Accouchement ft. Mathilde et peut être plein de gens

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Dim 4 Sep - 15:51

Ruth était seule dans son dortoir, la tête bien calée avec un oreiller. L’arrivée de son bébé était prévu pour les jours suivants, et il avait commencé à lui donner des coups de pieds particulièrement violents. Mais son petit étant plutôt du genre agité elle ne s’était pas inquiétée. Elle rêvassait paisiblement, essayant d’imaginer ce qu’aurait pu être sa vie si l’apocalypse n’avait jamais eu lieu. Aurait elle été mère un jour ? Aurait elle découvert la vérité sur Nathaniel et Mathilde ? Elle soupira en y repensant. Mais même si cet homme était le dernier des salauds, elle aurait tout donné pour l’avoir avec elle à cet instant précis. Elle aurait voulu qu’il puisse la rassurer, chercher avec elle un prénom pour le bébé, comme un couple normal.

Une contraction très violente l’interrompit, et elle sentit qu’elle perdait les eaux. à cet instant la future maman compris que ce qu’elle prenait pour des coups de pieds depuis quelques heures était en fait des contractions. La douleur avait été très intense, et Ruth était presque sûre d’avoir un peu gémit. Elle se redressa, doucement, pour se mettre en quête de Mathilde. Elle sorti du dortoir avec prudence pour s’aventurer dans le reste du laboratoire.

Elle n’osait pas se dépêcher vraiment, même si elle sentait qu’elle n’allait pas tarder à accoucher. Une seconde contraction la plia en deux. Elle n’avait que quelques minutes d’écarts avec la précédentes, il fallait vraiment faire quelque chose.

Deux contractions plus tard, et après avoir réussi à fouiller une bonne partie du laboratoire, Ruth trouva enfin Mathilde et lui demanda d’une voix affaiblie :

"C’est le moment, aide moi s’il te plaît. "


Elle ne savait pas trop quoi dire. Elle avait terriblement honte de demander à la femme du père de son enfant de l’aider à accoucher. Vu de l’extérieur la situation devait être particulièrement cocasse. Néanmoins elle faisait confiance à Mathilde. C’était une des seules personnes à avoir fait des études de médecines, et de plus c’était une femme. Et puis Mathilde n’avait jamais fait preuve d’animosité envers Ruth, elle avait toujours veillé à ce qu’elle comprenne ce qui ce passait quand elles étaient parti en mission.
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Dim 4 Sep - 21:33

Trouver à manger, discuter des priorités, faire en sorte que le groupe soit solide. Mon nouveau rôle de leader s’affirmait de plus en plus. Avec Santana nous arrivions à discuter . Bien entendu, nous n’étions pas d’accord sur tous les sujets, et quelques fois il arrivait qu’on se dispute. Mais dans l’ensemble, on agissait ensemble. On avait cet esprit d’équipe pour le bien de notre groupe. C’était ça le plus important. Le bien-être du groupe et survivre. Bien entendu, le déménagement n’avait pas eu que des points positifs, à mon plus grand malheur. Néanmoins, une grande majorité de ces membres avait survécut. Et nous avions même rencontré une nouvelle recrue, Robert. Un homme que j’avais légèrement pris pour un cadavre ambulant.

J’apercevais Ruth, se dandinant. Son ventre avait bien augmenté. Et il ne cessait de agrandir. Au contraire de moi, sa grossesse se passait à merveille. La mienne n’avait pu être poursuivie et quelques fois... En la voyant il m’arrivait de penser... Et si ? Et si j’avais réussi à garder. Si le fœtus avait survécut ? Où en serais-je ? Serais-je morte ? Serais tout comme elle, ici ? Jusque là j'avais eu beaucoup de chance, toutes dû à mes rencontres. Seule, je serais morte. Et Ruth elle... elle aurait très certainement survécu.

C'est alors qu'elle s'avançais vers moi. Je l'entendais à peine lorsque me parla. Je la regardais, la dévisageant de haut en bas, deux fois. Au départ l’information n’avait pas très bien circulé dans mon cerveau. Puis ce fut l’alerte rouge en mon fort intérieur. Le moment c’était aujourd’hui! Je restais un moment sans rien dire . Puis je lâchais quelques mots, très bien distincts. Digne d'une révélation.

« OH PUTAIN. »

Je mettais de côté ce que je faisais. Je me levais de ma chaise, que j’occupais il y avait à peine 10 secondes. Celle-ci eu d’ailleurs un mouvement brusque, dû à la vitesse à laquelle je m’étais levée. Ce qui veut dire que je jetais les habits que j’avais nettoyé sur une table. Le plus urgent ce n’était pas de nettoyer des habits ou même de les repasser. C’était l’accouchement. Et il fallait agir vite. Je reprenais doucement mes esprits. Depuis des années et des siècles des femmes avaient accouchés. Elles avaient donné la vie, plus ou moins avec difficulté. On allait pour le moment déterminer à combien s’évaluait les contractions. De cette façon, on allait pouvoir savoir si c’était maintenant.

« Okay alors Ruth on va être calme c’est normal ce que tu vis. Assieds-toi sur cette chaise pour l’instant. Tu sais un peu près toutes les combien tu as des contractions ? Ou tu veux qu’on les compte maintenant ?»

Je ramenais la chaise jusqu’à elle, lui faisant signe de s’asseoir dessus. Je n’avais même pas besoin de demander si elle avait perdu les eaux. Cela se voyait avec les gouttes. Je réfléchissais calmement à un endroit où accoucher Ruth en sûreté . Peut-être le bunker ? Dans ma tête c’était la panique générale. Encore heureux que je ne sois pas sortie aujourd’hui. On aurait été bien encore.

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Jeu 8 Sep - 8:11

Le colosse à la balafre rosâtre sur la joue droite, n'améliorant aucunement loin de là son apparence monstrueuse, se déplaçait de son pas chaloupant dans les corridors du refuge. Rocky, le chiot qu'il avait recueilli et élever avec tendresse, était aujourd'hui avec Santana. La jeune hispanique avait expliqué à la créature pathétique et grotesque qu'elle avait été maître-chien. Donc naturellement, Robert lui avait demandé d'enseigner ce qu'il fallait au chien des plus intelligents pour qu'il soit utile à tous et chacun. Le sourire de la jeune femme avait illuminé cette journée morose pour l'être au cœur tourmenter. Car tellement de questions couraient aux quatre vents dans les étendues désertiques de son subconscient. Devait-il rester avec le groupe ou bien le quitter? Il ne servait pas à grand-chose, à part construire des fortifications et protéger les autres en se servant de toute sa force et sa résilience monstrueuse. Le mineur pensait souvent à Maggie et Brian. Deux âmes purs dans ce monde de ténèbres qui essayaient de survivre tant bien que mal. Le golem de chair avait des fois envie de les rejoindre, de les aider. De discuter avec eux et de les voir sourires. Car ils formaient un si beau couple. Mais dans un autre sens le goliath des temps modernes allait se sentir comme la cinquième roue du carrosse. Portant sa main immense et rugueuse, scarifier de si nombreuses marques laisser par l'incompréhension des hommes, les traits atypiques de la gargouille se transmuta en pierre. Les sourcils se froncèrent et le regard océanique se perdit dans une mer d'incertitude.

Un cri le fit alors revenir brutalement au présent. Bobby crut reconnaître Mathilde, la médecin du groupe. Celle qui avait creusé un sillon sanglant dans la joue et manquer l'œil du colosse d'un cheveu. Oubliant toute prudence, se foutant totalement de sa sécurité, le géant fonça vers le laboratoire. Dans son esprit dérisoire, l'homme difforme voyait des goules affamés de chair fraîche encercler la jeune blonde. Il n'avait aucune arme à par son couteau à sa ceinture, mais le briscard hors norme pouvait toujours improviser avec n'importe quel objet pour en faire une arme redoutable. En pivotant brusquement en voyant des mouvements rapides à sa droite, l'imagination du golem de chair songea à des pillards ou des assassins qui allaient tuer le dernier espoir de l'humanité. Il eut peur pour Elsa surtout, la gentille ange de la connaissance qui semblait bien l'apprécier. Aussi pour Ruth, la future mère qui allait apporter une nouvelle lueur d'espoir en apportant une vie nouvelle dans ce monde de ténèbres. Il ne voulait surtout pas qu'elles soient blessées. Le géant donnerait sa vie, faisant un rempart de son corps dégouttant pour les préserver du moindre mal. Mais en voyant la scène, les pieds du mineur se figèrent dans le sol.

