Deception point | Louis



InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Lun 15 Mai - 15:14

Le soleil tapait drôlement fort pour une journée d'hiver, je me contentais d'ouvrir le col en fourrure de ma veste. J'avais cette affreuse impression de tourner en rond, revoir l'appartement de Nolan m'avait poussé à ne plus m'éloigner, peut être reviendrait il par ici, ou il irait jusqu'à New York où je ne me trouvais plus... Il y avait tellement d'inconnus... Quoi qu'il arrive, j'avais trouvé un petit appartement au dessus d'un garage à la sortie de la ville et je m'y étais installée. Enfin si on pouvait appeler ça installé, je ne laissais jamais mes affaires sur place, mais j'y retournais chaque soir. L'accès était compliqué, l'escalier en bois qui se trouvait dans le garage c'était effondré, aussi pour rentrer ou sortir de cet endroit il fallait faire preuve de motivation et de gymnastique. Au final ça me convenait bien, à l'abri, caché, isolé. Je me rappelais cette discussion avec la Russe qui tournait dans le coin, la solitude ne pesait que sur les faibles... Elle avait tord, elle pesait aussi sur les animaux habitués à vivre en meute. Ma rencontre avec Barry m'avait beaucoup changé, je passais moins de temps seul, et j'appréciais de plus en plus sa compagnie, ce n'était pas compliqué, un chien de guerre qui en rencontre un autre, il y avait que deux solutions, soit ils s'égorgent soit ils se sautent au cou.

Ma petite balade consistait avant tout à relever les collets qui ont été posés la veille. Je mourrais de faim, mais je ne perdais pas la tête face à cette faim tenaillante. Mais cependant, c'était une forme un peu étrange qui attirait mon attention. Un homme avec une stature droite. Comme tout le monde, je me méfiais des autres humains, mais je n'étais pas une pauvre petite femme innocente, je savais pertinement que je pourrais me défendre contre la plus part des personnes isolés qui se trouvaient dans le coin, les plus dangereuses je les connaissais et si nous n'étions pas forcément amis, je ne pensais pas qu'ils représentaient une menace. Généralement, la faim aurait prit le dessus sur la curiosité, mais quelque chose m'attirait sur cette silhouette, quelque chose de familier. M'approchant avec prudence de cette forme je fus de plus en plus surprise, puis finalement se fut la surprise qui l'apportait et faisant fit de toute prudence, je bondis de mon buisson et fonçais vers cette silhouette si familière. Nolan. Enfin je l'avais retrouvé. Je l'appelais ravie, ne me rendant même pas compte à quel point que je criais, et à quelques mètres de lui je me rendis compte que quelque chose clochait. Nolan était grand, bien plus que moi, et la silhouette en face de moi ne me dépassait pas de plus de dix centimètres. Arrêtée en chien de fayence, j'observais la personne en face de moi, c'était incroyable son visage semblait si semblable à celui de Nolan, ça ne pouvait pas être une coïncidence, bon bien sûr la coupe de cheveux ne correspondait pas, mais pas facile de trouver un bon coiffeur dans le coin, et son visage était si maigre mais là encore je me rendais compte que moi même j'avais perdu beaucoup de poids même si c'était moins flagrant que sur lui, ou du moins son sosie, rien de plus normal j'avais bien moins à perdre.

"Je..."

Je n'arrivais plus à réfléchir, je me trouvais devant le sosie de mon fiancé perdu de vue depuis plus d'une année. Toute ma méfiance, toute les précautions qui m'entouraient généralement semblaient tomber à l'eau. Mais maintenant que je me retrouvais près de lui, à quelques mètre je ne pouvais que me rendre compte d'une simple chose, ce n'était pas lui... Même si je ne l'avais pas vu depuis des mois je connaissais son visage par coeur, sa petite cicatrice au dessus de l'oeil qu'il a depuis l'enfance, ses yeux noisettes tirant sur le vert, non cet homme n'était pas Nolan.

"Je..."

Je n'arrivais clairement plus à m'exprimer, je devais avoir l'air d'une sacrée cruche...

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Lun 15 Mai - 22:22

Survivre un autre jour... Le supplice de Sisyphe d'une certaine façon. une épreuve de tous les instants pouvant se conclure soit par une mort violente, soit par une lente agonie. Louis n'avait envie ni de l'une, ni de l'autre. Il avait perdu son travail, sa famille, sa patrie, mais il lui restait sa vie. Il avait découvert en se testant qu'il ne voulait pas mourir et depuis, chaque jour était une nouvelle quête de nourriture, de matériel, d'un endroit sûr ou autant que faire se put pour dormir quelques heures.
Après seulement un an, Detroit avait encore beaucoup de "trésors" à offrir à qui savait fouiner sans attirer l'attention, que ce soit des cadavres ambulants ou des autres survivants. Aussi il y avait de bonnes chances de trouver quelque chose d'intéressant et les bonnes semaines, l'ancien militaire pouvait faire trois repas et récupérer assez d'eau potable pour ne pas craindre la déshydratation. avec l'arrêt complet de l'économie et donc des usines l'air était devenu plus pur, la pluie aussi et la récupérer devenait possible, juste faire attention à ce qu'on utilisait comme récipient. Au moins Rosket n'avait pas ce genre de problème, il attrapait des insectes et parfois même un rongeur. Dommage qu'il ne fut pas partageur, Louis avait failli y laisser un doigt en voulant récupérer le rat zigouiller par la sale bête qui lui servait de compagnon. "On fait bien la paire tous les deux, hein?" Avait il dit avec le rictus grimaçant qui tenait lieu de sourire chez lui.

Aujourd'hui était donc un jour comme tous les autres. Se lever, vérifier les environs, boire un peu, prier Dame Chance, se mettre en route et arpenter les rues comme un spectre en quête de pitance et d'un nouveau nid douillet. Qui sait, peut être aurait il de la veine?

C'est là, inspectant une échelle de secours qui donnait sur un immeubles aux vitres encore en état - signe potentiel prometteur - qu'il entendit des bruits de pas dans son dos. Il se retourna promptement et vit arriver une femme, une jeunette, mais le plus remarquable était son comportement, pas son physique. A croire qu'elle voyait le messie, ou plus sûrement un proche perdu. A moins qu'elle ne joue la comédie pour s'approcher suffisamment et tenter de l'attaquer. Un an auparavant, cette idée l'aurait presque fait rire tant elle semblait absurde, une demie portion, attaquer un instructeur militaire qui faisait craquer - les os entre autres choses - de gars des forces spéciales, mais aujourd'hui, après un an de régime sec Somalie Staïle pour toute l'Humanité, il n'avait plus envie de rire. Non seulement il n'était plus que l'ombre de lui-même physiquement parlant, mais les gens étaient prêts à toutes les folies dans l'hypothétique espoir de manger et boire... Il avait même vu des cannibales.
D'abord assez vif, les pas de l'inconnue ralentirent au fur et à mesure qu'elle s'approchait et sur son visage se faisait l'incarnation grandissante de l'espoir déçu. Non, il n'était pas celui qu'elle attendait. Amant, mari, frère, peu importait, un gars qui au choix était mort ou changé en zombie. La déception lui coupait la chique, c'était normal, mais Louis pensait d'abord à sa sécurité aussi finit il sa phrase quand elle se répéta.
"Je..."  

"Suis bien assez près comme ça."

