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In Your Flesh
Depuis l'été 2014, l'Apocalypse règne sur le territoire américain. Dans la région de Détroit, les survivants s'organisent seuls depuis des mois pour sauver leurs vies et résister aux rôdeurs. Quand, après trois ans sans nouvelles du gouvernement, l'armée revient à Détroit, un nouvel espoir semble possible pour les survivants. Mais à quel prix ?
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Intrigue #5 : What lies ahead
Cohabitation

Après plusieurs mois de cohabitation entre civils et militaires, la tension monte au point de menacer la paix précaire autant au sein de Fort Hope qu'avec l'extérieur.

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 ARIEL + Flowers for a ghost
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MessageSujet: ARIEL + Flowers for a ghost   Lun 14 Jan - 12:30
22 juin.
“Lucy, dis-moi, tu pourrais aller laver mes caleçons…?” Elle regarda vaguement Will, en essayant de ne pas avoir un regard meurtrier envers l’homme avec qui elle était obligée de vivre. Supporter Will, c’était devenu tout un art. Lucy le faisait, mais c’était plus pour Elias, qu’elle avait retrouvé, qui présentait désormais un repère, le seul que la vie lui laissait. Elle n’était pas prête à faire un pas de travers, et le perdre de quelque façon que ce ne soit. Pourtant, cette demande venue de la part de Monsieur Casse-pieds à boucles, se présentait mal. Pourtant, il y avait tous les éléments importants dans cette demande : la possibilité d’aller prendre l’air. Et aussi de laver ses propres vêtements, qui ne demandaient qu’à essayer de retrouver leur couleur d’origine, laissant l’aspect boueux de côté. Seulement, voilà. C’était une demande qui provenait de Will, alors, évidemment, Lucy se donnait le droit d’être plus exigeante envers lui. Ce n’était pas comme s’il ne lui rendait pas l’appareil.
Comme s’il avait compris, Will émit un sourire bien édenté, qui sonnait particulièrement faux et prit le genre de voix mielleuse qui agaçait tellement la jeune femme, qui le ferait presque passer pour un petit sain. “S’il te plaiiiit?”. Ce n’étaient pas ses yeux de chat potté qui la décidèrent, mais bien l’envie de s’éloigner au plus vite de cet être toxique, qu’elle regrettait d’avoir rencontré. Mais il rend Elias heureux. Cette petite voix au fond de sa tête tentait de lui donner une bonne raison de ne pas en finir avec ce démon envoyé des enfers. Et elle eut raison de la volonté de Lucy de l’étouffer avec son propre linge sale. Contrairement à ce qu’elle-même aurait pensé, elle s’était levée d’un bon, sans trainer des pieds, et pas pour tuer Will. Elle avait ramassé ses trois affaires à laver dans sa chambre, et récupéré un panier pour tout transporter, avant de prendre, non sans une mauvaise volonté évidente les affaires de Will, proposant au passage à Elias de lui laver certaines de ses affaires.
Prête à partir, elle finit chassée par le sourire si détestable de Will, affiché sur ses lèvres, qui semblait s’étirer jusqu’à ses oreilles. La satisfaction qui s’en dégageait était étouffante, et donnait à Lucy une envie de le gifler plus importante que toute autre envie. C’était malsain, de devoir vivre avec une personne aussi nocive. Alors prendre un bol d’air frais s’imposait. Enfin, pour cette fois-ci, en essayant de ne pas trop s’éloigner des chemins battus pour ne pas se trouver de nouveau kidnappée, ce serait mieux.
Fière de quitter la maison qui l’oppressait plus que ce qu’elle ne l’aurait jamais ni souhaité, ni imaginé, Lucy était partie, son panier sous le bras, d’un pas assuré et motivé vers le lac, où elle se promettait de ne faire que tremper quelques secondes les caleçons de Will. En moins de trois minutes, elle devrait être arrivée à destination. En trois minutes maximum, il ne pouvait pas se passer de choses extraordinaire, ni compromettante, ni même d’accident, c’était évident.

