bref regard vers la maison dans son dos, pour vérifier qu’aucun témoin ne se tenait près d’une fenêtre pour les observer. Une fois rassuré sur ce point, il tendit la flèche à son élève. “Réarme.” Il attendit sagement que le jeune homme ne s'exécute avant de se planter à côté de lui, à une distance beaucoup trop réduite pour être réellement agréable. “Ton corps doit former un angle de 90° avec la cible.” expliqua-t-il en agrippant les épaules de son élève pour l’aider à se placer correctement. “Le dos bien droit, les jambes écartées à largeur d’épaule et les pieds parallèles.” Il continua de lui indiquer la bonne position en pressant son dos, ses jambes et sa taille jusqu’à ce qu’il soit satisfait du résultat. Il se rappela vaguement des critiques formulées par Elias lorsqu’il avait essayé d’utiliser son fusil d’assaut et qu’il perdait trop de temps à se concentrer sur les mathématiques que sur l’action. On aurait certainement pu lui reprocher la même chose aujourd’hui, mais il n’avait jamais prétendu être le meilleur professeur du monde, après tout.

“Détends les épaules et prépare-toi à tirer.” exigea-t-il en changeant de place. “Le bras bien tendu, tout le haut du corps aligné vers la cible.” Il se souvenait à la perfection de chaque petit détail technique enseigné lors des premières leçons, de l’angle exact de la main sur l’arc jusqu’à la position des doigts, comme s’il avait appris par coeur le manuel. Mais pour la mise en pratique en situation d’urgence… C’était cent fois plus difficile à expliquer et il doutait sérieusement de ce qui se passerait quand l’apprenti voudrait passer aux choses sérieuses. Enfin, avant d’en arriver là, il faudrait déjà que son élève soit capable de toucher le centre d’une cible immobile… Ce qui laissait probablement assez de temps à Will pour trouver une façon de devenir plus patient. Peut-être. Éventuellement. “Tu dois tirer la corde avec trois doigts, jusqu’à ce que ta main soit sous ton menton. Si la corde touche ton nez, c’est que t’es sur la bonne voie. Respire tranquillement et relâche pendant une expiration.” Il lança un petit regard noir à Machin, histoire de bien lui faire comprendre que ça n’était pas le moment de lâcher, juste au cas où il aurait hésité et s’éloigna rapidement de la ligne de mire. “Quand tu veux.” lança-t-il, une fois placé à une distance respectable.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Ven 16 Nov - 11:45
Je devrais probablement me méfier. Genre jamais contrarier un mec capable de faire un trou entre les deux yeux avec une flèche et à une distance plus que respectable. Mais ça se saurait si je faisais pas de la merde hein. Et puis bon, sur un malentendu, peut-être qu’il me trouvera supportable. Ou pas, on est bien d’accord mais, au fond, c’est pas comme si c’était vraiment un problème. Moi ça me fait marrer de le voir ronger son frein et puis, il a fini par accepter de m’aider. Donc perso, je suis gagnant sur tous les fronts. Ou un truc du genre.

Bon, sauf que le premier lancé est pas terrible. J’aurais pu faire pire, je sais bien, mais j’aurais surtout pu faire carrément mieux. Je jette un œil dans sa direction, guettant le verdict alors qu’il a l’air encore plus énervé qu’à mon arrivée. Je pensais même pas que c’était possible ça. Et, à sa mine fermée, je peux pas m’empêcher de lui décocher mon plus beau sourire. Celui qui plait aux filles en général mais qui donne à Kenny l’envie de me tarter. Okay, elle en a souvent envie mais je m’arrête pas à ce genre de considérations. Bref, je disais quoi ? Ah oui. « Tu supposes bien. J’aurais quand même pas demandé à apprendre si j’étais si mauvais que ça. Je suis rouillé surtout et un peu nerveux. Du coup, le combo est pas terrible. »

Je hoche la tête quand il reprend, attrapant la flèche que je tiens un instant entre mes doigts avant de m’exécuter, essayant de me concentrer un peu plus. Je réarme donc et je regarde vers lui quand il reprend la parole, me figeant quelques secondes quand il agrippe mes épaules. C’est le moment où il va m’étrangler parce que je suis relou ? Non, il oserait pas quand même. Mais je me place, essayant de suivre ses gestes tant bien que mal. J’ai beau être plutôt tactile comme garçon, ça me perturbe un peu de me faire toucher par quelqu’un que je connais pas. Fille ou mec hein, dans ce contexte, je m’en cogne un peu. Surtout que je sens que si je fais une blague, ça va encore tomber à l’eau. Public difficile.