Le ton était posé, le regard direct et sans la moindre trace d'animosité, mais pas pour autant amical et si le bras n'était pas levé, le pied de biche qu'il tenait dans sa main droite était maintenant bien visible, histoire de bien faire comprendre à cette inconnue que si elle avait des intentions hostiles ou même simplement s'il la considérait comme potentiellement hostile, il n'aurait pas le moindre scrupule à lui enfoncer la boîte crânienne. Elle ne serait pas la première qu'il soulagerait du fardeau de l'existence...

"Que voulez vous?"

En échos à sa question, Rosket avait sorti sa trogne d'un tas de détritus et grondait en direction de l'intruse façon de lui dire qu'elle n'aurait pas ses ordures. Il exhibait ses crocs, bien plus menaçant que son partenaire bipède, à croire qu'il avait pris à cœur d'être aussi aimable que le raton laveur ayant inspiré son nom.

"Vous feriez bien de vous dépêcher de répondre, mon partenaire n'est pas du genre patient, et encore moins commode que moi."

Si le ton se voulait léger, et le petit rictus presque un sourire, le regard quand à lui restait toujours aussi neutre, la jaugeant avec attention.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 16 Mai - 12:44

La voix de l'homme en face de moi fut comme un électrochoc. Il était à présent clair et net qu'il ne s'agissait pas de mon Nolan, sa voix était si dur, sans avoir forcément de l'animosité, je ne le ressentais pas comme étant dangereux, du moins pas plus que l'avait été Barry, dans sa stature, je ne pouvais qu'imaginer une personne ayant l'habitude des combats, militaire, policier, milice, mercenaire, où quelque chose du genre. Qu'importe, au final qu'est ce que j'en avais à foutre? Moi qui avait généralement un caractère plutôt agréable à vivre et qui tentait de ne jamais baisser les bras, j'étais à terre. Comment le destin pouvait il se jouer de moi à ce point, sérieusement, me coller le sosie de mon fiancé devant les yeux, c'était injuste. Je déposais mon regard sur la bestiole qui le foutu beau gosse qui n'était pas celui de mes rêves. Face à ses dernières paroles, je me laissais tomber mon cul dans la poussière, autant les blessures physiques ne m'avaient pas plus touchées que ça, mais là j'avais l'impression d'être définitivement à terre. A quoi bon continuer à se battre dans ce genre de situation... Tout était terminé.

"Et bah pourquoi pas jvais me faire bouffer par Meiko et Pocahontas, bon c'est pas réellement une happy end, mais sérieusement j'en ai plus rien à foutre..."

J'observais avec attention ce visage que j'observais avec amour depuis quelques années, afin non pas réellement ce visage, mais son reflet. J'aurais aimer le revoir avant de tomber mais là je n'avais plus la force de me relever. Je passais le plus clair de mon temps à survivre dans l'espoir de le retrouver. Je finis par me laisser entièrement tomber dans la poussière, tournant la tête vers l'homme qui se trouvait face à moi, je l'observai s avec un petit sourire avant que les larmes se mettent à couler le long de mes joues. Ce n'était pas facile de faire craquer un militaire, jamais je n'avais craquer à aucun de mes entrainement sur aucun de mes missions, jamais je n'avais lâché quoi que se soit, et ce depuis ma plus tendre enfance, depuis le jour où j'avais décidé que ce monde ne méritait pas mes larmes. Mais aujourd'hui, même si j'avais trouvé Barry, même si ma solitude m'avait paru moins présente pendant quelques temps, elle semblait aujourd'hui me submerger. J'étais dépassée, j'étais à terre, j'étais blessée.

"Sérieusement j'ai l'impression que c'est une mauvaise blague, tu sais que tu as la même gueule qu'un militaire que je cherche depuis un peu plus d'un an bon tu es plus court sur patte et sans doute un peu plus vieux, mais je t'assure de loin ça fait fait illusion putain..."

Je fixais le ciel bleu, il faisait incroyablement beau pour une journée d'hiver, une belle journée pour abandonner tout espoir, Dante aurait sans doute été d'accord avec moi. Je repris cette fois pour moi même :

"Remarque je suis en train de discuter à un mec qui parle à un raton laveur, je crois que ça y est j'ai totalement perdu la boule. Gosh j'aurais crus tenir plus longtemps que ça, mon instructeur m'aurait foutu une claque derrière le crane si il était toujours vivant, oui si il était toujours vivant je le verrais arriver en courant pour me botter le cul."

Oui je crois que je vais l'attendre ici, c'est plus sage...

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 16 Mai - 20:41

De toute évidence, la situation l'avait complètement désarçonnée. Sa réaction montrait qu'elle se raccrochait à ce vain espoir comme un rescapé de naufrage à sa bouée, espérant qu'il atteindrait une côte bientôt, et sa rencontre avec Louis avait fracassé cette espérance avec une brutalité suffisante pour emporter avec elle le peu de force qu'il lui restait.
Et la voilà maintenant, vaincue par la dure réalité, jetant l'éponge et s’épanchant sur l'injustice de la vie... La pauvre était plutôt mal tombée pour craquer. Louis n'avait jamais été doué pour réconforter les gens, notamment parce qu'il n'aimait pas ça, il consolait les malheureux à coup de pompes dans le derche et c'est aussi pour ça qu'il était unanimement détesté par ses recrues, quand un craquait, il l'écrabouillait pour bien lui faire goûter à l'amertume de la défaite, lui faire sentir plus intimement encore sa faiblesse. Et à voir la jeune femme ainsi avachie, jetant l'éponge le ramena un peu plus d'un an en arrière quand il cassait les reins aux soldats qui n'avaient pas ce qu'il fallait pour survivre à son instruction. Curieusement, cela le requinqua et son regard neutre auparavant se teinta d'une sévérité aussi froide et tranchante qu'un scalpel et sa voix quand il s'adressa à la malheureuse était tout aussi dure.

"Ma petite, si t'es aussi résistante qu'un flanc c'est que ton instructeur valait pas mieux que toi. Si une épée se brise c'est la faute de son forgeron, soit il a  pris de la ferraille ne valant pas un clou, soit il n'a pas su forger le métal qu'il avait sous le marteau, ou pire, les deux. Alors tu es quoi, de la ferraille tout juste bonne à faire des casseroles et des canettes ou de l'acier qui ne demande qu'à être bien forgé?"

Il s’approcha d'un pas décidé, conquérant même et la toisa de toute sa hauteur, incarnation de la sévérité martiale. Oh oui, à ce moment là on le voyait bien l'instructeur qu'il avait été et on aurait même eu de la pitié pour ses recrues passées si on ne préférait pas la garder pour ses propres miches. Il faisait de ses mots de véritables coups de masse sans même avoir à hausser le ton. Ce n'était pas un colosse et pourtant il avait cette aura intimidante qui avait calmé les plus durs des durs qui avaient atterri sous son commandement.

"Tes petites misères n'intéressent personne, fillette, il n'y a pas un survivant qui n'ait pas tout perdu, même les clodos vivent moins bien aujourd'hui s'ils survivent. Et toi tu viens chouiner parce que t'as perdu ton Jules ou ton frangin ou peu importe, on s'en contrefout en fait? T'es là, entière, suffisamment en bonne santé pour te plaindre et faire ton petit caprice comme une pisseuse de quinze ans. Voilà pourquoi j'ai jamais voulu de femme en instruction, ça pleure dès que ça se passe pas comme elles veulent.
Un instructeur hein? Tu faisais quoi, tu collais des contredanses aux carrefours ou tu cirais les pompes de ton officier si c'est pas autre chose? Quand je pense à tous ces vrais soldats qui sont morts pour que des gens comme toi survivent, si t'as deux sous de dignité - ce dont je doute - il te reste deux solutions, te balancer du haut d'un toit histoire de tous nous soulager de ton inutilité ou alors te remuer le cul et te reprendre en main. Alors tu veux souffrir comme un guerrier ou tu veux crever comme une lopette?"