Pourtant, le Karma s’acharnait sur Lucy qui, en voyant un jeune garçon dos à elle, lâcha son panier d’un seul coup, laissant les vêtements s’étaler au sol et s’éparpiller. Elle s’était pétrifiée pendant quelques secondes, avant de se mettre à hurler. Le nom qui osa s’échapper de sa bouche la glaça sur place. Pas par panique, ou par réelle peur, sinon de se tromper, qu’il ne s’agisse que d’un rêve. «KIM !.»Dans un premier temps, elle n’avait pas osé s’avancer. Mais c’était en voyant qu’il ne se retournait pas que l’asiatique s’avança et posa la main sur l’épaule du garçon. Elle n’avait pas eu besoin qu’il se tourne, pour qu’une larme ne coule sur sa joue. Non, ça n’était pas son frère. Non, décidément, elle l’avait bien perdu, et ses rêves, sa volonté de le retrouver, et de préférence, en vie, sous forme humaine, ne se réaliseraient pas. Et Lucy méritait de vivre avec cette peine, cette culpabilité en elle. Après tout, c’était bien elle qui avait abandonné son petit frère tant aimé, sans se retourner, plus obnubilée par retrouver son ex-fiancée que de s’assurer de la survie de celui avec qui elle avait grandi, et avec qui elle partageait son sang. C’était certainement la personne qui l’aimait le plus au monde. Et qu’elle aimait le plus au monde elle aussi. Et pourtant, elle avait laissé une dispute décider de son inaction à le retrouver. Une fois que le jeune garçon s’était tourné vers elle, Lucy le regarda. Il était différent de son frère. Pourtant, il y avait tellement de choses qu’elle aurait voulu ne pas voir chez ce garçon qui lui rappellerait Kim sous bien des aspects. Elle scrutait son regard, quand finalement, elle baissait les yeux en remarquant qu’elle avait toujours sa main posée sur son épaule. Bonjour la gêne. «Je suis désolée, je..Je t’ai pris pour quelqu’un d’autre.» Puis, elle s’osa à relever les yeux vers lui. Il y avait quelque chose qui la poussait à l’aider. Le besoin de rédemption, peut-être ? Lucy reprit. «Est-ce que.. je peux t’aider ?» demanda-t-elle, insensible au linge qu’elle oubliait, abandonné au sol.
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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   Mer 16 Jan - 15:49


Ariel déambulait, le visage morne, dans Fort Hope. Il avait mal … C’était supportable, mais il avait connu mieux. S’il n’était pas passé comme un débile à travers ce plancher lors de cette mission, il serait encore bien portant et pourrait profiter de multiples sorties sur le terrain pour varier ses activités journalières. Mais à cause de son épaule démise, il était comme qui dirait puni et devait péniblement conserver son bras en écharpe et c’était une vraie torture pour lui.

Il ne pouvait absolument rien faire. Ni tenir d’arme, ni faire d’effort physique. Et même s’il faisait quelques gardes au niveau des tours, il se sentait complètement inutile … Alors il s’était mis à marcher dans le camp. Était-ce une sorte de patrouille ou simplement une promenade ? Même Ariel ne pouvait répondre à cette question. Mais il marchait, espérant surtout ne pas tomber sur son frère. Ce dernier allait encore, malgré les multiples refus d'Ariel, essayer de s’occuper de lui. Et même si Ariel n’arrêtait pas de lui hurler dessus qu’il n’était pas mourant et qu’il n’avait pas envie de voir sa tête à longueur de journée, Ezra insistait encore et encore. Et c’était tout bonnement insupportable. Ce faire agité sous le nez, par son détesté grand frère, qu’il était en ce moment diminué et qu’il aurait besoin d’aide rendait le militaire complètement dingue.

Et la seule solution pour Ariel, afin d’éviter une nouvelle fois une discussion qu’il ne désirait pas avec l’autre Young du camp, était de rester en mouvement. Il était ainsi plus difficile à localiser et à harceler.

C’est alors qu’il était en train d’imaginer un nombre incalculable d’échappatoire pour contrer les attentions du tatoueur qu’une main sur son épaule le fit se retourner.

Une jeune femme asiatique, le visage blême, venait de l’interpeller, utilisant un nom qui n’était pas le sien, pour l’appeler. Il allait tout simplement se dégager et partir dans une autre direction quand une larme attira son regard et le brun n’eut pas le cœur à laisser cette pauvre femme seule avec son panier de linge laissé quelques mètres derrière elle à l’abandon sur le sol. Il n'était pas un monstre et décida donc de lui répondre gentiment.

Il lui sourit légèrement, acceptant ses excuses. Après tout, cela devait être arrivé à beaucoup de monde ici, d’apercevoir quelqu’un et de le confondre avec un proche.

« Y’a pas de soucis. Ça arrive, ne vous inquiétez pas. »

Mais quand cette dernière lui proposa de l’aider, le militaire fit une moue boudeuse, lui renvoya la question peut-être un peu trop sèchement.

« Euh moi non … Mais vous … Votre linge prend la poussière … Vous voulez que je vous aide à ramasser ? J’ai encore un bras valide et je ne pourrais sûrement rien faire de plus utile aujourd’hui. »

Ariel n’était pas handicapé et il n’allait pas laisser une inconnue le traiter comme un assisté aussi facilement. Dans un regain de fierté, le soldat se présenta et proposa son aide à la jeune femme. Elle allait voir comment un soldat de l’armée américaine avait besoin de se faire aider !

« Soldat spécialiste Young. Mon domaine c’est plutôt les trucs qui explosent mais aujourd’hui je me sens d’humeur à jouer la lavandière. Je peux vous aider avec votre linge ? »

Il lui adressa son plus joli sourire et un regard mutin. Ça, c’était une spécialité des Young, tout misés sur une jolie expression pour convaincre les autres. Ezra était un professionnel dans cet art mais son petit frère le talonnait de près. Une risette agrémentée d’une belle œillade et le monde était à leurs pieds. Enfin en générale … et ça ne marchait pas forcement avec tout le monde. Mais cela n’avait jamais empêché ni l’un ni l’autre d’en user et d’en abuser.

« Ma demande est un peu cavalière, mais je m’ennuie à mourir et personne ne veut me donner quelque chose pour m’occuper … et si je traîne encore un peu plus dans le coin mon idiot de frère va se ramener et je ne pourrais pas m'en débarrasser … »

On avait pourtant ordonné à plusieurs reprise à Ariel de se tenir tranquille, mais le jeune homme, bien que d’un naturel assez patient, n’arrivait pas à simplement se reposer.
De plus, il pourrait discuter avec une civile et prendre un peu la température de leur côté. Et ce n'était pas une mauvaise chose.



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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   Lun 21 Jan - 14:31
22 juin.
Un pas en avant. Et l'envie d'en faire deux en arrière. Non, ça n'était pas son frère. Oui, elle paraissait totalement obsédée par l'idée constante de le retrouver, quitte à voir ses traits se dessiner sur le visage de tout jeune homme environnant son âge, qui croisait son chemin. Lucy n'arrivait pas à se faire une raison, ni essayer de penser sagement. Et c'était d'autant plus difficile qu'elle n'avait de cesse de se faire du mal à se laisser croire qu'il y avait peut-être de l'espoir pour elle, avant de se trouvée violemment frappée par la réalité qui se présentait à elle. Kim n'était pas là. Elle avait de très fortes chances de ne jamais plus le rencontrer. Alors pourquoi s'acharner ? Parce que si elle n'essayait pas, elle le regretterait éternellement. Comme un feu qui brûle, et qui la mettrait dans une attente désespérée de voir surgir son frère des ténèbres. Mais le fils Kimura n'était plus là. Ou en tout cas pas là pour l'instant. Elle n'arrivait pas à se résoudre totalement à sa perte. Alors l'espoir la faisait halluciner son visage, honteusement, à tout coin de rue.*