Ruth semblait souffrir. Elle était assise et se tenait le ventre à deux mains. Mathilde quant à elle se tenait tout près de la future maman. La peur et la rage qui déformait les traits monstrueux de la bête se transforma devant les belles. Une joie et une tendresse se déposa sur son horrible faciès et les yeux bleutés si pur véhiculait des sentiments doux. De l'affection, de la sollicitude, de la bienveillance et aussi de la sincérité se déversait de ce regard océanique. S'approchant alors de la jeune femme en contraction, il posa un genou au sol pour être au même niveau de Ruth. Capturant le regard noisettes si envoûtant de la jeune femme, une aura de calme et un apaisement semblait se dégager de la puissante charpente du chaînon manquant de l'humanité, Bobby commença à signer. Les gestes des mains étaient maintenant précis et fluides grâce à sa pratique presque journalière avec l'artificière.

Robert- Ça va bien ce passé Artifice. Bientôt tu vas avoir ton petit bébé dans tes bras et je pourrais enfin te donner ton cadeau que j'ai trouvé. Tu veux que je reste avec toi pour t'aider?

Croisant le regard bleuté de la docteure, le géant parla de sa voix rocailleuse mais douceâtre à la fois.

Robert- Tu veux que je fais quoi? Euh… Chercher des serviettes et de l'eau chaude comme les films à la télé? Euh… Que j'aille chercher des gens plus intelligents que moi? Dis et je vais tout faire pour t'aider et aussi Ruth ok?

Projetant sa gêne loin de lui, le golem de chair tendit sa main rugueuse et couverte de cicatrice vers celle, menue et gracile, de la femme enceinte. Comme il l'avait fait pour sa sœur Rosalie lors de l'arrivée au monde de sa nièce adorée Sandra. Au contraire des gens qui s'affolaient habituellement lors de cet événement, le colosse balafré était comme l'œil du cyclone, une oasis de calme et de bienveillance simplement heureux d'être présent…

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Jeu 8 Sep - 15:20

Santana n'était pas du genre à aimer les gosses, la famille, les relations assez étranges entre les membres du groupe... Non du tout. Elle préférait pas s'occuper de ça. Elle était posée avec Charlie, et ça lui allait bien. En tant que leader, elle se chargeait avec Mathilde de veiller au bien-être des survivants, de mettre en place des raids ou autre. Ce n'était clairement pas le genre de femme à aller voir une femme enceinte et lui proposer de l'aider à accoucher par exemple.

Mais voilà que sa formation de sapeur-pompier comptait forcément une partie directement liée au secourisme. Et donc que ça pouvait aider, en état d'urgence. Sa collègue n'avait cessé de lui rappeler qu'elle devrait être à la hauteur si jamais Ruth accouchait, car après Mathilde, Santana était la plus apte à réagir dans ce genre de situation. Voyez par là accouchement. Oh les scientifiques pourraient aider non ? C'était souvent ce qu'elle sortait comme phrase à Mathilde pour fuir le travail qu'elle lui demandait.

Mais voici qu'aujourd'hui, Ruth allait accoucher. Santana avait eu juste à suivre les pas bruyants de Robert pour se retrouver face à ce terrible spectacle : Mathilde asseyant Ruth qui s'apprêtait à donner vie à un enfant. Et Robert proposant son aide. La sapeur-pompier était de son côté immobile, mal à l'aise. Elle n'aurait pas dû suivre Robert, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher, sentant que quelque chose se tramait.

Avalant sa salive avec difficulté, Santa franchit l'entrée de la pièce.

- Mathilde.

S'annonça t-elle, simplement. Elle n'allait pas saluer tout le monde, un signe de tête suffira. Elle fit signe à la blonde de se rapprocher d'elle et murmura :

- On peut pas la faire accoucher là.

La trentenaire réfléchissait à toute vitesse, essayant d'ignorer les images qui affluaient dans son cerveau et qui montrait tout un désastre lié à un accouchement en pleine apocalypse. Non clairement, ce n'était pas l'endroit pour Ruth de donner vie (ou de mourir en essayant). Que faire ? Ou aller ? La panique commençait à se faire un chemin dans la tête de la brune qui se força à sourire faussement à Ruth. Bon sang, ce genre de situation elle les fuyait en temps normal. Fermant les yeux quelques secondes, Santana s'obligea à se calmer intérieurement. Se massant les tempes, elle s'autorisa quelques secondes de réflexion avant de les ouvrir et de faire face à Mathilde comme si elle avait eu une illumination.

- Le bunker. Elle y sera en sécurité, dit-elle.

Voyant que sa collègue réfléchissait à la proposition, Santa insista, observant au passage Ruth et Bobby.

- Je sais que t'y as pensé aussi. C'est l'endroit le plus adapté... enfin, étant donné la situation et cette époque formidable qu'est l'apocalypse.


L'ironie lui avait échappé, seule preuve de sa nervosité grandissante. Santana se disait soudainement qu'elle avait bien assez aidé en proposant le bunker, elle espérait ne pas avoir à... travailler plus en profondeur avec Ruth pour aider la doc.
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Mer 21 Sep - 14:54

La loi de l'emmerdement maximum, aussi connu sous le nom de loi Murphy, stipule que les pires moments sont les plus propices à empirer, telle une réaction enzymatique allostérique. Pour ceux de la filière littéraire qui ne comprendraient pas ce terme scientifique résumant pourtant le phénomène en un mot, les exemples les plus probants sont la tartine retombant toujours sur le coté beurré (ou confituré selon les goûts) ou le téléphone sonnant alors qu'on rentre dans sa baignoire. Enfin pour ceux n'ayant pas non plus d'imagination pour se projeter dans de telles situations, voici l'histoire de Raph.

Raphael est un capitaine de police scientifique vivant dans le monde post apocalyptique et qui vaquait à ses occupations après avoir prit possession d'un laboratoire avec ses copains. Il taillait le bout de gras avec la cheftaine, parlant chiffon, météo et organisation générale de tout le groupe, se félicitant d'ailleurs de ne pas avoir accepter la lourde charge décisionnaire. Il avait pourtant son mot à dire et tenait à faire valoir son point de vue sur les tours de garde juste avant d'aller soulager une envie de miction mais n'eût jamais le loisir de l'exprimer car, au moment où le sujet tomba, Ruth débarqua avec sa pizza au four prête à consommer. Forcement le branle bas de combat se mis en place et du monde se rameuta. Le biologiste libéra la table afin que la future mère puisse s’allonger et se mit en tête d'aller chercher de quoi stériliser les supports et les outils. Mais là encore, au moment où il engagea sa course folle en direction de l'infirmerie de fortune, il entendît Santana qui proposa le bunker comme lieu plus propice pour vêler. L'idée n'étant pas bête, Raph rebroussa chemin pour aider à la manœuvre de transport quand il remarqua que la musculature discrète du frêle Robert était largement suffisante.

"King kong! Une main sous son dos et l'autre sous ses cuisses et en avant! Autant que possible maintient la en situation allongé et non assise pour ne pas déclencher le travail trop tôt. donc pas de prise au genoux. Tu es un brancard mon pote! "

Puis il adressa un regard à Mathilde qui semblait aussi bien gérer la situation qu'un cuisinier pour détapisser une pièce et à Santana qui semblait ravi de se reconvertir en vétérinaire.

On est tous aussi manche les uns que les autres dans cette situation. On a plus ou moins des notions mais rien de particulièrement probant ... je suppose donc que je vais participer aussi au balai des blouses blanches.

Ne sachant pas encore quelle place il allait pouvoir occuper, il s'improvisa chef de chantier et balança ses idées à tout va. Lui qui n'était pas un grand démonstrateur d'affection espérait aussi rassurer Ruth du mieux qu'il pût en s'exprimant ainsi.