Oubliées la faim, la fatigue, la lassitude. Cette curieuse énergie qui l'avait animé pendant des années circulait à nouveau dans ses veines. Il en éprouva une reconnaissance certaine pour cette inconnue, grâce à elle il renaissait et si elle ne se liquéfiait pas sous ses yeux alors il pourrait continuer à revivre... Vivre, il ne ferait pas qu'exister, il vivrait et avec un peu de chance... beaucoup de chance plutôt, il la ferait vivre, ce serait sa façon de lui retourner la politesse. Ca, elle se sentirait vivante s'il s'occupait de son cas, chaque muscle, chaque fibre de son être la feraient tant souffrir qu'elle ne pourrait pas douter de son état!

Le raton laveur quand à lui regardait la scène avec curiosité. Il faut dire que c'était la première fois qu'il voyait son compagnon se comporter de la sorte.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 17 Mai - 12:08

J'observais les rangers de l'inconnu s'approcher de moi, et en tout sincérité, je ne bougeais pas d'un poil, qu'importe si cet homme était menaçant ou non, étant donné que sincèrement j'en avais plus rien à foutre. A cet instant j'étais complètement vidée, ça ne me ressemblait pas du tout, mais je devais avouer que ce choc avait été réellement brutal pour moi. J'écoutais ses paroles, et allez savoir pourquoi, je me mis à éclatée de rire, malgré l'air brutal de mon nouveau copain, je ne me sentais pas en danger, et pire que ça, cet homme ressemblait à ce vieil instructeur qu'elle avait connu à la base. A vrai dire il aurait du être à la retraite depuis bien longtemps, mais il prenait un malin plaisir à insulter ces élèves, et j'étais persuadée que ce n'était qu'un privilège qu'on lui laissait, il n'avait jamais sa propre troupe, il se contentait de passer dans les rangs en râlant et hurlant sans la moindre raison. Je me souvenais de cette dispute qui m'avait valut la corvée de patate pendant une semaine parce que monsieur avait décidé de me tirer la queue de cheval parce que pour lui les femmes n'avaient rien à faire dans l'armée. J'étais incapable de calmer mon fou rire, et pourtant je devais bien l'avouer, si il était instructeur, il était bien plus sexy que le vieux fou.

"Je veux pas te contredire mais on est tous des clodos à l'heure actuel. Et puis si ça t'intéresse pas, barre toi, je t'ai rien demandé, moi je vais profiter un peu du soleil ici, c'est bien le soleil, la pervenche veut faire dodo."

Je savais qu'il essayait de me faire réagir, je l'avais bien compris, mais il fallait être honnête, quand vous entrée dans l'armée et que vous êtes une fifille à son papa blindée de thune, il faut être prête à souffrir, et s'était se que j'avais fais pendant des années, alors au bout d'un moment ça n'avait juste plus prise sur vous. Au final ses hurlements et son regard sévère ne faisait que m'apporter la mélancolie des jours heureux où les gens ne se bouffaient pas entre eux. Je finis par me redresser, ébouriffant mes cheveux pour en retirer la poussière qui s'y était accumulée, et j'observais le raton laveur. Je me rappelais d'une vidéo où un mec montrait les dégâts qu'avait fait cette charmante petite créature qu'il avait eut la mauvaise idée de ramener chez lui pour lui sauver la vie. J'avais du mal à comprendre pourquoi garder un tel animal, beaucoup gardaient leurs chats, mais généralement c'était pour leur facilité à se reproduire et leur goût en ragout, clairement je n'étais pas sûre que ces qualités s'appliquaient à cette bestiole. Toujours assise dans la poussière je me grattais la tête, continuant à observer la bestiole.

Autant je me sentais en sécurité auprès de Barry, autant je ne me sentais pas en danger auprès de ce mec, à vrai dire tant que l'on essayait pas de me bouffer, je n'étais pas du genre agressive ou suspicieuse, enfin méfiante comme tout le monde mais pas plus.

"Sérieusement ça me perturbe, tu te balade réellement avec un raton laveur avec toi? On rencontre vraiment des gens bizarres depuis l'apocalypse... Remarque tu étais peu être comme ça avant... Loin de moi l'idée de jugée ein, pour moi tant qu'on se bouffe pas les un les autres ça me va."

Ok j'étais clairement à côté de la plaque.

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 17 Mai - 15:55

Entendre rire quelqu'un sonnait bizarrement aujourd'hui. Cela faisait plus d'un an qu'il n'avait pas entendu quelqu'un rire, littéralement. Aussi quand la jeune femme commença à se gondoler à ses pieds, pendant un moment il resta interdit. Il voyait bien que c'était nerveux, elle était au bout du rouleau et commençait à fondre un fusible. L'instructeur en lui avait bien envie de lui fermer son clapet d'un coup de barre  de fer dans les gencives, mais vu l'époque, cela aurait eu pour effet de le priver d'une souffre doul... disciple potentielle aussi puisa t il dans sa patience "légendaire" lâcha un soupir dépité en branlant du chef et lui répondit.

"Oui, nous sommes tous des clodos aujourd'hui, mais nous avons eu la chance de ne pas l'être avant cette merde sinon nous ne serions pas dans le même état. Quand à me barrer, je pourrai en effet. Te laisser là, à mariner dans ton défaitisme si facile et confortable, mais tu as un devoir envers ceux qui n'ont pas eu la chance qui t'a été donnée, survivre à ce merdier et avoir la possibilité d'en voir la fin."

Ce n'était pas simplement une réprimande comme on sermonnerait un gosse gâté qui fait un caprice, il croyait en chacun des mots qu'il prononçait, il avait certes un ton sévère, mais aussi la ferveur fiévreuse de celui qui a foi en ce qu'il croit être la vérité.
Sa remarque sur Rosket et la singularité de ce compagnon, lui fit hausser un sourcil. Il y avait bien des gens qui s'encombraient de chiens débiles congénitaux et hydrocéphales ou de chats sans pelages, Rosket n'était pas plus bizarre que les animaux de foire qu'on pouvait voir il y a encore quelques mois au bout d'une laisse ou dans le jardin.

"Oui, je me balade réellement avec un raton laveur, c'est un compagnon qui sied bien à mes humeurs et contrairement aux humains, lui ne se plaint jamais pour des broutilles. J'ai également un ours brun pour me tenir chaud la nuit, mais c'est un grand timide, il ne se montre pas aux inconnus.
Sinon tu comptes prendre racine et nous la jouer plante verte ou tu vas te rendre utile et faire quelque chose... Je crois que j'ai une idée qui va te plaire."
Il se dirigea vers l'échelle de secours, l'abaissa et sifflant brièvement, fit venir le raton laveur qui grimpa sur son épaule. "Arrête de mordiller mon oreille, c'est déjà assez compliqué de supporter ton odeur, alors si tu en rajoutes, je te flingue et te transforme en paire de moufle, c'est pigé sac à puces!"

Oui, il parlait à son raton laveur comme il parlait à tout le monde. Et vu que l'animal avait cessé de l'embêter, visiblement le message passait.

