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 "what doesn't kill you makes you stronger" ezra

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MessageSujet: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mer 21 Nov - 17:19
En finissant de travailler ce soir, j'avais décidé d'aller voir Ezra. C'était ce que j'étais censé faire en tant qu'ami non ? Mais au final j'étais resté à la maison et quand la nuit était tombé, j'étais toujours assis sur le canapé à fixer la fenêtre. Je trouvais pas le courage, car inconsciemment, je pensais à la prison, à ce que j'y avais vécu alors qu'Ezra n'y était pour rien dans le fond. C'était pas les gays le problème, c'était les connards et les monstres dans le monde... Les mecs comme moi dans un sens. Tout le monde semblait dormir quand je finis par me lever, sauf que c'était pas pour rejoindre une chambre ou pour sortir, non, c'était pour tirer une bouteille d'alcool dans mon sac et boire. Un peu, juste de quoi me donner du courage. J'étais pas bien gros, dans tout les cas boire un peu ferait rapidement le taff, mais je voulais pas être bourré. C'était juste pour me donner du courage et car j'avais presque bien dormit aussi avec lui, c'était qu'il y avait une raison non ? Faisant une caresse au chiot, j'étais parti vers la porte avant de m'y arrêter. Ce mec était inoffensif, c'était évident. Et je craignais rien à avoir besoin de le voir. C'était une bonne chose, ça pourrait me rendre que meilleur d'être un peu moins brisé, violent. Finissant par sortir, j'étais rapidement arrivé devant sa porte. J'avais retenu que deux maisons ici. La mienne et la sienne, mais au lieu de toquer, je restais encore un peu devant la porte à attendre, je devais pas flipper, ce mec était ok et je ne pouvais pas haïr le monde entier comme cet endroit éternellement. Je devais souffler.

Le problème c'était que si je frappais, j'étais capable de me dégonfler à tout moment, alors à la place, je tournais la poignet, fermé. Il avait dit avoir des problème de somnambulisme de mémoire, c'était peut-être pour ça. Alors au lieu de frapper, j'avais sortie de ma poche de quoi crocheter la serrure. Il y avait d'autre façon de rendre visite à quelqu'un qu'en plein milieu de la nuit et en rentrant par effraction chez lui, mais je savais pas faire ce genre de chose et ça me demandait déjà un effort assez conséquent. Pénétrant donc dans la maison, je refermais la porte avant de monter à l'étage et de rejoindre la chambre de l'homme plongé dans le noir. M'approchant du lit un peu tremblant, j'allumais la lampe de chevet avant de poser une main sur la bouche de l'homme pour faire taire toute panique à voir un inconnu débarquer chez lui en pleine nuit et sans avoir les clés, « Chut, c'est moi, c'est Sidney. », soufflais-je pas bien sur de moi avant de lâcher sa bouche et de reculer jusqu'au bout du lit pour le fixer un instant. J'allais sincèrement faire ça ? Oui. Il fallait le faire, je devais arrêter de repenser à ça tout les jours, j'avais vécu quelque chose et ça ne devait pas me définir comme un connard. Je devais évoluer et grandir.

Soufflant un grand coup, je reposais mes yeux sur lui, « Fais moi de la place. », demandais-je en désignant le lit. Je n'avais pas peur de partager mon lit avec Luke ou Drew, car j'avais pas peur d'eux, ce mec était pareil, j'avais pas à avoir peur de lui, il ne ferait rien à moins d'y avoir était invité. Il finit par bouger, révélant un peu plus son torse, ce qui me fit encore une fois détourner les yeux avant que je ne re bouge. J'étais là pour un truc, il fallait que je le fasse. Retirant donc mes chaussures, j'enlevais pull, t-shirt et même pantalon avant d'avancer dans le lit toujours aussi fébrile pour m'allonger du côté libre. Me glissant alors sous les couverture, je posais mon bras sur mes yeux avant de le supplier, « Me poses pas de question s'il te plait. », sur comment j'avais pu rentrer, sur pourquoi j'étais là, sur à peu près tout. Je devais déjà prendre énormément sur moi pour ne pas paniquer, pour ne pas m'arrêter sur le fait que j'étais dans le lit d'un mec gay et que ce mec était le seul à pouvoir m'aider, le seul à pas être de ma famille et à ne pas partir avec toute les a priori qu'il y avait derrière ça. J'étais en sécurité. J'étais en sécurité...

Mon coeur battait vite et sans raison alors que je devais mûrir de toute évidence, « J'ai besoin de dormir je crois. », même si dormir signifiait prendre le risque de se réveiller en n'était pas en meilleur état. Pire encore l'alcool ne serait plus là pour me donner du courage. Bougeant donc dans le lit, je lui tournais le dos quelques secondes avant d'avoir une sueur froide et de me remettre à ma position initiale. « Juste... Confirmes moi bien que tu feras rien sauf si je te donne l'autorisation ? Je sais c'est con parce que c'est moi qui vient de venir dans ton lit, mais, juste tu vas rien forcer ? », demandais-je sans oser le regarder. Mes pupilles étaient dilaté, les souvenirs se succédaient de plus en plus. De puis que j'en avais parlé ici plus rien n'était pareil, plus rien n'était simple pour moi et je n'arrivais définitivement pas à oublier. J'avais été traumatisé, et la muraille venait de se briser. J'avais besoin d'aide. Et pour la première fois, ni Luke, ni Kennedy, ni aucun autre ne pourraient m'aider. Posant mes coudes sur mes genoux, je baissais la tête de façon à emprisonner ma nuque entre mes mains jointes. J'avais besoin d'aide, je n'arrivais plus à refouler quoi que ce soit... C'est comme ça que les première larmes acides glissèrent sur mes joues pour fondre sur les draps. J'étais déconstruit et je ne savais plus avancer en ayant tellement de rage et colère en moi. J'avais besoin d'aide.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 23 Nov - 19:44


Ezra détestait la nuit, parce qu'il devait aller dormir, ce qui était toujours aussi problématique depuis Maryse. De plus, Harvey n'était pas là ce soir. Le tatoueur avait pris l'habitude d'aller discuter avec le jeune homme juste avant de monter dans sa chambre. Et il avait remarqué que ces petites conversations avaient un effet des plus apaisant sur son esprit. Mais aujourd'hui Harvey était de surveillance et Ezra devrait se débrouiller tout seul pour arriver à trouver le sommeil et prier pour ne pas faire de crise de somnambulisme.

Au bout d'une bonne heure à tourner et retourner dans son lit, la fatigue finie par avoir raison de lui et il s'endormit.

***

Ezra se réveilla en sursaut quand il sentit une main plaquée sur sa bouche. Sa lampe de chevet était allumée si bien qu'il n'arriva pas à discerner qui était la personne qui venait de le réveiller. Heureusement que l'homme se présenta en disant son nom, sinon Ezra aurait vraiment paniqué pour de bon.

«  Sid … Sidney? »

Ezra garda les yeux écarquillés un petit moment, incapable de bouger le moindre muscle tellement il avait eut peur. Son cœur cognait furieusement contre sa poitrine et il essayait de mettre de l'ordre dans ses pensées et d'éliminer cette sensation de danger imminent qui le clouait pour l'instant dans son lit. Mais qu'est-ce que Sidney faisait dans sa chambre, Harvey avait oublié de fermer la porte d'entrée ? Ou Anja peut-être ? C'était bizarre de la part de ses colocataires de faire ce genre d'erreur. Il aurait pu encore une fois se retrouver à vagabonder dans les rues du camp en dormant et cela n'enchantait pas des masses le tatoueur.

Mais, pour l'instant, le problème c'était pourquoi Sidney était là dans sa chambre avec ce petit air perdu sur le visage ? Il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche, que son invité surprise lui demanda de lui faire de la place dans son lit. Le tatoueur s'exécuta sans rechigner. Il n'arrivait pas à construire une question correcte dans sa tête pour lui demander une explication sur ce qu'il se passait. Et sa capacité cognitive se trouva encore plus réduite quand Sidney se déshabilla devant lui. Mais … mais … mais … Qu'est-ce qu'il se passait ? … Ezra sentit à nouveau son cœur d’accélérer, mais pas de peur cette fois-ci. Il fit un effort surhumain pour ne pas laisser son regard couler sur le corps de l'homme en face de lui.

Le tatoueur resta silencieux, d'autant plus, qu'une fois installé, Sidney lui demanda justement de ne pas lui en poser. Pas contrariant, le tatoué se réinstalla confortablement, ne prononçant pas un mot, bien que sa langue brûlait d'un nombre incalculable de question. Il soupira doucement prêt à essayer de retrouver le sommeil, mais Sidney n'arrêtait pas de bouger et finit même par lui poser une question. Ezra se releva et s'assit dans son lit.

« Je ne te toucherais jamais, sans que tu m'y autorises. Tu ne risques rien avec moi, d'accord ? Rien du tout Sidney. Okay ? Si tu veux on peut mettre un coussin entre nous deux pour te rassurer ? »

Mais, bien loin de détendre son ami, la réponse du tatoueur n'avait pas l'air d'avoir fait son job pour le rassurer. Et quand Sidney se redressa, Ezra fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'il s'était passé pour qu'il soit dans cet état ? De plus, il sentait l'alcool, ce qui n'eut pas pour effet de tranquilliser le tatoueur. Ezra se redressa à nouveau et hésita à toucher son compagnon de matelas.