"Visiblement le liquide amniotique est sorti ce qui signifie que le col est raccourci mais il ne doit pas être encore trop ouvert donc on peut la transporter. Il va nous falloir surveiller ses constantes avec un stéthoscope et isoler du mieux que possible le lieu du travail. Il nous faut des linges pour la table et de l'eau chaude. Pour nous des gants et des blouses. Des solutions salines pourraient être utiles aussi pour nettoyer et ou perfuser si besoin est."

Puis inconsciemment, en posant 2 de ses doigts sur la carotide de la jeune sourde, il comprît qu'il allait mettre les gants et pétrir la pâte, sa nature lui interdissant le contraire.

Aller ... on va dire que ça doit pas être si différent des femmes violées et des macchabées qu'on manipulait avec mes copains les légistes ... Mathilde en est une et on a déjà bosser ensemble. 9a va aller tout seul...
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Lun 26 Sep - 20:02

Les gens défilaient autour de Ruth, qui était bien installée dans les bras de Robert. Il avait pris la peine de lui signer quelques phrases, ce qui avait rassuré la jeune femme. Les autres parlait trop vite, et elle était trop fatiguée pour comprendre le reste, même si il lui avait semblé que Raphael avait essayé de la rassurer. Elle ferma les yeux quelques temps, se coupant du monde. Elle avait peur. L'angoisse formait comme une boule dans son ventre et sa gorge se serrait de plus en plus. Elle chassa Nathaniel de ses pensées, elle n'en avait pas besoin maintenant.

Elle s’abandonna complètement aux mains des gens de son groupe, en qui elle avait décidé de faire confiance. De toute façon elle n'avait pas le choix. Si ils ne l'aidaient pas elle allait mourir, et même avec leur aide elle savait qu'elle avait une chance d'y passer. Qui s'occuperait de son enfant dans ce cas ? Elle rassembla ses forces et ouvrit les yeux. Les mains de la future mère signèrent faiblement :

« Robert ? Si je meurt tu pourras t'en occuper ? Je t'en prie.»


Elle ne pouvait pas demander à une autre personne de le faire, surtout pas à Mathilde. Robert lui paraissait être une bonne personne, même s'il avait l'air un peu simplet au premier abord. Elle savait qu'il ferait de son mieux si le pire arrivait, et elle n'en demandait pas plus.

Les gens s'affairait et elle essayait de reprendre des forces. Si elle n'y croyait pas, ça ne marcherait pas. Ruth inspirait et respirait régulièrement, et essayait de se souvenir de ce que lui aurait dit sa mère si elle avait été là. Sa mère qui avait eut quatre enfants, dont des jumeaux, pas toujours dans des conditions d'hygiène optimale.

En désespoir de cause, elle s'en remis à Dieu. Elle avait toujours prier plus par habitude que par réelle conviction, et cette fois ci ne différaient pas. La juive répétait des psaumes dans sa tête, moitié en hébreu, moitié en yiddish.
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Sam 1 Oct - 23:49

Santana était arrivée tel un chevalier galopant sur sa licorne pour secourir une princesse en détresse. Sa venue me réconfortait dans le sens où je me sentais nettement moins seule. Mais heureusement, d’autres étaient venu à la rescousse suite à notre détresse.


« Oui je sais qu’on va pas pouvoir la faire accoucher par ici.  C’est pas possible.»

Santana me faisait la proposition d’un accouchement dans le bunker. Chose à laquelle j’avais pensé auparavant. Je tentais de voir d’autres possibilités. Accouchement dans l’eau éventuellement ? Mais va trouver une bassine d’eau et faire le plongeur. Encore moins d’aller jusqu’au lac, va savoir, peut-être que certains avaient décidé de faire un petit plongeon. Très mauvais plan. Le bunker restait être le moyen le plus sûr et sécurisé.


« J’y pensais justement. Ce sera mieux que le sol et puis... Plus on est de fous, plus on rit.»

Petite note humoriste pour tenter de déstresser. Il fallait relativiser. Ce n'était pas nous qui allions donner la vie. Enfin si, d'une certaine façon.


« Santana on va devoir faire gaffe à tout. Un accouchement ça peut être dangereux. Je peux pas garantir que tout ira bien. Mais on va tous faire de notre mieux! Penses à appeler avec le talkie notre éclaireur d’être encore plus à l’affût à cause de ce qui se passe en bas. Et demandes lui s’il entend les bruits d’ici. Faut que tu te prépares au cas où où l’on devrait... L’opérer. Ou même si on se fait attaquer à réagir.  On aurait besoin de toute l’aide nécessaire.»

L’accouchement était un fait social. Cela, je l’avais sut durant mes études, au cours d’une discussion. Le bassin d’une femme était tel quel, qu’il était fait pour des personnes puissent l’assister., aider la mère à donner naissance au petit. Mais notre espèce n’avait pas pensée à assister la mère si l’enfant mourrait... Et croquait un bout de la mère. De même, si ça se passait mal, qui fallait-il sauver ? La mère ou l’enfant ? La mère était astucieuse, pouvait éventuellement mieux récupérer que l’enfant. Si on sauvait l’enfant, il faudrait le nourrir, trouver du lait de vache ou en poudre ou même une autre femme enceinte. Voir même trouver des machines pour l’aider.

Je le sentais mal. Elle était tombée enceinte pendant tout ce bazar et n’avait donc pas pu être suivie par quiconque. Mais elle ne s’était jamais plainte de quoique ce soit. J’avais trouvé qu’elle se portait bien. Mais rien n’était sûr.  Si ça se trouvait, la position du futur nouveau né n’était pas dans le bon sens.

La proposition du bunker était plutôt réjouissante. Heureusement qu’on avait cet endroit. Tout le monde semblait s’accorder sur cette proposition qui était très intéressante. Un bunker,magnifique endroit pour faire venir au monde un bébé. Qui pourrait certainement atténuer les cris de la future mère et de l’enfant qui viendrait à naître prochainement. Raphaël prenait admirablement bien le relais, ce qui me rassurait un bon coup.

« Okay pour le bunker. C’est le meilleur endroit pour accoucher. Installez-la bien !  Et faites gaffes !Robert tu tentes de traduire les paroles de Raphaël pendant que je vais chercher les instruments évoqués Raphaël. Penses à lui demander si elle a envie de pousser, c'est un bon indicateur pour savoir si c’est maintenant ou si ça va prendre quelques heures avant la vraie poussée. Je vais voir ce qu’on a en réserve et qui va pouvoir nous servir. Je reviens d’ici 5 minutes !»

Chose importante pour savoir si c’était le moment. En effet, lorsqu’on avait envie de pousser, c’était que c’était l’heure. Les contractions et la perte des eaux pouvait arriver maintenant, le début des poussées pouvait arriver plusieurs heures après. Au moins, on avait un bunker qui pouvait limiter les cris. Elle pourrait crier à loisir de toute son aise. Et ça ne risquait pas d’être facile.

HRP: Ayant reçut une réclamation, Santana n'arrivera plus sur une cheval, mais sur une licorne.


Dernière édition par Mathilde Jenkins le Mer 5 Oct - 9:41, édité 1 fois
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Mar 4 Oct - 16:36

Les gens semblaient stressés et leurs visages étaient hagards autour de la pathétique créature. Robert ne comprenait pas le sens de cette agitation. Il était que bien et heureux à cet instant, se revoyant il y a quelques quatorze ans en arrière. Lorsque Sandra, son ange adoré, était arrivée sur terre, le colosse balafré avait su que sa vie serait changée. Tenir ce petit être vulnérable, mais si doux et rempli d’amour l’avait transporté littéralement au paradis. Maintenant le géant au cœur couvert de plaie sanglante avait tout perdu. Son travail, sa famille adorée et même une partie de son âme si bonne et débordante de gentillesse. Mais ce petit miracle de la vie, cet espoir allaient tout changer dans la vie des survivants. Cette petite lueur vacillante d’humanité dans ce royaume contrôlé par la Faucheuse et ses pantins morbides. ET au plus profond de son être monstrueux, Robert sut qu’il fera tout pour protéger le bébé, sa mère et toutes les personnes de bien qui se trouvaient dans ce bâtiment. Elsa, Mathilde, Santana, Charlie. Les autres la bête de foire les connaissait à peine, n’ayant pas eu le temps de faire connaissance. Alors quand un homme commença à l’appeler King Kong et lui ordonner de faire des actions, les traits atypiques du monstre se firent inquisiteurs et surpris. Pour qui il  se prenait ? Les deux chefs du groupe étaient présents. Attendant la confirmation visuelle de Santana, Bobby parla de sa voix rocailleuse. Rauque à souhait, mais dont les mots semblaient toujours teintés d’une gentillesse innée.