Il grimpa donc au premier étage et remonta l'échelle qu'il coinça avec une petite barre de fer ramassé là et avec son pied de biche, il donna trois violents coups sur la rambarde métallique ce qui produisit un barouf de tous les diables, résonnant le long des murs de la rue. Evidemment, cela produisit son petit effet et on commença à entendre les gémissements et râles si caractéristiques des rôdeurs provenant  d'un peu partout. Il n'avait pas choisi cet immeuble au hasard, il présentait tous les signes d'un bâtiment sûr - autant qu'ils pouvaient l'être en ces jours - et l'escalier de secours était facilement praticable.

"Alors la pervenche, dis moi, es tu trop fatiguée de vivre pour éviter de finir lacérée et réduite en charpies? Ou bien vas tu monter et montrer que finalement même minable ta vie vaut plus que rester le cul dans la vase en attendant le miracle qui ne se produira pas? Tu devrais te décider rapidement, même s'ils ne courent pas nos convives ont visiblement très envie de s'en payer une tranche!"

La barre bloquait l'échelle en position haute, si elle voulait monter elle devrait tout donner pour agripper le dernier barreau et escalader avant que les rôdeurs lui raccourcissent les guibolles. Et pendant ce temps, Louis la regardait intensément, curieux de savoir quelle décision elle prendrait. La sienne était claire comme de l'eau de roche, la faire réagir. Il avait pris un risque insensé selon toute personne normalement constituée, mais le bon sens n'avait plus court en l'an de disgrâce 2015, il fallait être fou pour vouloir survivre, fou et surtout déterminé, quelle serait la détermination de cette inconnue, face au pied du mur. Son instinct la pousserait elle à survivre, comme cela avait été le cas pour lui ou bien la poupée de chiffon se laisserait elle emporter par le flot de cadavres ambulants, laissant pour seule épitaphe qu'une succession de hurlement d'agonie pendant qu'ils se reparaîtraient de sa chair palpitante?
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 18 Mai - 11:52

Une chance de survivre? Je n'étais pas sûre que tout sûre que tout ceci était une chance en faite, les morts avaient bien plus de chance, ils ne voyaient pas notre monde se détruire petit à petit et l'humanité sombrer plus bas que l'on pourrait imaginer. Donc oui nous respirons, mais pour vivre de méfiance, s'exilée dans un petit coin et s'inquiéter de sur qui nous allions tomber. Mouais je restais assez septique sur cette histoire. Au final nous survivions parce que c'était écrit dans nos gênes, nous étions condamnée à nous battre pour rien... C'était incroyable de voir à quel point cet homme semblait réellement croire dans ses mots, je trouvais ça particulièrement étrange, peut de personne gardaient la fois dans notre monde, la plus part de ceux que j'avais pu croiser se contentait de vivre au jour le jour sans penser à quoi que se soit. Encore moins à imaginer la fin de ce calvaire. Parce que oui il était difficile d'imaginer une fin à tout ceci, après tout la mort était un phénomène naturel et visiblement nous devenions tous ça après la mort, alors autant dire que ce n'était pas prêt de s'arrêter, à moins d'imaginer un monde sans humain, et dans ce cas là, tout se passerait bien.

En voyant la bestiole sur l'épaule de l'étranger, j'eus une pensée pour Spotty, il me manquait, depuis cette fin du monde, ça avait été mon seul véritable ami, le seul qui s'était sacrifié pour moi... Je pense qu'il était probablement temps que je pense à faire confiance à quelqu'un d'autre que ma personne, je l'avais fais avec Barry et ça avait plutôt bien fonctionné, je devrais retourner le voir tout à l'heure. Je restais à observer l'homme qui s’éloigna avec sa bestiole. Je me demandais bien se qu'il préparait parce qu'il avait visiblement l'intention de me faire réagir, je ne savais pas pourquoi ça lui tenait tant à coeur, après tout dans notre monde actuel, les gens passaient bien plus de temps à penser à eux même qu'aux autres, surtout aux autres qu'ils ne connaissaient même pas. Je l'observais monter sur le toit, me disant que finalement, il avait peut être décidé d'abandonné mon cas. Qu'importe, je me contentais de retirer la poussière qui s'était installée sur mon blouson de cuir lorsqu'un bruit attirait mon attention. L'autre abruti était en train de frapper sur une barre de fer et allait attirer les zombies, d'ailleurs il le savait, tous les survivants savaient que le silence était mère de sureté dans ce nouveau monde.

J'écoutais son petit discours amusée, il pensait réellement que j'étais inquiète pour quelques puants? Au contraire, j'étais persuadée que c'était à présent le seul moyen de s'amuser un peu, découpé du mort, les achever, les jeux vidéos avaient pris vie. Je me retournais vers lui un sourire amusé sur le visage, prenant tout de même soin de vérifier la sortie de secours lorsqu'ils seraient bien trop nombreux. L’inconvénient c'était clairement que je resterais coincé pendant un temps indéterminé sur ce toit en compagnie de ce mec pas totalement sain d'esprit si vous voulez mon avis. Je sortis mon Ontario et posait mes lèvres sur sa lame noir avant de me mettre en position de combat. Allez les petits morts, venez vous amuser un peu, le goûter est servit.

Étrangement le premier arrivé était dans un sale état du genre bien décomposé dégageant une odeur bien prononcée de décomposition. Son regard vide, ses gémissements, et sa marche clopinclopant. Je ne pris pas longtemps pour aller vers lui et lui enfoncer ma lame sur le côté du crâne. C'était incroyable comme il pouvait rentrer si facilement dans ce qui était sensé être un os, du véritable beurre. Il s’effondrait rapidement, et d'autres arrivaient pressés de pouvoir se régaler d'un repas chaud. Je pris soin d'en abattre le plus possible avant d'être objective, leurs nombres me dépassaient, il était temps de battre en retraite. M'approchant de l'échelle d'un pas vif, je tentais un saut en hauteur pour attraper le barreau mais il était trop haut pour réussir ainsi. Observant les zombies qui commençaient dangereusement à se rapprocher, je pris une décision rapide, prenant l'élan sur le mur, je m'en servis pour pouvoir me propulser un peu plus haut. Ma main se refermait sur le barreau lorsqu'un de ces monstres attrapait ma rangers. Grognant de mécontentement je suis envoyais un coup de pied violant qui fit prendre une drôle de position à sa tête dans un craquement dégueulasse.

Forçant sur mes bras, je réussis à me hisser. Ce n'était pas que l'exercice était difficile, j'étais de nature très sportive, à vrai dire quand le sport fait parti de votre vis pendant plus de dix ans, difficile de l'oublier, j'avais toujours continuer à pratiquer à relativement haut niveau. Lorsque je réussis à grimper sur le toit, j'observais mon état, bordel moi qui était propre tout à l'heure, je ne ressemblais plus à grand chose, j'étais couverte de sang et de morceau non identifié de marcheur.

"Génial, j'avais fais un douche hier, c'est un privilège tellement rare, je vais schlinguer pendant un moment..."

Je sortis mon couteau de combat pour le nettoyer du sang noir qui recouvrait la lame, et observait par le même moment le toit où nous allions rester coincé un long moment.

"J'espère que tu es conscient qu'on en a pour un moment avait qu'ils se barrent... On représente un menu maxi best off encore tout chaud pour nos petits potes... J'avais pas prévu de passer ma journée sur un toit..."