« Hey ? Qu'est-ce qu'il t'arrive … ? Tu as un soucis ? »

Ezra enleva la couverture de son lit et la mit sur les épaules de son ami. Ça n'allait pas l'aider de se sentir presque nu surtout s'il avait une réminiscence de son passé. Le tatoueur passa devant Sidney et resserra un peu plus la couverture autour de lui. Puis, il lui caressa doucement les cheveux, n'osant pas toucher autre chose.

«  Chuut … mon petit ange … calme-toi, ça va aller … Je suis là Sidney … Ne pleure pas ... »

Ezra était un peu perdu, il ne comprenait rien à la situation et n'était même pas vraiment sûr de ne pas être en train de rêver. Il savait très bien consoler quelqu'un, mais devoir consoler Sidney, c'était autre chose. Il le connaissait peu et en sachant ce qu'il savait sur son passé, il avait peur d'être trop tactile avec lui et d'obtenir le contraire de ce qu'il souhaitait faire.




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mer 12 Déc - 23:02
Il l’avait dit, il ne ferait rien, pourtant, la peur refusait de partir et plus le temps passait, plus cela devenait insupportable. Je ne pouvais plus faire semblant. Me redressant alors, j’avais commencé à pleure sans même pouvoir lutter et lui, il en avait fait de même, demandant ce qu’il se passait avant de passer la couverture sur mes épaules pour me couvrir et me demander de me calmer. J’avais l’impression d’être d’autant plus un monstre qu’il n’osait pas réellement me toucher, comme si le passé, ce qu’il savait de moi venait lui aussi l’emprisonner. J’avais sombré à un moment donné et j’avais érigé des murs si haut qu’aujourd’hui, je me tenais dessus, en équilibre précaire, prêt à tomber à tout instant. Et je tomberais, car j’étais seul, car je m’étais emprisonner si fortement que je ne pouvais pas en sortir sans me briser. Quoi que ce n’était pas déjà le cas ? Je n’en savais rien, je savais simplement que je n’arrivais plus à respirer en cet instant, j’étouffais. « J’arrive plus… », soufflais-je dans un premier temps avant que ma gorge ne se noue un peu plus. Je ne parlais pas à ma famille, je ne pouvais pas. Ils se reconstruisaient, ce n’était pas le moment pour moi de m’écrouler. Je devais rester droit, je devais tenir le cap, je ne devais pas abandonner maintenant. Mais c’était trop visiblement. Trop demandé ou trop difficile, je ne saurais pas dire, mais c’était trop. Je n’arrivais plus à faire face, je n’arrivais plus à supporter.

J’avais vécu tellement d’années dans la colère, dans la rage que j’avais fini par disparaitre et aujourd’hui, toute cette haine ne suffisait plus à me maintenir vivant. Alors je m’écroulais, tout simplement. La fatigue et l’alcool devait sans doute aussi jouer, le simple fait que je sois ici à moitié à poil dans le lit d’un mec que je savais gay était un signe, mais justement… Il n’y était pour rien si j’avais vécu dans un cauchemar toutes ses années, pas plus que sa sexualité et l’accepter était déjà un pas. « J’en peux plus… », repris-je sans être vraiment certain de me faire comprendre. Le pauvre homme ne devait de toute façon rien saisir à ce que je foutais ici et il faisait déjà de son mieux pour assurer.

« J’étouffe, je peux plus, je supporte plus. », repris-je dans un sanglot que j’aurais voulu contenir. J’avais l’impression de m’écraser avec violence sur le sol et pourtant, rien de ce que je pourrais faire ne pourrait me retenir. Je m’écroulais simplement. J’avais plus besoin d’être sans pitié ici, on nous protégeait, tout le monde semblait heureux, sauf moi et… Et si j’avais plus besoin de me méfier de tout ? Si je ne devais plus être ce mec, j’étais quoi ? J’étais qui ? Depuis tout petit j’avais décidé d’être le grand frère, celui qui serait toujours plus brutal, plus protecteur quelque soit le prix et là… Et là je devais travailler, réparer des choses, aller dans un champ, et c’était tout, on ne me demandait pas de protéger qui que ce soit, on me demandait simplement d’aider la communauté, on me tendait des mains aussi… À quel moment je devais avancer ? Je n’étais plus rien. Celui que j’étais n’était plus utile, plus important. Je devais complètement me reconstruire dans un monde qui était si différent. Et je ne supportais plus. Sans violence pour me guider, pour étouffer celui que j’étais vraiment, j’implosais. C’était ça le problème dans le fond, ma place n’était plus la même et même moi, je réalisais que peut-être, toute cette colère, cette violence n’était plus utile. Je suffoquais simplement. « Je craque. », déclarais-je simplement en commençant à gratter mon torse comme pour dégager ces poumons qui refusaient de faire rentrer assez d’air.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 14 Déc - 23:22


Combien de fois Ezra avait pu rêver de se réveiller avec un homme à moitié nu à côté de lui, il ne les comptait plus, mais là, l'arrivée de Sidney, pour la deuxième fois à l'improviste dans son lit, n'avait rien d'un fantasme. Et les larmes qui s'échappaient de ses yeux faisaient même oublier au tatoueur sa semi-nudité et le corps plus qu’appétissant que le jeune homme arborait sans gêne devant lui.

Malgré le fait que l'ex-tatoueur lui ai demandé ce qu'il se passait, les réponses du blond ne le satisfirent pas. Il n'était absolument pas clair, voir même totalement confus. Et c'était peut-être encore plus inquiétant que s'il avait exprimé posément son problème.

« Qu'est-ce que tu veux dire Sidney ? … Qu'est qu'il s'est passé ? Mon ange … Parle …s'il te plaît ... ça va aller. Ici tu peux dire ce qu'il ne va pas … Je t'écouterais toujours et surtout je n'en parlerais pas. »

Puis quand ce dernier lui dit qu'il étouffait, Ezra se demanda s'il n'était tout simplement pas en train de faire une sorte de crise de panique. Alors qu'il réfléchissait, il fut sorti de ses pensées par un Sidney qui essayait de … en faite il n'avait aucune idée de ce qu'il essayait de faire, mais le tatoueur l’interrompit avec énergie avant qu'il ne se blesse rééllement avec ses ongles.

« Ne fais pas ça. »

Ezra fronça les sourcils et attrapa fermement les poignets de Sidney pour qu'il arrête de se gratter. S'il continuait comme ça, il allait se faire mal, et se n'était pas ça qui allait arranger les choses. Le tatoueur ressentait la détresse de son ami comme si c'était la sienne et il voulait l'aider quoi qu'il arrive. Ezra était trop sensible, vraiment trop sensible, mais le malaise que ressentait son nouvel ami, le touchait au plus profond de son âme.

Sans lui lâcher les poignets, il essaya de capter son regard. Les larmes qui continuaient de s'échapper de ses yeux lui fendait le cœur, mais Ezra s'accrochait pour ne pas lui aussi se mettre à pleurer.

« Regarde-moi et respire calmement. Si tu n'y arrives pas, viens dans mes bras et laisse tout sortir, okay ? Je ne t'imposerais pas de contact que tu ne veuilles pas. C'est à toi de faire le premier pas, d'accord ? Et puis tu sais, des fois … c'est pas bon de se retenir de craquer, ça nous ronge de l'intérieur et ça nous fait faire des conneries ensuite … Et je sais de quoi je parle. »

Le tatoué continuait de regarder son vis-à-vis. Il ne savait même pas si ce dernier l'écoutait ou même si ses mots arrivait à pénétrer son cœur et arrivaient à lui apporter un peu de chaleur pour le calmer. Ezra ne comprenait vraiment pas ce qu'il arrivait à Sidney. Même s'il ne le connaissait pas encore très bien, il comprenait que ce dernier avait un souci, il n'était pas un homme à pleurer pour un rien. Et à l'odeur d'alcool qu'il dégager, Ezra avait au moins compris un des déclencheur de sa crise. Mais cela n'expliquait pas vraiment ce qui lui arrivait maintenant pour qu'il soit dans cet état.

Avant de lui relâcher les mains, il y déposa un gentil baiser sur l'une d'elle, puis releva la tête en souriant gentiment vers lui.

« Sidney ? Je suis ton ami et je ne changerais pas d'avis. Quoi que tu me dises ou me fasse, je resterais toujours là pour toi, okay ? »




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Lun 17 Déc - 15:24
Je ne savais pas quoi lui dire exactement, j'avais l'impression que tout m'échappait, de ne plus avoir le moindre sens, le moindre intérêt. Je ne pouvais plus faire illusion ici, je ne pouvais plus faire semblant que toute cette vie m'avait détruite. Je ne savais pas comment lui dire, ni quoi lui dire et j'étais en train de suffoquer sur place. Il m'empêcha par ailleurs de me faire mal, même si la façon qu'il avait eu de me neutraliser avait faire remonter des souvenirs plus violent et destructeur encore. Ce genre de contrainte, ces immobilisations, je les avais connu et les sentiments que j'avais été contradictoire à présent. Je ne devais pas avoir peur de lui, il ne me ferait jamais rien, il l'avait dit et je voulais le croire. Juste... Les flash qu'il y eut dans mon esprit étaient tout sauf agréable, rassurant. Ce mec n'était pas un danger, au contraire, il me tenait, mais il ne forçait rien. Il proposait simplement les contacts sans jamais les forcer et il continuait de parler, de rassurer. Il n'était pas méchant, il n'était pas agressif. Il n'était pas eux.