Robert- Je ne suis pas poilu comme King Kong, monsieur… Euh… Moi C’est Robert ou bien Bobby.


La voix de Mathilde résonna  demandant ce que le simplet avait déjà parlé.

Robert- Ben  je sais que quelqu'un voulait faire de la soupe et la grosse marmite est remplis d’eau chaude…

Il se pencha alors pour se mettre au niveau de Ruth. Il signa son intention de la toucher avec ses mains indignes et celle-ci fit un petit hochement de tête pour accéder à la demande. Ne comprenant pas le pourquoi, un sourire de gratitude et presque de soulagement se posa sur les lèvres minces de la caricature humaine. Le regard bleuté, si pur en comparaison de la grisaille de la vie, pétilla d’une bonté et d’une humanité sans borne. Hochant la tête avec empressement, mais une douce voix le fit dresser l’oreille. Une voix spectrale, si douce et désirée, venait de chatouiller son ouïe.

Sandra- Oncle Bob… Tu dois l’aider elle est à bout de force comme je l’ai été la dernière fois tu t’en souviens?

Un oui faible traversa alors la barrière que représentaient les dents mal alignées du colosse. Lors d’une randonnée avec sa nièce adorée, l’adolescente avait éprouvé un malaise. Fou qu’inquiétude, le monstre de foire avait saisi le corps fragile de la personne qui comptait le plus dans sa vie et l’avait transporté dans ses bras puissants. Durant le trajet, le pied de la chose qui se disait humain s’était tourné. Mais ignorant sa propre douleur et démontrant une endurance hors du commun, il avait maintenu la distance pour que des professionnels de santé puisent aider son petit rayon de soleil. Un baiser fantomatique se déposa alors sur la joue mal rasée du monstre de Frankenstein et la magnifique voix désincarnée se propagea une dernière fois.

Sandra- Allez tu dois, la sortir d’ici aussi vite que durant ce moment où j’ai eu la peur de ma vie…

Oubliant ses peurs irrationnelles d’être aussi près de la perfection céleste, le mastodonte chuchota alors de sa voix lente au ton trainant.

Robert- Désolé de te toucher Artifice…

Le monstre de foire fléchit un peu sa grande carcasse et sans laisser le temps à la jeune femme de s’opposer à cette habitude peu cavalière, il prit le corps gracile dans ses bras immenses.  Il rejeta alors son malaise de sentir cette perfection divine près de son corps atrocement déformé et sans demander son reste, il commença à s’éloigner du lieu de douleur en grande enjambée. Sentant les frissons et la chaleur que le corps si fragile et si fort en même temps produisait dans ses bras, Bobby sut au plus profond de ses tripes que la naissance sera pour bientôt. Les pas lourds résonnèrent dans les couloirs comparables au vacarme d’un tonnerre dans un ciel d’été. Autant pour calmer son cœur emballé d’être aussi près pour la première fois d’une femme et pour permettre à l’ange échoué dans ses bras de se sentir moindrement en confiance d’être avec un membre de la lie de l’humanité, Robert fit une promesse. Le son de sa voix se fit alors étrangement calme et serein, laissant transparaitre l’instinct de protecteur qui coexistait dans ce corps parsemé de cicatrices et de difformité. Une bonté sans borne et une sollicitude se dégageaient du colosse comme si celui-ci avait revêtu une cape sublime. Une sorte d’aura en quelque sorte de calme et d’assurance.

Robert- Je serais là promis…

Les pas du monstre de foire avaient permis aux deux âmes solitaires de rejoindre l’abri fortifié et délicatement il déposa le corps couvert de sueur où on lui dit de faire. Ruth demanda alors un souhait. Bobby sursauta et caressa la joue de l’ange pour lui faire ouvrir les yeux. Tendrement il signa alors ses pensées les plus pures.

Robert- Artifice oui je le ferais. Mais tu vas vivre et tu vas voir ton bébé. Je vais vous aider. On va tous t’aider. Mais je te demande juste de me tenir la main et quand tu veux pousser dis-le moi.

Alors, le géant prit avec douceur la main de la jeune femme. Il fit rouler son pouce sur le dos de sa main, juste pour lui signifier qu’il sera là pour elle. Voyant l’agitation autour de lui, un peu comme un ouragan, le colosse balafré fit ce que son esprit si pur lui dictait. Une voix merveilleuse, rauque et si juste s’échappa alors du cœur et de l’âme de la bête. Une voix digne des chanteurs disparus à ce jour résonna dans le cœur de la forêt. Chanter fit naître un apaisement pour l’être au cœur chaviré, mais aussi à l’ange présent près de lui. Souriant grandement de la joie et de l’allégresse tout à coup rendues à son cœur mis en charpie, la beauté intérieure du monstre se manifesta alors de la plus belle manière qui soit. Un chant pur à la sonorité presque parfaite se produisit alors. Le don caché par la montagne de muscles déformés se dévoila au grand jour. Perdues dans des  notes magnifiques rattachées à des souvenirs tristes et heureux à la fois, les paupières de l’être affreux se refermèrent quelque peu.  Les paroles poussées avec une justesse incroyable caressèrent les âmes endeuillées. Il laissa entrevoir une lueur d’humanité dans ce monde de déchéance. Quand les dernières notes moururent doucement sur la langue de Robert, celui-ci parla avec une tendresse, une franchise et une compassion des plus grandioses pour un être si brisée. Voyant une sorte d'apaisement se dessiner sur le visage des gens présent, le géant parut gêné d’avoir fait découvrir son don de cette manière.

Robert- Je peux arrêter si vous voulez...


Chant:
 

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Mar 11 Oct - 17:53

L'affolement à son paroxysme, la fourmilière s'agitait tant et plus autour de la reine pour lui prodiguer le peu possible. Il y avait les ouvrières qui devaient collecter les denrées et les soldates qui devaient participer au transport. Dans le tas il y avait une nourricière. Et cette nourricière allait devoir s'activer les mandibules pour aider à la naissance. Malheureusement, son expérience était aussi nulle que sa diplomatie qui était déjà relevée par la soldate qui lança le premier jet d'acide formique pour avertissement.

"Enchanté Robert, moi c'est Raphaël. Le surnom était uniquement affectif et on n'a pas trop le temps de compter tes poils pour l'instant. De plus je suis affreusement mauvais pour retenir les prénoms donc il ne faut pas te formaliser si j'use de surnoms. Au passage, le tutoiement est de rigueur."

Les mots étaient édictés avec une certaine rapidité due à l'empressement de l'homme qui ironisait un peu la situation comme à son habitude sans s'adapter à son interlocuteur. Heureusement le bon bougre s’exécuta après validation des chefs et Raph lui emboita le pas tout en se répétant qu'il devrait surement faire quelques efforts d'adaptation pour ne pas se manger une tartine extra large dans le tarin.

La progression était rapide car le géant avait une bonne foulée. Le colis fût déposé et rassuré tandis que le policier enfila masque et gants avec toute la théâtralité possible pour donner l'illusion de s'y connaître. En l’occurrence oui, dans son métier il enfilait régulièrement des gants de latex, mais pour ce qui est de l'utilisation à l'intérieur d'une personne vivante ...

Moi qui aime la polyvalence, voila une bonne expérience. Puis avec tous les vagins que j'ai pu toucher dans ma jeunesse, je dois avoir une certaine dextérité ...

Une fois la petite blagounette rituelle passée, il était temps de plonger dans le vif du sujet. Le téméraire se positionna entre les jambes de la jeune femme et commença à lui écarter les genoux pour un premier examen visuel.

"Pardon madame"

Une entame de diagnostic en forme de boutade pour se donner du courage. De là il remarqua que les lèvres étaient encore humides mais que les pertes restaient translucides. Au centre l’obscurité cachait encore les informations les plus précieuses.