En faites j'avais pas prévu grand chose, ok... Mais bon je serais quand même bien retournée vers le groupe de Barry pour un nouveau repas chaud, c'était le genre de chose que l'on acceptait facilement.

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 18 Mai - 20:19

Au moins avait elle réagit en entendant le tintement métallique qui sonnait le repas pour les affreux. Louis réalisa bien vite qu'elle avait décidé de se battre. Peut être voulait elle lui montrer qu'elle savait se battre - histoire de - peut être voulait elle se mettre à l'épreuve ou simplement une envie de se défouler sur des cibles faciles. Quand ils n'étaient pas en meute, les rôdeurs étaient des proies d'une facilité navrante, ils avançaient au pas, n'esquivaient jamais les coups et étaient d'une adresse déplorable. Par contre leur poigne était d'acier et comme ils ne sentaient pas la douleur et ne risquaient pas de tomber K.O. un bon nombre de techniques de neutralisation étaient sans effet sur eux, soit on les démembrait, soit on leur éclatait la cervelle et au crowbarjutsu, Louis était devenu ceinture noire par la force des choses. Forcément son expérience lui avait d'un grand secours et là il pouvait voir que la donzelle s'en sortait plutôt bien avec un couteau. Elle savait également quand mettre les voiles, enfin presque puisqu'elle dû refouler un soupirant un peu collant qui l'empêchait de prendre la clef des champs.

Elle s'en était tiré de justesse, et maintenant crânait devant lui. Dieu qu'il détestait ça. Aussi il entreprit de la ramener sur Terre avec sa méthode bien à lui.

"Oh oui c'est super important d'être propre, de sentir bon et d'avoir une belle mise en plis. Je vais d'abord noter les points positifs, je préfère commencer par ce qui sera le plus court, tu as daigné bouger ton cul flasque quand les macchabées se sont radinés, ça montre que même si ça te tue de l'admettre, tu t'accroches encore à la vie, donc plus de simagrées "ma vie est trop pourrie, je veux mourir". Assume cette envie de vivre et débarrasse toi de toutes ces conneries d'espoir de retour des disparus, de ta vie d'avant. Tu fais avec ce que t'as et tu remercies la chance quand elle te sourit. Niveau combativité, c'est pas trop mal s'il s'agit de combattre des rôdeurs au moins tu t'acharnes pas à donner des coups dans le vent. Et pour finir tu as presque failli partir au bon moment, ça aurait pu te coûter cher, mais peut être que ça rentrera dans ton crâne de blonde.
Passons maintenant à ce qui ne va pas. Là y a de quoi faire..."


Son rictus mauvais aux lèvres il la détailla, elle était maculée de fluides malodorants et de quelques morceaux de chair putréfiée, elle embaumait le cadavre et l'effort, bref, un fumet qui aurait retourné l'estomac de la majorité des gens avant l'Apocalypse zombie, aujourd'hui cette odeur de cadavre faisandé était presque normale.

"Déjà, tu t'es lancée dans un combat inutile. Tu as des forces infinies, tu peux te reposer à loisir et manger à ta faim tous les jours? Je ne pense pas. Un élément vital de la survie c'est de savoir quand se battre et quand fuir. On emmerde les courageux et les braves et on ira après pisser sur leur tombe, aujourd'hui jouer les héros c'est la meilleure façon de se faire dessouder. Ce que tu as fait là en bas était au moins aussi débile que de rester le cul dans la fange en attendant le déluge. A moins que tu voulais me prouver quelque chose? "Regardez moi, je suis une vraie guerrière!" Et si c'est le cas, tu m'as juste prouvé que si y avait autant d'ouverture dans ta p'tite tête que dans tes mouvements, ça devait être Notre Dame des Courants d'Air là haut.
Ton premier mouvement contre un type à moitié formé au close combat aurait ta dernière connerie et tu aurais pu méditer dessus pendant qu'il t'ouvrait le ventre avec ta propre lame! Tes mouvements sont trop amples, à croire que tu fais du show plus que du combat. Economie, toujours! Si on sait quand un combat commence, on n'est jamais sûr de quand il finit, chaque coup doit être millimétré pour économiser son souffle, ses muscles, toujours viser les zones vitales, au moins tu n'as pas complètement chié sur ce qu'on t'a enseigné. Ta technique si on peut appeler ça une technique me rappelle celle d'un ranger, Pedro Suarez, sergent et un foutu bon tireur, mais ce trou du cul se la racontait car il se pensait également imbattable au corps à corps. Lors de notre première session d'entraînement, il s'est pavané devant ses collègues en se pensant sur un ring de catch et a commencé à parader en alignant les pains. Ca lui aura pris six mois avant de pouvoir se servir des doigts de sa main droite et un an avant de pouvoir tirer à nouveau. Ca ne m'aura pris qu'un souffle pour lui désarticuler l'épaule et le coude et le faire pleurer comme un gosse. C'eut été un vrai combat il mourrait la gorge écrasée. Comme toi, il jouait trop et ne tuait pas assez. Je formais des armes vivantes, pas des danseuses. Si l'incapable qui t'a servir d'instructeur t'avait vue il se serait suicidé de honte, ou je pense que je l'aurai descendu avant vu le carnage."


Lâchant un regard vers la petite foule se massant sous leurs pieds il indiqua l'escalier pour grimper dans les étages.

"Tu as du potentiel, plus que le clampin de civil qui a cassé sa pipe et maintenant sert de cible d'entraînement pour les crâneuses dans ton genre, mais y a du boulot pour faire de toi la moitié d'un combattant digne de ce nom. Et pour te répondre, on se fout de ce que tu avais prévu, je te signale que tu croupissais dans la boue en attendant de prendre racine, niveau projets on peut difficilement faire pire. Aussi je te propose deux choses."

Il s'était arrêté devant une fenêtre fermée dont la vitre fermée et intacte lui décrocha un grognement appréciateur.

"La première, aide moi à fouiller ce bâtiment et on partagera à part égale ce qui s'y trouvera, il est plus pratique d'explorer ces couloirs avec six paires d'yeux qu'avec quatre, surtout quand l'une d'elle est d'une fiabilité douteuse." Le regard lourd de reproche qu'il porta sur le raton laveur était si éloquent que l'animal s'en rendit sans doute compte et lécha la joue de son compagnon bipède. "C'est ça essaie de m'acheter avec des léchouilles, foutu sac à puce..." Il reporta son attention sur Elliot. "La seconde, je te forme et je t'apprends ce que je sais à savoir le combat, la survie, la reconnaissance, la furtivité, la résistance normalement sans avoir à te péter des os et en retour tu arrêtes de jouer la gamine, tu serres les dents et souffre en silence pour devenir ce que sont devenus tous les vrais soldats que j'ai eu sous mes ordres, l'élite."

Fichtre! C'est qu'il semblait sérieux en plus! Et oui, il l'était. Louis n'avait jamais aimé tourner autour du pot. Elle avait du potentiel, elle lui avait redonné goût à la VRAIE vie, pas simplement la survie au quotidien, et il allait la remercier de la plus sadique des façons si elle acceptait, en la martyrisant comme personne ne l'avait jamais fait auparavant. Et à deux on survivait plus facilement que seul, même avec un raton laveur.

*Rappelle toi quand même qu'il n'y a plus d'infrastructures médicales, évite de lui péter quelque chose ou de la renvoyer "à l'infirmerie" avec un Ka-BAR dans le bide. Ouais, ça serait vachement moins drôle, mais elle survivra à sa première journée au moins...*

"Je suis le sergent instructeur Hartmann du 75ème Ranger de Fort Benning et toi vers de terre comment tes parents t'ont appelée après avoir pleuré de désespoir en voyant ta gueule?"