J’inspire longuement, relevant les épaules et les baissant pour les détendre, comme il m’a demandé. Et j’en oublie, l’espace d’un instant de sourire comme un con, trois doigts posés sur la corde alors que je prends de longues inspirations. Je fronce légèrement les sourcils, oubliant presque qu’il est pas sympa, même si je m’en cogne en vrai, le regard rivé sur la cible alors que j’ajuste chacun de mes mouvements en fonction de ce qu’il dit. Je prends même pas la peine de m’offusquer quand je le vois s’éloigner et je me concentre sur la cible alors que je tire la corde. Et que je tire.

Pour mettre dans le mille.

Alors, on va pas se mentir, je pense que ça tient à 99% d’un monstrueux coup de bol. Mais, quand même, je suis obligé de me retourner vers lui, retrouvant ce sourire insolent qui fait ma marque de fabrique, pour lâcher, d’un ton joyeux. « Ca t’épate hein ! Je parie que tu t’y attendais pas ! »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Mer 21 Nov - 11:01
Un ange passa avant que la flèche ne siffle enfin dans l’air. Pour venir se planter droit au coeur de la cible dessinée sur l’arbre. Une étrange bouffée de fierté assoma brièvement Will, qui fit de son mieux pour ne pas flancher. Le dos bien droit et les bras croisés sur la poitrine, il resta immobile et impassible tout du long, y compris quand l’apprenti archer se tourna vers lui pour fanfaronner. Il s’autorisa tout de même un très fin sourire qui tenait plus de la moquerie que de la satisfaction aux mots de l’homme. C’était impressionnant, sans doute, mais l’ingénieur doutait franchement des capacités de Machin à reproduire ce petit miracle une deuxième fois et encore plus de réussir à chaque flèche tirée. Même s’il n’aurait vraiment pas été contre, histoire que leurs interactions prennent fin aujourd’hui même. “C’est sûr que je ne m’attendais pas à ce que tu réussisses après que je t’ai aidé à te placer parfaitement et que je t’ai dit précisément quoi faire.” souffla-t-il, loin de sembler impressionné. Ses bras retombèrent le long de son corps et il s’approcha du tronc pour retirer la flèche plantée en son centre, obligé de mettre un peu de force pour réussir à la déloger. Il retourna ensuite se planter près du carquoi abandonné au bord de la terrasse et rangea la flèche avec les autres avant de le placer sur son épaule et de relever les yeux vers son élève. “Si je peux te donner un bon conseil : ne t’excite pas trop vite. C’est une réussite sur deux tentatives. Il n’y a pas beaucoup de vent aujourd’hui et la cible ne bouge pas. Tu n’es même pas à distance maximale pour tirer.” D’un geste de la main, il désigna l’arbre. “Malheureusement, aucun arbre ne t’attaquera jamais en dehors de ce jardin. Et les rôdeurs ont beau être lents, ils bougent quand même. On ne va même pas commencer à parler des humains bien vivants ou des proies… Ou du fait que je ne serais pas toujours là pour t’aider à te positionner.”

Ce petit laïus très terre à terre terminé, Will s’approcha de nouveau du jeune homme et lui prit l’arc des mains. Il fit deux pas sur le côté pour que l’homme ne le gêne pas et se positionna face à la cible. Il s’offrit quelques longues secondes pour se placer correctement et se détendre avant de tirer une première flèche. Dès qu’elle partit, il en récupéra une autre sur son épaule pour l’envoyer voler elle aussi et recommença ce petit manège jusqu’à ce que cinq flèches soient alignées les unes sous les autres sur le tronc, sur toute la hauteur de la cible. En se redressant, il adressa un adorable petit sourire faux à son charmant élève et haussa les épaules. “Mais si on oublie tout ça, je suis vraiment impressionné.” assura-t-il. Il lui rendit l’arc et le carquois. “On va réessayer quand même, ok ? Juste pour être sûr que ça n’était pas simplement un coup de chance.” Il retourna vers l’arbre pour retirer ses projectiles et les rendit elles aussi au jeune homme. “Tout d’abord, fais un petit aller-retour jusqu’à l’arbre, qu’on voit un peu si tu arrives à te replacer tout seul après avoir bougé. Quand tu maîtriseras le placement, tu devrais pouvoir viser juste à chaque fois. Au moins pour aujourd’hui, en tout cas. Et peut-être que si tu arrives à faire ça correctement dix fois aujourd’hui, on mettra fin à la séance et qu’on passera au niveau supérieur la prochaine fois.” Après cette promesse, il se mit sur le côté et retrouva sa position de piquet, impatient de voir l’homme faire la démonstration de ses talents.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Jeu 6 Déc - 10:48
Si on occulte le fait qu’il doit avoir autant envie de se pendre que d’être là… et encore je sais pas si le premier l’emporterait pas sur le second… je trouve que ça se passe plutôt pas mal. Il m’explique des trucs et, s’il est saoulé, il essaie quand même de bien faire les choses. Et moi, ça me suffit. Okay, j’ai la satisfaction facile mais au moins, je profite un peu plus de la vie que Willy qui a sacrément l’air d’avoir besoin d’être sauvé mine de rien. Me rappelant mentalement de ne pas lui faire cette blague pourrie, je me concentre quand même pour essayer de pas trop passer pour un con.

Et j’atteins ma cible. Alors, forcément, je suis encore plus content. Normal quoi. Je bombe le torse, même si je me doute que je vais pouvoir m’assoir sur un compliment. Et je peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel quand il reprend la parole, comme un sale gosse. « Ça prouve que j’écoute, tu pourrais reconnaître déjà ça. » Ouais, ouais, ne pas trop pousser sa chance, je sais. Je le suis des yeux alors qu’il va chercher la flèche, plutôt content qu’il galère un peu pour la retirer. Au moins, j’ai frappé fort, si on peut dire ça comme ça. Et même si on peut pas, c’est cool. Là, voilà.

Donc, au lieu de me renfrogner, je souffle, pensif, alors que je regarde autour de moi. « C’est quoi la distance maximale ? Ouais, je sais, tu vas dire que ça varie selon les gens et tout. Et je serais jamais Arrow, même si je suis aussi beau gosse que lui. Mais en moyenne, on est efficace à quelle distance max » Parce qu’on va pas se mentir, ce qui m’intéresse là-dedans, c’est la portée et le fait que ce soit plus silencieux qu’un flingue. Même si je kiffe mon flingue. Et il continue son petit sermon, laïus, truc chiant comme la mort. Je fais bien semblant de l’écouter et je hoche la tête avant de froncer les sourcils quand il reprend l’arc. Quoi, je suis déjà puni ?

Ah non, c’est juste pour me démontrer l’étendue de son talent. J’ai un sourire en coin quand il se tourne vers moi et je tousse un rire à ses propos. « Je sais que t’es doué. Sinon je serais pas venu te faire chier. Je suis ptet un crétin fini mais, tant qu’à apprendre, autant faire ça avec le meilleur du coin. T’étais pas obligé de montrer que t’avais la plus grosse. » J’imagine déjà le taquet que je me serais déjà pris avec les frangins et je peux pas m’empêcher de rire quand il dit que, malgré tout le reste, il est vraiment impressionné. Pour un peu, je pourrais presque le croire. J’attrape quand même l’arc et le carquois sans me faire prier, louchant sur l’arme alors qu’il parle de réessayer. « Ah, je savais qu’il y aurait un piège. » Mais il a raison, c’est important de se positionner, de connaître ces bases-là avant de pouvoir jouer au Robin des Bois des temps modernes. Ou un truc du genre.

Du coup, je vais jusqu’à l’arbre en comptant mes pas, me faisant plus concentré que j’en ai l’air en temps normal. Pas compliqué donc. Et alors, que je reviens vers lui, je souffle, songeur. « Je peux te demander pourquoi t’as choisi de faire du tir à l’arc ou tu préfères éviter de me parler plus que nécessaire ? » Bon, j’ai un sourire à la con, forcément, avant de réfléchir à la façon dont je dois me replacer. C’est plus compliqué qu’il n’y parait, on va pas se mentir, mais j’ai l’avantage de pas avoir trop de mauvais réflexes. Se positionner, c’est la clé, quelque que soit le sport. « J’suis un peu trop sur le côté-là non ? » Je grimace, positionnant de nouveau mes pieds, la mine de nouveau sérieuse, avant de tester, l’arc en main. Y a un truc qui va pas, sans que j’arrive à définir quoi, avant que je finisse par me rappeler de détendre mes épaules. Et je souffle longuement, le regard rivé sur la cible. Que j’arrive de nouveau à atteindre. Sans mettre dans le mille par contre. Déjà, c’est tout juste si je l’ai touchée et si j’ai planté la flèche dedans. « Ça pourrait être pire. Je suppose. » Mais ça pourrait être mieux donc. Je sautille sur place, comme pour retrouver la bonne position, non sans lui jeter un regard interrogateur. Il va me laisse galérer le petit Willy ou pas ? Bonne question hein.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Lun 17 Déc - 12:59
Inspirer. Expirer. Recommencer. Bien à l’abri dans l’intimité de son crâne, Will se répétait ces mots au même rythme qu’il les exécutait. Toute sa mauvaise foi mise à part, il devait admettre que ce type ne lui était pas totalement antipathique. La curiosité était la qualité qu’il préférait au monde, mais malheureusement pas chez les autres. Ça n’en restait pas moins un signe d’intelligence selon ses standards personnels. Mais Machin posait tellement de questions que le sentiment persistant était l’agacement. Hélas, trois fois hélas, il ne pourrait pas faire taire son élève d’une quelconque manière. Il ne restait plus qu’à prendre sur lui et Will ne s’illustrait pas vraiment dans ce domaine. Il secoua la tête, désabusé par la tournure que prenait sa vie, mais consentit tout de même à faire un effort pour enseigner quelque chose au jeune homme. Après tout, lui-même avait appris grâce à l’incroyable patience d’un professionnel, fut un temps. “Ça dépend effectivement des gens, de l’arc, des flèches et de la météo.” ne put-il s’empêcher de lister, presque hautain bien que ce ne soit absolument pas nécessaire. “Mais en compétition, on tire à soixante-dix mètres de la cible. Là, on a à peine quinze mètres de distance, juste un peu au-dessus de la compétition enfants.” Un sourire suffisant s’installa sur ses lèvres à ces mots. C’était l’entière vérité, mais pas la raison pour laquelle Will se contentait d’une si légère distance. Trouver plus de soixante-dix mètres de libre en plein Fort Hope relevait du miracle et Machin le savait probablement. Ça n’en restait pas moins fort agréable de l’informer innocemment qu’il échouait sur un niveau enfant.

Histoire de bien appuyer ses propos, l’ingénieur se lança dans une petite démonstration de ses propres talents. Son air satisfait s’imrpimait plus distinctement que jamais quand il reporta son attention sur son élève. Hélas, Machin semblait décidé à ne pas se montrer impressionné. Le compliment masqué aida tout de même Will à rester tranquille. Il se contenta de lever les yeux au ciel et de donner de nouvelles directives à son élève. Ce dernier s'exécuta sans mal, au moins il était presque sérieux dans l’apprentissage, sans quoi le professeur improvisé aurait définitivement abandonné. Mais il parlait trop. Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Will inspira profondément et répéta son petit mantra une fois de plus. “Tu poses toujours autant de questions ou c’est seulement pour moi que tu fais un effort ?” renvoya-t-il, l’air presque sincèrement intéressé. “J’ai choisi le tir à l’arc parce que j’en avais assez du piano et que ça rend bien sur les dossiers pour l’université d’avoir quelques activités extra-scolaires. Et on ne peut pas vraiment choisir n’importe quel passe-temps quand on vise la Ivy League, mes centres d’intérêt devaient correspondre à leurs standards.” répondit-il tout de même avec honnêteté. Machin essaya de sa placer tout seul, réclamant l’aide de Will qui ne fit que hausser un sourcil et le laissa se débrouiller. La flèche siffla dans l’air et vint, miraculeusement, se planter dans le tronc et même dans la cible. Pas au centre, mais venant d’un débutant, ça n’était pas si mal que ça. “Encore, continue.” exigea simplement l’ingénieur, sans commenter ce qui venait de se passer ou donner la moindre indication pour qu’il s’améliore. “Tous ces gens avec qui tu vis, c’est quoi ? Famille ? Amis ? Des inconnus rencontrés après l’Apocalypse ?” demanda-t-il presque aussitôt, quoiqu’il continue d’observer son élève avec attention. Si Machin s’autorisait à jouer les curieux, il n’y avait pas de raison que Will ne lui rende pas la pareille. Et puis, quoiqu’il ait observé un peu cette immense bande depuis leur arrivée, il ne savait rien d’eux. À l’exception qu’elle comptait un asiatique particulièrement agréable à regarder, ce qu’il ne se privait pas de faire dès qu’il en avait l’occasion.

Malheureusement pas assez à son goût, d’ailleurs et cela lui donna une idée. Un autre sourire naquit lentement et il oublia momentanément les tentatives de Machin de briller comme archer pour se concentrer sur son plan ridicule. “Les autres ne sont pas intéressés par le tir à l’arc ?” demanda-t-il innocemment, sans se départir de son air ennuyé. “Si j’arrive à tirer quelque chose de toi, peut-être que je pourrais donner des leçons à tes potes. Peut-être pas le blond avec sa batte, je suis un peu allergique aux homophobes…” continua-t-il en tirant la grimace, alors que des souvenirs de sa première rencontre avec l’homme en question lui revenaient. Il ne s’était toujours pas remis des blagues douteuses et profondément offensantes de ce type et s’il pouvait l’éviter, il ne se gênerait pas. “Mais peut-être que l’autre mec, l’asiatique au sourire ravageur, pourrait être intéressé ?” Si une telle chose devait se produire, Elias l’assassinerait sur place, mais l’idée le faisait sourire et l’amusait un peu. Et puis, quel mal y avait-il à regarder la vitrine, du moment qu’il ne touchait pas aux pâtisseries disposées à l’intérieur, hm ? “Relève le bras et redresse-toi un peu.”

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Jeu 3 Jan - 23:15
Ca se voit que je l’emmerde. Faut pas être mentaliste ou une connerie du genre pour s’en rendre compte. Et ça devrait probablement pas autant m’amuser mais je le vis bien. Faut dire que c’est un vrai talent de faire chier le monde, c’est un vrai entraînement quotidien. Et vu que pour le moment, je peux pas trop faire de moto, faut bien que je m’occupe. Bref, j’essaie quand même d’être appliqué j’ai vraiment envie de savoir me démerder. Un arc c’est plus silencieux qu’un flingue et ça, c’est quand même un avantage à ne pas négliger. Je l’écoute avec attention, alors qu’il reprend la parole, laissant filer un sourire amusé autant au ton qu’il emploie qu’à ses paroles. « Ah merde, j’ai cru l’espace d’un instant que t’allais me faire un compliment. C’est moche. » Mais il a quand même droit à un large sourire. Pas comme si j’allais me vexer pour si peu. Et il ferait probablement pas son malin si on se retrouvait sur un circuit.

J’observe quand même ses gestes et j’essaie de reproduire ce qu’il me demande de faire. A sa question, j’ai un clin d’oeil et je souffle, malicieux. « C’est ta volubilité qui me donne envie d’être communicatif. » Mais au moins, il répond. Et j’ai presque pas l’impression de pas l’avoir forcé pour ça. Je hoche la tête, comme pour confirmer ce qu’il dit avant de laisser échapper un sifflement admiratif. « La Ivy League, carrément ? T’en visais une en particulier ? Moi j’ai dû me contenter d’études par correspondance, ça fait moins classe d’un coup. » Ouais, je me doute qu’il s’en fout totalement. Donc je me concentre sur ma cible, plutôt content de pas la rater. Et, quand il me dit de recommencer, je m’exécute une première fois, puis une deuxième, me rapprochant petit à petit du centre. Je m’arrête quand il m’interroge sur les autres et j’ai une grimace. « Ma famille. Je sais, ça peut paraître un peu bizarre vu nos tronches. Robin est ma sœur biologique, pas les autres. Sid et Kenny sont vraiment frères et sœurs. On a tous atterris dans une famille d’accueil parce qu’on était trop… vieux… pas assez désirés par nos familles respectives pour être récupérés à la mort de nos parents. On a grandi ensemble et on s’est retrouvés quand l’Apocalypse a eu lieu. » J’essaie de faire la version courte, mais je sais que ça peut paraître un peu compliqué vu de l’extérieur. Je me demande si ça se fait de lui demander s’il a des proches encore en vie ou de lui parler de son mec mais j’attends déjà de voir comment il réagit avant, ça me paraît mieux. Moins risqué.

J’agite une flèche devant moi au reste de ses questions, grimaçant quand il parle de Sid. « Il est pas homophobe, il... » Ouais en fait non, il doit probablement l’être, mais vu son passif, difficile de pas l’être. J’ai failli avoir du mal moi aussi mais au final, mec ou fille, je m’en fous, tant qu’on m’oblige à rien. Sauf que je suis pas sûr que Sid ait réussi à avoir le même raisonnement. « … il a du mal. Avec tout le monde. Mec ou fille. Faut pas le prendre spécialement contre toi. » Et j’ai un sourire quand il parle de mon autre frangin. « Drew… il a toujours eu carrément plus de succès que moi, c’est un truc de dingue. Je peux toujours lui demander si tu veux, il serait content de pouvoir faire des trucs concrets pour nous défendre. Et c’est un sportif aussi, ça peut aider. » L’espace d’une seconde, je me demande même si Will serait pas son genre. Sinon, il aurait déjà sauté sur Axel non ? Difficile à dire et je pense que le sujet serait un peu trop sensible pour que je tente de le lancer comme un pavé dans la marre. Je relève le bras, haussant les sourcils la mine interrogative. « Mieux comme ça ? » Je me sens un peu con quand même et j’ai encore plus l’impression d’être un gamin qui essaie tant bien que mal de s’appliquer. En espérant que le prof soit pas saoulé trop rapidement quand même.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Lun 7 Jan - 14:28
Pour n’importe quelle personne normale et un tant soit peu dotée d’empathie, la conversation aurait pu prendre un tour un peu gênant. Ce type possédait un talent fou pour installer le malaise, à parler de ses études par correspondance ou de sa famille d’adoption. Will considérait l’empathie comme une perte de temps. Et il n’était en rien responsable des malheurs des autres. D’un haussement d’épaule, il partagea donc bien le total manque d’intérêt que sa situation passée lui inspirait, là où pour d’autres, le moment semblait mal choisi de fanfaronner. “Harvard. C’était un genre de tradition familiale d’étudier là-bas. J’y suis resté un an avant de demander mon transfert au M.I.T.” Il savait qu’il avait eu beaucoup de chance au cours de sa vie, mais il ne voyait aucune raison d’être pudique à ce sujet. Il ne s’excuserait pas d’avoir eu la chance d’étudier dans deux des meilleures universités de ce pays. Ni d’avoir eu une famille aimante autour de lui. Ils étaient tous morts aujourd’hui, Machin le battait au moins sur ça. Non pas que ce soit un concours. Ça n’aurait pas dû l’être, en tout cas, mais d’entendre l’apprenti archer parler de sa triste vie, de savoir que lui avait la chance d’avoir tous ses proches auprès de lui… Il sentit la chaleur familière de la colère brûler ses veines, de concert avec un certain sentiment d’injustice. Même son bref rêve de se construire une nouvelle famille était récemment mort dans le sang et dans les larmes et ça ne l’aidait pas à aborder le sujet avec calme.

Changer de sujet devint rapidement urgent. À défaut de trouver mieux, Will se rabattit sur l’immense fratrie improvisée de Machin et son petit fantasme d'écolière concernant celui qui semblait en être l’aîné. Visiblement depuis Elias, ses goûts en matière d’hommes avaient évolué prodigieusement. Une remarque un peu acerbe lui échappa au passage sur le blond qui l’avait verbalement agressé quelques semaines plus tôt, alors que Will avait cru bon ouvrir sa bouche et assumer pleinement sa sexualité devant cet abruti. Son charmant frère eut l’audace d’essayer de prendre sa défense, récoltant un regard de l’ingénieur, demandant sans le dire “Sérieusement ?” Enfin, que le blondinet à la batte soit homophobe ou non ne changerait en rien l’opinion de Will. Son sourire faux n’eut pas trop de mal à revenir, au moins, quand il fut question de l’autre. Drew, donc. “Il est carrément plus canon que toi, ça aide.” souffla Will. Son ton ennuyé souffra un peu, à croire qu’il commençait sérieusement à s’habituer à la présence de Machin. Ils en étaient même à une relation de franche camaraderie, là, selon les standards un peu biaisés de Will en tout cas. “Envoie-le moi s’il a envie d’apprendre. Et s’il n’a rien en commun avec l’autre.” Ce serait une vraie tragédie pour Will de découvrir que son pauvre petit coeur en manque de sensation s’emballait pour un autre crétin sous-évolué.

“C’est pas mal.” admit-il, quand Machin eut réussi à se replacer tout seul, dévoilant définitivement que sa haine cordiale s’était transformée en acceptation. “Maintenant il faut juste que tu trouves la bonne position à chaque tir, y compris quand il n’y a personne pour te rappeler à l’ordre. Et pour ça la seule solution, c’est l’entraînement. Pour aujourd’hui, tu peux continuer avec moi, mais il faudra que tu continues de t’exercer tous les jours jusqu’au prochain cours. Et à ce moment-là, on ira se faire une balade en ville pour s’exercer sur des cibles mouvantes et des angles et des distances un peu moins simples. Vous avez un jardin derrière votre palace ?” Il avait remarqué qu’ils étaient installés dans la plus grande maison du camp, mais de là à connaître les dimensions du terrain… “S’il est au moins de la taille de celui-ci, entraîne-toi là-bas pendant quatre ou cinq jours et on se retrouve ici à la fin de la semaine pour le prochain cours. Tu peux emprunter un arc d’entraînement en allant demander gentiment à Logan. Je t’en trouverai un vrai rien que pour toi avant le prochain court. Tu mesures combien ?”

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Lun 28 Jan - 19:32
Ce mec est quand même bizarre. Enfin, je sais bien que la fin du monde nous a tous rendus un peu dingues, on va pas se mentir. On a tous une notion du bien et du mal parfaitement subjective maintenant et on serait capables de faire des trucs qui nous auraient fait flipper voire pire avant. Mais lui, j’ai comme le sentiment que c’était déjà un mec pas cool avant tout ce bordel. Pas que moi je puisse me qualifier de cool hein, qu’on soit bien d’accord. Point positif, il fait pas semblant de s’intéresser à ce que je raconte, je déteste les gens qui font ça. « Tradition familiale, carrément ? Et c’était comment Harvard ? C’était pas chiant ? » Quoi, je suis curieux, j’ai le droit non ? Ca claque un peu comme coin même si aujourd’hui les profs doivent être en train de marcher en bavant, les bras tendus et la moitié de leur crâne traînant derrière eux. Bref, vision glamour quoi. J’arque un sourcil à cette idée, avant de me dire qu’il a l’air un peu tendu. Enfin, encore plus quoi. Faut dire que ma présence aide pas à ce qu’il soit … détendu. Hem.

J’ai quand même une grimace quand on parle de Sidney et, au regard qu’il me lance, j’ai un haussement d’épaules. « Fallait bien que je fasse genre je le défends non ? Je sais, c’est un connard, mais il a fait un paquet de trucs pour me sauver la vie. Ca excuse rien, je sais… et t’as rien dit non plus, je sais aussi. » Je m’attends à un regard qui tue ou un truc du genre avant qu’il finisse par balancer que Drew est plus canon que moi. Je lève un sourcil avant de secouer la tête. « Putain, si j’avais eu un dollar à chaque fois que j’ai entendu cette phrase, je serais millionnaire. Et je pourrais faire flamber ces billets qui servent plus à rien. » J’avoue, c’est un fantasme que j’ai souvent ça, de trouver assez de billets de banque pour les cramer. Faudrait que je demande à Kenny si ça la botte tiens. Bref, je m’égare un peu et je tousse un rire quand il continue. « Je lui dirais. C’était un champion de base-ball au lycée, il doit bien savoir viser. Et il n’a rien en commun avec… l’autre donc. Drew est le mec le plus ouvert d’esprit que je connaisse. Il juge pas les gens et… il veille sur eux. » Je fixe le vide un instant, fronçant les sourcils avant de secouer la tête. Faut que j’arrête de penser à tout et surtout à n’importe quoi.

D’autant que je dois me focaliser sur l’entraînement. On est là pour ça un peu quand même. J’ai une ombre de sourire quand il dit que c’est pas mal, n’en cherchant pas plus vu le type. Je dois déjà être content. « Y a des… trucs pour retrouver la bonne position ? Ou c’est des réflexes à avoir avec l’entraînement ? Du genre, quand j’ai appris à faire de la moto, on m’a donné des clés pour bien tomber, tu vois ? On a un jardin je crois. C’est un peu la jungle mais je dois pouvoir me faire quelques cibles pour m’entraîner. » Je me gratte la tête, pensif avant de le fixer, curieux. « Quatre ou cinq jours, ça suffira ? Et… ça t’emmerde pas de me faire un nouveau cours ? Je sais que je suis un peu chiant comme mec et… enfin je comprendrais que t’aies plus envie de me planter la flèche dans des endroits improbables que de m’apprendre d’autres trucs. » J’ai un large sourire quand il me parle de me trouver un arc rien que pour moi, me retenant de trépigner sur place. « Euh… 1,85 mètres m’sieur ! Je sais, je suis pas le plus grand de la fratrie, c’est moche. » Je savais même pas que la taille pouvait être importante tiens, comme quoi, y a un paquet de trucs que j'ignore encore donc.

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   Mer 30 Jan - 22:18
Cette petite séance était censée être la parfaite distraction pour ne plus penser à toutes les choses douloureuses qui hantaient Will depuis quelques semaines. Et jusque là, malgré l’agaçante habitude de son élève à parler sans respirer, ça fonctionnait plutôt bien. Mais ça, bien sûr, c’était avant qu’ils n’abordent le sujet de la famille. Will essayait très fort de se convaincre que tout ça ne le touchait plus, il se trompait complètement. Il aurait pu expliquer sobrement au jeune homme qu’il n’avait aucune envie de continuer de parler du passé, cela dit, mais sa fierté le lui refusait. À la place, il préféra s’enfoncer un peu plus dans son indifférence. “Chiant ? Personne ne fait de fêtes plus décadentes qu’un gosse de riche dans une université de la Ivy League, crois-moi.” Il marqua une courte pause avant d’ajouter : “Les cours n’étaient pas mal non plus.” Il ne respirait pas la joie de vivre et son envie de mettre fin à cette conversation devait se sentir, mais quelque chose lui disait que Machin n’en tiendrait pas compte s’il n’en avait pas envie. Ça n’était pourtant pas faute d’essayer de changer de sujet et de parler de quelque chose qui aurait dû réellement le passionner : sa belle et grande fratrie. Will se permit même de laisser exprimer librement le petit crush qu’il entretenait sagement pour l’asiatique du groupe. Détail qui ne semblait pas vraiment surprendre Machin, étonnement. Visiblement, il n’était pas le premier à baver sur le grand brun et sans raison apparente, cette idée lui arracha un petit rire discret. Tout comme le rêve secret de Machin de faire un feu de joie alimenté par des billets de banque. Drôle de fantasme, mais chacun son truc après tout… “Si ça te permet de rester au chaud, c’est que ça sert pas à rien.” lança-t-il pourtant, d’une sobriété presque effrayante.

Il eut même droit à quelques informations en plus au sujet de ce Drew et vraiment, ça n’aurait pas dû le surprendre tant que ça, mais il n’en fut pourtant pas moins décontenancé. Il avait vraiment un genre, ça en devenait presque inquiétant. Mais il ne l’était pas du tout, tout juste amusé. Il aurait eu tellement à dire s’il ne s’agissait pas de ses propres travers. Il posa son regard curieux sur Machin et prit un temps fou avant de demander : “Et il joue dans quelle équipe, alors ?” Il précisa bien vite le fond de sa pensée, des fois que la métaphore sur le baseball soit prise un peu trop au premier degré par son informateur. “Je ne parle pas de baseball, que ce soit clair.” Non pas qu’il tenterait quoi que ce soit. Surtout pas. Mais c’était le genre d’information qu’il préférait connaître d’avance, histoire de s’éviter quelques déconvenues et autres moments gênants s’il se prenait à flirter pour passer le temps et que ça se retournait contre lui. Ça n’était pas trop le moment d’agacer les nerfs de son mari. Ou ceux d’un inconnu sachant se servir d’une batte.

Malgré ses pensées de plus en plus tournées sur des sujets frivoles, il se força quand même à habiller le costume du professeur zélé quelques instants en proposant un programme à son élève du jour, qui aurait visiblement droit à d’autres séances, à leur plus grande surprise à tous les deux. “L'entraînement, c’est le seul secret pour trouver la position. À force de tirer, de faire des erreurs ou de réussir, tu vas finir par sentir instinctivement quand t’es bien placé ou non. Tu dois laisser le temps à ton corps d’apprendre. Les seuls conseils que je peux t’offrir, je te les ai déjà donné aujourd’hui. La seule chose que je peux ajouter, c’est de ne pas trop prendre ton temps. Plus tu conserves la position, plus tu réfléchis, plus tu vas te tendre et avoir du mal à tenir. Essaye, encore et encore jusqu’à ce que t’aies plus besoin d’y penser pendant deux minutes pour savoir comment te tenir.” Il n’y avait rien de sorcier, vraiment et Will était même un peu trop précis dans sa façon de tirer, d’autant plus quand il s’agissait d’une question de vie ou de mort plutôt que de marquer des points. “T’auras sans doute besoin de plus de cinq jours pour que ce soit parfait, mais ça devrait suffire pour te donner de bonnes bases si tu t’entraînes sérieusement. Ça veut dire au moins une heure par jour, sans exception.” Il lança un regard appuyé au jeune homme à ces mots, insistant bien sur l’importance de cette consigne. “On fera un petit test ici avant de sortir, si ça te va. Disons que sur dix flèches, si t’en mets 7 dans le centre, tu seras prêt pour passer à la vraie leçon.”

Parce que viser une cible était une chose, mais ça ne le sauverait pas contre une horde et il devait bien en avoir conscience s’il était là. “Quant à la taille, c’est pour le choix de l’arc. Il sera plus ou moins grand selon ton amplitude. C’est vrai que t’es pas le plus grand par ici, mais si ça peut te rassurer, à 1,85m, t’as le droit à la taille adulte. Le même que le mien, en fait.” Peut-être qu’il pourrait demander à Lazare de l’accompagner dehors trouver un arc pour Marchin… Le Will de tous les jours aurait laissé le jeune homme s’occuper de ça tout seul, mais il avait beaucoup trop besoin de distraction pour ne pas sauter sur l’occasion, même si ça le rendait soudainement généreux pour rien. “Une dernière chose.” ajouta-t-il après quelques secondes de réflexion. “J’ai accepté de te donner des cours et je m’y tiendrais, même si tu parles trop. Mais si tu veux parler pendant des heures à l’avenir, je propose qu’on s’en tienne à parler de toi ou de ton frère, ok ? En preuve de ma bonne foi, disons que la prochaine séance sera entièrement tournée sur ce qui t’a poussé à suivre des cours en ligne.” Un sourire presque sympathique grandit à ces mots. Presque. Il n’avait rien contre les bavards, autrefois. Peut-être que ces deux-là pouvaient s’entraider après tout. Will lui apprendrait à se servir d’un arc et Machin l’aiderait à retrouver sa passion passée pour les questions gênantes et les conversations sans fin…

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MessageSujet: Re: Think of me when you shoot your arrows || Luke   

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