Incapable de parler, je regardais simplement ses mains, ses lèvres aussi embrassant ma main et pourtant, quand il la lâcha, il n'y eut rien d'autre que du soulagement. Éloignant mes mains de lui, je reculais face à cette proximité, je reculais et sortais du lit surtout. Je n'arrivais pas à endiguer certaines réaction, ça restait viscérale et je ne pouvais pas avoir cette proximité avec lui sans penser à quelque chose de moins agréable. « Évites de me tenir les poignées comme ça s'il te plait...Ca... » me rappelle des souvenirs que je n'aimerais pas associer à lui. Soufflant un grand coup je faisais quelques pas pour essayer de chasser cette crainte de mes os, Ezra n'était pas un danger, je le savais et c'était ridicule de se mettre à penser ça maintenant alors que clairement j'avais mieux à faire. Je devais me reprendre, tout ça c'était stupide et sans le moindre sens de toute façon. Jamais on aurait du en arriver là, jamais j'aurais du craquer ou continuer à craquer. « Ma vie est un mensonge, j'étais pas ce gars, j'en peux plus, je... Je sais pas qui je suis. ». Essuyant mes larmes du revers de la main je reprenais, « J'ai peur de toi pour un truc que t'as pas fait, et avant j'adorais le cul et là ca doit faire quelque chose comme dix ans que j'ai pas couché avec quelqu'un et genre c'était l'Apocalypse, des meufs désespérés j'en ai croisé, mais j'ai jamais rien fait, juste je matte et je suis lourd, mais si y'avait pas de problème j'aurais déjà couché avec quelqu'un sauf que non, parce que ça veut dire ressentir quelque chose et... J'arrive a ressentir que la haine, la colère et la peur et... » et j'étouffais littéralement.

Mes poings tremblés, comme si le besoin de frapper revenait. « Et là, j'ai genre juste envie de frapper, j'ai pas envie de parler et j'en peux plus de ça. », supporter le poids que je m'étais posé seul sur les épaules et qui pourtant m'avait maintenu en vie. J'avais toujours avancé comme ça, en reculant face aux vérités, en prenant peur parfois aussi. J'avais enterré l'enfant que j'étais il y a bien longtemps et la colère que j'avais ressenti à la mort de mon père ne m'avait jamais quitté. Soufflant de nouveau, j'allais m'asseoir sur le lit, les larmes encore bien présente alors que je fixais l'homme devant moi « Touches moi. », lui demandais-je la voix tremblante. Frapper ne résoudrait rien, je devais le comprendre, tout comme je devais accepter qu'on me touche, pas subir, accepter. Je n'allais pas mourir, il n'allait rien faire que je ne voudrais pas. Je devais me reconstruire et une grande partie des dégâts venaient de ces années en prison. « Enfin pas la... Surtout pas là, mais touches moi comme tu toucherais un mec que tu voudrais... ». C'était ok. Ce mec n'était pas un violeur, ma vie devait reprendre, je devais me reprendre. Fermant donc les yeux, j'avais toujours du mal à respirer et j'avais peur, réellement peur, mais je devais comprendre, je devais comprendre qu'il n'y avait aucun problème à ça, juste moi et surtout, ça m'évitait de parler au final.


   

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mer 19 Déc - 14:02


Une fois que Sidney eut fini de parler et qu'il se fut enfin posé à nouveau sur le lit, le tatoueur laissa un petit silence s'installer entre eux. Ce n’était pas qu’il était gêné par ce que venait de lui raconter l’homme, mais Ezra prenait simplement le temps de digérer point par point tout ce qu’il lui avait dit. Et, pour ne pas le laisser attendre dans l'angoisse, Erza lui avait saisi une de ses mains, gentiment, juste pour qu’il comprenne qu’il n’était nullement perturbé par ce qu’il venait de dire. Le tatoueur sentait à quel point Sidney souffrait de cette situation et il comprenait très bien ce qu’il devait ressentir. Ne pas se sentir à sa place à un endroit et n’oser en parler à personne, se sentir à contre-sens des autres personnes, se sentir seul et perdu … Le tatoueur comprenait sûrement mieux que la plupart des autres personnes ici … Vu que certains jours encore il se retrouvait dans cet état.

De sa main libre, il essuya les larmes qui maculaient encore les joues de Sidney alors que ce dernier avait l'air de fermer les yeux avec force, comme pour ne pas avoir à affronter en face ce qu’il venait de demander à Ezra. Demande qui laissa le tatoueur interdit quelques secondes d’ailleurs. Puis, Ezra prit enfin la parole, d'une voix douce et calme, murmurant presque par moment.

« Sidney, mon ange … je ne te toucherais pas comme je toucherais un homme avec qui j'ai envie de faire connaissance intimement... Premièrement parce que tu as bu trop d'alcool pour être vraiment sûr de ce que tu veux. Et deuxièmement parce que tu es mon ami et que je tiens trop à toi pour faire ce genre de chose. »

Le blond n'était peut-être pas son genre, mais il était tout de même très bien fait et cette faiblesse qu'il dévoilait au tatoueur le faisait craquer. Le profil du "badboy fragile" ne pouvait que gonfler un peu plus le cœur d'artichaut du tatoueur. Mais, malgré tout ça, Ezra ne le considérerait jamais comme un mec possiblement baisable, parce qu'il le considérait avant tout comme un ami. Et que contrairement à ce que venait de lui dire Sidney, Ezra ne couchait pas aussi facilement avec quelqu'un pour qui il éprouvait des sentiments autres que purement sexuel.
Mais il existait une autre raison pour laquelle il ne toucherait jamais Sidney ainsi. Ezra se sentirait coupable de faire ça. Il se sentait déjà coupable d’avoir seulement pensé poser ses mains sur le corps de l'homme. Il ne culpabilisait pas par rapport au passé de ce dernier ou au fait qu'il soit un peu trop imbibé d'alcool, mais il culpabilisait surtout en imaginant comment il expliquerait ça à Harvey. Il ne comprenait même pas pourquoi il ressentait le besoin de se justifier au petit brun, mais il préférait ne pas avoir à le faire.

« Mais je vais te toucher. Je vais te prendre dans mes bras et te serrer fort contre moi. Parce que tu es mon ami. Je continuerais aussi, ensuite, à te tenir la main et à te caresser le visage. Parce que c'est ainsi que je fais. Tu auras peut-être même droit à un bisou sur la joue si tu veux tout savoir. »

Le tatoué sourit, et comme pour joindre le geste à la parole, Ezra se rapprocha de Sidney et l'enlaça, le serrant contre son cœur. Ça lui faisait bizarre de serrer un homme à moitié nu aussi chastement, mais contrairement à ce qu'il aurait pu penser, cela ne le dérangeait pas. Puis, le gardant contre lui, il commença à parler.

« Je ne sais pas qui est ce gars que tu n'es pas, mais moi je sais qui tu es. Enfin, je connais quelques parties de ta personnalité. Tu es le gars qui joue au gros dur, agressif et insultant, alors que finalement ce n'est pas vraiment toi. Au fond de toi tu caches un mec plutôt gentil, attentif aux autres et un peu fragile. Mais pour l'instant du est trop abîmé pour te rendre toi-même compte du cœur en or que tu as. Mais ça viendra avec le temps. Car c'est tout ce qu'il te faut, du temps. Maintenant que tu es conscient que tu ne peux pas gérer ça tout seul et que tu as eu le courage de venir me parler, ça ne peut qu'aller mieux. »

Ezra reprit son souffle, caressant doucement les cheveux de son vis-à-vis d’un mouvement distrait.

« Quand tu seras en colère, ou terrifié … et que tu auras envie de frapper pour tout extérioriser tu viendras me voir et on discutera. Et si tu n'as pas envie de parler, je peux juste être là, à tes côtés. Tu sais, je peux allègrement parler pour deux sans soucis. Alors je te changerais les idées et si tu ne te sens vraiment pas t'attaque, je te câlinerais comme je le fais maintenant. Parce que je pense que j'ai assez d'amour en moi pour t'en donner un peu et te permettre d'aller mieux. Parce que je t'aime Sidney, en toute amitié bien sûr, et que je tiens à toi et que je ne te laisserais pas galérer seul dans ton coin avec ce qui te hante l’esprit. Je sais ce que c’est de vivre avec des souvenirs douloureux … Et, je parle en connaissance de cause, ça ne s’efface pas tout seul. »

Ezra, sans arriver à se retenir, se mit à pleurer en silence. Et c'est la voix un peu cassée qu'il reprit.

« Y'a quelques mois de cela, j'ai essayé de me tuer. Et un mec m'a sauvé … On est devenu très proche par la suite. Il est mon ami. Alors je pense que c'est maintenant à mon tour d'aider quelqu'un. Je crois au Destin … et je crois que c'est lui qui nous à fait nous rencontrer. Je dis pas que je vais te sauver, il n’y a que toi qui peut y arriver, j'me prends pas pour Dieu mais je ne te laisserais pas seul. Okay ? Jamais, tu m'entends ? »

Il renifla le plus discrètement possible et se décolla doucement de Sidney, lui souriant de tout son cœur. Encore une fois il avait trop parlé. Mais cette fois-ci il ne s'excusa pas. À quoi bon de toute façon. Il avait dit ce qu’il pensait. Et espérait que Sidney ne prenne pas peur.




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 21 Déc - 9:20
Il refusait ? Pourquoi il refusait ? Je lui demandais juste de me toucher, pas de coucher avec moi et lui il voulait me prendre dans ses bras et me serrer contre lui. Pourquoi il voulait faire ça ? Me laissant faire, je ne bougeais pas alors qu'il me tout contre lui. J'étais tendu, pas habitué à ce genre de contact en générale et encore moins avec un inconnu. Mais je ne bougeais pas, je me contentais d'écouter et de perdre peu à peu patience à mesure qu'il mettait le doigts sur quelque chose que je refusais. Je n'étais pas ça, non, il ne pouvait pas me mettre à nu si facilement. Il se proposait de m'aider, d'aller mieux, de venir quand j'en avais besoin. Il était trop gentil, trop avenant et c'était pire. Quand à la suite, ses révélations, ce qu'il avait voulu faire et ce que j'étais finalement pour lui. C'était bien trop difficile de faire face en cet instant, difficile d'entendre des vérités qu'une personne extérieur prononcé sans pour autant me connaitre. Il me connaissait.

Ça n'allait pas, ça n'allait vraiment pas. Bougeant dans ses bras, je le repoussais suffisamment pour l'allonger et m'asseoir sur lui. Soyons honnête, je sentais plus que parfaitement son corps et plus particulièrement son anatomie masculine en cet instant, mais il n'allait rien se passer, du moins tant que je ne cherchais pas vraiment. Je tremblais réellement, mais cela ne changeait rien à ce que je faisais. Ma main sur son torse, je le maintenais couché alors que je fixais son visage et ces larmes qu'il avait cherché à me cacher. « Je suis pas une oeuvre de charité. », soufflais-je la voix bien plus blanche que je ne l'aurais voulu. Mais cette position, ce courage que j'avais trouvé dans l'alcool, rien n'était certain et fixe dans mes décisions et mes émotions. « On se connait pas, la seule conviction que j'ai sur toi c'est que tu vas pas me vio... C'est que je suis en sécurité avec toi, mais on se connait. Tu ne me connais pas. », c'était vrai, tout ce qu'il disait sur moi, c'était basé sur du vent, ou sur cette fragilité qu'il voyait, mais c'était tout, il ne pouvait pas savoir pour le reste. « J'ai tué bien avant cette apocalypse, j'ai abandonné ma soeur, je suis pas ce que tu crois, je suis pas gentil. », ou peut-être que si. Je n'en savais rien, mais en cet instant, j'avais mal sans comprendre pourquoi. Si j'arrêtais de me mentir à moi-même peut-être que j'aurais vu qu'il avait raison, mais se faire percer à jour par un inconnu...

Glissant ma main sur son torse, à mesure que je me perdais sur sa peau je perdais en assurance, « Et ce suicider ne résoudra jamais rien. Tu seras juste mort, comme un con et tout seul, et les problèmes que tu aurais voulu fuir seront toujours là. T'as été con. », déclarais-je sans chercher à fuir ce que je pensais ni à l'épargner. Il a été con, tout simplement et il devait l'assumer à présent. Il avait été sauvé et c'était le principale. « Je trouverais jamais ce courage sans avoir bu ok ? Et on va pas coucher ensemble, j'ai juste besoin d'arrêter d'avoir peur de quelque chose qui n'arrivera plus et t'es le seul qui peut m'aider. », j'avais pas besoin de câlin, de chaleur humaine, du moins j'en avais l'impression. J'avais besoin de savoir que tout ces gestes ne serait pas un danger pour moi, j'avais besoin d'avancer et de mettre ça derrière moi. Traiter le mal par le mal, c'était pourtant simple à comprendre non ? Alors je baissais les yeux sur ses mains, glissant les miennes sur ces dernière, je lui pris pour les poser sur mon torse. La débilité du moment voulait que j'avais peur, que je tremblais « Je te demande juste de me faire comprendre que ça n'arrivera plus et t'as carte blanche, je te fais confiance. », lâchant ses mains, je continuais de le regarder en sachant très bien que si mon cœur battait aussi vite, ce n'était pas sans raison. J'avais peur, mais je devais arrêter de vivre dans cette dernière.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Lun 24 Déc - 10:19


Ezra se laissait entièrement faire par son vis-à-vis, même si, à l'instant ou ce dernier le repoussait contre le lit, le cœur du tatoueur cognait nerveusement contre sa poitrine, en un âpre mélange d’inquiétude et d'excitation. Mais qu'est-ce qu'il lui voulait à la fin ? Et surtout, comment allait-il faire pour tenir avec un mec assis sur lui, le maintenant d'une main sur le matelas … ? Il fallait qu'il pense à Harvey ... oui ... son meilleur ami … non … mauvaise idée … très mauvaise même ... et puis pourquoi penserait-il à ce gamin ? Non … les maths et son accident, les mois d'hosto ? Ça c'était la bonne recette pour contrôler une possible érection … Enfin, il l'espérait. Il souffla doucement pour essayer de calmer ses battements cardiaques puis répondit à Sidney.

« J'ai jamais dis que tu étais une œuvre de charité … Et je sais bien que je ne te connais pas encore entièrement. Et vu ton caractère … je doute qu'une seule personne ici te connaisse. Ta carapace est bien trop épaisse. Mais tout le monde en a une et un jour tu trouveras une personne avec qui l'enlever et te dévoiler tel que tu es. »

La révélation de Sidney sur son crime passé ne fit lever qu'un sourcil à Ezra. Vu que ce dernier lui avait déjà dit qu'il avait fait de la prison, Ezra se doutait bien qu'il avait dû faire quelques choses. Mais le tatoueur n'avait aucun a priori envers les anciens taulards, pour lui c'était seulement des gens ayant fait une erreur et ayant payé leur dette envers la société. Il y en avait parfois qui ne souhaitait pas s'en sortir et recommencer les bêtises dès qu'ils avaient sorti un orteil de la prison. Mais d'autres, et pour Ezra, Sidney en faisait partie, qui aimerait se reconstruire et reprendre une vie normale après.

« Et alors ? Tu as payé pour cette erreur, non ? Et puis dans le monde d'aujourd'hui, c'est pas si grave d'avoir tué quelqu'un ou quelque chose. Je ne vais pas m'offusquer parce que tu as fait une erreur il y a X années en arrière. C'est le "toi" de maintenant que je veux connaître et les choix ou erreur que tu as fait par le passé n'influenceront pas mon envie de devenir ton ami. Et on a tous droit à une deuxième chance, non ? Quant à ta sœur … j'ai abandonné mon frère moi … et il ne m'a toujours pas pardonné alors je ne suis peut-être pas non plus la personne que tu imagines. »

Puis la conversation glissa sur sa tentative de suicide et Ezra se referma comme une huître. Il n'aimait toujours pas parler de ça. Il avait fait un effort pour l'évoquer devant Sidney mais ça s'arrêterait là. Surtout que ce dernier aller plutôt lui coller un coup de pied au cul plutôt qu'un bisou sur la joue pour le réconforter. Et puis la position dans laquelle il était et les mains de Sidney sur son torse ne l'encourageait pas à se concentrer sur autre chose que le moment présent.

Mais d'ailleurs, s'il était en train de rêver ? Il faisait peut-être une crise de somnambulisme et il était chez quelqu'un d'autre ? Comment savoir qu'il était bien là, à cet instant en train de faire ce qu'il se passait ? La panique montait petit à petit en lui et heureusement que son ami continuait à lui parler sinon il aurait totalement glissé vers une crise. Il soupira un grand coup et ramena son attention vers Sidney.

Il était le seul qui pouvait l'aider … en le caressant de manière sensuelle ... C'était bien ça sa demande non ?

C'est donc à ça qu'était bon Ezra, pas à aider les gens en les cajolant et en discutant avec eux, non, il n'était sûrement pas assez bien pour ça. Lui il n'était bon qu'à les tripoter pour les rassurer ou leur donner un peu de bonheur en couchant avec eux. Parfois, il n'aimait vraiment pas son image ...

Mais il avait promis d'aider le blond et si c'est ce qu'il voulait, alors il ne protesterait pas. Mais il n'en pensait pas moins, il ne pensait pas que ce qu'il allait faire allait l'aider à aller mieux. Au mieux, Sidney ne lui adresserait sûrement plus la parole quand il se rendrait compte de ce qu'il venait de demander au tatoueur et de ce qu'allait faire Ezra.

Alors que Sidney relâchait ses mains et les laissait poser sur la peau douce de son torse, le tatoueur commença par lui effleurer doucement les côtes de son pouce. Il ne comptait même plus le nombre de fois ou il avait effectué ce genre de caresses, c'était doux, tendre, sans rien de sexuel. Puis, il laissa ses doigts papillonner vers les abdominaux de Sidney, les redessinant un par un. Cet homme avait besoin de prendre quelques kilos mais on devinait allégrement qu'il avait dû être un pur canon dans son ancienne vie. Normalement, à ce moment-là, il commençait à glisser ses mains beaucoup plus bas, mais là, le tatoueur les remonta un peu plus haut passant sur ses pectoraux, puis en glissa une dans son dos, se servant de la deuxième pour se redresser tout en gardant Sidney à califourchon sur lui. Le tatoué ne pouvait nier qu'il aimait ce qu'il avait sous ses mains, mais, le pincement qu'il avait au fond de son cœur ne le quittait pas.

Ezra était mal à l'aise et il se doutait que son vis-à-vis devait l'être tout autant. Il le fixa dans les yeux, son visage à quelques centimètres de celui du blond.

« Alors tu as eu ce que tu voulais ? »

La remarque d'Ezra avait était dites sur un ton un peu plus amer que ce que le tatoueur aurait voulu. Mais là, il n'arrivait plus à garder son air et son ton d'éternel gentil. Cette situation le mettait mal à l'aise, il ne comprenait pas pourquoi, mais c'était ce qu'il ressentait. Alors que dans sa vie intérieure il aurait joué avec Sidney comme un chat avec sa proie, là il culpabilisait seulement de l'avoir caressé et de plus, sans aucune arrière-pensée. Il gardait ses yeux ancré dans ceux de Sidney, chuchotant plus que ne parlant.

« Descends s'il te plaît … Laisse moi respirer cinq minutes. Sinon la suite ne te plaira sûrement pas.  »

Le tatoueur ne repoussa pas pour autant son ami, mais il détourna le regard. Même s'il avait parfois un self-control de moine, il y avait des limites à tout, et s'il continuait à fixer les beaux yeux verts du jeune homme et les multiples grains de beauté qui ornaient son torse, une certaine partie de son anatomie allait finir par se réveiller.




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mar 8 Jan - 17:43
J’avais fuis la conversation et ce qu’elle impliquait pour quelque chose qui sur le papier ne me faisait pas aussi peur qu’affronter la réalité, mais une fois qu’il céda, qu’il laissa ses mains arpenter mon corps, je ne fus plus du même avis. Ma respiration était difficile et je fixais chaque mouvements. Mais cela ne dura pas longtemps et à ça voix je compris que je n’étais pas le seul à trainer des histoires aussi sombres. Nos torses se touchaient presque et après avoir avalé ma salive en raison de la proximité de ses lèvres, je me raidis un peu plus en entendant la suite. J’étais pas mort et il prévenait que la suite pourrait m’échapper bien qu’il ne le veuille pas. Avalant une nouvelle fois ma salive, je posais mes mains sur ses épaules pour l’éloigner légèrement alors que je me relevais pour le libérer. J’étais étrange, pas dégouté par le contact et c’était nouveau. Faisant quelques pas sur le sol, je prenais le temps de souffler encore un peu avant d’oser poser les yeux sur lui. « Je suis désolé… », je venais de le forcer à faire quelque chose qu’il ne voulait pas, même en voulant ne pas être un connard homophobe je réussissais à être un forceur, c’était pas possible d’être aussi con. « Je voulais pas abusé de toi ou te faire te sentir mal. », ajoutais-je comme si les choses pourraient s’arranger avec des mots. Ezra était gentil, mais j’avais touché une limite.

M’avançant sur le lit, je m’asseyais sur le bord du lit, tentant de sourire sans grand résultat, « Mais la bonne nouvelle c’était que j’étais pas dégouté, genre j’étais pas rassuré, mais j’étais pas dégoutté par le contact… C’est une demi victoire complètement forcé. », secouant la tête, j’étais de moins en moins sur de moi et ça commençait à ce voir. Jamais je n’avais a été aussi incertain de ma vie, jamais. Ezra me permettait sans doute d’entrevoir une part de ma personnalité que je ne maitrisais pas et je n’étais pas vraiment convaincu de vouloir que ça continue, mais je devais accepter d’être moi et non une version plus brutale de ce que j’étais depuis que j’étais petit. « Quand je te disais que j’étais un connard. », ajoutais-je avec un sourire pitoyable. Peut-être qu’il avait quelqu’un et que là, j’étais en train de le mettre dans une position délicate, ou peut-être que c’était simplement car j’étais vraiment un connard. De toute façon j’étais pas en état de prendre de bonne décision, mais je continuais à parler, comme si cela pourrait rattraper quoi que ce soit, « Et toi t’es vraiment un gars bien. Ça aurait peut-être changé ma vision du monde de te rencontrer au lycée, enfin avant cette merde et la prison. » et sur ce point j’étais peut-être plus honnête que jamais. Je n’aurais peut-être pas été vers lui comme ça, mais peut-être qu’en soirée, j’aurais pu laissé les choses ce faire et ça n’aurait franchement pas été un drame que ce soit lui. Il semblait… Gentil, le genre à prendre son temps si l’autre en avait besoin.

« Tu sais que t’étais pas obligé de me laisser faire ? Enfin je veux dire que je suis clairement pas vraiment dans mon état normal et t’as pas à subir mes expériences à la con censé prouver que je suis pas vraiment ce mec et que je peux dépasser mes peurs. T’es pas mon objet t’es genre… Mon ami. Un ami a qui j’ai parfaitement senti son pénis au passage, mais un ami quand même, enfin je crois, c’est compliqué mec, sérieusement, j’ai pas l’habitude de parler à d’autre personne en étant moins tendu ! », passant une main sur ma nuque, mon visage commençait à se fermer un peu plus, « Les relations humaines c’est genre compliqué, parfois je me dis que l’apocalypse m’a pas fait que du mal… », baissant la tête, je complétais, « Et c’est horrible dit comme ça. », j’avais de nouveau envie de boire, genre vraiment, « T’as pas de l’alcool chez toi ? Je crois que j’ai encore besoin de boire là. », sinon j’allais rentrer chez moi pour continuer, mais je devais boire, juste un peu.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mer 9 Jan - 15:14



Sidney lui obéit sans insister plus que cela à rester à cheval sur lui. Et Ezra sentit un poids quitter sa poitrine. Il avait eu peur, il ne savait pas vraiment de quoi, mais il avait eu peur. Une fois qu’il fut descendu du lit, Ezra se redressa et s’assit en tailleur. Il observa Sidney marcher dans sa chambre et se mettre à essayer de le concurrencer au niveau discussion. Il s’excusa et Ezra sentit son cœur se serrer. C’était lui qui avait réagir un peu violemment. S’il n’avait pas voulu jouer le jeu, il aurait pu le repousser franchement, mais il n’avait rien fait … Alors il était un peu penaud que Sidney se sente obligé de s’excuser. Même si son malaise avait été réel, il aurait pu se comporter de manière plus sympathique … Puis, avant qu’il ai pu répondre, son interlocuteur se félicita d’avoir supporté son contact et Ezra ne put se retenir de sourire.

« T’as pas à t’excuser. C’est pas grave. Je ne suis pas clair dans mes pensées non plus en ce moment. Je suis pas aussi coincé, d’habitude. Je … j’ai … Je sais pas … peut-être des sentiments pour quelqu’un … c’est pour ça que … ça me gênait … Mais c’est pas important. Sinon t’inquiète pas, tes un mec des plus bandant … enfin … je te dis ça en toute amitié. T’inquiètes pas, je vais pas te sauté dessus. Mais voilà sache-le. Et puis vu que tu t’es rendu compte que tous les gays n’était pas des monstres, ça valait le coup de m’embêter un peu, non ? Surtout pour les prochains que tu croiseras. »

À nouveau assis sur le lit, Ezra rampa jusqu’à Sidney et se mit tout à côté de lui. Et le blond le complimenta encore. Un gars bien ? Le tatoueur n’en était pas persuadé. Il avait fait de mauvaise chose et même si ce qui ressortait le plus de sa personnalité était sa gentillesse et sa naïveté, Ezra avait, comme tout le monde, une part sombre constituée de ses regrets et de choses qu’il n’assumait pas. Il essaya donc de détromper un peu Sidney, mais resta assez vague finalement sur les sujets qui le touchaient vraiment et faisaient ressortir cette obscurité en lui.

« Au lycée, j’étais un petit con bien trop sûr de moi, avant mon accident, j’étais gentil mais j’abusais beaucoup de mon statut de joueur de football. Donc, je pense que tu m’aurais préféré après ma sortie de l’hôpital. J’étais passé en mode dévergondé, mais je me prenais moins la tête avec ma popularité. Vu que j’en avais plus. »

Mais Ezra remarqua soudain que le pauvre Sidney semblait commençait à paniquer doucement. Alors que finalement il n’avait vraiment rien fait de mal. Et la légère panique de l’homme se manifesté par un flot de paroles beaucoup plus dense qu’à son habitude. Ezra lui posa une main sur l’épaule et le força à le regarder. Le tatoueur n’avait aucun signe de colère ou de véritable malaise sur le visage. C’était déjà de l’histoire ancienne pour lui.

« J’étais obligé de rien … Tu es mon ami et je veux t’aider. C’est tout. On parlera et on fera autant de choses bizarre dont tu as besoin. Mais si on pouvait juste oublier de taquiner mon pénis, il t’en remerciera. Les émotions fortes c’est pas trop son truc … »

Il rit légèrement pour détendre l’atmosphère. Puis répondit aux interrogations de Sidney, partant sur un terrain beaucoup plus sérieux qu’il ne l’aurait pensé finalement.

« Non, c’est pas horrible. Moi aussi j’ai beaucoup changé depuis le début de tout ça et pas forcément en mal. Cette épreuve a été bénéfique. Et même si ça à fait ressortir le mauvais chez beaucoup de personne, chez d’autres, c’est quelque chose de positif qui est apparu. Donc peut-on vraiment dire que cette apocalypse est cent pour cent négative ? En ce qui me concerne, je ne pense pas. On va peut-être pas philosopher à cette heure-là … Je … il doit me rester une bière ou deux … mais ne le dis à personne. Harvey voulait que je me débarrasse de tout l’alcool qu’il y avait ici … »

Le tatoueur se leva et alla ouvrir une commode dans un coin de la pièce, il farfouilla rapidement dans une pile de tissu et finit par en sortir une bouteille de bière.

« Mais j’avais planqué ses petites bouteilles dans mon tiroir de sous-vêtements il serait jamais allé chercher là-dedans. Tiens ! »

Il revient près de Sidney et lui tendit la bouteille, reprenant sa place à ses côtés. Lui-même ne buvait rien. Il avait promis à Harvey de ne plus rien boire tant qu’il n’allait pas entièrement bien. Et on ne pouvait pas dire que ce soir il était au meilleur de sa forme. Il regarda une nouvelle fois son compagnon de soirée, sans rien dire, le regardant simplement boire. Était-il un véritable ami de le laisser s’enivrer un peu plus ? Il ne le savait pas mais tout ce qu’il retenait pour le moment, était ses lèvres qui épousaient à merveille le goulot de la bouteille. Une phrase lui échappa. Mais à bien y réfléchir elle collait au ton bizarre de leur conversation.

« Tu voudrais m’embrasser ? Juste pour voir ce que ça fait en vrai de faire ça à un homme ? C’est toi qui mèneras la danse. »






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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mer 9 Jan - 17:04
Pas d’excuse à formuler pour lui, il était pas clair, il ne savait pas ce qu’il faisait car il pensait avoir des sentiments. Dans le cas contraire, ca ne l’aurait pas dérangé de faire quoi que ce soit, mais ça n’était pas le cas et je pense que c’était pas plus mal. Pour lui au final c’était une bonne chose car ça laissait le champs libre pour le suite. Ouais enfin j’étais pas sûr que cela soit vraiment exploitable. Au final c’était juste une histoire de connerie faite et d’occasion de me construire. Il était un gars bien, pas moi et visiblement j’avais tord pour lui car il se jugeait comme était un petit con qui avait du avoir un accident pour moins se prendre la tête de devenir celui qu’il était. Baissant les yeux, je commençais à glisser vers un terrain bien moins sympathique et lui continuait à vouloir m’aider alors que j’avais l’impression d’avoir était trop loin. Tout irait bien si on ne taquiner pas son pénis. Je ne risquais pas de le faire, vraiment, c’était un peu trop pour juste un test. L’apocalypse avait fait bel et bien des dégâts, mais je préférais presque ça, même si j’avais du devenir un autre et m’enfoncer dans un climat de peur et contre toute attente, il était de mon avis. Il n’y avait pas eu que du négatif, mais aussi quelques bonnes choses. J’étais pas sûr qu’il le croit et le besoin de boire commençait à se faire sentir de plus en plus et fort heureusement il avait de la bière même si il n’avait plus le droit. C’était qui Harvey ? Le fameux mec ? Un peu trop stressé pour m’y arrêter, je me contentais de le regarder se lever pour fouiller dans ses sous-vêtements.

Une bière, c’était tout ce qu’on pouvait me donner pour me rendre heureux là. Prenant la bouteille sans m’arrêter sur le fait que Ezra n’en avait pas, je l’ouvris pour commencer à boire un peu trop vite au vu de mon état et de mon poids. J’avais besoin de boire, réellement, mais une déclaration d’Ezra me fit m’étouffer à moitié au point d’éloigner la bière pour ne pas recracher dedans. M’essuyant alors légèrement, je relevais les yeux vers lui, toussant encore pour ne pas mourir alors que je cherchais à comprendre à quel point il était sérieux. S’embrasser ? Juste pour voir ? Déglutissant difficilement, je continuais à le fixer interdit. Il aimait quelqu’un, mais il proposait ça ? Et pourquoi j’avais pas encore fuit ? Tout ce que je faisais ici manquait cruellement de sens et pourtant je continuais de le faire. J’avais pas besoin de faire tout ça, si ce n’est pour me prouver que j’avais le droit, que rien ne me tuerait si j’avais le choix. « C’est une idée de merde ça. », déclarais-je en riant un peu nerveusement avant de ramener la bière près de mes lèvres pour en boire un grande rasade. « J’ai plus embrassé personne depuis genre vraiment dix ans. », alors que pour le sexe, même si ça avait été forcé, j’avais quand même couché avec des mecs. Secouant légèrement la tête, je reportais mon regard sur lui. Le pire c’était peut-être que c’était pas si déconnant que ça, pas si effrayant. C’était une expérience avec une personne de confiance. Finissant ma bière, je laissais la bouteille tomber au sol avant de m’avancer vers lui avant que mes lèvres ne bute avec violence sur les siennes. Pas vraiment certain de moi, je finis toute de même par poser une main sur sa nuque pour l’attirer à moi dans un réflexe que je n’aurais plus cru avoir.

La surprise passé, mes lèvres se mirent à chercher les siennes avec un peu plus de douceur et ce bien qu’une certaine fébrilité commençait à me prendre. Je ne savais pas ce que je faisais, très clairement, mais je ne risquais rien si ce n’est savoir que si je n’avais pas été violé j’aurais pu tenter et apprécier l’expérience. Si durant les premières secondes ce ne fut qu’une danse entre nos lèvres, je finis par forcer le passage, par transformer une caresse innocente en un baiser plus assumé. C’était qu’un baiser, quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps et qui m’avait bien plus manqué que je ne l’aurais cru, à moins que ce soit simplement une chaleur humaine autre que fraternelle. L’attirant un peu plus vers moi, nos corps se frôlèrent d’avantage encore. C’était étrange, il y avait quelque chose de bizarre qui était en train de se passer et c’était pas uniquement localisé à mes lèvres, il y avait une chaleur pas si inconnu qui commençait à naitre à mesure que j’emprisonnais son souffle et qui sonnait comme un vieux souvenir. Éloignant brusquement ma main de lui, je le libérais sur tout les plans avant de me reculer pour de vrai. Soufflant un bon coup, j’étais pas certain que faire ce genre d’expérience soit très bon pour moi, vraiment. Me relevant à nouveau, je m’éloignais de quelques pas, « Ok, on peut dire que je ne suis pas vraiment homophobe… Et sans offense, je pense aussi que je suis bien plus en manque que je ne l’aurais cru. », déclarais-je avant de me tourner et baisser les yeux sur mon boxer pour tirer légèrement dessus. C’était pas comme si je m’étais pas touché en dix ans, mais c’était pas exactement pareil.

Me retournant de nouveau vers lui, j’évitais rapidement son regard pour retourner dans le lit et m’adosser sur la tête de lit. Je n’eus alors qu’à me pencher pour prendre un oreiller et le poser sur mon boxer pour éviter de… C’était un réflexe à la con, mais j’assumais pas vraiment d’avoir laissé ce genre de chose arriver, « Je vais pas faire genre de quoi que ce soit, je bande pas, c’est vraiment, vraiment pas loin, mais je bande pas. », j’irais pas me cacher derrière l’alcool, mais simplement derrière le fait que j’avais pas fait réellement ma jeunesse. J’étais pas vieux, mais si on faisait pas d’expérience au lycée on le faisait à la fac et là… Il était pas impossible que j’ai réellement plus besoin de quelqu’un que je ne l’aurais cru. « Je suis tellement pas crédible… », dès qu’on grattait la surface… Soupirant je me remis à bouger pour finalement m’allonger, coussin toujours à sa place avant de poser un bras sur mon visage. J’étais une illusion, j’avais voulu faire le grand depuis trop longtemps et ce camps me faisait m’écrouler. « C’est pathétique. », pas lui, moi.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 11 Jan - 10:29


Le tatoueur prononça une dernière phrase pour le rassurer et tout s’enchaîna très vite après.

« C’est seulement un baiser entre potes. Comme ceux qu’on fait pour s’amuser quand on est enfant. Rien d’autre. »

Avant même qu’Ezra eu le temps de dire ouf, il se retrouva avec un Sidney coller à ses lèvres. Les premières secondes ne furent pas très agréables. Il pouvait ressentir le stress de son ami rien qu’en ressentant la façon dont il l’embrassait. Pour commencer, c’était maladroit et forcé puis, plus le temps s’écoulait, plus Sidney se faisait doux. Et malgré la main qu’il glissa dans sa nuque, qu’Ezra s’empressa d’aller chercher pour la poser ailleurs dans son dos, le tatoueur profitait du baiser et laissait son compagnon du soir mener la danse. Ezra ne prenait aucune initiative et pour tout avouer, cela ne le dérangeait pas vraiment. Mais alors qu’il s’attendait seulement à un chaste baiser d’écolier, Sidney fini par faire glisser le simple bisou en quelques choses d’un peu plus chaud. Le tatoueur le laissa continuer, il adorait les baisers, peut-être même plus que le sexe en lui-même. Ce petit geste avait quelque chose d’encore plus intime qu’un simple rapport sexuel. Et c’est vrai qu’Ezra avait toujours eut du mal à embrasser ses amants d’un soir. Peut-être parce que pour lui un baiser était plus qu’un préliminaire. Il voulait dire que l’on faisait confiance à la personne avec qui on le partager. Ezra n'offrait pas sa confiance à tout le monde, malgré les apparences.

Le tatoué avait perdu la notion du temps et il finit par même se risquer à poser ses mains sur les hanches de Sidney décidément trop collé aux siennes. Il aurait peut-être dû être plus clair quand il lui disait de ne pas trop taquiner son petit bonhomme. Mais la situation était largement gérable. Surtout qu’Ezra savait qu’il n’allait pas finir au lit avec Sidney dans les prochaines minutes. Alors il s’abandonnait encore un peu plus dans l’étreinte du blond. Jusqu’à ce que finalement, ce dernier ne le libère et s’éloigne de quelques pas.

Le tatoueur mis quelques secondes à reprendre son souffle et passa ses doigts sur ses lèvres endolories en souriant, sûrement, un peu trop bêtement.

« Okay … et bien … Je m’attendais pas à ça Sidney. Tu embrasses bien pour ta première fois avec un mec. »

Ezra rit légèrement et regarda le cirque du jeune homme en face de lui. Sidney paraissait avoir un petit problème gênant à cacher et cela fit sourire de plus bel le tatoueur. D’ailleurs, Ezra leva un sourcil entendu quand ce dernier, lui assura que tout était calme dans son boxer. Le tatoueur n’était pas du tout dupe.

« Tu ne bandes pas, mais tu éprouves le besoin de te cacher derrière mon oreiller sur lequel je dors tous les jours ? »

Ezra se retint de rire et vint finalement se poser à côté de lui sur le lit, lui laissant tout de même la place de respirer. Il lui parla ensuite, sans vraiment le regarder. Pour que ce dernier ne se sente pas visé par tout ce qu’il allait lui dire. Il n’avait pas manqué de remarquer le coté sanguin de Sidney et le tatoueur ne souhaitait pas non plus le provoquer avec ses paroles. Il essayait de l’aider, mais il fallait faire ça avec tact et douceur, sinon leur amitié aller partir en fumée en très peu de temps.

« Tu sais ça me dérange pas de te voir bander. Me prends pas pour un pervers … j’ai une bite je sais ce que c’est d’avoir ce genre de petites surprises. Et j’ai déjà vu un nombre incalculable de pénis en érection. Donc tu n’es pas obligé de te cacher. Et puis, je te rappelle que y’a à peine cinq minutes je t’ai demandé de te lever pour que ce genre de désagrément ne m’arrive pas à moi. Donc … Voilà … »

Il espérait que Sidney ne se braque pas. Ce n’était vraiment pas le but de son petit laïus. Puis il regarda son ami s’allonger. C’était étonnant de voir comment ce dernier arrivait à encaisser l’alcool qu’il buvait avec aussi peu de masse. Si Ezra avait bu aussi vite que lui, il serait en train de rouler par terre. Il s’allongea lui aussi, récupérant son oreiller pour se le caler sous la tête et se tournant pour regarder le blond avec inquiétude.

« Tu n’es pas pathétique … Tu es bourré et paumé. Ce n’est pas la même chose. Ça ira bientôt mieux Sidney, je te le promets. Ça finit toujours par aller mieux, surtout quand on fait des efforts. Et tu fais beaucoup d’effort pour aller mieux. Même si leur forme est chelou, c’est des efforts quand même. »

Puis, pour détendre l’atmosphère, le tatoueur changea de sujet.

« Tu sais, un jour, j’ai failli embrasser une fille tellement j’étais cuit. Mais au moment où je me suis approché d’elle et que j’ai touché un de ses seins … j’ai dessoûler direct ! »




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 11 Jan - 11:28
Essoufflé, j’avais du prendre la fuite pour régler un problème technique qui ne sembla pas le déranger. J’embrassais bien pour une première fois avec un mec ? « T’as juste pas de seins, après c’est pareil. », pas exactement, mais pour un baiser, c’était presque pareille. Finissant par rejoindre le lit, je cachais ce qui semblait-être un problème de contrôle derrière un oreiller. Non je ne bandais pas, enfin pas complètement, car la gêne ne venait pas de nul part. Et elle n’allait pas partir avec ce qu’il me disait. Ok c’était son oreiller et c’était pas cool, mais c’était pas ça qui allait le gêner non ? Il s’approcha de nouveau pour s’asseoir à côté de moi avant de m’assurer que ça ne le déranger pas de me voir comme ça. Il n’était pas un pervers, mais il en avait vu beaucoup et que donc, il n’allait pas être choqué par moi. Je me doutais bien, mais pour moi, c’était la première fois qu’un mec en boxer me voyait comme ça, ce n’était pas exactement la même chose et c’était particulièrement gênant. « J’ai pas l’habitude de bander devant un mec. », soufflais-je avant de me coucher. J’étais pathétique, vraiment et le fait que je sursaute légèrement en sentant qu’il reprenait son bien. J’étais à poil et presque par réflexe, je redressais une jambe pour cacher ce qui pourrait-être trop visible.

Il était optimiste, très, il jugeait que les choses s’arrangerait à partir du moment ou je le voulais. Pour le coup, faire des efforts chelou j’en faisais et c’était même très perturbant. Il me confia alors qu’il avait failli embrasser une fille en étant bourré, mais quand il avait touché sa poitrine, il avait dessoulé directement. Mon rire partie tout seul, c’était bien une des choses que je n’aurais pas considéré comme gênante, mais je pouvais comprendre, du moins je le supposais. Toucher le pénis d’un mec aurait pu me réveiller aussi. « Pourtant une poitrine c’est le feu, genre tu cales tes mains dessus, tu joues avec avant de lui écarter les cuisses et de… », j’eus un frisson beaucoup trop appréciable avant de me reprendre. Repenser à tout ça ne serait pas une bonne idée, vraiment pas. « C’est quoi le truc qui te fait monter en pression avec un mec ? », demandais-je en tournant la tête vers lui pour le regarder. Comment lui il y trouvait son compte ? Comment il faisait ? J’avais moins de crainte quand à ce qui pourrait me traverser l’esprit en l’écoutant me parler de ses expériences.

Il avait toutefois mit le doigt sur un problème, j’étais bourré et paumé. « Tu penses que je peux dormir ici ? », demandais-je avant de fermer les yeux. Il fallait que j’arrête de me prendre la tête, que je pense à tout ça. J’avais besoin de dormir, de retrouver mes moyens, sinon j’allais avoir besoin de beaucoup, beaucoup plus d’alcool et je n’allais pas lui vider son tiroir. Je faisais des efforts, c’était ce qu’il fallait retenir. Je n’étais pas condamné à être con, je n’étais pas condamné à mourrir en gardant un masque, en continuant à être tellement sous pression que je craquerais avec plus de violence que je n’en avais jamais eu. J’étais un garçon sage, gentil avant la mort de mon père et devenir à ce point aux antipode de ce qu’il était… C’était pas possible.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Sam 12 Jan - 11:46


Ezra rigola franchement en l'écoutant parler de seins. Il n'avait jamais compris l'intérêt des hommes hétéro envers une poitrine féminine. Cela pouvait être beau, surtout quand on la décorait avec goût de beaux tatouages. Mais de là à apprécier de toucher ça … Il y avait un monde. Enfin, pour Ezra. Pour lui, rien ne fallait un beau torse virile.

« T'es vraiment en manque … en effet. D'ailleurs, tu sais qu'en tant que mec, elle peut aussi jouer avec tes tétons, c'est super agréable. Tu devrais essayer. »

Il se calma quand Sidney lui retourna la question. Ce qui l’excitait chez un homme ? Beaucoup de choses en y pensant. Et cela dépendait aussi de son état d'esprit à ce moment-là et de son taux d’alcoolémie aussi … Mais … finalement, de ses multiples rencontres, il y a quelque chose qui ressortait du lot, enfin deux choses … mais il se sentait tellement ridicule de dire ça … Personne ne lui avait jamais demandé c'est goût d'ailleurs. C'était bizarre d'en parler avec Sidney, mais Ezra se prêta au jeu, rougissant comme une pucelle.

« Tu vas te moquer de moi … J'en suis sûr … C'est … une belle musculature du dos ... Tu vois, passer mes mains et sentir sous ma paume les muscles rouler, ressentir la puissance de mon amant, alors que je m'accroche à lui … puis descendre mes mains un peu plus bas, passer le creux de ses reins et atterrir sur ses … [raclement de gorge] Je suis sûr que ça vaut la poitrine d'une femme. Et … y'a un autre truc qui m'enflamme … mais c'est beaucoup plus mignon … c'est les grains de beauté … Je trouve ça hyper sexy ces petites tâches. »

Puis, son ami lui posa une question a laquelle le tatoueur s'empressa de répondre. Pourquoi ne voudrait-il pas de lui ici. Il est vrai qu'il avait débarqué totalement à l'improviste, mais ce n'était vraiment pas grave pour Ezra.

« Évidemment. Quelle question, tu seras toujours le bienvenu ici … Je vais aller dormir dans le canapé en bas. Harvey ne dort pas ici ce soir, il ne m'en voudra pas de lui piquer son lit et puis même quand personne ne squatte mon pieu il m'arrive d'aller dormir là-bas quand il est libre. Par contre je prends MON oreiller. Je n'aimerais pas que tu t'amuses avec quand je ne serais pas là. »

Il se redressa en ricanant légèrement, et s'assit en tailleur, juste à côté de Sidney toujours allongé et le regarda avec bienveillance. Ezra était content de s'être fait un ami. Même si Sidney n'était pas un ami des plus conventionnel, le tatoueur le trouvait cool. Il se pencha en avant et lui déposa un bisou sur le front avant de reprendre sa place initiale.

Même s'il était presque entièrement lucide, son visiteur du soir empestait vraiment l'alcool. Et Ezra savait que ce dernier le regretterait demain matin. Ezra avait pris deux cuites depuis qu'il était revenu de chez Maryse, et il avait même mis plusieurs jours à s'en remettre entièrement. C'est fou comme une nourriture restreinte et pas de médicament pouvait aggraver les effets de l'alcool. Enfin … grâce à Harvey il avait arrêté d'essayer de se noyer dans l'alcool et de se noyer tout court ... et de toute façon, c'était de l'histoire ancienne, mais cela ne l'empêchait pas certains soirs de se sentir en manque de ça, de cette légèreté que provoquait cette substance, c'était tellement bon parfois.

« Tu as besoin de quelque chose ? Comme un verre d'eau par exemple ? Ou un truc a grignoté ? Parce que ça va cogner fort dans ta tête demain matin. »




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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Mar 15 Jan - 17:53
J’étais en manque, c’était un fait, mais ce qui était aussi sur c’était que j’avais des questions et que je n’étais peut-être pas entièrement sur d’assumer les réponses. Ok, je pensais être relativement détacher, mais sa façon de présenter les choses, les images qu’il me laissa en tête… Qu’on soit clair j’étais pas censé me laisser perturber par ça, mais là c’était le cas et je dû faire preuve d’un contrôle beaucoup trop approximatif pour ne pas laisser les choses s’empirer. La gorge un peu plus sèche, je détournais finalement les yeux lorsqu’il fut à présent évident qu’un rien suffisait à faire vivre un enfer. J’avais besoin de dormir ici et si le faire ici m’avait semblé être une bonne idée, la réponse de l’homme me fit m’interroger. Il voulait dormir sur le canapé… Me redressant suite au baiser sur mon front et face à la gêne évidente venant de mon boxer, je l’écoutais prendre soin de moi, encore et toujours. Refusant d’un signe de la tête, je soufflais un peu, l’une de mes mains allant gratter l’arrière de mon crâne alors que je reprenais, bien moins à l’aise encore. « En fait… », baissant les yeux, je me sentais des plus stupide, mais que pouvait-on y faire ? Ma demande n’avait vraiment aucun sens, « Je parlais de dormir ensemble… En toute amitié, mais… Ensemble. », à aucun moment dans ma vie j’avais déjà réclamé ça, qu’un mec dorme avec moi, mais là…

Baissant les yeux sur mon boxer, je finis par poser mes mains dessus pour continuer à cacher le problème - ce qui était au passage une très mauvaise idée, mais passons - avant de reprendre, « Je sais que mon corps n’envoie pas vraiment les bon signaux là, mais je veux pas abuser de toi, genre je saurais même pas par où commencer et j’ai jamais… Enfin j’ai jamais rien fait à un mec, alors la simple idée d’essayer de te branler, de te pomper ou carrément de te prendre pendant la nuit me fait aussi peur que le fait de vouloir rester avec un mec pour la nuit. », car non, je l’allais vraiment rien lui faire, l’embrasser avait déjà été sans doute au delà de ce que je pouvais faire et dépasser cette peur serait définitivement de trop. Même si les images qu’ils m’avaient mises en tête étaient très très clair, je n’étais pas là pour ça. Certes je lui avais demandé de me toucher et je n’avais pas réagis le mieux possible. J’étais un con, mais un con ayant étrangement besoin de lui. « T’es rassurant et t’es calme et j’ai besoin qu’on me rassure là et qu’on me calme aussi. », pas qu’on me pousse à rester le même. Je savais que ma famille aurait du être la bonne réponse à tout ça, mais j’étais incapable de me détendre avec eux. J’avais toujours cette peur au ventre et je n’en pouvais plus.

« C’est la demande la plus étrange que j’ai été amené à faire, saches le. » ajoutais-je avec un sourire loin d’être franc. J’étais bourrée, très clairement et je ne savais sans doute pas encore bien ce que je faisais, mais ça, je devais le faire. Me réveiller sans me sentir consumé de l’intérieur. Ok, là me réveiller avec un mec ne serait pas non plus reposant, mais il ne me ferait rien, je le savais. « C’est surtout une idée à la con, je voulais pas être plus dérangeant. », murmurais-je en secouant la tête avant de sentir le monde tourner autour de moi. J’avais vraiment trop abusé et j’allais vraiment devoir dormir, même par terre.

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MessageSujet: Re: "what doesn't kill you makes you stronger" ezra   Ven 18 Jan - 11:00


Toujours assis sur son lit, Ezra observa avec attention son interlocuteur. Ce dernier paraissait des plus gênés et quand il eut fini de s’exprimer, le tatoueur comprit pour quoi. Il lui sourit gentiment. Dieu ce que ce gars pouvait être mignon malgré lui, l’alcool devait beaucoup jouer sur son comportement mais le voir ainsi tout timide et hésitant lui donnait encore plus de charme. Ezra secoua la tête pour chasser cette image de son esprit. Malgré lui, Sidney faisait tout pour l’allumer et le tatoué commençait à avoir du mal à garder son sang-froid.

Il hocha la tête pour lui signifier son accord.

« Ah … Oui si tu veux. Ça ne me dérange pas. Et je ne m’inquiète pas de tes intentions Sidney, alors pas de problème. J’ai déjà dormi avec des hommes avec qui je n’ai pas couché. Tu sais … j’ai un petit frère. Donc ça ne me pose aucun souci qu’on passe la nuit ensemble, juste comme ça. »

Puis, le regard d’Ezra glissa vers l’entre-jambe de Sidney, dont ce dernier essayait de dissimuler grâce à ses mains son petit problème. Ce qui fit sourire de plus belle le tatoueur. Effectivement, dans d’autres circonstances, le comportement de Sidney aurait enflammé Ezra et ce dernier serait déjà passé aux choses sérieuses avec lui. Mais il savait ce qu’avait vécu cet homme et le tatoueur était incapable de profiter du fait qu’il soit alcoolisé pour s’amuser avec lui. Et d’ailleurs, pas sûr que ce dernier ne se laisse faire. Quoi que … Enfin … le tatoueur ne le saurait jamais de toute façon. Il était son ami et ça s’arrêtait là. Même s’il avait eu un très bel aperçu quelques minutes plus tôt, il n’irait pas plus loin.
Puis, il pointa l’érection de l’homme franchement mal dissimulée.

« D’ailleurs, en parlant de signaux … Si tu veux utiliser la salle de bain ou les toilettes pour te soulager tu peux. Mais ne fait pas trop de bruit, ma coloc’ doit dormir. »

Ezra se glissa ensuite sous les draps, restant sagement de son côté. Il allait devoir se contrôler pour ne pas prendre toute la place dans son lit. Il était célibataire depuis tellement de temps, qu’il avait pris la mauvaise habitude de coloniser toute la surface du matelas. Mais là, il s’imaginait bien que Sidney ne souhaitait pas se réveiller avec un Ezra étalé sur lui.

Le tatoueur éclata de rire à la remarque de son interlocuteur.

« Ce n’est pas la demande la plus étrange que l’on m’ait dite. Donc relax. »

Lui en avait eu des beaucoup plus étrange et parfois même des beaucoup plus flippant. Mais cette demande-là était sommes toute classique. Enfin … Pas extravagante pour deux sous. Ezra se rappelait soudain certain de ses amants de passage et leurs positions impossible à faire, digne de pro du Kama Sutra … ou leur jeux un peu trop spéciaux auxquels il avait été obligé de participer, des fois, pas forcement de bon cœur.

Puis, il se tourna pour regarder Sidney, calant comme il fallait sa tête sur son oreiller pour ne pas avoir de douleur à la nuque le lendemain au réveil.

« Tu avais dit ça du baiser aussi et ça c’est bien passé. »

Oh que oui … ça c’était très bien passé. La preuve était encore présente dans le boxer de son ami. Puis Ezra devint soudain plus sérieux. Maintenant qu’ils était là tout les deux et avant que le malaise ne s’installe définitivement entre les deux hommes, le tatoué se risqua à demander à Sidney :

« Tu veux qu’on se mette comment ? Je peux de prendre contre moi ou … on dort chacun de son côté ? Mais y’a aucune garanti que je reste immobile en dormant … Je préfère te prévenir, c’est que … enfin … j’ai pas non plus envie que tu prennes peur, alors que je suis sensé te rassurer. Ne te force pas surtout, j’ai envie que tu dormes bien. Bien qu’avec la dose d’alcool que tu as dans le sang je ne m’inquiète pas trop. Mais … saches que moi ça me dérangerais pas si tu voulais être dans mes bras … »




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