Dans le bain direct... On n'oubliait pas les bonnes vieilles habitudes. Au moins cela donnait à la jeune femme une petite idée de ce dans quoi elle risquait de s'embarquer. En plus le nom du sergent instructeur était connu dans les unités de haut vol, redouté surtout car ayant fait plus de victimes que le conflit en Irak selon certains ragots.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 19 Mai - 11:59

Dieu, depuis la fin du monde je n'avais jamais vu personne d'aussi drôle que ce type, il se croyait toujours dans notre ancien monde, en tout cas c'était l'impression qu'il donnait, comme si ça avait encore de l'importance de savoir se battre comme un véritable soldat, comme si nous devions vivre comme si nous étions des pauvres petits soldats de classe moyenne qui devait économiser le moindre sous pour survivre, sauf qu'à la place des sous, c'était le moindre gramme d'énergie. Je n'avais jamais été d'accord avec cette façon de vivre, je vivais à cent à l'heure, même si il fallait mourir demain.

"Alors c'est peut être pas primordial, mais je t'assure, sentir bon ça fait du bien de temps à autre tu devrais essayer."

Je retirais un morceau non identifié de ma veste, sans le moindre trace de dégoût même si il fallait avouer que si je continuais comme ça, je pourrais presque me balader parmi les puants sans qu'ils ne remarquent ma présence. Je le laissais l'inconnu devant moi continuer son petit discours, j'avais l'impression de refaire mes classes, c'était étrangement amusant, j'avais même l'impression de me retrouver devant cet instructeur de je ne sais plus quel film qui traumatisait ses recrues, bon, d'accord il était beaucoup plus sexy, mais ça ça ne comptait pas vraiment aujourd'hui. Je finis par m'asseoir par terre pour continuer de l'écouter, comme une enfant qui écouterait une histoire. Il faut dire que nous n'avions plus beaucoup de distraction, à part buter les zombies, bien sûr, alors autant dire qu'à cet instant il remplaçait la télé.

"Alors je t'arrête tout de suite, non ce n'est pas inutile, dis moi juste un instant ce que vaut la vie si nous ne pouvons plus nous amuser un petit peu? Rester à compter les calories que l'on dépense, à essayer de trouver de la bouffe et à boire, et basta? Laisse tomber, je paris que même t'envoyer en l'air tu te l'interdis, parce que s'est de l'énergie dépensé pour rien, mais sérieux et en plus tu comptes vivre comme ça encore longtemps? En faites je crois qu'il y a un truc que tu comprends pas malgré tes beaux discours, c'est que la seule chose qui nous reste dans notre misérable vie, c'est le droit de s'amuser un peu et de se sentir vivant justement alors si j'ai envie ou besoin de me poser le cul dans la boue au soleil pour justement me sentir vivante parce que oui les émotions négatives font également partis de la vie. Et non je ne crâne pas devant toi, j'en ai clairement rien à foutre de se que tu penses de moi, je vie se qu'il me reste de la manière qu'il me plait, jusqu'à présent je m'en sors pas si mal."

Toujours assise par terre, j'observais cet homme qui semblait visiblement satisfait par sa trouvaille, il faut dire qu'effectivement une porte fermée pouvait être une bonne nouvelle, mais rien n'était sûr, d'autres entrées avaient très bien pu être forcée. Se ne fut que lorsqu'il se présenta que je réagis à nouveau, je repris à rire, c'était nerveux, mais pas que, cette fois c'était sincère, Hartmann, tout le monde connaissait ce nom dans l'armée, mais sincèrement, je n'avais jamais crus à cette histoire, un instructeur qui humilie ses élèves c'était assez fréquent, mais de là à les envoyer à l'infirmerie pendant des semaines, ça avait été un long sujet de mes conversations avec pas mal de mes collègues et même avec Nolan.

"Wouaw, Hartmann, t'es sérieux? Non parce que j'ai toujours cru que c'était comme le croquemitaine, une histoire que l'on racontait aux bleus pour les faire flipper. Tu n'as pas l'impression d'en faire trop ? Non parce que je veux bien les menaces et tout ça, mais d'un côté, menacer les gens alors que la plus part des personnes que l'on croise essaye de nous bouffer, et je ne parles pas que des morts, c'est un peu désuet..."

Je finis par me relever, et m'étirer de tout mon long, préparant doucement mes muscles à l'action que nous allions mener, parce que si je n'étais pas prête à reprendre un entrainement militaire aujourd'hui, je n'allais pas le laisser récupérer tous les objets potentiels sans moi.

"Alors reprendre l'entrainement militaire, sincèrement, très peu pour moi, tu le dis toi même on manque de bouffe constamment c'est pas pour que tu t'amuser à me torturer en tant que victime consentante, sérieux, le SM c'est pas pour moi, alors si c'est ton trip chéri, il va falloir trouver quelqu'un d'autre. Mais écoute, je dis pas non à un peu de compagnie, surtout qu'il y avait vraiment longtemps que personne ne m'avait fait rire comme toi."

Je récupérais le pied de biche qui retenait l'échelle, il nous serait bien utile pour ouvrir la porte et puis malgré le bruit qu'elle fit en retombant, ce n'était pas bien grave, étant donné que les puants étaient déjà là. Avec mes petits pas agiles de biche, je le rejoignis l'étrange duo qui me tenait compagnie. Je coinçais le pied de biche contre le montant de la porte avant d'appliquer une pression suffisante pour que la serrure flanche et nous laisse la possibilité d'ouvrir la porte.

"Moi c'est Elliot. Et ta bestiole elle s'appelle comment histoire qu'on soit tous à jour dans les présentations?"

Je ne m'attardais pas sur mon passé, après tout ce n'était pas ce qu'il m'avait demandé? Et puis de toute façon, ce mec je ne le connaissais pas, inutile de lui donner trop d'information sur moi, surtout que contrairement à Barry, ce type ne m'inspirait pas totalement confiance, peut être parce que le militaire que j'avais rencontré il y avait quelques jours avait combattus à mes côtés, m'avait fait une confiance quasi aveugle, Hartmann lui avait attiré une horde pour qu'elle tente de me bouffer, alors le choix était vite fait. Je décidais de reprendre en main mon couteau, et de laisser mon arme à feu dormir tranquillement le long de ma jambe, faire plus de bruit était un peu stupide.

"Bon on y va?"

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 19 Mai - 19:39

Plus elle parlait, plus les sourcils de l'instructeur se fronçaient et son regard se faisait noir. Peut être avait il méjugé de la personne qu'il avait en face de lui, sans doute l'envie un peu trop forte de remettre le couvert et de repartir comme en quarante, de reprendre sa vie d'instructeur l'avait fait pécher par excès d'enthousiasme et prendre de la verroterie pour une pierre à tailler. En fait ce n'est pas tant à elle qu'il en voulait qu'à lui de s'être bercé d'illusions. Croire que l'on pourrait encore trouver des gens qui sont prêts à suer et saigner pour relever leur grande nation, maintenant qu'elle était débarrassée de tout ce qui avait causé sa perte, maintenant qu'il y avait une cause derrière laquelle s'unir. Elle n'était rien de plus qu'une survivante paumée, parmi tant d'autres et croire que du premier coup il trouverait la perle rare. En fait il ne l'écoutait plus vraiment, Elliot devenant un bruit de fond comme un autre - et son regard se portait au delà de la jeune femme. Ce fut à son tour de rire. Un rire désabusé, amer suivi d'un profond soupir de lassitude.