"Rupture de la poche amniotique mais aucun écoulement rougeâtre ni opaque, pas d'hémorragie ni d'infection visible à déplorer pour l'instant. Je vais estimer la dilatation du col. Tenez bien la main de Ruth et repetez lui bien ce que je vais dire vu qu'elle ne peut pas lire sur mes lèvres ... tandis que je lis sur les siennes ... mais bref.
Demandez lui de prendre de grosses inspirations. Nous n'avons pas de masque à oxygène donc plus elle s'hyperventilera moins elle aura de douleurs. Il ne faut pas qu'elle pousse immédiatement mais qu'elle ne se retienne pas. Le bébé doit être bas et l'escalope au repos pour que je puisse estimer si le travail est viable par voie naturelle."


Enfin le travail manuel devait commencer. Le biologiste palpa timidement la zone avant de s'y frayer un chemin jusqu'à pouvoir estimer si le nouveau né avait assez d'espace pour pointer son nez. Son visage était étonnamment sérieux et terriblement appliqué tandis que son esprit était totalement opposé malgré la berceuse entamé par Gulliver.

Jusque là rien de bien particulier, j'ai passé assez de soirée dans ce genre de zone pour les connaitre par coeur. Un peu plus loin j'ai aussi visité gràce à quelques légistes qui ont bien voulu me former à l’examen traumatique du viol ... pré et post mortem d'ailleurs ... au moins je saurais déterminer si Ruth meurs en couche juste en restant là dedans ...

La palpation dura quelques secondes durant lesquelles Raph usa de toute sa piètre délicatesse mais de sa grande agilité pour éviter toute expérience douloureuse pour les 2 parties.

"Col ouvert à 5, on doit disposer de quelques minutes ou quelques heure avant le déclenchement des contractions naturelles. Pour autant le chorion étant ouvert le milieu utérin doit rester le plus stérile possible car les infections peuvent survenir à tout moment. Prenons le temps de tout installer correctement et relevons lui les jambes."

Raph se retira et jeta immédiatement ses gants pour en changer. Pourtant, il cherchait désespérément Mathilde du regard.

Sérieusement ... tu veux pas prendre la suite des opérations?

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Mar 11 Oct - 23:37

Le monde bougeait de façon saccadé autour de Ruth au rythme des pas de Robert. Il la déposa sur une surface plane, un peu froide, mais c'était vraiment pas le moment d'être difficile. Une contraction la pris par surprise et elle se crispa en agrippant son ventre. Le médecin qui semblait prendre les choses en main lui écarta les jambes, avec un air très sérieux.

Il examina l'extérieur de la vulve, probablement en parlant. Mathilde transmettait les informations presque en direct à la future maman. Ruth avait du mal avec certains mots un peu trop technique, et elle ne connaissait que quelques rudiments d'anatomie, mais tout semblait allez plutôt bien. Pendant la palpation, elle se concentra plutôt sur les mouvements des lèvres, buccales cette fois, de Robert, qui avait l'air de chanter. Elle ne comprenait pas les paroles, mais le visage détendu du géant et ses yeux doux la rassurait.

Elle se détendit, et obéi à Raphaël en commençant à respirer plus vite. Une information lui revint à l'esprit lors qu'elle entendit le mot « masque à oxygène », suivi rapidement par le mot « hyperventilation ». Dans les bonbonnes de chantilly se trouve un gaz hilarant, qui est utilisé lors des accouchements, et aussi par certaines personnes pour se défoncer légalement. Lors de ses études  elle avait eu l'occasion d'un consommer une ou deux fois. La probabilité qu'il y ai une bonbonne de chantilly dans la réserve était faible, mais Ruth voulait tenter le coup :

« On aurait pas de la chantilly en réserve ? Une bonbonne, je veut dire. »

Dit comme ça, on aurait dit une envie bizarre de femme enceinte. Il fallait qu'elle développe un peu plus si elle voulait que les autres comprenne là où elle voulait en venir. Elle inspira profondément et repris :

« Il y a du protoxyde d'azote dans les bonbonnes, c'est un gaz hilarant qu'on utilise comme anesthésiant pendant les accouchements, si mes souvenirs sont bons. »

Une contraction beaucoup plus forte que les précédentes lui arracha un cri. Et merde, pensa-t-elle en essayant de se décrisper.

« Laissez tomber... C'est trop tard... De toute façon, on doit pas avoir de chantilly. »
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Dim 16 Oct - 15:44

Santana ne se sentait clairement pas à sa place. Pis encore, elle se sentait inutile. Elle n'était pas du tout apte à faire accoucher cette femme avec qui elle avait malheureusement peu discuté. L'avantage face à cet état de fait, c'est que si Ruth venait à mourir elle n'en serait pas trop atteinte. L'inconvénient c'est qu'il faudrait élever un bébé, si lui aussi survivait, et c'était clairement pas le job de Santana.

Légèrement paniquée, elle ne fit pourtant rien paraître lorsque Mathilde accepta sa proposition de l'emmener au bunker. Chouette, au moins les deux leaders étaient sur la même longueur d'onde. Bientôt, le petit monde fut rejoint par Raphaël qui commençait à prendre les choses en main. Bien qu'elle n'appréciait pas forcément la façon dont il donnait des ordres et surnommait Bobby, la sapeur-pompier devait bien s'avouer heureuse de voir quelqu'un capable de prendre la relève dans cette situation quelque peu désastreuse. Alliées à celles de Mathilde, les connaissances de l'homme allaient être de mises pour sauver Miss Ruth et son futur bébé. Décidant de le laisser diriger l'opération accouchement, Santana adressa un signe de tête à Bobby pour qu'il emmène Ruth dans le bunker.

- Tout est bon Robert. Ne te soucie pas du surnom de Raphaël, je suis sûre que ce n'était pas méchant. La priorité est de s'occuper de Ruth.

La brune suivit le petit attroupement en route pour le bunker. Lorsque Mathilde s'éclipsa pour voir ce qu'elle avait en réserve, Santa' haussa les sourcils en lui faisant signe de se dépêcher. Pas question qu'elle soit seule sur ce coup. Elle n'assumerait pas de prendre des décisions pendant un accouchement. Regardant Bobby placer Ruth et traduire les paroles de Rapha pour elle, Santana eut un regard adouci avant de se mettre à regarder autour d'elle. Elle tomba sur une boîte de paires de gants dans le bunker et en enfila une paire, sans trop savoir pourquoi. Ecoutant les constations de l'expert scientifique, elle fronça les sourcils :

- Pardon ? Quelques minutes ou quelques heures ? Parce que là c'est pas du tout la même chose quand même ..!

Elle n'eut pas le temps de se plaindre plus que Ruth poussa un petit cri. Le travail avait commencé, c'était certain. Et Mathilde n'était pas encore revenue. Eh merde, songea t-elle. Priant pour que Raphaël sache quoi faire, Santana lui lança un regard en coin en montrant ses mains gantées et demanda :

- Bon, on fait quoi maintenant ?
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Dim 30 Oct - 15:13

Trouver du linge et les éléments demandés ce n’était pas de tout repos, j’avais même pensé à me prendre des gants ainsi qu’un anti-douleur, au cas où. Rien, rien n’était moins sûr qu’aujourd’hui. J’avais aussi en main le stéthoscope demandé par le rouquin. Je faisais l’inventaire de ce que j’avais sur moi et si je n’avais rien oublié.


“Bon je crois que tout doit être bon.”


Je courrais en direction de mes compagnons et disposais les éléments sur un meuble. Je prenais en particulier le matériel que m’avait demandé Raphaël dans mes mains.


“Poussez-vous, j’arrive à la rescousse!”


J’émettais dans mon fort intérieur la musique de Superman. Oui je me prenais pour quelqu’un travaillant dans les urgences. Mais ça l’était quand même un peu. C’était pressé il me semble. J’adressais un petit sourire à mon assemblée. J’aurais presque envie de faire un coucou à toute cette population, tel un président l’aurait fait. Mais là ce n’était divinement pas le moment. Je passais le stéthoscope en question à Raphaël.


“Alors je vous ais manqué ? Allez un petit sourire tout le monde, c’est pas la mort, c’est la vie!”