Elle n'osait presque plus regarder le jeune homme en face. Elle s'était trompé. Elle l'aurait presque pris dans ses bras, Lucy. Sans faire attention à l'erreur qu'elle allait faire. Qu'elle avait déjà faite, d'ailleurs. Le contact physique avec un inconnu, ça n'était pas vraiment une idée parfaite. Surtout en ces temps d'épidémie. Elle aurait très bien pu se faire tuer pour avoir posé sa main sur l'épaule de ce jeune homme. Avant d'arriver à Fort Hope, ça aurait totalement pu se passer. Mais en aurait-elle été à oser une telle approche ? Non. La vie hors de Fort Hope ne lui avait pas laissé d'espoir de survie. Ni pour elle, ni pour aucun proche. Mais c'était d'avoir retrouvé Elias qui lui avait laissé croire que tout était possible. Alors pourquoi pas se retrouver en présence de son petit frère ?

Heureusement pour elle, Lucy n'avait pas provoqué la colère de l'homme qu'elle avait confondu avec cet être tant recherché, qui emprisonnait ses moindres réflexions, et l'ensemble de son esprit. Elle eut un nouveau sourire gêné, avant de s'oser à lever les yeux vers lui, comme pour le remercier de se montrer patient et compréhensif, ce qui n'aurait pas été le cas de tous. Elle l'observa lui répondre, et son ton lui fit étirer un sourire pensif sur ses lèvres. Même si physiquement ça n'était pas lui, c'était son comportement et sa jeunesse qui lui évoquaient tellement Kim. Un garçon têtu, apparemment. Et qui n'aimait pas être vu en victime. Elle hocha la tête pour le remercier. « C'est gentil. Mais vous êtes sûr..?» avec un seul bras valide, ce n'était pas certain que ce ne soit une idée hors du commun. D'ailleurs, il avait évoqué sa curiosité : qu'était-il arrivé à son bras ? Peut-être qu'elle ferait mieux de ne pas se risquer à cette question. Pourtant, elle lui brulait les lèvres. Et Lucy n'était pas certaine d'être capable de se retenir à la laisser s'échapper, bien que pour le moment, elle arrivait à ne pas prononcer ces mots qu'elle aurait elle-même trouvés intrusifs.

C'était en entendant les derniers mots du soldat Young qu'elle se rendit enfin compte que son linge jonchait le sol, prenant la boue. Ah, elle allait se faire un plaisir de nettoyer. Mais passer uniquement à l'eau, sans laver, les caleçons de Will paraitrait désormais suspect : on aurait dit qu'il avait eu un accident avec. Et les faire revenir plus sale n'était qu'une mauvaise idée, qu'Elias n'aurait aucun mal à lui faire remarquer. Et puis, ça n'était pas l'envie de Lucy, d'être forcément méchante avec cet homme. Après tout, il rendait son meilleur ami heureux. Alors autant se comporter bien. Peut-être qu'ils finiraient par s'apprécier. Ou peut-être pas. Mais elle ne voulait pas être celle à blâmer. Alors pour faire bien les choses, elle n'était pas contre un peu d'aide, surtout si ça empêchait le soldat de s'ennuyer. C'était du gagnant gagnant, du coup, non ? «Oui, bon, d'accord.» qu'elle acquiesça avant de se baisser et de tout remettre dans sa bassine, faisant fit de la boue qui salissait certains vêtements. Pourvu que tout parte le plus vite possible. Même si elle se doutait qu'elle devrait frotter et utiliser un peu d'huile de coude.

Sa bassine de nouveau sous son bras, Lucy tenta de retenir sa curiosité le plus possible. Mais, piquée au vif, elle qui n'avait pas osé poser trop de question depuis son arrivée, elle finit par laisser les mots s'échapper de sa bouche, peut-être un peu plus vite qu'elle ne l'aurait cru. «Vous êtes à Fort Hope depuis longtemps?» qu'elle commença, sans lui laisser suffisamment de temps pour répondre, avant de l'assaillir d'une autre question. «Pardonnez-moi la formulation mais.. vous n'êtes pas un peu jeune pour être soldat ?» Elle avait tenté d'éviter d'imaginer que son frère aurait pu être là, à sa place, en vain. Et ça avait presque fait monter une angoisse en elle. Il fallait juste qu'elle essaie de paraître normale, et de ne pas transposer tout comme s'il était Kim. Il ne l'était pas. Et elle, elle allait juste gagner un ticket pour passer pour une psychopathe avec ce jeune, qui semblait encore trop jeune pour être jeté dans l'horreur de l'armée, encore plus en temps d'apocalypse.
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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   Mer 23 Jan - 18:58


Ariel soupira bruyamment. Évidemment qu'il s'en sentait capable. Si ça ne tenait qu'à lui il serait déjà repartie sur le terrain. Mais ses supérieurs préféraient qu'il se soigne encore un peu et le jeune soldat ne pouvait que leur obéir.

« Mais oui … Je ne suis pas mourant. Ce n'est qu'un bras en écharpe. »

Très galamment et sans se complaire dans son handicap temporaire, Ariel récupéra la bassine qu'elle tenait et là lui porta sous son bras valide. Après tout, s'il avait accepté de la suivre c'était bien pour l'aider à faire son linge non ? Puis, loin de laisser un silence reposant s'installer, cette dernière engagea la conversation. Et le soldat ne pouvait nier que c'était agréable de parler avec quelqu'un de normal. Pas d'animosité, pas de hiérarchie, rien … Juste une conversation basique. Alors il lui répondit gentiment, se forçant à être un peu plus bavard qu'à son habitude.

« Depuis un certain temps. Je suis arrivé en mai il me semble … Mais les jours se confondent ici. L’absence de pression sûrement, c'est trop calme pour moi. »

Ariel fronça les sourcils quand elle lui demanda s'il n'était pas trop jeune pour être dans l'armée ... Et pour compléter son expression faciale, il lui servit une adorable moue boudeuse. Ce n'était pas la première fois qu'on l'attaquait sur son âge ou son inexpérience. Il en avait l'habitude, mais il n'était pas un adolescent paumé, il était un jeune adulte en pleine possession de ses moyens. Mais malheureusement pour lui, son physique ne le servait pas dans le bon sens. Il paraissait bien plus jeune que son âge. Il ne s'en plaindrait pas dans quelques années, mais pour le moment c'était bien plus problématique qu'avantageux.

« J’ai 22 ans Madame. J’ai fini mes classes peu avant que l'épidémie se déclare et que les rôdeurs ne se fassent remarquer, enfin … plutôt simultanément on va dire ... Mais sinon, j’aurais dû partir en tant que démineur en Afghanistan … »

Voilà, ça c'était dit. Il ne fallait pas qu'elle le prenne pour un gamin. Il était peut-être jeune, mais il savait ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait. Il n'avait pas choisi le déminage au hasard. Son souhait de rejoindre l'armée faisait écho à son envie de protéger les autres. Il aurait pu faire pompier ou médecin, mais c'est en prenant les armes qu'il se sentait le plus utile. Il savait qu'il n'avait pas la gueule de l'emploi comme on disait et il était indéniable qu'il faisait parfois tâche entouré de ses compagnons d'armes mais même si son apparence ne suivait pas, ça ne remettait en aucun cas en cause ses performances professionnelles.

« Finalement, ma spécialisation ne m’aura pas servie à grand-chose. Enfin … sauf s’il s’est passé des choses explosives dans les boxers que vous avez ramassé … et que je vais vous aider à laver. Si ça ce n'est pas du dévouement auprès des civils. »

Ariel sourit timidement. Il n'avait jamais était vraiment à l'aise pour faire la conversation. Quand il était plus jeune, c'est son frère qui s'occupait des relations sociales, puis quand ce dernier l'avait abandonnait, Ariel était resté assez solitaire, préférant s'entourer de peu de gens mais les choisissant avec soin. N'importe qui ne pouvait pas s'accorder l'honneur d'être ami avec Ariel Young.

« Et vous ? Vous êtes ici depuis longtemps ? Qu’avez-vous fait de mal pour avoir autant de lessive à faire ? »

Il désigna le panier qu'il avait sous le bras avançant d'un pas tranquille vers le lac.

« Oh mais j'y pense. Je m'appelle Ariel Young. Enchanté de vous rencontrer. »



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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   Jeu 14 Mar - 14:44
22 juin.
A fleur de peau, il suffisait d'un rien pour que Lucy parte en sanglots ces derniers temps. Mais elle s'était promis à elle-même de ne pas être faible devant le monstre qui vivait avec elle, cet être sans sentiments qui pourtant semblait avoir su gagner le cœur d'Elias. Il avait plutôt intérêt à ne pas se risquer à lui faire de mal, elle lui péterait bien volontiers les jambes ! Mais ça, ça devait rester un secret bien cacher et surtout ne devait pas être prononcé de sa bouche. Alors dans le fond, salir ses caleçons, c'était une assez bonne alternative. Ou de faire semblant de les nettoyer. Même si dans le fond, Lucy s'en mordrait les doigts. Et qu'elle risquait fortement de les laver, de remords d'y avoir juste émis cette pensée quelques instants.

Elle avait eu l'impression que son coeur se serrait, qu'il tentait de s'autodétruire face à la silhouette de ce jeune homme. Kim. Kim. Elle avait cru qu'il s'agissait de son frère. Ce garçon qu'elle avait tant aimé. Qu'elle avait protégé contre vents et marées. Pour finalement, le laisser à son sort, afin de poursuivre un but inatteignable. Oui, mais pourtant, elle avait réussi, désormais. Peut-être que ça faisait qu'elle avait au moins des circonstances atténuantes ? Non, elle ne les méritait pas. Elle le savait, et imaginer le contraire, c'était une pure folie. Et la folie, elle semblait commencer à connaître, ça prenait bien sur elle, à ce moment précis. Faire l'amalgame entre son frère et ce soldat, c'était un bon symptôme, non ? Comme de commencer à les assimiler, presque à s'imaginer que ce garçon pouvait être Kim. Elle haussa les épaules à sa réflexion, et tenta de prendre un air désinvolte. «On dirait quand même que c'est vous qui avez besoin d'aide.» Elle tenta un sourire, qui, comme la plupart de ses tentatives d'étirement de lèvres, ressemblait bien plus à une grimace qu'autre chose. Mais dans le fond, ça ressemblait plus à une moue boudeuse. On aurait dit que Lucy n'était plus capable que de ça. De faire des moues. De faire la gueule.

D'un côté, ça pouvait s'expliquer. Mais il fallait se poser les bonnes questions : qui ici n'avait pas vu sa vie se modifier radicalement, perdre ses repères, perdre des êtres aimés ? Pas grand monde. Tout le monde avait souffert de l'apocalypse, de la transformation en cadavre ambulants de gens qu'ils aimaient. Tous l'avaient subi, et pourtant, certains tentaient tant bien que mal de se reconstruire. Alors, pourquoi est-ce qu'elle, elle en était incapable ? Pourquoi est-ce que son seul plaisir dans sa journée, c'était de s'éloigner de Will et Elias un instant, et de faire de la lessive ? C'était plutôt triste, comme perspectives.
Loin de s'imaginer tomber sur le jeune soldat Young, Lucy commençait finalement à se dire que c'était pas plus mal d'être sortie. Elle était peut-être un peu intrusive avec lui, mais dans le fond, elle n'aurait pas pu s'en empêcher, même si Kim avait été vivant. Mais ça n'est pas Kim. Elle le savait, et finalement, l'idée faisait son petit bonhomme de chemin. «C'est sûr que pour être calme, c'est calme ici...» acquiesça-t-elle en soupirant. La vie ici, ça n'avait rien à voir avec la vie qu'elle avait menée ces trois dernières années. Un peu de repos, c'était pour le mieux, mais désormais, elle avait l'impression de sentir l'ennui. De tourner en rond. Et c'était long, très long.

Le jeune homme semblait avoir eu un début de vie plutôt mouvementé. C’était normal que lui aussi ne trouve le temps long, dans ce camp. Camp qui ne ressemblait pas forcément à des vacances, mais pourtant, qui offrait une multitude d’éléments de protection. Pour Lucy qui se trimballait exclusivement avec son couteau suisse, c’était encore moins négligeable que ce qu’elle ne semblait l’accepter. Elle avait eu de la chance au cours de ces trois ans, il était temps qu’elle le réalise.
Elle ne put s’empêcher de sourire face à la réflexion du soldat. Il avait plutôt raison, sur bien des choses, mais, quelque chose d’explosif dans le caleçon de Will ? Il ne fallait pas abuser pour autant. De salissant, c’était sûr, rien que la présence de Will suffisait. Mais bon, elle n’était pas là pour juger de ça. Bien que ça lui ait donné un petit sourire moqueur, dans le fond. Oh, Will, si tu savais... «Non, aucun risque, du côté des caleçons. Enfin, sauf qu’ils soient sales.» Lucy émis une petite négation à l’encontre du jeune homme, avant de reprendre. «Vous êtes sûr ? Ne vous dérangez pas pour mon linge..» D’un côté, même s’il n’y avait pas que ses affaires, elle était un peu gênée qu’il se propose si promptement, presque sans lui laisser le choix, pour nettoyer ses affaires.

Vint le moment le plus difficile. Celui où on lui retournait la question. Est-ce qu’elle était là depuis longtemps ? Evidemment que non. «Quelques jours tout au plus.» commença-t-elle, pas vraiment certaine de continuer à s’exprimer sur le sujet. Mais avec ce garçon, outre le fait qu’il ne lui fasse penser à son frère, elle se sentait presque plus en confiance qu’avec n’importe qui d’autre rencontré ces trois dernières années. Alors, elle n’avait presque plus aucun mal à laisser s’échapper un flot de paroles. «Je cours depuis des années. Ca fait trois ans que j’ai tout quitté, et finalement… ça c’est arrivé. Je ne sais pas vraiment comment j’ai tenu.. Enfin, je veux dire, j’aurais pu mourir mille fois, et j’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré quelques groupuscules sur le chemin, certains m’ont aidée, d’autres menacée ou rejetée. J’avais besoin de retrouver quelqu’un à Détroit, et sur le chemin, il est arrivé un accident.. Après quoi, les gens sont tous devenus bizarre, certains.. morts» elle eut un frisson rien qu’en pensant à ce mot et à ce qui venaient ensuite. «se sont relevés, comme si de rien n’était..» Elle prit une grande inspiration, avant de reprendre, en essayant de se calmer. «Et puis un jour, l’armée.» Elle montra du menton le jeune homme, sans pour autant le désigner vraiment lui, mais plus comme un signe qu’il s’agissait de son corps de métier. «m’a trouvée sur le chemin, dans un l’abri où je me trouvais..» Elle haussa les épaules, en levant les paumes au ciel, sous un air de dire “et me voilà”. Lucy se sentait nulle de sa situation, nulle d’avoir survécu, pire encore d’avoir survécu grâce à des gens qu’elle n’était pas sûre de revoir un jour. «Quant à ce qui est de faire la lessive… J’ai juste un de mes colocs qui est assez… comment dire ?» fit-elle, tout en cherchant le mot. «J’aurais dit opportuniste et sale, mais encore, ce ne sont pas des mots assez fort» Elle utilisait le ton de la plaisanterie, avec un fond de rire dans la voix, pourtant, si Will était là, il saurait que ce n’était que des reproches qu’elle faisait. Elle continuait d’avancer vers le lac, doucement, ralentie par son panier de linge fraîchement ramassé du sol, et, un grand et franc sourire au lèvre, se tourna de trois quart vers le jeune homme. «Enchantée, Ariel. Je suis Lucy. Lucy Kimura.» De toute façon, ce n’était pas un secret, si ? Et puis, irrésistiblement, elle ressentait le besoin de créer une proximité avec ce garçon. Même si c’était certainement une erreur, elle qui ne savait pas encore si elle devait avoir confiance ou non dans l’armée.

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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   Mer 20 Mar - 14:02


Ariel écouta l'histoire de la jeune femme avec attention. Il en avait déjà entendu des dizaines comme la sienne. Mais cela le touchait toujours autant. Il avait toujours énormément de mal à admettre le fait que l'armée ai abandonné les civils le temps de se reconstruire pour revenir en force. Il comprenait l'intérêt, on ne pouvait pas laisser des gens armés sans une hiérarchie établie pouvant les contrôler et les brider pour éviter les débordements. Mais avoir laissé des gens souffrir et mourir ne plaisait pas du tout au jeune soldat, sûrement encore bien trop idéaliste concernant son métier.

« On en a tous bavé en chemin, je ne minimise pas votre histoire, mais il faut que vous sachiez que vous êtes beaucoup dans ce cas, donc n'hésitez pas à discuter avec les autres survivants, cela pourrait vous faire du bien … Euh ... ne vous méprenez pas, je ne me prends pas pour un psy ou un truc du genre, mais … voilà ... Je n'ai absolument pas vécu la même chose que vous, donc je ne peux pas comprendre ce genre de détresse, mais croyez moi, du côté de l'armée ce n'était pas rose tout les jours. Enfin, on dirait que je me plains de m'être senti entouré et en sûreté au milieu de soldat surentraîné ... »

La conversation suivant son cours, le jeune soldat fronça les sourcils en l'entendant évoquer son colocataire. Le monde était déjà assez pourri pour que l'on n'est pas en plus l'obligation de supporter des gens que l'on détestait, non ?

« Pourquoi ne changez-vous pas de maison ? Il y en a plein d'autre de libre. Je crois même qu'il reste des chambres vide dans la mienne donc, pourquoi ne pas simplement déménager ? »

Ariel écarquilla un peu les yeux, se disant que sa réplique pouvait être mal interprétée et essaya donc maladroitement de se raccrocher aux branches.

« Enfin, je ne vous invite pas à vivre avec moi. Je … Vous voyez … Juste pour vous démontrer qu'il doit y avoir de la place ailleurs si votre colocataire est si insupportable. »

Comme quoi, même la fin du monde ne rendait pas les autres plus supportables. Et même dans des circonstances pareilles, devoir vivre avec quelqu'un avec qui l'on n'avait pas d'atomes crochus était un supplice. Car contrairement à avant ou l'on pouvait s'éloigner et oublier les personnes qui nous dérangeait, c'était maintenant difficile de faire de même avec les personnes qui avaient réussit à survivre à ce merdier. On pouvait vite se sentir coupable de tourner le dos à ceux qui restait en vie. Lui-même était dans ce cas. Il voulait voir son frère mort, il le souhaitait tout les jours … mais si ce dernier avait réussi par on ne sait quel moyen à survivre jusque-là, il serait dommage de le perdre maintenant même si sa simple existence le rendait malade.

Mais au moins, et contrairement à son interlocutrice, le militaire n'était pas obligé de vivre dans la même maison que ce dernier. Surtout que la brune semblait souffrir de la compagnie de cette personne. Ne relançant pas tout de suite le sujet, il laissa la conversation glisser vers autre chose, lui adressa un beau sourire alors qu'elle se présentait.

« Enchanté Lucy. »

Maintenant que le linge avait retrouvé sa place dans la corbeille, Ariel l'invita d'un geste de la main à se diriger vers le lac.

« Alors, on y va ? Nous avons du linge à laver non ? Et puis, ça serait bien que nous quittions ce terrain découvert avant que l'on me remarque. »

À peine sa phrase fut finie, qu'Ariel commençait déjà à prendre la direction de l’immense étendu d'eau. Avec un peu de chance, ni ses supérieurs, ni son frère ne l'avait encore vu et il pourrait échapper à leur surveillance pour enfin faire autre chose que se reposer. Et en plus de s'occuper, il allait profiter de la compagnie d'une belle femme, alors que demander de plus ? Ça le changerait des Lara Croft qu'il côtoyait et qui n'était pas forcement plus raffinée que leur homonyme masculin. Un peu de délicatesse lui ferait du bien.



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MessageSujet: Re: ARIEL + Flowers for a ghost   

 ARIEL + Flowers for a ghost
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