"Je ne prends jamais de plaisir à donner la mort, même si c'est un cadavre ambulant. Quand à s'économiser c'est tout simplement une question de jugeote! Si tu te bats comme une chiffonnière, tu ne tiendras pas longtemps. Les clefs d'un combat sont l'effet de surprise et l'endurance si par malheur il s'éternise. A bouger inutilement sans gérer ton souffle tu te fatigues plus tôt, tu perds en jeu de jambes, en vitesse d'exécution, en précision, en puissance. Si tu t'en es sortie jusqu'à présent en te battant comme ça tu dois avoir une bonne étoile au bout du rouleau. Ce sont des conseils gratuits que je t'ai donné, tu en fais ce que tu en veux, personnellement je m'en cogne si tu les appliques ou pas. Et ne viens pas raconter des sornettes, tu t'étais retrouvée là le cul dans la gadoue parce que tu avais flanché après la déception de trop, tu me raconter des conneries, mais je ne suis pas dupe, et tu ne te tromperas pas toi-même, tu serais restée là et plus le temps serait passé plus l'envie d'en finir aurait grandi jusqu'à ce que tu t'ouvres les veines."

La petite tirade sur son passé et les rumeurs qui couraient sur lui l'auraient presque fait rire s'il avait été d'humeur. Tous ces péteux qui avaient grossi le trait pour ne pas perdre la face...

"Avec moi une sanction n'est jamais gratuite et n'est jamais disproportionnée. La sanction a une vertu éducative. A faute légère, sanction légère, à manquement grave, châtiment à la hauteur de ce qui a été perpétré. Est ce que j'ai déjà envoyé des soldats à l'hosto de mes mains? Oui, et je pourrai te donner le nom de chacun ainsi que la raison qui les fait se retrouver en pièces détachées tous ranger, SEAL ou Delta qu'ils étaient. Mon job est de former ce qui se fait de mieux en machine à tuer, capable de travailler en groupe, pour le groupe, sous l'autorité absolue de leurs supérieurs. Ils doivent être parfaits, la moindre erreur et ce sont des sacs à viande qui rentreront de mission ou des civils qui se feront descendre, souvent les deux. La perfection demande de la rigueur, de la discipline, du travail, de l’obéissance.
Manquer à ces valeurs c'est se condamner ou pire condamner ses frères d'arme. Aussi le guignol formé sur les jeux vidéos je le reformate comme disent les binoclards du service technique et parfois pour reformater un petit con qui se prend pour un guerrier, il faut le ramener sur terre à grands coups de rangers dans les gencives. Je leur sauve la vie, soit en les faisant démissionner, soit en les faisant prendre conscience de l'importance de leur entrainement, de ce que cela implique.
Je ne suis pervers, ni sadomasochiste, je suis un foutu perfectionniste qui ne travaille pas la pierre ou le métal, mais la chair! Je façonne des soldats pour notre pays, les meilleurs du monde libre, les meilleurs tout court. Qu'ils me haïssent et m'insultent dans mon dos ne changeront rien au fait que j'ai fait d'eux de meilleurs combattants que n'importe qui d'autre et cela ne se fait qu'en les poussant au delà de leurs limites, en les brisant pour les repousser encore plus loin, toujours plus loin. Et si le gugusse le ne tient pas, alors c'est qu'il n'est pas fait pour combattre avec les meilleurs et crever comme les autres.

Quand à te traiter comme je l'ai fait des hommes que j'ai eu avant tout ce merdier, non je ne le pourrai tout simplement pas. Nous ne sommes plus dans l'armée, il n'y a plus de corps médical et on manque de tout. Si j'avais dû te traiter comme une de mes recrues, je ne t'aurai pas fait cette proposition, tu m'aurais eu comme instructeur, point et donc tu serais déjà à quatre pattes par terre en train de chercher les dents que j'aurai fait voler de ta grande gueule à coup de pied de biche pour t'apprendre le respect envers ton instructeur et à ne pas discuter un ordre. Tu les as toujours dans ta bouche, non? Mais je note que tu déclines mon offre, c'est ton choix et je le respecterai.
Et pour te répondre, le raton laveur s'appelle Rosket, ma fille voulait l'appeler comme le raton laveur dans le film de super-héros sinon le pied de biche s'appelle revient et son prénom c'est sans élan."


Wait, what? Il avait pas fait de l'humour là? Ah non, son visage et son regard étaient toujours aussi impassibles, tout juste si on pouvait percevoir une touche de déception par moments. On a pas toujours ce que l'on veut dans la vie et Louis apprenait que les gens n'étaient pas spécialement désireux de se faire malmener, fusse pour être meilleurs et survivre plus longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 124
Points : 356
Date d'inscription : 29/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Elliot Jensen
Matricule n°001
I walk a lonely road
Lun 22 Mai - 14:10

J'écoutais son petit discours, à vrai dire nous n'avions pas tout à fait la même vision des chose, j'avais cette impression qu'il attendait beaucoup de chose de ma part et que je le décevais. Incroyable, comment tout ceci pouvait être possible nous nous connaissions depuis à peine une heure, ce n'était pas possible. La petite phrase sur sa fille eut pour effet immédiat de me faire perdre mon sourire, si j'avais du mal avec la personne que j'avais perdu, j'avais également beaucoup de mal face à la peine possible des autres. Perdre un enfant devait être pire encore que la peine que j'avais pu ressentir. J'ouvris la porte puis tendis le pied de biche au jeune homme, après tout reviens devait bien retourner à son propriétaire, ce petit trait d'humour m'avait tout de même tiré un sourire mais bien qu'à moi. La lame à la main, j'entrais dans la maison, essayant de me concentrer, mais ses paroles me revenaient en mémoire, le croquemitaine n'était visiblement pas si terrible, et pour être honnête, ce n'était que des ouie dires, jamais je n'avais réellement rencontré quelqu'un qui avait été entrainer par cet homme, mais c'était persuadée j'allais survivre.

"Bon allez, et qui sait tu m'apprendras peut être quelque chose, à moins qui se soit moi qui t'en apprenne."

Le nez plissé, je me moquais gentiment de lui, mais après tout il fallait toujours se méfier, on ne savait jamais de qui nous pouvions apprendre nos plus grandes leçons. Après tous les cannibales de l'école m'avait apprit qu'il n'y avait pas plus grand loups pour l'homme que lui même, ou encore que dans les pires moments, nous pouvions trouver des personnes plus que formidables. Je me rendais compte que j'appréciais plus que je ne pouvais me l'avouer cet homme que je connais à peine.