Et dire que c’était moi qui allait accoucher la maîtresse de mon mari. C’était encore moi qui demandait aux autres d’être heureux. Mais ce n’était certainement pas moi qui allait raconter tout cela. C’était mon rôle, point barre et je n’avais rien d’autre à dire. C’était une patiente qu’on allait devoir assister au mieux durant son accouchement.


“J’ai même ramené un anti-douleur, mais je préférerais qu’on l’utilise dans le cas d’urgence. Comme par exemple une possible opération pour extraire notre nouveau membre. “


Les anti-douleurs étant rares, je préférais qu’on les utilise pour des choses graves ou risquées. Comme le cas d’une opération pour récupérer le petit. J’avais déjà sur moi le scalpel, un anti-douleur permettrait de laisser la mère éveillée et de prendre le petit en vitesse. J’avais aussi en possession une petite trousse de soins de secours. J’enfilais en quatrième vitesse mes gants. Si je devais prendre un bout du bébé ou aller jeter un coup d’oeil il fallait absolument avoir cette protection qui était plus que nécessaire. Après tout, on ne savait pas si un bébé aurait des complications. Ou s'il serait contaminé par ce qui nous entoure. Aucune idée de si c'était dans l'air ou autre. Après tout peut-être qu'un jour on en saurait un peu plus.


“Alors Rapha on en est où ? Elle est prête à pousser ? Ou on a du temps à tuer?”


Il allait vraiment falloir qu’on discute de l’éventualité à ce que le nouveau né meurt dans son ventre. Comment s’y tenir. Et il allait falloir être tout aussi prêt après la sortie du nouveau Les premières minutes après son arrivée seraient certainement décisives. Il faudrait impérativement regarder si tout allait bien, qu’il respirait bien et le mettre dans quelque chose de chaud. Il faudrait probablement décider de deux groupes, l’un s’occupant de la mère, l’autre de l’enfant. Mais pour le moment, se concentrer sur l’instant présent.


“Vous avez fait stériliser les instruments chirurgicaux ? J’ai mon scalpel à mettre aussi par la même occasion. Pour couper le cordon par exemple qui va relier la saucisse qui viendra prochainement.”

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Mar 8 Nov - 21:26

Voyant que son chant pouvait plus déranger les gens que d’adoucir une ambiance survoltée, le colosse balafré laissa mourir sa voix surnaturelle. Véritable bonheur auditif pour les rares gens qui pouvaient l’entendre. Un don du ciel que Robert usait que rarement, seulement pour des gens qu’il appréciait et considérait comme des amis. Mais il se jura de ne plus chanter dans le laboratoire. C’était un lieu de découverte, de savoir et d’espoir pour l’humanité. Et non pour qu’un être si cauchemardesque tel que lui essaie de chanter pour les déconcentrer de leur objectif. Encore une fois il se demandait ce qu’il faisait là. Lui un simplet à peine plus utile que le chiot qui le suivait partout. Au moins quand Rocky arrivait dans une pièce les gens semblaient apprécier et se détendre, sourire même. Lui c’était loin de ce sentiment. C’est pour cela que le géant à l’armure de chaire rapiécée vivait à part, dormait à même le sol et se trouvait des tâches à faire pour être seul. Pour ne pas imposer sa laideur, sa présence aucunement nécessaire. Santana démontrait de la volonté pour l’incorporer, Elsa était d’une patience d’ange avec ses carences intellectuelles, mais il ne savait pas si c’était sa place. Il ne voulait pas apporter le malheur à ce groupe qui pouvait produire un remède, une solution pour sauver la population mondiale. Car tous ceux qui étaient moindrement près de son aura monstrueuse et de malheur périssaient. Ses anges, ses raisons de vivres furent les premières. Dévoré par les goules et enterré par ses soins. Emma fut la seconde, portée disparue durant une patrouille à l’extérieur. Surement tuer en essayer de porter secours à une âme en détresse. Charlee qui lui avait apporté consolation et amitié. Le regard effondré n’avait pu découvert qu’une trainée de sang dans leur refuge, terrible résultat de son absence pour la défendre. Se sacrifier pour permettre à cette lueur d’humanité de s’échapper, de partager sa candeur avec d’autres gens qui le méritaient plus que lui. Le monstre de foire ne voulait tout simplement pas que les merveilleuses gens de ce groupe connaissent la fatalité d’être en compagnie d’un être tel que lui.

Serrant avec douceur la main de Ruth, il saisit de l’autre une débarbouillette. Il se souvenait qu’au moment de la naissance de Sandra, il avait fait ces deux actes pour soulager sa sœur adorée. Quand Mathilde parla de stérilisation, il se souvient alors de sa flasque de Moonshine. Souvent quand le mineur se coupait, il désinfectait la plaie avec de l’alcool fort et ensuite un bout de ruban gris tout usage lui servait de pansement de fortune.

Robert- Euh… J’ai du moonshine en cas de besoin… Euh… Je désinfecte plein de trucs avec.

Et il se tait, comprenant que la blonde ne devait pas vouloir lui parler. Il était inutile. Il ne pouvait qu’être muet et faire acte de présence et de support pour Artifice. Baissant la tête de honte, il rougit d’embarras. Ses yeux océaniques si purs plongèrent alors dans une douce mélancolie, une onze de tristesse et surtout des images que lui seul pouvait voir. Des scènes d’une vie à peu près normale où ses anges lui souriaient et l’aimaient sincèrement. Ou il se sentait un peu utile, presque humain…


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Mer 11 Jan - 12:15

Quatre heures plus tard, grâce au travail acharné de ses compagnons, Ruth mit finalement au monde un petit paquet rose au crane recouvert d'un fin duvet brun. Il devait surement crier, si on en croyait l'ouverture de sa bouche, et était couvert de divers choses peu ragoutantes. Un examen un peu plus approfondit lui permit de voir qu'elle avait désormais un fils. Pour elle le travail était terminé, elle n'avait de toute façon pas la force de faire quoi que se soit. Son regard croisa celui de Robert, qui avait été à ses cotés tout du long. Elle lui avait serrer la main à chaque fois qu'elle avait mal, sans craindre de le faire souffrir.

Elle sentait que les gens s'agitait, mais elle avait du mal à se redresser pour les voir. Ils étaient sûrement en train de laver son petit et de vérifier que tout allait pour le mieux. Elle se laissa tomber sur le lit improvisé et ferma les yeux. Ruth tenta de s'habituer à sa nouvelle condition. Elle était mère, de façon très concrète maintenant. Elle eut un pensée pour les gens qui l'avait aidé pendant sa grossesse. Pour Robert, qui en connaissait un rayon grâce à sa soeur, pour Chris qui l'avait aidé à trouver un peu de matériel pour s'occuper de son fils et lui avait laissé un petit cadeau, et pour Mathilde, qui avait été là pour elle et avait accepté de l'accoucher, même si cet enfant était celui de son mari.

Elle se demanda comment se serai passer sa maternité dans l'ancien monde, et même si elle aurait seulement eut lieu, et s'interrogea sur les chances de survie d'un nourrisson dans un monde aussi hostile que le sien. Des pensées traversait son esprit pour sortir aussi vite qu'elle y était entrée. Au bout de quelques minutes de repos, Ruth se réveilla pour demander :

" Tout va bien ? "

Elle n'était toujours pas en état de les aider, mais elle voulait voir son fils, et pourquoi pas le nommer, au passage.

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Sam 21 Jan - 13:19

Rien que l’idée de faire accoucher quelqu’un était angoissant. Mais le faire avec d’autres personnes c’était un point non-négligeable. Longtemps, j’avais espéré que tout se passe bien. On n’avait pas tout le matériel escompté. Pas de radio ou quoique ce soit qui aurait pu nous aider. Au final, durant quatre longues heures, tout le monde avait été occupé à faire une tâche, qu’il avait décidé de lui-même. Même si ce n’était pas celle qui lui plaisait le mieux ou qui lui allait pour le mieux. Et je pouvais me prendre pour exemple. Accoucher la maîtresse de son mari qui était on ne savait où dans la nature. Le monde à l’envers diraient certains. Mon monde, maintenant. Que j’avais tout de même provoquée en invitant celle-ci parmis nous. Dingue…Comme quoi on était peut-être bien acteur de son destin.

Et là, la tête était sortie. C’était loin d’être le glamour qu’on rêvait. Ni appétissant. Mais pas non plus repoussant. Un être qui venait de se faire éjecter d’un vagin était en sang avec des restes. Quel mélange délicieux. Digne d’un repas 5 étoiles pour nos cadavres ambulants. Tout juste sorti du four si l’on puis dire. Maintenant, il fallait faire vite. Qui sait si l’enfant était contaminé? Il pouvait tout aussi bien devenir l’un d’entre eux. Et se retrouver avec un bébé mangeur d’humains dès le début, ce n’était tout simplement pas possible. De même pour la mère de le savoir dans cet état. Je tenais l'enfant, dégageant diverses choses de son petit nez afin qu'il puisse respirer après qu'on lui ait coupé le fil.

“Que quelqu’un coupe le contact don ombilical! On ne le jette pas on le met dans un récipient ou autre!"

Pourquoi ne pas jeter le cordon? Tout simplement pour faire d’éventuelles analyses. Peut-être pour voir si quelque chose avait changé. Peut-être qu’il avait une solution, un remède pour ce qui se passait actuellement. Après tout, cela pouvait être une possibilité comme une autre.

À présent que j’avais le nouveau & né entre les bras, j’allais devoir faire attention. J’avais à la fois peur, cependant c’était mon devoir de médecin. Il était de mon devoir de savoir si celui-ci allait bien. De plus, notre nouvel arrivant allait pouvoir nous dire si nous étions contaminés par un quelconque élément de l’air ou autre. J'étais moins emballée par l’idée que nous étions contaminés par l’air.

Et puis, tenir dans les bras un bébé. Qui avait déjà vu un bébé depuis le temps ? C’était l’un des premiers que je voyais depuis plus de 6 mois. Un des derniers représentants de notre espèce se trouvait entre mes bras. Et je pouvais le lâcher à tout instant. Je pouvais laisser tomber l’avenir se fracasser au sol. Ou bien je pouvais faire ce qui était juste et m’occuper de ce petit être de chair, tout simplement et laisser de côté mes aprioris.

Après un instant d’hésitation, je m'installais près d’une table, faisant grandement attention à sa tête. Je regardais l’enfant sous toutes les coutures afin de remarquer d’éventuelles malformations ou autre, pouvant être visibles à l’oeil nu. Force était de constater que c’était un garçon au vu du membre en plus.

Rien ne semblait alarmant pour le moment, pas de bruit étrange, d’envie de nous manger. Pendant mon examen mon collègue le nettoyait. Il avait bien besoin de se faire nettoyer. Je me remémorais de tête les divers examens à faire sur un nouveau-né. Étant légiste, il était difficile pour moi de savoir quoi faire. Je tréfouillais au fond de ma mémoire une discussion avec ma mère, mes questions sur la naissance, mon petit frère, ma soeur. J’allais chercher loin toutes ces informations qui devaient me servir maintenant.

Vérifier que l’enfant avait ce que tous les bébés faisaient. Saisir les doigts, s'agripper, se mettre debout. Être un singe en bref. Vérifier sa peau, le cri c’était très bon. Il avait un bon coffre le petit père.

“Tu tentes de voir s’il agrippe tes doigts ? J’ai pas de pèse-personne sous la main mais on est d’accord qu’il doit faire moins de 5 kilos. En-dessous de deux kilos ça risque d’être mauvais signe. Je vais faire un peu de bruit plus loin, tu me feras signe pour que je commence. De cette façon, on pourra voir s’il entend ou non."

Pour les tests standards on allait devoir improviser. Tests d’audition, et autre. Les bébés ce n’était pas ma spécialité, loin de là. Je tentais une petite phrase pour détendre l’atmosphère.

“Bon, va falloir lui apprendre à bien viser pour pisser. Les garçons, vous vous en occuperez hein? Ruth pourra pas tout faire.”

Que répondre à la question plutôt inquiète de la nouvelle mère? On n’avait pas toutes les données au compteur. On n’avait pas eu de machines pour, ni même de matériel pour suivre bien entièrement la grossesse. Et d’autres choses en urgence avaient dû être gérées comme le déménagement, les nouvelles règles et j’en passe.

“Robert traduis ce que je vais te dire. On fait des examens pour vérifier son état. On fait le nécessaire pour lui. Il va falloir qu’elle me dise si elle a d’éventuelles maladies ou autre. Ou même dans sa famille.”

Pas besoin de lui poser des questions sur le père. Je le connaissais plutôt bien. Mais on devrait probablement en parler plus tard, en privé. Pour l’instant détecter n’importe quoi qui pourrait être anormal pourrait nous aider pour détecter une éventuelle maladie. Je faisais signe à Robert pour qu’il traduise mes paroles.

“Un prénom serait tout de même appréciable. L’appeler l’enfant ou le bébé ça risque de l'infantiliser au fil du temps. Non? Elle a pensé à quelque chose?”

Il allait aussi falloir qu’on s’occupe de l’état de la mère en question. Etait-ce sa première grossesse? Et avait-elle des complications ou en aurait-elle? On allait devoir s’organiser et qui disait organisation disait plan, survie, protection et nourriture. Ah, c’était le moment. On allait pouvoir savoir si le petit était réceptif au bruit. Je claquais alors dans mes mains plusieurs fois afin de vérifier que le petit n’était pas sourd.

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Mer 1 Fév - 6:19

Le colosse balafré tenait la main de l'ange qui venait de donner la vie à un petit bonhomme hurlant et gesticulant. Quatre heures de travail intense pour la jeune femme qui respirait et poussait pour expulser le nouvel espoir, cette lumière d'humanité qui allait ravir le cœur suturé de cicatrices du monstre de foire. Quatre heures de déplacements frénétiques, de mouvements rapides et de consignes données avec autorité de part et d'autres. Mais pour des premières fois depuis plusieurs années, le seul être à dégager apaisement et douceur fut Robert. Il était l'œil du cyclone, calme et assuré, au milieu de cette tourmente. Pour une des rares fois de sa vie, le géant à l'âme si pur était en terrain connu. Prenant la place du sans cœur de père qui avait décidé de jouer les filles de l'air au lieu d'être présent pour Ruth, un être exceptionnel qui avait souri à la lie d'humanité qu'il était, le golem de chair tenait la main gracile de l'artificière. De son autre paluche il avait une débarbouillette et machinalement le tissu enlevait les sillons de sueurs sur les traits ciselé de l'être angélique. Dans l'esprit pathétique de la chose de cauchemar, il se revoyait à la naissance de Sandra, sa raison de vivre. Sans s'en rendre compte, Bobby chantonnait des paroles douces et qui ressemblait à des envolés féeriques. Des compositions que son ange trépassé trop tôt lui avait écrites alors qu'elle se remettait de sa leucémie à l'hôpital St-John. Le subconscient de l'homme difforme lui envoya des rafales d'images de ce temps, court laps de bonheur et de tendresse dans la vie misérable du mineur, devant ses yeux attendrit. Quand le regard de la belle croisait celui de la bête, celle-ci pouvait se ressourcer dans la tranquillité des yeux océaniques. Les lippes exsangues affichaient un sourire débordant d'une assurance et d'une douceur surnaturelle pour un homme d'une telle monstruosité.

Hochant la tête devant la requête de la médecin blonde, la grosse paluche couverte de cicatrice laissa celle de l'être de lumière. Aussitôt, avec un immense sourire qui reflétait la beauté intérieure remplit de candeur et de gentillesse, les mains peu agiles de la gargouille en granit peu sculpté signa des mots.

Robert- C'est une merveille Artifice. Il crie très fort et il ressemble à un ange. Les gens vont faire des examens et ensuite le nettoyer. Tu as pensé à un nom? Penses-y je reviens.

Le golem vit alors Santana tout près et il eut un sourire gêné, presque hésitant. Il savait que l'ange hispanique était important pour la communauté et le mineur ne voulait pas gaspiller de son temps précieux.

Robert- Euh… Santana je peux te demander un truc? Si tu n'as pas le temps je vais essayer de m'arranger… Euh… Mathilde m'a demandé de demander à Ruth tousles trucs de médecine d'elle et de sa famille… Euh… Mais cerveau pas vite et j'écris très mal tu sais… Euh… Tu peux m'aider?

Une lueur écarlate se profila sur ses joues mal rasées. À chaque fois qu'il demandait de l'aide, la pathétique créature ressentait une gêne pas possible. Mais Bobby essayait de combattre ce travers à chaque jour. Il avait réussi à diminuer ses hésitations auprès de l'ange du savoir, de celle qui était si gentille avec la bête immonde. Il avait passé le cap de la timidité pour lui faire un repas. Action impossible et imaginable pour l'être indigne qu'il est. Reportant son attention vers Ruth, le géant demanda de vive voix à Mathilde une question du par un reflet de son passé. Sa voix rauque et rocailleuse ,mais dont chaque mot n'était que douceur s'éleva dans l'air.

Robert- Euh… Je suis pas médecin… Euh… Pas assez intelligent… Euh… Mais quand Rosalie a eu Sandra, après avoir nettoyé ma nièce, les docteurs ont fait peau à peau… Euh… Ensuite allaiter pour aider le bébé à grandir… Euh… Oublie ça doit être con de ma part de dire ça.

Alors la magie des mains, le langage des signes, fut accompli par le golem de chair sanctifié.

Robert- Mathilde doit savoir si toi ou ta famille vous avez des problèmes de santé. Aussi son prénom car sinon je l'appelle ange.

Un nouveau sourire un peu niais, mais si sincère et doux, embellit les traits atypiques et durs de l'homme de Cro-Magnon. Dès qu'il sut le prénom de l'enfant, Robert l'annonça aux gens présents. Une promesse formulée avec franchise et conviction franchit les lippes exsangues du monstre de foire. Il signa en même temps pour permettre à l'ange fatigué de comprendre.

Robert- Je vais le protéger le petit. Comme chaque personne de ma nouvelle famille. Juste à mon dernier souffle.

C'était un engagement solennel, sans détour et surtout démontrant sans peine le protecteur formidable qui résidait derrière l'armure de chaire rapiécé et des muscles disproportionnés de l'homme difforme.

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Mer 1 Fév - 14:01

Robert traduisit, d'une façon que Ruth soupçonnait d'être peu fidèle, les propos de Mathilde. Il semblait très heureux de l'arrivé du petit parmi eux, et un sourire ne quittait pas sa large bouche. Lorsqu'il lui demanda le prénom de son fils, Ruth hésita quelques instants.

Elle avait pensé à beaucoup de prénoms quand elle avait compris qu'elle était enceinte, mais surtout des noms de filles. Esther, Déborah, Myriam et autres Sarah remplissaient son imagination. Elle n'était pas déçue d'avoir un garçon, mais elle n'avait pas vraiment eut d'idée. Elle s'accorda quelques minutes pour réfléchir. En tant que Sourde, elle devait aussi lui trouver un nom signé, mais elle décida qu'il viendrait en tant voulu.

Après un rapide tour des oncles et autres grands-pères de sa famille, elle gardait en tête deux prénoms masculins : Aaron et Samuel. Aaron était le frère de son père, resté en Pologne. Elle ne l'avait vu que deux fois dans sa vie, lors des seuls voyages de retour vers le pays que sa famille avait eut les moyens de faire. C'était un homme plutôt sympathique, quoiqu'un peu trop porté sur la boisson. Samuel était son grand père, stricte et froid. Elle ne l'avait connu que par les témoignage de sa mère, peu élogieux. Aaron lui sembla être un bon choix. Elle partagea sa décision à voix haute :

"Il s'appelle Aaron."


Elle signa ensuite à l'intention de Robert :

"J'ai bien prononcé ?"


Elle interpréta l'absence de réaction du colosse et des autres pour une approbation. Elle profita d'un cours moment de répit pour faire rouler les sonorités du nom de son fils dans sa bouche et sa gorge. Robert lui demanda ensuite si il y avait des antécédents médicaux dans sa famille. Ruth se creusa la cervelle, essayant de faire un récapitulatif des problèmes de sa famille. Seuls deux lui revinrent en mémoire.

"Mon père était asthmatique, mon frère l'était aussi mais pas moi. Une de mes sœurs était autiste, mais je suis pas sûre que ce soit important."

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Sam 11 Fév - 14:21

Oh mon dieu. Bordel. Putain. Tous les jurons possibles lui venaient en tête alors que Santana se laissait complètement absorber par la tourmente du moment. Les consignes étaient dites à toute vitesse, l'action-réaction qui s'ensuivait la dépassait aussi. C'était certainement le comble pour un sapeur-pompier ne pas être capable de suivre la cadence, mais elle était comme figée. Son traumatisme d'une mission passée liée à des enfants la rendait immobile, et elle se sentait incapable d'agir. Pourtant, elle ne pouvait pas se permettre d'apparaître aussi inutile, aussi impuissante, aussi limitée. Pas dans un cas pareil. Bien qu'elle désapprouvait entièrement l'idée d'avoir un enfant pendant l'apocalypse et de devoir l'élever, redoubler d'efforts pour le protéger, il était trop tard. Et désormais il fallait suivre le mouvement, il fallait savoir se montrer utile.

Mais là où Mathilde et Raphaël excellaient dans ce domaine, là où Robert avait une connaissance qui la dépassait aussi, elle était seulement là, à regarder les choses se dérouler. Elle transpirait, de nervosité peut-être, et ne bougeait pas. Finalement, Robert vient la tirer de cet instant de faiblesse, et elle le remercia intérieurement, reconnaissante comme jamais que l'homme vienne faire appel à elle. Santana se trouvait enfin une utilité, et c'est dans un hochement de tête qu'elle vient aux côtés du colosse qui s'approcha de Ruth. Elle les observa faire leurs échanges en langue des signes et patienta que Robert essaie de lui retransmettre les informations de la jeune maman. Oubliant la situation déplaisante, oubliant qu'un gamin était juste là et qu'elle n'aimait pas ça, la trentenaire agit sans se poser de questions et parla, en direction de Mathilde, à toute vitesse et de manière très synthétique :

- Famille asthmatique, côté du frère et du père. Soeur autiste.

La brune posa une main sur l'épaule du géant, lui adressant un petit sourire alors qu'elle-même reprenait une certaine constance :
- Robert, tu gères ça. Ruth peut pas rêver meilleur assistant pour un tel événement.

Puis rapidement, elle se tourna vers les deux autres survivants de la pièce, et attendit patiemment les ordres, se doutant bien qu'il y aurait des choses à faire malgré que l'accouchement soit fini :

- Autre chose ? C'est vous les docs de la famille maintenant.
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Dim 26 Mar - 23:08

“Aaron?”

Soit, il s’appellerait ainsi. Pas besoin de faire quelque chose comme le Roi Lion pour proclamer l’arrivée de ce nouveau bébé. De plus, ce n’était pas conseillé. Imaginons que le bébé ait un quelconque problème que je n’avais pas avec mes collègues, aperçut?

Une famille asthmatique? Ah merde. S’il l’était ça risquait d’être compliqué à l’avenir. Mais au vu du nombre d’asthmatiques qui devaient être mort ça serait moins compliqué de chercher des inhalateurs. On devrait en trouver dans des pharmacies assez facilement. Et au mieux, on aurait des solutions alternatives pour gérer ses problèmes respiratoires. A la question de ma co-leader je lui répondais un simple:

“Non rien d’autre.”

Les examens ne donnèrent aucun imprévus. Le petit garçon était en parfaite santé. Et surtout, il était vivant. Je fournissais les derniers habits, pour que Raphaël puisse habiller le petit, aifn qu’il n’attrape pas froid. Je me tournais vers la mère, confiante sur le nouvel arrivant.

“D’après Raphaël il a l’air en plein santé, il te donnera l’enfant dans quelques minutes. Je vais te laisser reposer Ruth. Mais je reviendrais dans à peine une demie-heure pour nettoyer et tout le tralàlà.”

Je faisais mine à ma co-leader de venir. Elle pouvait tout de même rester si elle le souhaitait. Personnellement, je préférais laisser la mère découvrir son bambin. Les premiers jours d’un nouveau né pouvaient être tout aussi bien merveilleux que désastreux. Et je ne voulais pas rester encore ici avec eux. Je ressassais des souvenirs d’antan...

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