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 "wrecking ball" ezra

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MessageSujet: "wrecking ball" ezra   Mar 23 Oct - 16:03
Je n’aimais rien ici, je n’aimais pas cette ambiance, je n’aimais pas les gens, ni c’est putain de militaire à con. J’avais envie de défoncer tout le monde, mais ça serait mal vu. J’étais épuisé, incapable de dormir faute de faire confiance à qui que ce soit. C’était pire qu’avant et le fait de devoir travailler et répondre aux ordres de ces petits chef… J’allais péter un plomb, réellement. Je ne savais pas exactement quelle heure il était quand je finis par reprendre le chemin vers la maison, maison qui me semblait beaucoup trop en bon état pour mon bien. Je ne connaissais pas encore bien les lieux, je me perdais presque à chaque fois et aujourd’hui ne sembla pas échapper à la règle, sauf que j’étais beaucoup trop fatigué pour m’en rendre compte. J’étais rentré dans une maison les yeux à moitié fermé, je m’étais trainé dans le rez-de-chaussée, manquant de tomber en tapant dans des meubles que je ne connaissais pas avant de trouver la cuisine où je pus passer ma tête sous l’eau. Je ne tiquais sur rien, tout simplement car j’étais persuadé que les filles essayaient de s’approprier les lieux. On allait pas rester ici, on ne pourrait pas. Retirant mon t-shirt, je le gardais dans la main avant de trouver l’escalier à taton pour finalement le monter. J’étais épuisé, bien plus encore et pour une fois, une toute petite fois, je voulais mon lit, celui dans lequel je ne dormais jamais. Je voulais simplement dormir, faire en sorte que cette migraine cesse et que je puisse me reposer avant qu’ils ne rentrent, avant que je ne sois à nouveau obligé de monter la garde.

Arrivant dans ma chambre, je retirais mes chaussures sans la moindre grâce, abandonnant mon t-shirt sur le sol avant de me laisser tomber sur le matelas. Soupirant en sentant un torse sous mon bras, je chuchotais à peine audible, « Laisses moi dormir  un peu Luke… », ça ne pouvait-être que lui, j’avais vu Drew en partant et je n’avais pas la force de mettre mon bras ailleurs que sur lui. De toute façon il n’aurait qu’à me virer si jamais il en avait marre. Sombrant un peu plus, j’ignorais pendant un temps tout ce qui n’allait pas, à commencer par le fait que Luke ne m’avait toujours pas dégagé et que même son odeur était pas la même. Je disais pas que mon frère sentait fort, mais il sentait pas à ce point le savon. Bon après si il sortait de la douche… C’était possible. Je dus rester comme ça plus d’une dizaine de minute avant que cette chaleur ne devienne finalement oppressante. J’avais l’impression de dormir contre Luke. D’ailleurs mon front touché son torse, c’était suffisamment étrange pour qu’il me vire normalement. Non il n’y avait rien de normal là. Absolument rien.

Ouvrant les yeux je m’éloignais brutalement, légèrement nauséeux par la fatigue avant de réaliser que ce n’était absolument pas Luke mais bien un mec, un mec que je ne connaissais pas et qui m’avait laissé dormir sur lui. Ok ce mec était anormale, c’était une erreur, normalement et même avec toute la gentillesse du monde il aurait du me virer de là. Reculant de plus en plus je mis un instant à comprendre que je n’étais vraiment pas chez moi. J’avais foutu quoi là au juste ? « Me touches plus jamais connard. », soufflais-je en ignorant bien le fait que de une, j’avais touché l’homme et que de deux théoriquement il n’y était pour rien là à cet instant, j’étais le seul responsable de la situation.
   

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 25 Oct - 15:27


Ezra venait enfin de réussir à se coucher. Ce soir aussi, Harvey n’était pas à la maison et il appréhendait énormément de s’endormir, si bien qu’il avait trafiqué dans cette dernière un long moment, pour retarder l’heure de son coucher. Il n’avait pas envie de se faire encore une fois surprendre en pleine crise de somnambulisme par l’un ou l’autre de ses voisins. Et pire, il ne voulait pas que son frère le voit comme ça. Il était malade, il le savait mais il ne savait pas comment résoudre ce problème. Et cela le travaillait beaucoup.

C’est en songeant à tous ses soucis, qu’il finit par s’endormir, l’esprit agité par ses divers problèmes. Pourquoi était-ce si compliqué de vivre ?

Il ne sait plus à quel moment vraiment, mais il sentit que quelqu’un se glissait dans son lit. Harvey ? Il travaillait, ce ne pouvait pas être lui. Et puis pourquoi le timide jeune homme viendrait se glisser dans ses draps au milieu de la nuit. Mais le tatoueur devait bien avouer qu'il aurait bien voulu que ce soit lui. Il rêvait de pouvoir dormir avec le jeune homme, pouvoir se réconforter dans son odeur … mais ce n'était qu'un rêve et il entendit vaguement une voix qu’il ne connaissait pas. Et l’odeur … ce n’était pas non plus Harvey … Au bout d’un petit moment il finit par ouvrir un œil et remarqua un homme lové près de lui. Mais qu’est-ce que c’était ce bordel ? Qu’est-ce que cet homme faisait dans son lit ? Ezra l’observa un moment, n’osant pas le réveiller et réfléchissant au pourquoi du comment un inconnu avait atterrit ici. Il avait l’air de trop bien dormir … Et le tatoueur avait conscience que le sommeil était quelque chose de trop bien sacré pour s’octroyer le droit de réveiller ce pauvre homme comme ça sans autre raison valable que sa méprise de plumard.

Mais au bout d’un moment à le regarder dormir sans un mot, ce dernier sembla se réveiller de fort mauvaise humeur et vaguement désorienté. Ezra ne lui en tint pas rigueur. Après tout il devait être surpris de se retrouver là. Le tatoué, évidemment à moitié nu, lui sourit gentiment, même si ce dernier ne devait finalement que percevoir une ombre dans l’obscurité de la chambre.

« J’aime bien les insultes au lit, ça peut être cool, mais en générale on me demande plutôt de continuer à toucher, tout partout et pas de ne pas recommencer. Enfin, sauf si on est dans un jeu de rôle particulier … auquel cas je suis plutôt menotté. Là c’est totalement différent … m’enfin bref … On est pas là pour ça ? Non ? Enfin … Si tu as envie de t’acoquiner un peu, on peut voir ce qu’on peut faire.»

Ezra se redressa dans son lit, souriant de toutes ses dents et alluma sa lampe de chevet. La lumière l’éblouit quelques instants, puis il si habitua, et posa ses yeux sur son vis-à-vis. Il put enfin voir correctement l’homme qui venait de squatter son lit sans remords. Il détailla ce dernier du regard. Il était plutôt pas mal, rien n’était à jeter dans cet homme. Même si Ezra aurait préféré le voir nu, il se contentait déjà de ce qu’il avait. Et puis, comme une cerise sur le gâteau, il arborait quelques tatouages magnifier par la virile présence de quelques cicatrices.

« Joli tatouage beau gosse, mais … à qui ai-je l’honneur ? Moi c’est Ezra Young. En générale quand quelqu’un entre dans mon lit, je connais au moins son prénom. »

Il bâilla un bon coup, et se gratta l’intérieur d’une cuisse. Ezra se leva lentement de son lit, gardant ses mains devant lui pour bien signifier qu’il n’allait pas l’agresser d’aucune façon. Il connaissait tellement ce sentiment de se réveiller dans un endroit incongru, qu'il ne souhaitait pas brusquer ce garçon. Il sourit un peu plus timidement à son vis-à-vis.

« Non mais trêve de plaisanterie, tu te sens bien ? Tu veux boire un truc ? Tu devrais au moins t’asseoir tu ne m’as pas l’air bien ... »

Le tatoueur s’écarta de son lit, réellement inquiet et le désigna d’un geste de la main à son invité surprise, attrapant un des plaids qui traînait dans sa chambre pour que l’homme puisse se couvrir les épaules, lui-même restant en boxer pour discuter avec lui sans aucune gêne.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 25 Oct - 16:38
Je restais un moment interdit en l’entendant développer ses préférence sexuelles, enfin ses pratiques… J’avais l’impression de rêver, autant si en temps normal j’agressais dès que je sentais une menace, je n’avais pas l’habitude de ce genre de réponse et encore moins de ce genre de proposition. Voir ce qu’on pouvait faire si j’avais envie de… La gorge noué, je fus rapidement ébloui par la lumière qui le révéla un peu plus alors que je sentais son regard se poser sur moi. J’étais mal à l’aise, j’étais gêné et ça aller continuer. Il remarqua les tatouage, me catégorisa même de beau gosse avant de se présenter. Ils étaient fou ici, ce mec, cet Ezra était taré et il pensait sincèrement que j’avais fini consciemment dans son lit ? Et maintenant il s’inquiétait ? Putain j’avais atterrie ou là exactement ? Le mec me proposait à boire, et de m’asseoir, j’allais devoir m’asseoir sur lui pour qu’il ait ce qu’il veut c’est ça ? C’était la taxe pour m’être trompé de maison ? Putain qui avait décidé de s’installer dans un quartier ou toutes les maisons se ressemblaient ? « Prends pas tes rêves pour des réalités sale… », pédé ? Oui, on allait en arrivé là, mais j’étais pas dehors, je pouvais pas insulter qui je voulais ici, sinon il allait aller pleurer et vu que c’était une minorité ça serait encore moi le méchant alors que clairement ce mec était dérangé.

Reculant un peu plus jusqu’à rencontré le mur, je faisais tout les efforts du monde pour pas lui rentrer dedans, mais c’était compliqué, surtout quand il profitait du fait que j’ai plus de t-shirt. « Je le suis planté de maison ok ? Je suis crevé, toutes vos putains de baraque de merde se ressemble et je me suis planté, va pas croire que je suis intéressé par quoi que ce soit t’es un mec… » et j’avais de trop mauvais souvenir de ce genre de chose pour ne serais-ce que me dire que j’avais envie. Même l’abstinence forcé ne réussirait pas à me donner la moindre envie d’essayer. J’avais eu trop de mec dans le dos et aucun souvenir agréable au compteur pour prendre le moindre risque. « Et je vais pas bien uniquement parce que si je m’étais pas réveillé t’en aurait profité. », ou peut-être pas, mais il semblait gay et de toute évidence les gays avaient des problèmes et moi j’étais pas encore assez réveillé pour ne serais-ce qu’envisager de partir. J’étais comme un animal tétanisé par les phares d’une voiture. J’étais au milieu de la route, prêt à l’impact.

Déglutissant difficilement, je repris, « Il s’est rien passé ok ? J’ai cru que t’étais mon frère alors arrêtes de me regarder comme ça. » lui ordonnais-je le coeur battant et la panique frappant mes tempes. J’avais l’impression d’être un cadeau de Noël et j’étais beaucoup, beaucoup trop fatigué pour ne serais-ce que le supporter. Pourquoi on était venu ici au juste déjà ? Ah oui, car Kennedy croyait encore au Père Noël.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Ven 26 Oct - 18:49


Bon … le mec en face de lui n'avait pas l'air d'humeur à plaisanter. Et l'humour gay en dessous de la ceinture d'Ezra semblait le mettre encore plus sur les nerfs. Notre tatoueur écarquilla les yeux de surprise quand son squatteur sembla ravaler le dernier mot de sa phrase, pourtant si facile à deviner. Il ne s'entendait pas à ce genre de réaction ... se racla la gorge et enchaîna.

« Tapette, non attend, pédale ? Tafiole ? Pédé ? Sodomite peut-être ? J'l'aime bien le dernier … ça fait tellement vieillot mais tellement réel en même temps. »

Ezra avait l'habitude des insultes. D'ailleurs il préférait s'en amuser plutôt que de s'en offusquer. En générale, reprendre les mêmes mots que ceux que les gens lui balançait à la gueule les déstabilisait plus que de les engueuler. Et puis, ce gars avait trop l'air désorienté pour bien se rendre compte de ce qu'il disait, non ? Alors Ezra lui laisserait le bénéfice du doute. Il ne s'approcha pas de l'homme, lui laissant le temps de se reprendre. De plus, le tatoueur ne le connaissait pas et il pouvait s’avérait violent. Et le tatoué n'avait pas envie de se faire frapper, surtout pas chez lui. Il l'écouta gentiment, sans le brusquer ou se moquer de lui. Il avait déjà un peu trop abusé durant les premières secondes de leur rencontre.

« Calmes-toi … ça arrive de se tromper … Surtout si tu es nouveau ici … Et puis je comprends que tu puisses flipper de te réveiller à un endroit que tu ne connais pas … avec un inconnu de surcroît. Tu sais, je suis somnambule … alors ça m'arrive aussi ce genre de problème parfois. Donc prends ton temps pour évacuer ton stress, d'accord ? »

Ezra lui sourit gentiment une nouvelle fois, mais son sourire s’éteint rapidement quand l'homme prononça une nouvelle phrase. Mais pour qui le prenait-il ce mec putain ? Ezra savait se tenir et ne sautait pas sur tout ce qui bougeait. Même s'il le dissimula du mieux qu'il le pouvait, le tatoueur était vexé. Il tolérait qu'on l'insulte pour ce qu'il était, qu'on se moque de lui, qu'on le critique, mais faire ça sous son propre toit … c'était quand même gonflé. Surtout quand on insisté autant que ce gars.

« Je suis un pédé, j'vais pas m'en cacher, mais je suis pas un violeur. Alors je n'aurais profité de rien du tout. Je m'excuse … de t'avoir regardé de manière insistante … Mais imagine qu'une fille à moitié nu s'installe dans ton lit par surprise, tu en profiterais aussi non ? »

Il lui adressa une nouvelle fois un petit sourire navré et attrapa un de ses pulls. Il s'approcha doucement de l'homme et lui posa le vêtement sur une chaise non loin de lui. Il lui désigna l'habit, et s'éloigna à nouveau.

« Calmes-toi mon gars … Assis-toi sur mon lit, enfile ça et reprend tes esprits tranquillement. Je vais te laisser seul quelques instant le temps d'aller te chercher un verre d'eau et de te laisser le temps de faire le point. »

Ezra tourna les talons et descendit à la cuisine remplir une tasse d'eau. Il essayait d'être le plus gentil possible, mais il ne savait pas trop comment faire avec cet inconnu. Devait-il aller réveiller Anja ? Cela passerait sûrement mieux avec une femme en face de lui.
Non, c'était son problème, il devait arriver à gérer ça tout seul.
Il soupira un bon coup et reprit le chemin de sa chambre. Avec un peu de chance ce dernier se serait échapper et il pourrait essayait de se rendormir et oublier cet incident.

Il tapa à sa propre porte et entra sa tasse d'eau à la main. L'homme était toujours là. Il se passa sa main libre sur sa nuque de gêne et prit son courage à deux mains pour s'approcher de son invité surprise et lui tendre sa collation. Il essaya de briser la glace comme il le pouvait.

« Moi aussi j'ai un frère … enfin un petit frère. Il est ici, tu l'as même peut-être déjà rencontré. Il est militaire, il s'appelle Ariel. Comme la petite sirène. Le tien c'est Luke c'est ça ? »

Il rit doucement et baissa le regard. Ezra avait énormément de mal dès que l’ambiance devenait tendue à s'imposer. C'était sûrement une des séquelles de son séjour chez Maryse. Il préférait se faire oublier et disparaître plutôt que d'imposer sa présence, surtout quand il sentait que les personnes qui l'entouraient n'étaient pas de bonne humeur.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 29 Oct - 10:30
Je me sentais mal à l'aise à l'idée qu'il puisse se juger lui aussi facilement. Je me sentais mal à l'aise qu'il agisse ainsi. Clairement que je l'insulte était presque normal, mais que lui liste ainsi toutes les insultes qu'il pouvait entendre... Je n'avais pas l'habitude de tomber face à ça et l'addition des deux me faisait perdre pied. Pour lui c'était normal de se tromper, surtout si on était nouveau et il comprenait que je puisse avoir eu peur de me réveiller ici avec un inconnu. Me parlant de son histoire personnelle, j'avais envie de lui faire bouffer, de toute façon c'était beaucoup trop suspect qu'il agisse comme ça et il y avait forcément un problème. L'agressant donc pour me protéger, il sembla ma le prendre cette fois et il se défendit presque aussitôt. Gay, mais pas violeur. Quand à se justifier en expliquant que je n'avais qu'à me mettre à sa place et imaginer une fille à moitié nue... Je ne voulais là que des aveux, rien de plus. Il en avait profité, je ne voyais que ça. « C'est censé justifier ton acte ça ?! », soufflais-je alors qu'il se levait, s'approchant de moi pour me donner un pull. Me calmer ? Alors qu'il était à un mètre à peine ? Le regardant partir avec le pull dans les mains j'étais toujours aussi figé, tétanisé, comme paralysé à l'idée de partir et de me refaire piéger. J'étais pas en liberté ici et le grand barbu avait été claire sur un point, si je tabassais quelqu'un je finissais dehors et dehors tout seul... Non, je ne pourrais pas, très clairement je n'allais pas réussir, je n'allais pas pouvoir le faire. Alors je me retrouvais comme lors de mes premiers jours en prison. Bloqué, prisonnier d'une situation sans solution. Finissant par remettre ce pull, j'étais resté collé contre le mur, le coeur battant de nouveau bien trop fort lorsque je l'entendis remonter.

Il toqua avant d'entrer, avant de me tendre un verre que j'eus du mal à prendre avant de l'entendre parler de son frère, Ariel, un militaire... Je le détestais déjà. Il faisait la conversation là ? Secouant légèrement la tête pour me convaincre que je ne devenais pas fou, je finis toutefois par souffler, « J'ai deux frères et trois soeurs... », j'eus alors un rire jaune qui me fit serrer le verre avec plus de force, « C'est ridicule... », pas ma famille, de parler à ce mec, à cette erreur de parcours dans une vie. « Comment tu peux croire que j'ai envie de te parler ? T'es... Enfin à quel moment on se dit qu'enculer un mec c'est bien ? Tu t'es déjà fait prendre au moins une fois dans ta vie ? Tu sais à quel point c'est... », douloureux ? Traumatisant ? Des images pas forcément très saines me revinrent en tête. Il y avait une très nette différence entre devoir garder la tête froide devant les autres et devoir parler à ce mec qui était la définition même de tout ce qui me faisait peur. Et là... Putain je comprenais pas ce qu'il pouvait y avoir d'agréable. J'avais subit ça presque tout les jours durant des semaines et des mois et à aucun moment je m'étais dit que c'était cool. J'avais juste accepté l'idée de devoir me détendre pour ne pas rendre ça plus douloureux et encore, comment vous vouliez vous détendre quand une armoire à glace de 120 kilo vous tire du lit pour se vider les... Je ne savais pas par quel miracle je n'avais pas choppé de MST, mais j'avais au moins comprit que les gay étaient tous des connards.

Certes j'aurais pu me dire que éventuellement les mecs en prison n'était pas vraiment gay et qu'ils voulaient juste se faire du bien, mais violer un gosse durant autant de temps... C'était y prendre du plaisir non ? Donc tout les gays étaient pareil, quoi qu'on en dise et quoi qu'on en pense. Je préférais les mettre dans le même panier et ce mec me faisait peur, car je n'aurais pas le droit de me défendre sans prendre le risque de perdre une nouvelle fois ma soeur.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 29 Oct - 20:24


Une fois le verre d'eau récupéré et la distance de sécurité rétablit entre eux deux, Ezra fut heureux que sa question sur sa famille trouve une réponse. Elle était presque soufflée, mais c'était déjà un grand pas, par rapport à leur conversation de quelques minutes auparavant.

« Waah grande famille. Je galère déjà avec mon p’tit Ari … J’imagine même pas en avoir plus. »

Alors qu'il pensait avoir brisé la glace avec son invité, ce dernier le désarçonna par sa réplique des plus acide. Mais pourquoi ? Pourquoi il lui parlait de ça ? Qu'est-ce qui, dans le comportement d'Ezra, l'avait mis dans un tel état de nerf ? Le tatoué ne comprenait absolument pas. Et surtout, était-ce bien le moment de parler sodomie avec un inconnu ?

« Et pourquoi moi j’ai envie de te parler ? On ne peut pas dire que tu sois très sympathique avec moi. Et c’est toi qui t’es glissé dans mon lit et toi qui m'a presque insulté ... Mais bon, vu ton état, il est hors de question que tu sortes de chez moi comme ça. J’aime pas quand les gens sont mal. Donc on va essayer que tu te détendes un peu et je te raccompagnerais chez toi. »

Ezra reprit son souffle quelques secondes avant d'enchaîner sur la suite de ses questions. Il n'avait aucune idée de comment réagir devant ce genre … d'agression ? En était-ce bien une ? Il ne savait pas. Mais pour le moment cela ne le blessait pas autant que cela aurait dû. Il pouvait dire merci à son armure anti-homophobe construite au contacte de sa merveilleuse famille.

« Je me suis jamais dit qu’enculer un mec c’était bien ou non, c’est comme ça et j’aime ça. Et les gens avec qui je le fais n'ont pas l’air de s’en plaindre non plus … Et pour satisfaire ta curiosité, oui je me suis déjà fait prendre. Plusieurs fois même, dans toutes les positions possibles. Ça n’a pas toujours été bien, mais dans l’ensemble c’est très agréable. Et si tu veux vraiment tout savoir, j’ai pas apprécié ma première fois … mais en changeant de partenaire, ça s’est beaucoup mieux passé. Parce que j'en avais envie et qu'ils étaient doux et attentifs à ce que je ressentais. Ça n'a finalement pas de différence avec la façon dont tu dois traiter une fille. Non ?  »

Avait-il réussi à le faire taire ? Ou du moins avait-il réussi à lui faire se poser les bonnes questions ? Ezra n'en avait aucune idée, mais il l'espérait sincèrement. Pour lui, les gens mal à l'aise avec les homos étaient plutôt des personnes ignorantes de ce genre de choses là. Les relations charnelles entre hommes ça avait toujours fascinés, mais plus souvent de la mauvaise façon, empreinte de l’intolérance et de la pudibonderie religieuse mais aussi et surtout de la connerie humaine face à la différence. C'étaient peut-être tous simplement ça le problème avec ce type, peut-être que quand il comprendrait qu'il n'était pas un satyre lubrique qui remplit tous les mâles qui voit ça irait mieux ? Ezra n'avait plus qu'a croiser les doigts.

« Et sinon, je te retourne la question. À quel moment tu t’es dit que fourrer une meuf c’était bien ? Parce que j'ai jamais essayé et que rien que d'y penser ça me donne des frisson dans le dos. »

Ezra, avait toujours su qu'il était gay. Il n'avait jamais éprouvé le moindre sentiment envers une fille. Très tôt, il s'était rendu compte que ces dernières ne l'émoustillait pas le moins du monde. Mais que par contre, un beau jeune homme lui faisait bondir son cœur hors de sa poitrine. C'est pour cela qu'il n'avait jamais voulu tester avec une femme, il était bien trop sûr de ce qui lui plaisait réellement et il se moquait d'être différent des autres garçons. Gardant seulement pour lui ses préférences pour ne pas avoir d'ennui.

Mais ce dont il était sûr en écoutant l'homme en face de lui, c'est qu'il avait un certain souci avec les homosexuels. Parce que si ce n'était pas ça, il ne le comprenait absolument pas.

« Euh … juste pour être sûr … J'ai fait un truc qui ne t'a pas plu … ? À part le fait de t'avoir mater sans vergogne … et je m'en excuse. Mais ai-je fait autre chose qui t'ai énervé ? D'ailleurs, tu ne m'as même pas dit comment tu t’appelais ? »





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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 5 Nov - 15:10
Ce mec était… Il refusait que je parte après ce que j’avais dit et fait et il s’inquiétait visiblement pour moi. À moins que cela ne soit qu’une technique de plus pour réussir à abuser de moi comme tout les autres dégénéré de son espèce. Cherchant à me défendre en attaquant, il ne se laissa pas atteindre au contraire. Il aimait être gay, il aimait sérieusement coucher et se faire prendre. Ok, à quel moment c’était censé être agréable au juste ? C’était… Tout sauf plaisant, au contraire. C’était violent, sans le moindre intérêt… L’entendre parler de douceur, et de partenaire m’arracha des frissons de dégout, très clairement et j’avais plus envie de vomir que de le croire, j’avais moi aussi été contraint de subir l’expérience et c’était loin, vraiment très loin d’avoir ne serais-ce que le moindre intérêt, c’était… Je me tendis un peu plus quand il me demanda à moi si j’avais déjà réfléchit au bien fondé de se faire une fille, car lui aussi avait essayé et il en avait des frissons. Il ne pouvait pas avoir ressentit ça, clairement pas, il était peut-être tomber sur je sais quoi, mais c’était impossible qu’il n’aime pas ça, c’était lui qui était anormal, pas moi. « Parce que moi c’est normal. », soufflais-je alors que des scènes de ce qui s’était passé en prison se succédaient les unes après les autres dans mon esprit. C’était impossible d’aimer ça, très clairement.

Et puis il posa de nouveau des questions bien trop altruiste. Avait-il fait quelque chose de mal, autre que me mater et il n’attendit pas d’avoir de réponse pour s’excuser, il ne voulait pas avoir fait quoi que ce soit qui ait pu m’énerver. C’était juste une stratégie Sidney, juste ça. Ce mec aurait pu faire n’importe quoi et abuser de moi que on l’avait laissé faire, c’était sur, c’était comme ça que les mecs de son espèce fonctionnaient. Ils étaient tous beaucoup, beaucoup trop dangereux. Mais j’étais tétanisé. La peur d’être ici, de me faire avoir, la peur de revivre les mêmes choses et l’épuisement me faisait me perdre et j’avais peur du moindre mouvement. Il y avait personne à protéger dans cette pièce et j’avais sans doute trop souvent était contre les autres pour réussir à m’en sortir en cet instant. « Sidney… », soufflais-je sans le quitter des yeux. La crainte qu’il dépasse les limites était si forte que j’avais peur de regretter le moindre de mes mouvements. « Et si je m’étais pas réveillé t’aurais fait quoi ?! », répondis-je clairement sur la défensive. Il aurait dépassé toute les limites si jamais je ne m’étais pas réveillé, il m’aurait poussé à vouloir encore une fois oublier et ça aurait été pire. Tout aurait été pire ici. Il était un danger, je en comprenais pas pourquoi on le laissait en liberté.

« Tu crois que ça plait à quelqu’un de se retrouver forcer à te faire plaisir ? T’es… Genre tu penses que j’ai envie qu’un mec me mates ?! », c’était évident qu’il avait fait quelque chose pour m’énerver, en fait il avait été lui, non il était gay. C’était en soit une raison pour me méfier de lui non ? Il était capable du pire juste car il avait la bite en feu. Il fallait que je me méfie, vraiment, avant de devoir faire l’erreur de lui tourner le dos et de lui faire confiance. Personne ici ne méritait ma confiance, et il était hors de question que je fasse amis-amis avec des minorités juste pour le plaisir des autres. On était dans une prison, on n’en sortirait pas comme on le voudrait, c’était certain.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Mer 7 Nov - 16:20


Ezra soupira discrètement quand l’homme précisa que s’il couchait avec des filles c’était seulement parce que c’était normal. Combien de fois le tatoueur avait entendu dans son adolescence, après son coming-out, qu’il était anormal ? Il ne les comptait même plus … Et de toute façon à quoi bon ? Il était comme ça … il était gay et quoi qu’il se passe, il le resterait. Il n’avait pas choisi d’aimer les hommes, il les aimait tout simplement. Et cela avait toujours été comme ça. Mais tout le monde n’arrivait pas à comprendre ça … Et ce mec … ce Sidney ne le comprendrait sûrement jamais.

Ezra fixa son regard bleu sur son interlocuteur, il ne savait pas en quelle langue il devait lui parler, mais essayant de rester calme, il s’expliqua du mieux qu’il pouvait.

« Je me serais sûrement rendormi. Ou alors je serais allé sur le canapé du salon … On est à Fort Hope ici … Tu ne risques rien en te trompant de maison, comme moi je ne risque rien quand je fais mes crises de somnambulisme. Je ne comprends pas pourquoi tu as l’impression que je vais te faire du mal … Et puis franchement … Je suis sûr que tu sais mieux te battre que moi … Alors tu ne risques pas grand chose ... Je frappe comme une tafiole après tout … »

Ezra se risqua à rire un peu. Même si Sidney n’était pas très épais, le tatoueur avait le pressentiment que ce dernier le mettrait au tapis avec une facilité déconcertante. Et puis de toute façon, Ezra s’était juré de ne plus jamais lever la main sur quelqu’un quoi qu’il se passe. Alors ce mec aurait le dessus sans souci, vu qu’il n’opposerait aucune résistance. Puis, ce qu’il lui dit en suite, commença doucement à l’énerver. Il n’avait vraiment pas envie de devenir agressif, mais s’il le fallait, il le ferait … Au moins un peu pour ne pas se laisser marcher dessus par cet homme.

« Me forcer à me faire plaisir ? Je t’ai juste regardé. Je t’ai pas demandé de me sucer non plus … Tu exagères beaucoup je trouve … J’ai le droit d’apprécier un beau mec quand j’en vois un, non ? Tu n’as jamais maté les filles sur la plage ou en boîte ? Je ne sais pas, ils font pas ça aussi les hétéros ? »

Et plus ce mec restait là, plus Ezra se sentait attaqué. Pourtant il faisait tout pour que ce dernier se sente bien … Il pensait être gentil mais apparemment il ne l’était pas assez.

« Qu’est-ce que je pourrais faire pour te prouver que je vais pas te forcer à quoi que ce soit ? Tu veux que je me mette à genoux devant toi pour que tu puisses prouver à quel point tu m’es supérieur ? Autre chose ? Une idée ? Non ? »

Ezra tremblait légèrement tellement il prenait les paroles de l’homme en face de lui à cœur. Il s’était pourtant construit une bonne et belle armure lors de sa vie. Et les insultes sur son homosexualité ou son comportement ne l’atteignaient plus. Mais depuis Maryse et le retour de son frère il avait du mal à se recacher comme il le fallait derrière celle-ci. Il faisait de son mieux, mais le métal qui la composait avait sûrement dû rouillé avec le temps et les attaques la perforait comme si elle n'existait plus.

C’est avec un trémolo dans la voix qu’il continua.

« Je suis beaucoup de chose Sidney … Mais une chose est sûr je ne forcerais jamais personne à coucher avec moi. Je trouve ça dégoutant. Faire l’amour à quelqu’un c’est partager un moment intime, quelque chose qui n’appartient qu’aux deux amants … Que ça soit un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes ensemble. C’est un moment spéciale … le sexe c’est un peu sacré en quelques sorte … Tu as le droit de coucher avec qui tu veux … mais pas de forcer un mec à le faire avec toi … que ça soit par la force physique ou en abusant de lui moralement, je trouve ça ignoble. »

Pourquoi cette réputation de violeur ou de pédophile collait à longueur de temps aux gays ? Ezra pensait qu’avec la fin du monde se sentiment de gêne envers ceux qui n’aimait pas forcement quelqu’un du sexe opposé s’estomperait mais il lui semblait que rien n’avait changé. Ils étaient pourtant tous humain, pourquoi juste ne pas se respecter pour ça ?

« Alors … s’il te plait … arrête de sous-entendre que je t’aurais fait du mal … C’est vexant …et … je te rappelle que tu es quand même sous mon toit pour le moment … Alors je veux juste un peu de respect … »

Même s’il disait ça avec tout son cœur, sa voix s’affaiblissait au fur et à mesure qu’il parlait. Il ne regardait plus Sidney en face, il n’avait pas la force de l’affronter du regard de toute façon. Et puis, il avait déjà eu ce genre de conversation plusieurs fois dans son existence et il savait qu’il arrivait rarement, pour ainsi dire jamais, à raisonner les gens. Alors à quoi bon essayer de se défendre … Il ne changerait pas d’orientation et son interlocuteur ne changerait sûrement pas d’avis. Le tatoueur espérait juste qu’il n’allait pas le frapper parce qu’il se sentait encore plus menacé maintenant.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 8 Nov - 12:10
Il n’aurait rien fait, il l’affirmait une nouvelle fois et plus je parlais, plus je l’accusais d’être le même monstre que les autres, plus il semblait affecté par ce que je disais. L’idée que je puisse avoir tort de le traiter comme ça m’effleurait vaguement l’esprit, mais j’avais trop peur, trop de souvenir pour ne serais-ce que lui laisser le bénéfice du doute. Finalement, après un grand discours sur le fait de coucher avec quelqu’un pour partager un moment, il me demanda d’arrêter de sous entendre qu’il m’aurait fait du mal. Il voulait du respect ? Comment je pouvais en avoir ? Comme je pouvais être calme et détendu ici ? Il y avait tellement de chose me faisant croire le contraire et même si il avait sérieusement l’air affecté par tout ça, j’avais du mal à avoir pitié, du mal à me dire que peut-être j’étais tombé sur une exception pouvant confirmer la règle. J’étais en train de culpabiliser là ? Non, je ne pouvais pas, pas avec ce que j’avais vécu, pas avec ce que j’avais du subir dans ma vie, « J’ai toutes les raisons du monde de le penser. », soufflais-je la gorge plus noué que je ne l’aurais voulu.

« Tous les jours, pendant des semaines et des mois, dès qu’on fermait la chambre de ma cellule, dès qu’on ne me surveillait plus, deux ou trois mecs me tombaient dessus pour me violer, juste car j’avais 18 ans et que j’avais peur. », continuais-je en réalisant que je n’en avais jamais réellement parlé depuis que c’était arrivé. Je me cachais derrière ça pour être agressif, mais je ne disais jamais à quel point cela m’avait précipité dans un gouffre. « Alors dis moi pourquoi je devrais croire que les gays sont pas tous… C’était pas une histoire d’amour, ni de moment partagé. On me plaquait contre un lit et ils me passaient dessus jusqu’à ce que je perde connaissance dans le meilleur des cas ou qu’ils aient fini et y’a jamais eut le moindre respect ni la moindre chose de spéciale. », j’en tremblais rien qu’à m’en rappeler, rien qu’à me souvenir de combien j’avais été incapable de me défendre, incapable de faire quoi que ce soit. J’avais su protéger Luke, mais j’avais eu du mal à me protéger moi. « T’es peut-être pas ces mecs, mais… Désolé de ne pas réussir à sous entendre autre chose. », autre chose que sa proportion à abuser des autres. Je n’étais pas stupide, je savais que les amalgames pouvaient couter cher, mais j’avais raison de me méfier, surtout quand de base, le mec aimait déjà ça. J’avais trop subit pour me laisser de nouveau avoir.

Je refusais de pleurer, je refusais de me faire consumer par ces souvenirs, mais je ne pouvais pas les ignorer entièrement. Ce mec était peut-être l’innocence incarné, mais je ne pouvais pas avancer ainsi. Je ne pouvais pas dépasser mes craintes aussi facilement. Il y avait tellement de chose, un passé bien trop lourd. Il payait sans doute pour les autres et j’en étais désolé, mais dans ma tête, tout ces mecs avaient un problème.


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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 12 Nov - 10:32


Contre toute attente, Sidney se mit à parler. C’était peut-être le discours le plus long qu’il avait fait depuis le début de la conversation. Mais malheureusement, ce n’était pas des choses agréables à entendre. Pas qu’il insulte Ezra, loin de là même, mais il racontait un épisode de sa vie qui semblait l’avoir marqué de manière indélébile. Et il y avait de quoi.

Le tatoueur regarda son interlocuteur avec des yeux ronds de surprise. Il ne savait absolument pas comment réagir. Il n’avait pas de phrase spéciale à dire quand on lui annonçait qu’on avait été violé en prison par des gars. Un peu mal à l’aise, le tatoué baissa les yeux et souffla.

« Je … je suis désolé … »

Le discours de Sidney avait littéralement assommé Ezra. Il n'avait même pas tiqué sur le fait que l'homme en face de lui avait fait de la prison, car par rapport au reste de ce qu'il venait de dire ce n'était rien. Sidney avait été violé, et apparemment pas qu'une seule fois. Le tatoueur était devenu blanc comme un linge, il ne pouvait imaginer ce qu'avait pu ressentir son interlocuteur. Personne ne méritait de vivre ça. Surtout pas aussi jeune … Ezra fit un pas en avant, pour aller le serrer dans ses bras mais se ravisa rapidement. Ce n'était sûrement pas la chose à faire … enfin peut-être que s'il avait été une fille ça aurait été. Mais ce n'était pas le cas.

« Je suis pas ces mecs, tu sais ? Je te toucherais pas. Jamais. Et, si ça peut te rassurer, je mettrais même ma main à couper qu'ils n’étaient absolument pas gay, ces hommes ... Je sais que ça n’excuse rien … mais … voila ... »

Ezra soupira, il ne savait pas quoi dire de plus pour détendre la situation. Il n’avait pas les mots. Et de toute façon, quoi qu’il dise, il n’arriverait pas à le soulager avec ses paroles. Pourquoi c’était tombé sur lui ? De toute la population de Fort Hope, il avait fallu que ce mec entre dans sa maison, celle du gay toujours un peu cassé psychologiquement et incapable de résoudre un problème sans contact physique. Il secoua la tête et tenta un léger sourire.

« Mais je pense que de toute façon, tu ne changeras pas d'avis sur les pédés. »

Puis, sans trop savoir pourquoi, Ezra décida d’évoquer Caleb et ce qu’il lui avait fait. Il ne savait toujours pas si c’était un réel acte homophobe ou autre chose, mais ça avait peut-être sa place dans cette conversation. Au moins pour lui montrer qu’on pouvait vivre avec un traumatisme sans détester un quart de la population. Il prit une grande inspiration et commença à raconter sa blessure à lui.

« Tu sais … J'ai failli me faire tuer par un mec qui n'a pas supporté que je l'embrasse. J’avais seize ans et j’étais amoureux de lui. Et j’ai bêtement cru qu’il l’était lui aussi de moi. Je l’ai embrassé … Et j'ai découvert à cet instant précis qu'il ne n'aimait pas et par extension qu’il n’aimait pas les homosexuels. Il m’a … Il m’a brisé la nuque, en faisant passé ça … pour un accident de football. Je … je n’ai fait que l’embrasser … tu crois que ça méritait ça ? Mais, ce n’est pas pour cela que je hais les hétéros homophobe … Si tu vois où je veux en venir ? »

Ezra n’avait absolument pas du tout un ton agressif. Il essayait d’être compréhensif. Il comprenait que ce dernier se méfie de lui, mais à la longue c’était un peu pesant. Même si de l’eau avait coulé sous les ponts et que le tatoueur remontait doucement la pente, il était encore un peu timide avec les étrangers. Et cet homme qui s’était vautré dans son lit était un étranger. Il faisait tout pour être le plus gentil possible, mais … il ne savait pas s’il arriverait à garder son calme encore longtemps si l’homme continuait de l’agresser de cette manière.
Il avait peur de disjoncter, mais il devait garder son calme ... Même face à un type de son genre, surtout face à un type de son genre.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 12 Nov - 16:12
Voilà, les choses avaient été dites et je n’étais pas mort. J’avais juste ce poids étrange sur l’estomac et cette incapacité à pouvoir le regarder dans les yeux. Je l’avais dit et lui était désolé. Je n’étais pas certain que lui ou moi sommes en mesure de nous regarder et à vrai dire, voir ses pieds s’avancer ne m’avaient même pas fait reculer. J’étais resté là, immobile. Et puis il avait affirmé ne pas être ces gars, ajoutant qu’il ne me toucherait jamais et que ses mecs ne devaient même pas être gay. Non ça n’excusait rien, ça me confirmait juste que les complications dans la vie pouvaient pousser les hommes à faire des choses bien plus répréhensibles, comme violer. Mais non, ça n’excusait rien, ça ne changeait rien. Pas plus que je me sentirais plus à l’aise avec lui sous l’unique prétexte qu’il n’était pas un danger. Je ne pouvais pas faire confiance tout simplement. Les yeux toujours baissé, j’étais incapable de lui faire face, incapable de le regarder droit dans les yeux. J’étais simplement là, immobile à me demander si ce mec était le mieux placer pour m’entendre parler pour la première fois. Pourtant il se confia à son tour, expliquant qu’il avait failli se faire tuer par un mec que lui avait aimé et qui ne lui avait pas rendu la pareille. Il s’était fait brisé la nuque pour un baiser et si cela ne changeait rien, je voyais ou il voulait en venir. J’avais tué pour des viols, répété, mais jamais je ne l’aurais tué ou même brisé la nuque pour un baiser qu’il pensait pouvoir partager. Je n’aurais pas été le plus calme, ni le plus délicat, mais je n’aurais pas été si agressif.

« Tu aurais pas du… Je veux dire t’étais un ado et c’était juste un… », c’était étrange pour moi de prendre partie, d’autant plus que je n’étais pas à l’aise sur le sujet. Mais ça restait injuste, surtout quand on était gosse. « Tu… Tu méritait pas de te faire presque tuer pour… Pour ce que tu es. », même si je ne voulais plus jamais être confronté à ça, les injustices ne devaient pas être accepté… Pas quand c’était innocent. Ok. Euh… J’étais en tord, je le savais bien, j’avais juste peur de l’inconnu, peur de revivre les mêmes choses. M’avançant d’un pas, je réduis la distance jusqu’à être suffisamment prêt pour le prendre dans mes bras. C’était maladroit, beaucoup moins naturel qu’avec Luke ou Drew et j’avais hésité une paire de fois devant lui, mais c’était fait. Ce fut aussi bref et conclut par une petite tape dans le dos tout aussi maladroite et lorsque ce fut fini, je m’étais assis tendu sur le lit.

« J’ai frappé à mort un des gars qui m’avait… J’allais sortir de prison et j’ai craqué, je pouvais plus et je sais qu’il y a une différence entre être gay et juste se vider les couilles dans un gosse perdu en prison, c’est juste que… », je me triturais les doigts, j’avais conscience que j’aurais du en parler bien avant et certainement pas à lui. « C’était presque tout les soirs, j’étais tranquille qu’en cellule d’isolement ou à l’infirmerie et… J’étais terrifié… », et encore le mot était faible, « Dès qu’il y avait l’extinction des feux je savais ce qui allait arriver et j’ai du apprendre à me détendre pour que ça fasse moi mal alors que… », alors que c’était tout sauf agréable. J’avais du apprendre à apprécier la douleur, « On a du me faire des dizaines de teste sanguins car ils se protégeaient jamais… Pour eux si je chopais un truc ça serait toujours que méritait… », soufflant lentement, je levais finalement les yeux vers lui, « C’est viscérale, j’ai peur, réellement peur qu’un jour ça recommence. » et je savais que des mecs comme lui ne serait jamais un danger, simplement, je n’arrivais pas à me l’avouer. Il me fallait du temps. Simplement du temps et peut-être qu’un jour je réussirais à faire mon deuil.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Mer 14 Nov - 15:52


Ezra ricana légèrement quand Sidney lui dit qu'il ne méritait pas la mort pour ce qu'il était. Caleb avait jugé que si. Et plein d'autre personne qui entourait Ezra à l'époque c'était dit que c'était une solution comme une autre pour le guérir de la terrible maladie qu'il avait contracté : l'homosexualité.

Et le fait d'entendre un homophobe lui dire qu'il avait quand même le droit de vivre s'en était peut-être un peu beaucoup pour le tatoueur. Il soupira un bon coup, pour relativiser tout ça. C'était du passé. Il ne fallait plus qu'il pense à cette période de sa vie. Il avait dorénavant d'autres chats à fouetter. Puis soudain, Sidney le pris dans ses bras. Le tatoué resta tétanisé devant cette gentille accolade. Ezra remonta par pur réflexe ses bras dans le dos de son invité pour le serrer très légèrement et resta estomaqué par la réaction de ce dernier. C'était peut-être maladroit, mais au moins ça venait du cœur et cela réchauffa intérieurement Ezra. C'était une attention tellement gentille qu'il en avait le rouge aux joues, Sidney avait ignorer sa peur pour lui donner ce petit moment de réconfort.

Puis son interlocuteur se livra un peu plus. Et plus Sidney racontait les circonstance de ses viols, plus Ezra se décomposait. Rien que le fait d'imaginer un gamin coincé dans cette situation lui filait la nausée. Il était trop jeune pour vivre ce genre d'expérience. Même s'il n'y avait pas d'âge pour encaisser au mieux ce genre de drame, pour le tatoueur c'était d'autant plus horrible qu'il serait obligé de vivre avec ça toute sa vie.

« C’est tellement horrible Sidney … »

Pourquoi un jeune homme avait été envoyer dans ce genre de milieu hostile ? Il avait dû faire une connerie pour se retrouver là, mais était-ce une assez bonne raison pour l'enfermer avec des détraqués comme les hommes qu'il avait rencontré. Être enfermé en sachant très bien que dans quelques heures on allait venir nous faire du mal, Ezra savait très bien ce que devait ressentir le jeune Sidney à l'époque. Cette attente du pire ... cette peur, cette colère, mais en même temps l'impuissance de ne pouvoir rien faire. Et surtout, cette résignation devant l'acte violent à venir. Sans réellement sans rendre compte, Ezra commença à pleurer. Des larmes coulaient de ses yeux alors que Sidney exprimait sa peur que tout recommence. Il le comprenait tellement. Lui n'avait pas été violé, mais s'il avait peur de ressortir à l'extérieur du camp, c'était bien pour une raison. Il avait peur de se retrouver dans la même situation que quelques mois en arrière et ne supporterait pas de se refaire torturer.

Il sursauta à son premier reniflement, se rendant compte qu'il pleurait et sécha ses larmes rapidement.

« Putain, excuses-moi … Tu sais les tapettes c’est un peu trop sensible parfois. »

Reprenant un peu de contenance, il reprit la parole.

« J’ai un peu de mal avec la violence … mais franchement, je les aurait tué moi-même si j’avais été là. Ou mieux, je l’ai aurais émasculé … Personne ne mérite de vivre une telle horreur. Mais je comprends que tu ais peur que ça recommence, je pense que c'est normal de ressentir ça … Sache juste que … enfin … Je ne te ferais jamais de mal et si tu veux parler de ça … Avec un autre mec ... Je suis sûrement pas le mieux placé pour ça, mais si ça te fait du bien, ça me dérange pas. »

Après quelques secondes de silence, le tatoueur se passa sa main sur sa nuque. Il ne pouvait pas remettre ce mec dehors. Pas après ce qu'il venait de lui dire. Ce n'était pas une bonne idée de le lâcher maintenant avec ses mauvais souvenirs revenus à la surface à cause de lui.

« Tu sais quelle maison tu occupes pour que je te raccompagne ou tu veux rester dormir ici ? J’irais dans le canapé en bas et je te laisse ma chambre si tu veux, la porte ferme à clé. Ma coloc ne m’en tiendra pas rigueur si tu passes la nuit chez nous. »




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 15 Nov - 9:59
Horrible était sans doute une douce ironie entre nous, c’était un enfer que même les pires enflures de ce monde n’auraient pas supporté. Mais c’était ma vie, ma réalité et elle n’avait jamais rien eu de plaisant, de la mort de mon père à aujourd’hui. Ma vie n’avait été qu’un enfer ou seul ma famille m’avait fait garder la tête hors de l’eau. Et encore… J’avais sombré plus d’une fois et je recommencerais sans doute, inlassablement, à perdre cette fragile humanité que j’avais encore. Ce mec s’était alors mit à pleurer, pourquoi ? Ca n’était pas son histoire, c’était la mienne et il n’avait pas vécu ce que j’avais vécu. Alors pourquoi il pleurait ? Être une tapette n’était pas une excuse à moins sens, être sensible l’était déjà un peu plus, mais sa sexualité n’avait rien à voir la dedans. Il m’assura alors qu’il les aurait tué lui aussi et ce même si il est contre la violence. Et au final, il comprenait que je puisse ressentir ça, il comprenait que j’ai peur que ça recommence, mais il pouvait m’assurer qu’il ne me ferait jamais de mal. C’était pas difficile à croire, dans le fond il avait le physique d’une meuf et je doutais sérieusement qu’il puisse me maitriser comme eux, mais c’était le contexte, le principe qui m’effrayait, pas la réalité. Il ne me faisait pas peur physiquement, ça restait autre chose, quelque chose que je n’aurais su expliquer clairement, surtout à présent que j’avais fait le tri, à présent que j’avais parlé.

Et en parlant de parler, il se proposait d’être là pour moi, d’être présent que je voudrais en dire plus. Il n’était en effet pas le mec le mieux placé et je n’étais même pas sur que ça me fasse le moindre bien d’en parler. C’était se rappeler, enfoncer de nouveau la lame en plein coeur et se souvenir de l’impuissance, de la souffrance et de ce qu’on avait du faire. C’était sans doute trop et il était peut-être trop extérieur. En fait, je ne me voyais déjà pas en parler à ma propre famille et bien que l’on dise que parler de ses soucis à des inconnues était parfois salvateur, pour ce cas de figure je n’en étais pas vraiment sur. On parlait de quelque chose qui m’avait complètement déconstruit, de quelques chose qui m’avait mit à terre, qui m’avait brisé et étouffé. On parlait de ce qui avait définitivement défini mon existence dans la violence, sourde, aveugle. On parlait de ça. De comment j’étais passé de gosse turbulent et difficile à un homme brutale, violent et désorienté. Je n’avais eu qu’une seule direction toute ma vie, protéger ma famille, les faire survivre et aujourd’hui, m’apitoyer sur mon sort et me souvenir de ça risquait de me faire perdre de vue l’essentiel. Il n’était définitivement pas le bon choix et personne ne le serais jamais, « C’est pas personnel, mais je préfère ne pas en parler, que ce soit à toi ou à d’autre. », déclarais-je simplement en baissant les yeux, « Il y a certains drame qu’il est préférable d’étouffer parfois. », comme celui là, comme cette réalité perfide qui risqué de m’éclater à la gueule à tout moment si je fragilisais trop les murs dans lesquels ils étaient contenu.

Il finit par me demander quelle maison j’occupais avant de me proposer de me raccompagner ou de rester dormir ici. Il me rassura d’ailleurs sur ce qu’il comptait faire, à savoir dormir le plus loin possible d’ici et me laisser verrouillé ma porte pour plus de sureté. Soupirant, je fixais toujours le sol quand je répondis, « Si je rentre pas on va encore m’en vouloir… J’étais déjà suffisamment merdé. », commençais-je, « Et j’habite dans cette rue, de jour je saurais te dire quelle maison, mais de nuit… J’en ai aucune putain d’idée. », quelle idée de vivre dans un quartier résidentiel ou les maisons se ressemblaient vraiment beaucoup trop. C’était une connerie sans nom. Déjà ce camps était une connerie, les militaires une preuve certaines de combien on se faisait entuber et personne ne réagissait. C’était désespérant, très sincèrement. Au dernières nouvelles les militaires avaient foutu le feu au ville non ? Genre comme si sacrifier des milliers de personnes étaient ok, alors ici ça finirait comment ? Par une fusillade massive ? Je détestais cette endroit.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Sam 17 Nov - 11:02


Sidney préférait ne pas parler de ce qu'il lui était arrivé. C'était son droit, mais Ezra ne pensait pas que cela soit une bonne idée. Il savait que tôt ou tard il risquait de péter un plomb à cause de ça et ce n'était pas forcément une bonne chose. Surtout que vu son caractère, si Sidney disjonctait, ça serait plutôt du genre explosif. Et Ezra n'aimerait pas être dans les parages ce jour-là.

« Okay. Pas de soucis, c'est toi qui voit. Mais si jamais tu as besoin, parcequ'avoir un coup de mou ça arrive, je serais là. Moi quand je parle pas de truc qui me … travail ... ça me ronge jusqu'à ce que j'en arrive à faire des conneries. Des grosses conneries donc … bon … Mais c'est vrai que c'est parce qu'on me force à parler que je parle. Pas que je ne sois pas bavard de base … mais pour les choses sérieuses, j'ai tendance à me taire. Enfin bref ... Excuses-moi de parler autant ... »

Ezra gardait son air avenant sur son visage. Il fallait qu'il soit le plus gentil possible avec ce mec. Et puis son petit air perdu alluma en Ezra la flamme de son côté maternelle. Il était hors de question qu'il n'aide pas cet homme. Si lui avait été dans son cas, il aimerait qu'on prenne du temps pour lui et qu'on l'aide à tout arranger. Et puis à bien y réfléchir, on l'avait déjà aidé de cette manière. Logan, bien qu'aillant d'autres chat à fouetter, avait pris de son temps pour le rassurer et le réchauffer lors de sa première crise de somnambulisme en public.

Mais, le tatoueur ne put cacher son étonnement quand Sidney lui dit qu'on allait lui en vouloir s'il ne rentrait pas. Mais de quoi ? Comment pouvait-on reprocher quelques choses à cette gueule d'ange ? Même Ezra ne lui en voulait pas de son homophobie assumée. Et ce n'était pas qu'à cause de ces circonstances atténuantes ... Son joli minois avait aussi ça part dans ça.

« En quoi tu as merdé ? Ce n'est pas ta faute si tu t'es trompé de baraque. Arrête de te flageller comme ça. Ce n'est pas comme si tu étais bourré et que tu avais dormis dans le caniveau ... »

Ensuite, le tatoué essaya de dédramatiser un peu le fait que Sidney n'arrive pas à se rappeler de sa maison. Ezra n'avait pas eu ce genre de soucis, mais il avait eut énormément de mal à dormir les premiers temps ou il était arrivé au camp. Comme quoi, c'était parfois dure de se remettre à vivre presque normalement et chacun réagissait à sa façon. Ezra en avait eut des insomnies, Sidney était désorienté.

« J'arrivais pas à m'endormir quand je suis arrivé ici. C'était trop calme et ça m'effrayait de faire confiance aux autres. Mais ça passe avec le temps. Surtout que tu as ta famille avec toi alors ça ira. Tu retrouveras bientôt ta maison du premier coup. »

Il rit légèrement. Il fallait juste être patient tout rentrait dans l'ordre à un moment ou un autre. Sidney n'avait pas l'air encore très à l'aise avec la vie Fort Hopienne, mais il s'habituerait, comme tout le monde avant lui, il fallait une petite période d'adaptation.

Ezra s'approcha de son armoire et s'habilla rapidement, enfilant un t-shirt et un pantalon. Vu que Sidney n'avait pas l'air décidé à dormir ici, il allait devoir l'accompagner à l'extérieur. Et le tatoueur se doutait que la température d'une nuit de mai ne soit assez élevée pour lui permettre de se balader en boxer à l'extérieur.

« Okay … bon. J'vais essayer de t'aider. Tu as déjà vu tes voisins ? Si oui à quoi ils ressemblent. Je pourrais peut-être retrouver le secteur où tu habites grâce à ça. Sinon on fait ça à l'ancienne et toutes les maisons que je connais pas on ira voir qui y habite. »

Même s'il avait été réveillé au milieu de la nuit, Ezra ne pouvait cacher sa bonne humeur. Il était heureux de se rendre utile. Maintenant qu'il s'était un peu expliqué tout les deux, son invité semblait un peu plus détendu. Et donc Ezra se sentait un peu moins agressé et pouvait se comporter comme à son habitude. Enfin presque comme à son habitude. Pour une fois, il fallait qu'Ezra arrive à se retenir de faire ses plaisanteries douteuses sur son homosexualité pour ne pas mettre mal à l'aise ce pauvre Sidney.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Lun 19 Nov - 11:18
Parler devrait me du bien, je le savais tout ça, mais moins j’en parlais mieux ça irait. Il fallait que je redresse des murs autour de moi et que j’arrête de dire quoi que ce soit. Il fallait que je le ré enterre. Ne disant rien quand il s’excusa de trop parler, je me contentais de simplement dire que je devais rentrer, car si je ne le faisais pas, qui sait ce qui pourrait m’être encore reproché, à moins que ce soit la peur de me voir replonger dans certain travers qui reprenne le dessus. Alors forcément, vu qu’il semblait curieux, il fallait qu’il demande, qu’il cherche à comprendre avant de me dire que je ne devais pas me porter victime ou responsable de tout. Si seulement il savait. Rien n’était simple à présent, et d’autant plus lorsqu’il était question de mes habitudes de cette colère que je devais évacuer chaque jour pour ne pas imploser. Ils avaient toutes les raisons de croire que je pouvais re merder à tout instant. « C’est pas le fait de m’être trompé de maison, c’est pas grave ça, c’est le fait que je puisse de nouveau découcher pour me défouler. », frapper ce n’était pas vraiment sain comme façon de garder pied avec la réalité, mais c’était toujours mieux que rien. Je ne me faisais pas à cet endroit et j’avais l’impression d’être en prison, de ne pas savoir ou aller, de ne plus me retrouver. Une vie normal était trop différente de ce dont j’avais encore besoin aujourd’hui, j’en avais conscience.

Sans doute étais-ce un nouvel appel à se confier, ou peut-être voulait-il que je ne me sente pas stupide, mais il avoua à son tour combien il avait été difficile de venir ici, de retrouver cette normalité, ce calme. Il ne pouvait pas le nier, mais je devais prendre le temps d’accepter tout ça, j’étais avec ma famille et ça irait bien. Sans doute. Baissant les yeux, je réalisais seulement lorsqu’il se remit en mouvement pour s’habiller qu’il était toujours en boxer. Détournant les yeux le temps qu’il s’habille, il voulait m’aider à rentrer chez moi, mais je n’avais pas la moindre idée d’où j’habitais exactement, enfin si dans cette rue, mais qui était mes voisins ? Moi je communiquais avec eux, mieux je me portais, alors je n’allais très certainement pas pouvoir lui répondre. « J’ai pas vraiment cherché à faire ami ami avec les voisins j’ai aucune idée de qui sont mes voisins. », soupirais-je en me remettant debout avant de souffler un grand coup, « J’habite cette rue, et genre vers le fond, mais c’est tout quoi. », déclarais-je simplement avant de tendre le bras pour m’accrocher au sien. J’étais en train de le retenir, je voulais pas qu’il parte, qu’on retourne chez moi sans qu’un point soit clair et précis, « Je m’en fous qu’on sache que je suis venu ici, ni même que j’ai pu presque dormir avec toi, mais… », m’approchant pour ne pas que son éventuelle colocataire puisse entendre, je repris, « Mais ce que je t’ai dit sur la prison et ce qu’il s’y est passé, ça reste entre nous. Personne doit savoir, j’ai pas envie qu’on me regarde comme si j’étais une putain de victime. Ça ne concerne que moi et la fin du monde est de toute façon plus importante. », je ne voulais pas qu’on s’amuse à penser que j’avais eu une vie atroce qui méritait toutes les attentions du monde. C’était faux. Je ne voulais pas qu’on m’en parle, je voulais pas qu’on se pose la moindre question et qu’on se donne bonne conscience pour ça.

« Je te fais confiance alors ne t’en sers vraiment pas contre moi. », finis-je par dire en lâchant finalement son bras. Si jamais je voulais lui en parler, sans doute le ferions nous plus tard mais pour le moment je voulais être sûr que rien de regrettable ne soit dit et que personne de plus ne soit au courant. C’était suffisamment honteux comme ça, soyons honnête. Je n’avais pas envie d’en rajouter une couche.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Mer 21 Nov - 13:33


« Te défouler ? Comment ça ? »

Le tatoueur lui adressa un regard interrogatif, pas bien sûr d’avoir compris ce que son visiteur voulait dire. Puis à sa réponse concernant ses voisins, il soupira un peu se disant que la tâche allait être bien plus compliquée que prévue.

« Okay … Bon … euh … je connais quelques maisons par là-bas. On va faire celle ou je ne sais pas qui y habite. On part de chez moi, en allant vers le fond de la rue. Et si on ne trouve vraiment pas, tu dormiras ici et demain on avisera. Au pire je serais témoin que ta maison était introuvable. »

Alors qu'il était sur sa lancée pour quitter sa chambre, Ezra sursauta quand il sentit Sidney lui attraper son bras. Le tatoué se tendit sans le vouloir, par pur réflexe, comme pour encaisser un coup. Ezra avait peur d'avoir fait ou dit une bêtise, il n'avait pas encore retrouvé toute sa confiance en lui, et il avait énormément de mal à discuter avec des personnes qu'il ne connaissait pas.

Ezra fixa son vis-à-vis et ne fit aucun commentaire dans un premier temps, lui laissant le temps de s’exprimer jusqu’à la fin. Il voulait tout simplement que le tatoueur garde secret la teneur de leur discussion. Ezra comprenait très bien de quoi voulait parler Sidney. Il parlait de ce regard horrible que les gens pouvaient adresser à une personne qui avait vécu ou fait des choses horribles. Ce regard qui renvoyait son destinataire au fond du trou. Personne ne pensait à mal en traitant quelqu’un comme une victime, mais ça n’aidait pas forcement.

Ezra posa gentiment une de ses mains sur celle de Sidney et lui répondit sans détourner le regard.

« Sidney, je ne dirais jamais rien. Je ne vais pas divulguer ton secret. Je sais ce que c’est de ne pas vouloir que tout le monde te regarde comme une victime … ou comme un monstre. Donc, je ne dirais rien du tout. Jamais. Si un jour tu veux que ça se sache, ça sera à toi d’en parler, pas à moi. »

Il lui sourit toujours aussi gentiment.

« Je ne suis pas ce genre de mec. Tu peux me faire confiance. »

Ezra était souvent sollicité comme confident. Même s’il était un grand bavard, il savait aussi écouter les autres quand il le fallait. Il savait se mettre à la place des personnes qui lui demandaient des conseils ou tout simplement qui avait besoin d’une oreille attentive pour parler. Le tatoueur avait l’habitude d’entendre un bon nombre de secret et autres informations qu’il n’était pas censé avoir. Mais cela ne le dérangeait pas et il n’en parlait jamais à personne. Lui-même n’ayant pas trouvé de personne de confiance pour avouer ses faiblesses et ses questionnements. Il avait parlé à Elias, Harvey et Will mais s’était-il vraiment livré ? Il n’en savait rien. Finalement Ezra prenait beaucoup sur lui pour aider les autres mais il était incapable de se décharger complètement sur autrui.

Pour détendre encore une fois l’atmosphère, il sourit de manière un peu plus provocante, bien décidé à dérider un peu son comparse.

« Là, normalement, j’aurais sorti une réplique tendancieuse du style … Hmm … Le seul truc de la soirée qui ai marqué mon esprit est ton magnifique torse nu dans mon lit … Mais je ne pense pas que ça soit une bonne idée. N’est-ce pas ? »

Il fit un clin d’œil à Sidney puis, lui tourna le dos, et se tue un petit moment, le temps de dévaler tranquillement les escaliers et de se retrouver devant la porte d’entrée. Puis juste avant de sortir et sans même le regarder, il ajouta d’une voix bien plus timide qu’à son habitude.

« Tu aimerais qu’on soit ami ? Tous les deux je veux dire … ? Je sais que ça fait un peu gamin de demander ça comme ça, surtout quand on a 27 ans … Mais … Enfin … ça pourrait être cool … Je pense. Tu as le droit de refuser … je me vexerais pas. Je me vexe jamais de toute façon ... »




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Mer 21 Nov - 16:29
Il était préférable qu'il n'en sache pas plus concernant la façon que j'avais de me défouler, vraiment autant en rester là. De toute façon il fallait qu'on trouve ou j'habitais non ? Et j'étais déjà pas foutu de savoir quelle maison était concerné, alors inutile d'espérer faire les choses autrement que sortir et tenter. Mais juste avant ça, je voulais être sûr qu'il ne dirait rien, parce que je ne voulais pas qu'on sache, qu'on me voit autrement. Et il promit de ne rien dire, car il savait et que c'était à moi d'en parler pas à lui. Hochant la tête, j'étais sans doute un peu trop paralysé par la fatigue pour voir les choses sous un autre angle. J'avais envie de le croire, alors autant essayer. Du moins c'était le plan jusqu'à ce qu'il me fasse une blague un peu particulière qui eut juste pour résultat de me tendre. Il rigolait, ce n'était pas un prédateur. Il rigolait. Soufflant légèrement, je ne pouvais qu'appuyer ce qu'il disait, ce n'était définitivement pas une bonne. J'étais pas encore vraiment prêt pour ce genre de chose, surtout que j'avais encore beaucoup de mal à ne pas le voir comme un danger. « Il y a quelques années ok, mais là... On va éviter si ça te dérange pas. », soufflais-je le plus calmement possible avant de finalement le suivre dans les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussé.

Et puis là il y eut quelque chose d'assez surréaliste. Ce mec venait de s'arrêter pour demander à ce qu'on soit ami, genre de la même façon qu'on demandé quand on était au cours élémentaire. Il demandait à ce qu'on soit ami, qu'on formalise ça. Il acceptait un refus, mais il voulait que moi, le mec qui l'avait insulté de tout les noms soit son ami. J'étais resté de longues seconde, voir minutes à le regarder, ne sachant pas vraiment quoi faire. La seule personne que j'avais toléré ayant été Annalise et encore, je n'avais plus de nouvelle d'elle. Aujourd'hui il se proposait d'être une personne proche, il demandait l'autorisation et j'étais assez perdu. Finissant par baisser les yeux, je posais une simple question, « Pourquoi vouloir devenir mon ami alors que je t'ai insulté ? Et pas juste un connard, j'ai mis tes choix en doute... », je n'étais plus habitué à ce genre de gentillesse, à ce genre de chose sans arrière pensées, du moins je l'espérais. Juste... Je n'avais plus l'habitude de tomber sur quelqu'un d'humain. Même entre nous, c'était pas toujours comme ça, je l'avais cherché c'est sûr, mais... J'étais déstabilisé.

Tendant finalement ma main en avant, je relevais les yeux pour reprendre, « Ok, même si j'ai passé l'âge de recevoir ce genre de demande, ok. », il était gay, genre c'était... Pas un danger, il n'était pas un danger et je devais accepter ce fait accepter qu'il soit juste humain, gentil et qu'il me laisse une chance, même si cela ne voulait pas dire que je recommencerais. « Je suis pas le plus fiable des mecs et je peux pas te promettre de pas reflipper uniquement parce que t'aime sucer des mecs... », je le prévenais, même si il fallait sincèrement que je règle mes problèmes un jour et qu'il me donnait une chance de le faire.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Ven 23 Nov - 16:24


Ezra sourit doucement quand Sidney lui répondit qu'il préférait éviter ce genre de blague. Le tatoué s'en été douté, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Après tout, c'était tellement entré dans sa nature de taquiner les gens ainsi, qu'il avait vraiment du mal à ne pas le faire. Surtout que c'était aussi son moyen de défense préféré contre les homophobes ou les intolérants. Mais, il fallait bien une exception pour confirmer la règle. Et Ezra n'avait pas du tout envie d'embêter son invité avec ça. Était-ce une marque de pitié par rapport à ce qu'il avait vécu ? Le tatoueur ne voyait pas les choses comme ça. Mais il se modérerait encore un peu devant cet homme jusqu'à ce qu'il puisse lui balancer ses vannes sans que cela ne le gêne.

Puis, alors qu'il venait de poser sa saugrenue question, Sidney lui en retournant une, somme toute justifiée, vu leur début à tout les deux.

« Parce que je … T'es peut-être un connard au premier abord, mais je … je sens que tu es un vrai gentil au fond. Et j'ai envie de creuser un peu sous ta carapace. Je suis sûr que je vais découvrir quelque chose qui vaut le détour. »

Puis, contre toute attente, l'homme accepta de devenir son ami. Ezra serra la main qu'il lui tendait avec entrain. Il était content. Content de se voir toujours capable de créer des liens avec des inconnus, content de ne pas l'avoir fait fuir et surtout, content que ce dernier lui accorde un peu de sa confiance.

« Cool ! »

Malgré l'avertissement de son vis-à-vis, la joie d'Ezra n'allait pas s'éteindre aussi facilement. Tout allait bien rouler entre eux, il en était persuadé.

« Y'a pas de soucis. On apprendra à se connaître et à s'habituer l'un à l'autre. Après tout on a le temps vu qu'on est ami maintenant. »

Ezra sortit de chez lui et attendit Sidney. Il observa les alentours en se frottant la nuque. Effectivement, il connaissait quelques maisons mais pas tant que cela au final. Il soupira un peu et tenta de démarrer son cerveau toujours un peu brumeux à cette heure de la nuit.

« Bon, quand tu disais vers le bout de la rue, je suppose que tu parlais de vers le lac ? Alors … mes voisins directe de ce côté là je les connais pas trop, mais y'a un mec qui s'appelle Aaron et qui a un joli chien. C'est pas un de tes frères par hasard ? Sinon, la maison suivante c'est celle d'Ariel, mon frère et ensuite la dernière à côté du lac je la connais pas. »

Il se tourna ensuite pour regarder de l'autre côté de la rue et désigna les deux maisons les plus proche de la sienne, côté lac, en les pointant du doigt. Puis, continuant de les pointer du doigt, les deux suivantes.

« De l'autre coté de la rue, je ne connais personne sauf les deux dernières maison celle la plus proche du lac c'est celle de Logan et celle d'à côté la maison d'Harvey … enfin ancienne maison peut-être ? Bref, ça ne peut pas être la tienne de toute manière. »

Il se retourna vers Sidney un grand sourire aux lèvres. Ezra était heureux d'aider quelqu'un. Il avait besoin de ce genre de chose pour se prouver que sa vie était vraiment redevenue normal. Et aussi pour se prouver qu'il pouvait faire autre chose que frapper quelqu'un ou déprimer. Il fallait qu'il se bouge. Il reprenait petit à petit le contrôle, il ressortait à l'extérieur depuis peu et la prochaine étape serait sûrement de retourner bosser. Mais il savait qu'il n'était pas encore prêt à ça.

« Tu veux qu'on fasse d'abord ce côté ? Vu que l'on a que la maison du fond à aller vérifier … ça sera plus rapide. Et s'il faut c'est ta baraque. »

Ezra attrapa la main de Sidney et commença à le traîner vers le dernière maison de la rue.




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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Mer 12 Déc - 22:42
Un vrai gentil ? C’était tellement étrange d’entendre ça à mon sujet, surtout quand on savait ce que j’avais fait il fut un temps. Non c’était définitivement trop étrange et pourtant je me retrouvais à accepter sans trop savoir pourquoi. La seule chose de censé que je pouvais faire à présent c’était de le prévenir, de lui dire que je n’étais pas le plus réglos des hommes et ce qu’il pouvait se passer si je pensais un peu trop à ses préférences au lit. Il n’y avait pas de soucis pour lui, il était même content à l’idée de pouvoir apprendre à se connaitre et à s’habituer à l’autre. Il était vraiment étrange, comme si l’horreur du monde lui était passé au dessus de la tête et qu’il se retrouvait là, dans un monde normal à demander des trucs normaux quoi qu’un peu bizarre avec la même énergie qu’avant, enfin que je suppose avoir été celle d’avant. « Ok. », me contentais-je de répondre alors qu’il sortait de chez lui, m’invitant à en faire de même alors qu’il expliquait qui était ou. Confirmant d’abord que je parlais bien du lac, il parla d’un mec au chien, qui n’était pas mon frère avant de parler de la maison de son frère. Fronçant légèrement les sourcils je lui demandais un peu naïvement, « Genre ton frère et vivant et tu vis pas avec ? Il a une femme et des gosses pour pas pouvoir vivre avec toi ? », parce que bon, avoir sa famille en vie, même si c’était pas l’éclate, c’était une chance inouïe, pourquoi ils vivaient séparé ? C’était stupide. Il reprit son explication des autres maison et je me retrouvais sans vraiment savoir quoi lui dire.

« On habite presque en face du connard qui fait deux mètre dix avec sa barbe de SDF. », qui était accessoirement le chef de toute cette merde, mais vu que je ne l’aimais pas vraiment je n’allais clairement pas pas dire qu’il était notre chef suprême à tous. Soupirant pour accepter son plan, je me sentais déjà con, car il m’aidait et que ça me soulait d’avoir à retenir le nom de tout ces gens. Qu’est-ce qu’on en avait à foutre de savoir tout ça ? Enfin je suppose que pour Ezra qui semblait vouloir être pote avec tout le monde c’était important, mais pour les gens normaux… On s’en foutait non ? « Allons vérifier la maison. », déclarais-je simplement pour ne pas passer pour un connard de première. Je devais faire un effort non ? Surtout que d’après lui j’étais un véritable gentil… C’était tellement ridicule… Qui pouvait croise ça franchement ? C’était pas évident que j’étais un connard ?

« Pourquoi t’es sympa avec les gens en fait ? », lui demandais-je un peu brusquement, je devais le reconnaitre. Je voulais simplement savoir ce qu’il en tirait. Il tombait sur des mecs comme moi qu’il ne rejetait pas, au contraire, c’était bien qu’il y avait quelque chose à gagner ? Genre il se faisait plus de mec comme ça ? Vu que si on se sent pas bien, paf on pense au gay sympa du coin pour aller se faire tringler ? Ok ok, j’ai dit que j’allais prendre su moi, il était gay, pas un prédateur sexuel. Je devais prendre sur moi et respecter ce choix tout simplement.

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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 13 Déc - 13:11


Ezra marqua un petit temps d’arrêt quand Sidney souleva le fait qu’il ne vivait pas avec Ariel. Ce n’est pas que le tatoueur ne voulait pas, il aurait tant aimé pouvoir reprendre une existence commune avec son petit frère, mais, Ariel n’était pas encore prêt à lui pardonner. Lui pardonner de l’avoir laisser, lui pardonner de ne pas lui avoir parlé de son homosexualité en premier, lui pardonner d’être ce qu’il était, de ne pas être un grand frère parfait … Le tatoueur sentit son cœur se serrer légèrement, alors qu’il répondait calmement à son interlocuteur.

« Non, il ne me supporte pas. Donc … vu qu’il n’a pas très envie de me parler … on ne va pas vivre ensemble, ça serait contre-productif. Et puis, ça fait plus de dix ans que l’on ne s’est pas réellement côtoyé … Je ne suis plus sûr qu’il me considère encore comme son grand frère. »

Puis, au fil de leur discutions Sidney lui appris qu’il habitait en face d’un géant barbus. Ezra ne réfléchit pas très longtemps avant de reconnaître Logan dans cette description. Les mots que son nouvel ami venait d’utiliser étaient dures, mais Ezra ne le pris pas forcement comme une insulte envers le chef de Fort Hope. Après tout, vu le caractère de son compagnon de soirée, ses dires n’étaient surement pas vraiment le reflet de ce qu’il pensait vraiment. Et puis quand bien même ce dernier n’aimait pas Logan, Ezra s’en moquait. On avait tous des affinité avec telle ou telle personne et parfois, le courant ne passait pas. Alors pourquoi lui en tenir rigueur ?

« Aah … Tu habites donc en face de chez Logan. Ben alors allons-y, je suis sûr que c’est ta maison là-bas ! Tu y retrouveras ton lit à toi, mais il sera malheureusement bien plus froid que le mien… »

Ezra lui fit un petit clin d’œil et lui offrit encore une fois un joli sourire avant de prendre la direction de la maison en question.  Le tatoueur marchait un sourire aux lèvres. Cette soirée n’étaient pas si mal finalement. Et puis même s’il ne possédait pas vraiment de point commun avec son nouvel ami, le tatoueur sentit que cela allait bien ce passer entre eux deux. Puis il stoppa quand ce dernier lui posa une question des plus saugrenues.

Ezra plongea son regard dans celui de Sidney, essayant de discerner dans l’obscurité ce qu’il entendait  vraiment par là. Mais, le tatoueur finit par rapidement lui répondre d’une manière des plus décontracté.

« Pourquoi je ne le serais pas ? Ça me rapporterait quoi d’être méchant ? J’ai la chance d’être en vie … malgré les rôdeurs, les autres survivants et moi-même … alors, je ne vois pas pourquoi je serais désagréable avec les autres. Les gens qui sont "méchants" doivent être malheureux dans leur existence, pour moi c’est la seule explication. Alors peut-être que j’ai une vision un peu simpliste de la chose, mais je pense qu’en ajoutant un peu de positivisme à tout ce merdier on ne peut qu’arranger les choses. Je ne dis pas non plus que je vais guérir le monde avec des petit cœurs et des bisous … mais j’espère à mon échelle donner assez de bonheur aux autres pour soulager un peu leur coeur. Et puis j’ai peut-être aussi fait des choses dont je ne suis pas très fier et que j’aimerais arranger. »

Ezra lui sourit une énième fois. Il avait toujours était gentil. Même si parfois son côté très provocateur le faisait oublier, il n’avait jamais aimé faire du mal aux autres. Et même quand il se battait alors qu'il était adolescent, ce n’était jamais pour lui mais toujours pour défendre plus faible que lui. Il ne faisait aucun acte violent de manière gratuite. Et c’était sûrement à cause de cet état d’esprit qu’il avait tellement de mal à encaisser ce qu’il avait fait à Will. Il n’aurait jamais dû craqué … et il s’excuserait et réparerait ses méfaits encore de longues années avant de se sentir enfin en paix avec lui-même. Arrivant devant la supposée maison de Sidney, il le bouscula d’un petit coup d’épaule amical.

« J’ai dû te saouler avec mon discours. Excuses-moi. J’ai des tendances un peu trop Bisounours parfois. Alors, tu y va ou j'y vais ? J'espère que la porte est ouverte surtout ... »





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MessageSujet: Re: "wrecking ball" ezra   Jeu 13 Déc - 15:53
J’avais du mal à concevoir qu’on ne puisse pas mettre ses problème de côté pour profiter de sa famille, mais j’étais mal placé pour dire quoi que ce soit et de toute façon, au ton qu’il avait utilisé, lui non plus ne voulait pas en parler. Me reportant à la discussion importante, à savoir ce que je fichais dans cette rue à ne pas savoir ou j’habitais, je donnais la seule indication que j’avais et visiblement, c’était suffisant. Logan, non, ça resterait le connard de SDF, rien de plus, je n’avais pas envie de lui donner un nom, je n’avais aucune confiance en lui et c’était parfaitement justifié par le fait qu’il pouvait tous nous tuer tranquillement sans même transpirer. Secouant la tête à cette image, j’avais commencé à avancer, posant une question assez con et qui pourtant semblait résumer l’homme. Pourquoi être gentil ? J’aurais du me douter qu’il répondrait très largement à la question, et sa vision des choses était à la fois impossible à concevoir pour moi, car très clairement, je n’arrivais pas à me projeter dans cette idée que faire le bien attiré le bien. Et puis je me sentis surtout super mal. Je n’étais pas gentil, donc j’étais forcément méchant et cela voulait aussi dire que j’étais malheureux. J’aurais bien aimé être un contre exemple, mais j’étais la définition même de tout ça. J’étais certes avec ma famille, mais j’étais seul, malheureux. Il avait raison, bien qu’il n’ait pas l’air non plus le plus heureux au monde.

Pourquoi j’avais posé la question au juste ? Je n’en savais rien, je savais simplement qu’il s’était finalement arrêté devant une porte qui ressemblait en effet à la mienne et qu’il pensait m’avoir saoulé avec son discours. « T’es beaucoup trop crédule en effet… », déclarais-je avant de regarder ma porte, il était évident que c’était à moi d’y aller, surtout que le bordel qu’il y avait devant semblait-être à Luke. « Mais c’est la bonne maison je crois. », soufflais-je simplement en m’avançant vers elle comme pour renforcer ce que j’allais dire. « Et il est préférable que je rentre seul, sinon ça va poser beaucoup trop de question et j’ai pas envie de dire des trucs pas sympas à ton sujet uniquement car t’es gay et que je suis pas à l’aise avec l’idée. », et puis justifier ça… Non, je me faisais tellement une montagne sur tout ça qu’il était préférable qu’on en reste là.

Il pourrait repartir chez lui de toute façon non ? « Merci de m’avoir ramené et désolé pour l’interruption. », quand à si la porte n’était pas ouverte ? Disons qu’une porte n’avait jamais été réellement un problème pour moi. Reculant un peu plus, je lui avais finalement tourné le dos, montant les marches pour rejoindre la porte, j’avais ouverte cette dernière sans la moindre difficulté et c’est sans difficultés que j’avais retrouvé le canapé. Je n’étais toujours pas à l’aise avec ce qu’il venait de se passer, mais au moins un mec, enfin un gay avait réussit à finir entier face à moi. C’était une bonne chose non ?

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