J'observais la pièce dans laquelle nous venions de pénétrer, c'était une chambre et l'odeur était asphyxiante, c'était une véritable horreur, je parcourus du regard la pièce pour poser mon regard sur le lit, point de départ de cette puanteur. Il s'agissait visiblement d'un couple, vu on pouvait supposer un homme et une femme, mais vu l'état de décomposition des cadavres, difficile d'en être sûr. Une balle dans la tête chacun. Quoi qu'il arrive, ça faisait sans doute un bon moment qu'ils étaient comme ça, généralement les gens avaient eu beaucoup de mal à se faire à cette situation, les 6 premiers mois avaient été les pires, encore les attaques, les maladies, les suicides, les empoisonnements parce que non tout le monde ne peut pas forcément survivre facilement dans ce monde. Je refermais mon col en fourrure sur mon visage pour essayer de cacher cette odeur qui vous donnait des hauts le coeur, tout en continuant à respirer par le nez, nous allions nous habituer à cette odeur, celle que dégageait beaucoup de grande ville, celle de la mort. Mon regard se posait sur une photo de mariage accrochée au mur, un petit couple tout se qu'il y a de plus normal, doucement je m'approchais des cadavres, et observait la main de l'homme dans laquel reposait un vieux révolver, je l'attrapais sans réellement de ménagement arrachant la main du cadavre, mais aucune balle à l'intérieur. Je le tendis à mon compagnon de la journée pour savoir si il le voulait, pour moi il n'avait aucune valeur, mon arme à feu avait les cartouches les plus répandus alors pourquoi m'encombrer? Voyager léger était la meilleure façon de ne pas trop se fatiguer, comme quoi je n'étais pas totalement stupide.

Même après avoir fouillé relativement minutieusement cette pièce, il n'y avait pas grand chose d'intéressant, et surtout cette nana avait des goûts de merde pour les fringues, rien à sauver. Je m'approchais à pas de loup de la porte, et collait mon oreille contre le bois de la porte, écoutant le moindre bruit pouvant indiquer que l'un des puants se trouvait ici. Je me retournais vers Hartmann après tout il avait peut être trouvé quelque chose pour lui.

"J'avais pas l'impression qu'il y a des marcheurs dans le coin, mais ils peuvent être en mode veille, reste à voir si on les attire ici et on les élimine ou si on progresse en silence et on les tuent les uns après les autres. Perso je préfère grandement avancer en silence, mais le risque c'est de se retrouver submerger par le nombre, après je pense pas qu'ils se sont tirés une balle dans le crâne pendant qu'ils faisaient une petite fiesta en bas."

_________________
★ She was two sides of the same coin ★
You don't know me well enough to label me, sick, or even disturbed when you break it down I'm just two girls : trying to blend, trying to vibe, trying to live just one life.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 66
Points : 217
Date d'inscription : 05/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Lun 22 Mai - 23:02

La crise qui se profilait avait disparut aussi rapidement qu'elle avait enflé Il ne fallait pas attendre plus des gens que l'on ne connaissait pas, et surtout quand rien ne régissait plus les rapports humains. Il n'était plus instructeur militaire, il n'y avait plus d'armée, plus d'Amérique... C'était déjà bien de croiser quelqu'un et que cela ne se finisse pas dans une mare de sang et de matière cérébrale répandue sur le sol, encore mieux que la coopération soit envisagée et mise en application! Autant ne pas brûler les étapes. Sa précipitation et ses conséquences l'avaient ramenés à la réalité, brutalement certes, mais Louis n'était pas homme à rester désarmé longtemps.

Il laissa échapper un petit reniflement amusé quand elle évoqua le fait que l'enseignement pourrait être à deux sens. C'était comique, mais c'était également vrai.

"On arrête d'apprendre le jour où l'on passe l'arme à gauche. Donc oui, même toi, tu pourrais m'apprendre des choses. Tu l'as déjà fait d'ailleurs."

Le ton était sérieux, comme souvent avec lui de toute manière.

Elliot lui avait rendu son meilleur ami après Rosket depuis la fin du monde et ils avaient commencé leur expédition dans les entrailles de l'immeuble qu'il avait jugé prometteur.
Le duo venait de déranger le repos éternel d'un couple qui avait préféré la mort à l'errance sans âme ou une longue agonie dans un mode qu'ils ne voulaient pas voir. Ils avaient eu l'honnêteté de reconnaître leurs limites et le courage de franchir le pas d'autant plus que cela avait été fait à l'arme à feu, pas la façon la plus paisible de partir. L'odeur ne le dérangeait pas spécialement, il avait l'habitude, même dans son autre vie, il avait senti le fumet de la mort à de trop nombreuses reprises pour toutes s'en souvenir. Au moins cette pestilence l'informait que lui était toujours vivant. De façon assez surprenante avant de répondre à sa nouvelle compagne de route, il reposa la main près du corps puis recouvrit les crânes grimaçants du couple et se signa. Pas qu'il fut particulièrement croyant, toutes les horreurs vus, vécues, faites, l'avaient vacciné contre la foi religieuse, c'était plus un témoignage de respect.
Cela fait il prit l'arme qu'on lui tendait et l'examina avec attention. Il remarqua rapidement que les liquides biologiques qui avaient maculé l'arme avaient largement eu le temps de mettre à mal les mécanismes du pauvre petit .38. Une arme classique pour la défense personnelle apprécié par les femmes généralement. Le marteau de la queue de détente était bouffé jusqu'à l'os, tant qu'on ne changerait pas cette pièce et sans doute pas mal d'autres, ce serait juste un poids mort. Pas la peine de s'encombrer de quelque chose d'inutile surtout sans munition pour le rendre véritablement fonctionnel. Et puis l'époque n'était pas aux armes à feu, ou du moins aux armes bruyantes. Un flingue pouvait coûter la vie après vous l'avoir sauvée. Rien de tel pour attirer une horde de rôdeurs!
Il déposa donc l'arme de poing sur le lit en faisant un signe négatif de la tête.

"Complètement HS, trop de temps, d'effort et de matériel que nous n'avons pas pour la remettre en état. Et fais attention quand tu déplaces des objets, remets les bien là où ils étaient, si les rôdeurs ne remarqueront rien, des vivants - pas forcément bien intentionnés - verront vite que quelqu'un a touché ce cadre et arraché la main de ce cadavre pour en prendre l'arme qui s'y trouvait. S'il est observateur, avec la poussière il pourra même se faire une petite idée du moment où on a joué les curieux dans la pièce.
Règle numéro 1, pour vivre, restons cachés. Donc oui, se déplacer discrètement, silencieusement, ne bouger que ce dont on a besoin ou qui est gênant, ne laissait aucune trace de notre passage. Et oui, je sais, dehors j'ai enfreint cette règle, mais c'était pour une bonne raison. Faire bouger ton cul flasque."


Il embrassa la pièce du regard, sa compère avait globalement tout fouillé. Il voyait des traces de son passage partout, le cadre bougé, les traces de pas par terre, les traces de porte ouverte au niveau du dressing, les vêtements déplacés, sans parler du carnage sur le lit. Bon, le fait qu'il ait recouvert les visages n'était pas non plus discret, mais il s'était permis cette incartade vu l'état des lieux.

"Oui, je sais, ça te paraît sans doute exagéré, mais après avoir le comportement de nos semblables, ce n'est pas de la paranoïa quand on essaie de vous chasser pour vous bouffer, ou pire encore."

Elle se préparait à ouvrir la porte. Il se mit en position pour ouvrir la marche, on voyait à ses déplacement qu'il était rompu à ce genre de rodéos. Passer devant était naturel pour lui, même après toutes ces années. Après tout, rangers lead the way!
Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

 Sujets similaires
-
» VOILA LE PATRON DE MICHELLE PIERRE-LOUIS
» Autre point de vue de John Maxwell pour la defense d'Haiti
» Le premier ministre Michèle Pierre-Louis au mini-sommet économique de Punta Cana
» Mirlande Manigat prend position pour Madame Michelle Duvivier Pierre-Louis
» Que pensez-vous de cette intervention de Levaillant Louis Jeune au Nouvelliste

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum