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 I'm in love with my van

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MessageSujet: I'm in love with my van   Jeu 9 Nov - 22:27
Cela faisait une dizaine de jours que Malou cherchait un pare buffle; un vrai, pas un des ces objets de pacotille pour Range Rover de bourges qui n'étaient jamais allés plus loin que leur supermarché habituel, ou bien avaient pris l'avion destination l'Afrique pour un safari clé en main organisé par Abercrombie & Kent avant de se la jouer dans les avenues de Detroit avec leur 4X4 rutilant, à carreaux fumés.

Se levant tous les jours au petit matin et se couchant à la nuit noire, elle avait arpenté les rues de la cité en vain, n'avait pas hésité à se joindre à des groupes de survivants prêtant main forte à sa façon pourvu qu'elle déniche ce qui lui tenait à coeur mais force était de constater qu'au soir du 5 mai elle était toujours bredouille.
Devant sa boîte de haricots dont elle n'avala qu'une bouchée elle décida de se rendre dès le lendemain à Grosse-Pointe afin d'y tenter sa chance et se coucha.

Quand elle s'étira en frissonnant, le soleil, au bord de l'horizon prenait des teintes rose fushia et orangées dans un ciel encore entre chien et loup. Se redressant, elle passa vaguement les doigts dans ses cheveux en guise de toilette, s'habilla, sauta sur le siège avant, ouvrit la boîte à gant, attrapa un petit calendrier qu'elle avait fabriqué elle-même sur le modèle de celui de 2015, griffonna:
« Grosse Pointe. Pare buffle ? », rangea le tout et démarra son véhicule.

Elle roulait au pas dans l'avenue E. Jefferson tant à cause des épaves abandonnées à contourner qu'à cause des hordes au milieu desquelles elle se frayait un chemin en les renversant mais également parce qu'elle lorgnait l'avant des véhicules sans résultat probant.
Jetant également un oeil à chaque intersection elle arriva sans le savoir à hauteur de Grand Marais Street quand tout à coup elle freina d'un coup sec. Dans cette rue, garé sur sa gauche, un Land Rover vieux modèle, incendié, dévalisé, sur cale, capot béant, présentait le fameux accessoire tant convoité.
Toute excitée, elle manoeuvra pour tourner et tenter de se garer à son niveau mais  l'engouement disparut rapidement à la vue d'un homme genre armoire à glace à cheveux longs, de dos, probablement en train de récupérer les pièces d'un moteur.

« Putentrailles, un hippie !!! », s'exclama t-elle mentalement, « c'est bien ma veine... ».
Sans vraiment savoir pourquoi, Malou n'aimait pas les babas cool; peut-être était-ce dû au fait qu'elle avait grandit dans un quartier où le rap était roi, la violence aussi ? et où l'héroïne circulait davantage que les champignons hallucinogènes ?

Se grattant la tête comme chaque fois qu'elle était déstabilisée elle se demanda si finalement le type serait une providence ou un piège.
Elle n'allait pas tarder à le savoir car son ambulance avait forcément fait du bruit en arrivant et le baraqué allait certainement tourner la tête dans sa direction d'un instant à l'autre.

Elle gara son véhicule, éteignit le moteur, prit son sac à dos, sauta de la camionnette et se dirigea avec méfiance vers le presque vieux, histoire de tâter le terrain.
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Jeu 16 Nov - 1:28
Deux cent cinquante mètres. Voilà très exactement la distance que Logan venait de parcourir depuis les portes marquant l'entrée de Fort Hope jusqu'à l'endroit où il se trouvait désormais : au milieu de la rue. Et c'était déjà énorme. Depuis combien de temps ne s'était-il pas permis de mettre un pied hors des palissades ? Il s'en souvenait parfaitement, à vrai dire, même si la date lui échappait. Ça remontait au soir de sa rencontre avec Joshua, le soir de sa morsure, le soir où il avait retrouvé sa fille de seulement quelques mois enfermée dans un placard depuis des heures. La quitter maintenant était devenu une épreuve surhumaine pour le père et il redoublait d'imagination pour trouver de bonnes raisons de ne pas le faire. Mais deux cent mètres, ça n'était rien, pas vrai ? Il n'avait qu'à courir un peu pour la retrouver et Alex l'avait convaincu que rien ne se passerait sous sa surveillance. Alors, Logan avait pris sur lui et voilà... Isha étant encore en train de se lamenter sur le canapé du salon, il était donc officiellement le seul mécanicien capable de mener à bien le projet du jour : piller les voitures du voisinage pour se faire un petit stock pour celles du groupe. Ça n'était rien d'extravagant, il en était capable, largement et il tentait de s'en convaincre en approchant d'une première voiture, déposant sa caisse à outils sur le sol pour s'occuper de forcer le capot.

La rue comptait une petite dizaine de véhicules, tous garés plus ou moins proprement contre les trottoirs, tous dans un état relativement lamentable aux yeux du maniaque qu'était Logan, mais c'était gratuit et facile et il croyait pouvoir finir avant la fin de la journée, histoire de ne pas avoir à revenir le lendemain. Sur le premier véhicule, sa concentration laissait à désirer et son regard n'avait de cesse de se détacher du moteur sur lequel il était penché pour se poser sur le bout de la rue. Il parvenait à peine à distinguer la silhouette plantée en haut de la tour de garde, mais tant qu'il la voyait encore, il arrivait à se convaincre que tout irait bien. Et finalement, après de longues minutes, il parvint même à se prendre au jeu et à s'intéresser vraiment à sa tâche, à y mettre tout son sérieux comme si, finalement, il était de retour au garage de Dolan et que rien au monde n'importait plus que son job. Même les grognements en fond sonore finissaient par disparaître et le temps avec eux.

À tel point qu'il sursauta même quand il entendit le bruit d'un moteur dans son dos. Pendant une seconde, il resta à bricoler sur un radiateur récalcitrant, se disant bêtement que c'était normal d'entendre le reste du monde poursuivre sa course, que ce devait être un nouveau client qui venait et que l'un de ses collègues s'en chargerait. Et puis, la réalité refit surface assez violemment et le géant se redressa pour se tourner, retrouvant rapidement ses instincts alors qu'une ambulance venait de se garer sur le côté et qu'une femme minuscule en sortait. Par réflexe, Logan leva sa main gauche, fermement serrée autour d'une clé à molette, mais ça n'était franchement pas utile. Cette nana, malgré son air pas très invitant, lui donnait l'impression d'être sur le point de s'envoler au moindre coup de vent. S'il l'avait voulu, il n'aurait eu qu'à la bousculer un peu pour l'éloigner. Alors, finalement, il laissa retomber son bras et s'envoler la brève menace qu'insufflait son geste pour se contenter de lui lancer un regard, sourcils froncés. « J'peux vous aider ? » demanda-t-il sans aucune sympathie quand elle fut assez proche pour l'entendre sans qu'il n'ait besoin d'élever la voix. Qu'elle traîne aussi près du camp suffisait à le mettre sur la défensive, mais qu'elle s'arrête en plus pour venir à sa rencontre... Il ne comptait pas la jouer grognon éternellement si elle se révélait inoffensive, mais mieux valait prévenir que guérir, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Dim 19 Nov - 1:14
L'homme n'avait réagi qu'une fois les deux pieds de Malou posés sur le bitume et avait levé sa main armée d'une grosse clé à molette en guise de préambule.
« Ca commence bien... » songea t-elle en toisant l'individu de son regard glacial.

En réalité elle n'en menait pas large; face au colosse elle avait l'impression de ressembler à un moineau entre les pattes d'un lion mais qu'importe, elle avait trop d'orgueil pour s'avouer vaincue et quitte à crever dans cette rue, elle se défendrait jusqu'à la dernière seconde aussi passa t-elle son bras droit derrière l'épaule gauche afin d'attraper son rouleau à pâtisserie qui dépassait du sac à dos.
L'inconnu savait peut-être manier les objets contondants en métal mais le temps qu'il bouge l'armoire qui lui servait de corps il restait à la jeune fille l'opportunité de lui claquer un bon coup de manche en bois dans le tibia !

Pourtant, tandis qu'elle avançait l'air belliqueux, l'inconnu baissait lentement pavillon avec l'air presque méprisant de celui qui refuse de se confronter à petit que lui. Malou était sur le point de prendre très mal l'affront quand soudain, fronçant les sourcils il demanda d'une voix mal aimable si elle avait besoin d'un coup de main.
Face à cet extraordinaire paradoxe, l'adolescente resta pantoise, les yeux écarquillés, n'en croyant pas ses oreilles.
Etait-ce l'éclat de bienveillance qui se devinait sous le regard pourtant sévère ou le charisme qui se dégageait de cette personne qui la rendait tout à coup si timide ?
Toujours est-il qu'elle oublia l'ustensile de cuisine pour se gratter la tête l'air perplexe tout en faisant quelques pas supplémentaires pour se placer plus humblement devant lui.

Cela faisait combien de temps qu'elle n'avait pas croisé un survivant qui d'emblée, sans savoir pourquoi elle avait stoppé son véhicule ici plutôt qu'ailleurs, posait cette question civilisée toute simple, toute banale mais lourde d'un sens qui n'existait plus dans cet enfer: « je peux vous aider ? »
L'avait t-elle seulement entendue une fois cette phrase de rien du tout ?
Rien n'était moins sûr au point que ces quatre petits mots soulevaient sous son crâne une tempête de bien-être et de malaise mêlés.
Je... Peina t-elle à articuler en rougissant comme un coquelicot pour la première fois de sa vie.
Comme l'homme semblait attendre la suite, elle s'éclaircit la gorge et expliqua gauchement:
disons... ça fait longtemps que je cherche un pare-buffle pour...
Pour renverser, écrabouiller, désosser, exploser, réduire en purée les saloperies de puanteurs de mon cul qui envahissent mon monde !!! "  songea t-elle.
… Pour écarter de mon chemin les hordes de morts-vivants, monsieur; dit-elle poliment pour la première fois de sa vie également.

D'avoir autant forcé sur son tempérament de base, Malou en avait des gouttes de sueur qui perlaient sur son front mais courageusement elle continua son parcours du combattant:
et justement il y en a un sur ce Land Rover, expliqua t-elle en pointant le 4X4 du doigt.
Est-ce que du coup je pourrais vous demander de l'enlever pour le placer sur mon ambulance ? Enfin... Si vous voulez bien et... Si c'est possible, bien sûr... et... si vous avez le temps...

Elle en avait vécu des vertes et des pas mûres depuis sa naissance, elle en avait massacré des tronches de macchabées et même d'un survivant; elle en avait ouvert des ventre putréfiés avec son rasoir rasoir coupe choux et s'était glissée dans bon nombre immondices afin de se camoufler pour sauver sa peau mais jamais au grand jamais elle n'avait exécuté une chose aussi difficile que demander aimablement quelque chose à quelqu'un; il ne manquerait plus qu'il exige un « s'il vous plait » et elle ferait une syncope, assurément.
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Mar 21 Nov - 11:50
Assez perplexe, Logan observait la jeune femme qui semblait avoir perdu tous ses moyens à une simple question. Ou peut-être qu'elle n'était juste pas très réactive, il n'en savait trop rien. Toujours est-il qu'elle lui donnait l'impression d'avoir du mal à aligner deux mots et qu'il resta sagement à la jauger du regard en attendant qu'elle y parvienne. Il pouvait faire peur, d'accord, mais peut-être pas au point de faire perdre tous ses moyens à une gosse.

Quand, enfin, elle parvint à s'exprimer plus ou moins clairement, il suivit du regard le doigt qu'elle leva pour désigner le véhicule garé près d'eux, qu'il avait déjà désossé avant qu'elle n'arrive et qui reposait désormais, inutile, sur ses jantes après qu'on lui ait pris tout ce qu'il avait d'intéressant excepté le pare-buffle que convoitait la demoiselle. Pendant un instant, Logan resta parfaitement silencieux, à se demander s'il ressemblait réellement au tarnation d'Abbé Pierre pour qu'elle en vienne à lui demander gentiment son aide pour faire ça, mais il se retint rapidement de lui poser la question d'un ton peu invitant. Après tout, pourquoi pas ? Fut un temps où ça avait été son job et où il l'aurait fait même sans le salaire à la clé. Il allait perdre une bonne demi-heure sur son planning très serré de la journée, mais il aurait au moins une bonne excuse pour repartir en vadrouille quand il ne supporterait plus d'être sagement prisonnier du camp. Et si, en plus, il arrivait à lui tirer un petit paiement avec tout ça, ce serait tout bénef pour lui.

Avant de lui répondre, le géant prit quand même le temps de se détourner pour déposer sa clé sur le bord du véhicule qu'il venait de piller et il retourna la jauger en croisant les bras contre sa poitrine. « Vous avez de la chance, j'suis plutôt efficace pour ce genre de truc. » lança-t-il en étirant un sourire en coin. Il s'était rarement montré aussi difficile à convaincre, à croire que de rester enfermé toute la journée avec un bébé le rendait plus sauvage qu'on ne l'aurait cru. « J'peux faire ça en... vingt, vingt-cinq minutes si on m'interrompt pas. » Il marqua une nouvelle pause, le temps de jeter un coup d’œil assez bref à l'ambulance garée derrière l'inconnue pour estimer le travail à abattre. « Peut-être moins, selon comment vous comptez me payer. » ajouta-t-il finalement, son sourire parvenant plus difficilement à rester discret. Après tout, tout travail méritait salaire, n'est-ce pas ? Ça ne lui était encore jamais arrivé de troquer ses services contre un paiement et il savait déjà qu'il l'aiderait même si elle n'avait rien à lui offrir, mais qui ne tente rien n'a rien, comme on dit. Et peut-être que ça l'amusait un peu plus qu'il n'aurait voulu l'admettre de se ficher d'elle comme ça, aussi.

Toujours est-il que le temps que mademoiselle ne se décide, Logan lui tourna le dos une fois de plus, pour fouiller dans sa caisse à outils cette fois, attrapant quelques outils pour les glisser dans les poches de son jeans. Une fois prêt, il s'intéressa de nouveau à sa cliente improvisée du jour, assez curieux de l'entendre bafouiller une fois de plus et désigna son rouleau à pâtisserie d'un geste du menton. « Votre truc, là, vous arrivez vraiment à tuer des goules avec ou c'est juste pour faire peur ? Parce que j'vais avoir besoin de vous pour me couvrir si j'dois vous aider. » Les cadavres se faisaient relativement discret, mais avec le bruit qu'il ferait pour déplacer le pare-buffle, ils finiraient forcément par se montrer et hors de question de se faire bouffer pour rendre service à madame.

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Lun 27 Nov - 23:22
Après avoir péniblement réussi à articuler son laïus, le regard de Malou resta rivé sur celui de l'homme au fond duquel elle pouvait presque suivre l'évolution intérieur.
Une vague surprise d'abord, puis l'envie de refuser en rétorquant que pour chez Emmaüs elle s'était non seulement trompée de gus mais aussi de porte et de pays et enfin, la minuscule lueur qu'elle attendait; c'était presque gagné.
En silence, le baraqué s'était retourné pour poser son outil tandis que la jeune fille reprenait du poil de la bête: elle savait déjà qu'il le ferait car hormis le nombre incroyables de défauts que les adultes pouvaient cumuler, ils avaient au moins la particularité appréciable à ses yeux de réagir selon un certain nombres de stéréotypes qui n'avaient plus de secrets pour elle et ce genre de mouvement faisait partie de la panoplie.

A présent il se la jouait en croisant les bras, s'imaginant peut-être écraser le moucheron de toute sa hauteur avec son sourire en coin. Il fallait cela à certaines grandes personne pour accepter quelque chose sans avoir l'impression de perdre la face aussi le laissa t-elle remporter la première manche en hochant simplement la tête d'un air entendu.
Il jaugea à vue de nez le temps qu'il lui faudrait, exactement comme les mécaniciens faisait jadis quand son père apportait la vieille guimbarde à rafistoler et présenta la facture.
Elle avait noté dans un coin de cerveau le sourire un peu moqueur qui avait accompagné la demande de salaire mais elle tenait tellement à ce pare-buffle qu'elle le laissa royalement enlever aussi la deuxième manche; après tout, qu'avait-elle à perdre s'il la prenait pour une imbécile ?

Tandis que le balèze avait la tête plongée dans sa caisse à outil elle réfléchit rapidement à un troc acceptable sans non plus donner sa chemise et annonça:
je peux vous filer une boîte de salsifis et un quart de jerrican de gas-oil.
Mais elle savait que cela ne suffirait peut-être pas, que l'autre, constatant qu'elle possédait des trucs en profiterait pour négocier encore, alors elle se servit d'une astuce largement utilisée par les jeunes de sa banlieue: le petit must qui faisait toute la différence, le plus qui faisait surtout que le négociateur en face ne se sentait plus le cœur à demander davantage.
Elle s'éclaircit la voix et ajouta:
il me reste un bonbon aussi. Si vous avez un môme ou si vous en connaissez...
ça c'était de l'imparable; c'était comme flatter le petit toutou à sa mémère.

Le gars terminait de choisir ses outils. Pendant ce temps Malou observait les alentours, ce n'était pas le moment de se laisser surprendre par des mangeurs d'hommes mais quand il se retourna, la phrase qu'il lui envoya, la façon méprisante dont elle était tournée la fit sortir de ses gongs.
Se redressant de toute sa relative hauteur, elle le darda d'un regard aussi coupant qu'une lame d'acier et le menton relevé en signe de défi elle rétorqua d'un ton sarcastique:
il te faut une démo ? ok.
Tout dans l'attitude de Malou prouvait à l'homme qu'elle pouvait être le genre de tête brûlée à aller au bout de ce qu'elle annonçait quelle qu'en soit l'issue. La petite jeune fille bafouillante venait de se métamorphoser à la seconde en une adolescente rétive et arrogante; une vraie teigne.
Etait-ce un début de folie qui la guettait ou les difficiles lois de la survie qui la faisait réagir ainsi ? Nul n'aurait su le dire, toujours est-il qu'elle laissa le mécano planté là où il était et se dirigea d'un pas assuré vers l'avenue.
« Il ne va pas se foutre de ma gueule longtemps ce gros con ! » songeait-elle tout en avançant nerveusement « je veux bien être sympa mais je vais quand même pas me prostituer pour un pare-buffle ! »

A peine avait-elle fait dix mètres dans la grande artère qu'elle avait entrevue une morte-vivante errante et solitaire, l'avait hélée à sa façon pour l'attirer et s'était mise à courir jusque dans la rue où l'attendait le baraqué.
L'homme lui, était peut-être en train de se demander ce qu'elle comptait faire quand il entendit un sifflement strident comme qui appellerait son chien et quand elle réapparut dans son champs de vision elle n'était plus seule.

Malou s'arrêta nette dans son élan assez prêt pour qu'il puisse bénéficier du spectacle mais assez loin pour qu'il ne puisse pas intervenir instantanément.
C'est alors que débuta un combat des plus étranges. Vive comme l'éclair la jeune fille mêlait prises de krav maga et coups de rouleau à pâtisserie d'abord sur les bras afin de neutraliser le danger des griffures puis aux jambes dans le but de faire vaciller l'adversaire.
Littéralement rouée, les os fracturés en divers endroits la rôdeuse finit par perdre l'équilibre et s'effondra au sol; le plus dur était fait.
Sans montrer un signe d'émotion, l'adolescente se pencha à demi sur la proie et s'évertua à lui casser les dents. N'ayant pas une musculature développée, elle s'y était reprise à plusieurs fois pour arriver à ses fin ce qui montrait tout de même la limite de ses attaques qui n'en étaient pas moins efficaces et maîtrisées puis, une fois ces actes achevés elle regarda en coin le type qui devait s'attendre à ce qu'elle achève la malheureuse en lui fracassant le crâne.
Fut-il surpris, hébété ou au contraire dégoûté et inquiet de la suite des évènements ? Elle ne le saurait jamais car à présent elle était concentrée à découper « vif» le ventre de l'immondice avec son rasoir coupe-choux.
Quand le corps fut béant du haut des côtes jusqu'à l'aine, tandis que la tête du monstre dodelinait furieusement en râlant, elle s'allongea dans les miasmes putrides, se revêtit de cette peau encore animée avant de se remettre debout dans un effort soutenu.

Ainsi revêtue, Charles Perault aurait pu remanier son conte en une « Peau d'âne » contemporaine un peu plus sanguinolente et proposer son scénario pour un film d'horreur série B. Malou un peu moins créative darda le mécanicien de son regard trop vif et acéré avant de lancer froidement:
encore vivante, elle m'évite l'effort de mimer son attitude; je n'aurai plus qu'à avancer lentement en contrôlant ma respiration, ça je sais faire.
Elle laissa un léger temps de silence planer puis ordonna:
tu peux travailler tranquillement à présent, je surveille tes arrières. Appelle moi quand tu auras fini.
Bien camouflée, la jeune fille avança lentement vers le bout de la rue afin de faire le guet.
Sur elle, la mordeuse désarmée bougeait ce qui lui restait de membres, laissait vaciller son crâne au gré de la démarche faussement claudicante tout en grommelant comme la copie conforme de ses congénères; le stratagème était bluffant.
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Ven 1 Déc - 11:52
Tout ce que lui offrait la jeune fille comme paiement ressemblait fort à un lot de consolation aux yeux de Logan, même s'il la soupçonnait un peu de voir ses possibilités à la baisse. Quand bien même, il se contentait de l'observer sans rien dire, sans rien laisser paraître, jusqu'à ce qu'elle lui donne le coup de grâce en proposant un bonbon. Là, le géant leva les yeux au ciel brièvement et se redressa un peu, laissant ses bras retomber le long de son corps pour perdre son attitude de petit con. « Je vois. » lança-t-il d'un ton neutre, mettant fin pour de bon aux négociations. Il avait presque envie de lui filer quelque chose lui-même, tellement il avait pitié de ce qu'elle proposait. Les temps étaient durs et ça se voyait particulièrement chez elle. Heureusement, ils n'étaient qu'à quelques pas de Fort Hope, peut-être qu'il lui proposerait de leur payer une petite visite pour se remettre en forme quand ils en auraient fini avec ce pare-buffle.

Pour l'instant, il s'inquiéta plutôt de savoir si elle était réellement capable de soulever son rouleau à pâtisserie pour abattre un rôdeur, car l'objet lui semblait vraiment trop lourd pour ses bras et il allait y passer des heures s'il devait s'occuper de bricoler sa caisse et de sauver leurs fesses à tous les deux en même temps. Ce qu'il prenait pourtant pour une simple question de curiosité vitale dans leur situation sembla piquer la jeune fille au vif. La frêle demoiselle bredouillante disparut d'un coup, pour laisser place à une jeune femme pleine d'orgueil qui se mettait carrément à le tutoyer avant de filer faire sa démonstration. Sourcils froncés, Logan la suivit des yeux retourner vers l'artère principale pour attirer une goule jusqu'à eux et l'observa sagement se débattre, pleine de maîtrise, avec la créature qu'elle venait de ramener jusqu'à eux. Un léger sifflement de dégoût brisa le silence de l'homme alors que la jeune fille s'offrait une nouvelle garde-robe monstrueuse, mais il ne montra rien de plus qu'une indifférence profonde lorsqu'elle revint vers lui ainsi affublée pour se vanter. Il connaissait déjà la technique, elle ne lui apprenait rien, au détail près qu'il ne poussait pas le vice jusqu'à ne faire plus qu'un avec le cadavre quand il l'utilisait, mais avec sa stature, ça aurait été compliqué de trouver une goule à sa taille de toutes façons.

« D'accord, parfait. Je me mets au boulot, alors... » laissa-t-il simplement échapper quand elle eut terminé de fanfaronner. Il attendit qu'elle s'éloigne un peu pour monter la garde de sa manière très personnelle et il s'approcha du Range Rover avec ses outils, s'agenouillant sur le goudron pour commencer à le défaire. C'était la partie la plus simple de cette tâche, il suffisait seulement de retirer quelques vis et d'y aller doucement. En une petite dizaine de minutes en tout cas, Logan avait réussi à poser le pare-buffle au sol et à récupérer les vis dans sa poche. La seconde étape demandait un peu plus de travail, principalement pour s'assurer que le tout tiendrait correctement et avec le peu d'outils dont Logan disposait, ça n'était pas gagné, mais il s'appliqua sérieusement jusqu'à en oublier de nouveau la situation et à ne plus s'inquiéter que de sa tâche. De temps à autre, il relevait les yeux vers sa cliente improvisée pour s'assurer que tout allait bien de son côté. Il lui arrivait d'avoir besoin de plusieurs secondes avant de la repérer réellement, comme quoi, son camouflage fonctionnait à merveille. Et comme promis, un peu plus de vingt-cinq minutes après avoir commencé, il eut terminé de lui installer son pare-buffle et se remettait debout devant l'ambulance.

« Fini ! » lança-t-il assez fortement pour qu'elle l'entende. Et avant qu'elle ne revienne jusqu'à lui, il retourna près de ses affaires, rangeant ses outils et fouillant quelques secondes dans son sac pour en sortir le peu qu'il lui restait de viande séchée, qu'il lui tendit lorsqu'elle fut devant lui. « Tiens, t'as l'air d'avoir besoin de manger. » lâcha-t-il tranquillement, attendant qu'elle prenne ce qu'il lui offrait. « Alors, satisfaite ? » Il jeta un œil à l'ambulance pour signifier qu'il parlait de son installation. Ça donnait un air un peu étrange à l'ambulance, mais au moins elle avait ce qu'elle voulait et elle pourrait s'amuser à renverser les rôdeurs si ça la branchait tant que ça.

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Ven 8 Déc - 21:05
L'homme, beaucoup trop prétentieux pour admettre l'ingéniosité du combat et du camouflage avait passé son temps à la regarder d'un œil éteint.
Elle connaissait bien cette technique du mec blasé qui a tout vu, tout vécu, tout conquis mais qui mine de rien enregistrait pour lui-même ce que les autres avaient découvert à sa place.
Imperceptiblement Malou haussa les épaules de dédain; tous les adultes étaient tordus, celui-là n'échappait pas à la règle et le pseudo charisme qu'elle avait cru voir en lui était du bluff, c'était certain !
Il devait faire partie de ceux qui parlent beaucoup, roulent des mécaniques mais brassent du vent; elle espérait qu'il saurait au moins poser convenablement le pare-buffle sinon il pourrait s'asseoir sur le carburant.

Abandonnant ses considérations anthropologiques, elle se concentra sur les environs.
Le mécano faisait du bruit, non par plaisir mais d'évidence puisqu'il travaillait sur du métal et cela pouvait attirer les immondices.
Consciente de l'importance de son rôle, chaque azimut était scruté, d'autant qu'il manquait un élément de taille à sa défense: un appât pour détourner l'attention des mangeurs d'hommes. En cas de souci, elle serait dans l'obligation d'agiter un de ses bras pour attirer la meute ailleurs que dans la rue où le balèze officiait or, le cadavre mobile commençait à peser lourd sur ses frêles épaules qui s'affaissaient de plus en plus.

Les premières minutes passèrent sans encombres au point qu'elle espérait être tranquille jusqu'à la fin de la besogne malheureusement, au bout de l'avenue plusieurs silhouettes se découpèrent sous le porche d'un immeuble.
Afin qu'ils n'approchent pas davantage dans sa direction, elle se dirigea d'un pas incertain vers le groupe; avec un peu de chance ils poursuivraient leur chemin sans qu'elle soit obligée d'intervenir mais non, elle n'aurait pas la paix cette fois ci.

Pour sûr elle aurait largement préféré jouer au zombieball plutôt que se coltiner les cinq puants qui se traînaient cahin-caha exactement là où il ne fallait pas mais ce monde avait décidé de l'emmerder jusqu'au bout alors elle songea à un plan fabrication maison.

Elle attendit un peu qu'ils se dirigent avidement vers le bruit qu'ils percevaient puis passa à l'action; elle allait les décevoir !
Ne pouvant pas mettre ses doigts dégoûtants de miasmes dans la bouche elle décida d'entonner assez fort le début des paroles de l'unique berceuse que son frère lui chantait à savoir:
« baa,baa, black sheep have you any wool ? »
Cinq visages décharnés et abominables se tournèrent lentement mais sûrement vers elle, abandonnant leur projet initial, c'était le moment d'agir efficacement.
Rassemblant tout son courage, elle progressa en sens inverse de la rue convoitée, alla se cacher derrière une voiture, profita de ces quelques instants de répit pour s'extirper de la cage malodorante et ramper jusqu'à l'arrière du véhicule suivant.

Immanquablement les mangeurs d'hommes l'avaient suivi mais arrivés près du trottoir ils semblèrent déroutés: ne gisait là qu'une peau décomposée et remuante.
Après avoir piétiné sur place deux ou trois fois ils décidèrent de repartir, elle avait eu chaud.
Péniblement elle se releva et allait réajuster sa parure immonde quand elle découvrit un survivant qui longeait les murs; c'était l'aubaine !
Se dirigeant vers lui elle s'écria:
tu as besoin d'un coup de main ?
L'homme qui avait dû la prendre pour une demeurée à brailler ainsi resta pétrifié quelques secondes tandis que cinq paires d'yeux morts les fixaient.
Malou en profita pour s'éclipser à quatre pattes tandis que le gus, paniqué, se mit à courir comme un dératé.
Etant à vue, c'est lui que les mordeurs décidèrent de pourchasser tandis que la jeune fille endossait sa cape d'infortune dans l'idée de retrouver le mécano.

Elle arriva juste au moment où il lui annonçait que le travail était terminé. Rassurée elle ôta la carcasse nauséabonde qui se mit à gigoter au sol puis se dirigea vers lui tandis qu'il rangeait ses affaires.
Fatiguée, affaiblie par les efforts, elle passa sa main sale sur son front; la tête lui tournait, des frissons l'envahissait.
C'est alors que le gus lui tendit une abjection: un morceau de viande séchée !
A la vue de cette horreur et à l'idée de devoir manger ça dès le matin elle faillit tourner de l'oeil et vomir sur le champs.
Se reprenant quelque peu elle articula d'une voix blanche:
non merci, je n'ai pas faim.
Il était hors de question qu'elle lui parle de sa maladie handicapante, elle avait appris d'expérience qu'il ne fallait jamais avouer une de ses faiblesses dans ce monde, pas même à un ami.

Afin de clore définitivement l'incident elle se tourna vers l'ambulance et ne put s'empêcher de pousser un oh ! d'émerveillement en admirant l'oeuvre accomplie.
A la question de l'homme elle répondit sincèrement: Oui. Beau boulot !
Elle testa la solidité des pare-buffles et satisfaite passa à l'arrière de la camionnette dont elle ouvrit un battant.
Je vais te payer maintenant.
Elle entra dans l'habitacle, ouvrit un petit placard qui découvrit bien alignée deux boites de haricots plus une entamée et la boite de salsifis.
Elle attrapa cette dernière, compléta avec une de faillots ainsi que le bonbon et ajouta:
tu as bien mérité une boite de plus !
Puis, elle se baissa et sortit d'un coffre un jerrican à demi plein.
J'ai failli y laisser ma peau pour avoir ce gas-oil... Lança t-elle sur un soupir tandis qu'elle poursuivait:
tu aurais un récipient pour que je transvase ta part ?

Il y avait fort à parier que l'ancien pro ait ce qu'il faut avec lui aussi, tout en le suivant elle détailla les barricades qui se découpaient un peu plus loin.
Elle savait vaguement qu'il y avait des camps de survivants dans Detroit ou ailleurs mais voulut en avoir le cœur net:
c'est quoi là bas ? C'est un camp ?
Elle laissa un temps et continua:
tu habites là ?
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Lun 11 Déc - 9:33
Ses sourcils se fronçant de nouveau, Logan laissa retomber la main tenant la nourriture qu'il offrait contre sa hanche sans rien dire de plus. Elle était vraiment spéciale, cette nana... Et il ne comprenait pas trop quelle mouche l'avait piqué, en fait. Quel genre de survivant refuserait de la nourriture généreusement offerte quand il devenait si difficile d'en trouver ? Peut-être une féministe du genre capable d'accepter l'aide d'un homme quand ça pouvait servir ses intérêts, mais qui se transformait en reine des glaces une fois satisfaite ? Il lui trouvait l'air un peu trop maladif pour se payer le luxe de refuser un peu de charité, mais garda son opinion pour lui-même et remis simplement le morceau de viande encore emballé dans son sac pour suivre vaguement la jeune femme qui retournait observer le travail effectué sur son ambulance.

Elle semblait satisfaite, tant mieux, il n'était pas peu fier de s'en être sorti aussi bien et aussi rapidement avec le peu de matériel à sa disposition et eut une brève pensée pour son ancien patron qui s'était donné un mal de chien à lui inculquer son savoir à l'ancienne, comme on dit, sans toutes ces stupides machines qui facilitaient tellement la vie de tous, dans le seul but de canaliser l'énergie et l'esprit facilement déconcentré du jeune homme de dix-sept ans que Logan était alors. « Ravi que ça te plaise. » lança-t-il, sans vraiment savoir pourquoi à vrai dire, probablement dans le seul but de lui répondre et de donner l'impression qu'une certaine forme de politesse régnait dans cet échange. Et elle repartait à l'assaut avec cette histoire de paiement, venant rapidement lui coller dans les mains deux boites de conserve qu'il observa sans cacher sa perplexité. Qu'elle n'ait pas faim maintenant, d'accord, mais qu'elle lui file autant de bouffe dont elle ne pourrait pas profiter plus tard et qui finiraient entasser sur une étagère à Fort Hope, au milieu de toutes les autres... Mais Logan n'eut pas vraiment le temps de répliquer qu'elle revenait à la charge en lui proposant de partager une trop petite réserve d'essence et là... Non, il ne pouvait décemment pas accepter de lui prendre tout ça. Chaque petite ressource comptait désormais et, sans que ça ne soit facile tous les jours, à ce jeu-là, Fort Hope passait pour un endroit riche.

Et en parlant de Fort Hope, la jeune femme s'y intéressa tout à coup, désignant les palissades derrière eux d'un doigt pour poser des questions auxquelles Logan ne savait pas tellement comment répondre à vrai dire. Il regarda les barrières en bois à son tour, pendant quelques secondes avant de reporter toute son attention sur son interlocutrice et lui tendre les deux boites de conserve qu'il tenait toujours. « Yep, c'est un camp et j'y vis effectivement. » Il se garda d'ajouter qu'il en était même le fondateur, qu'il avait trouvé cet endroit tout seul et monté ces palissades de ses mains, jour et nuit pendant des semaines, qu'il y régnait en maître quasiment absolu. « C'est pourquoi j'ai vraiment pas besoin de ton paiement. Ni la bouffe, ni l'essence. Garde ça pour toi, nous on a largement de quoi se nourrir, ça nous manquera pas. J'ai dit ça juste pour te charrier, ok ? J'ai vraiment besoin de rien. » De nouveau, il planta son regard dans celui de la demoiselle, la détermination dans ses yeux venant souligner ses paroles. Et de nouveau, ce petit air maladif, renforcé par le sang qui recouvrait la peau de la blonde, le frappait de plein fouet. Il n'aimait pas spécialement son style et sa façon de s'offusquer si rapidement d'un oui ou d'un non, mais... Elle avait cet air de chaton blessé qui continue de grogner pour faire croire que ça va quand même qui lui parlait indubitablement. « T'as un endroit où vivre en dehors de cette ambulance ? » demanda-t-il, l'air de rien. Elle le verrait probablement venir à des kilomètres, mais il ne pouvait décemment pas la planter là sans même l'inviter à rejoindre Fort Hope.

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Mer 13 Déc - 22:41
L'homme avait sourcillé face à son refus de nourriture et Malou avait pâlit d'inquiétude; à tous les coups il avait repéré le problème, se posait des questions et allait alerter sous peu un médecin qui ne serait pas dupe plus que quelques secondes et l'obligerait à avaler des infamies.
Heureusement elle avait su faire diversion mais au moment de tendre les boites de conserves, voilà que cet étrange regard réapparaissait sur le visage du mécano.
Rapidement elle avait sorti le jerrican comme ultime miroir aux alouettes qui cacherait l'infortune mais une fois encore elle fut déboutée: le balèze refusait le salaire prétextant une blague.
Il n'avait pourtant pas eu d'air farceur quand il avait demandé l'échange et puis c'était normal; quelle mouche le piquait tout à coup ?
Malgré tout, la jeune fille ne se le fit pas dire deux fois pour le carburant car c'était la chose la plus difficile à trouver pour elle. Les véhicules à siphonner se faisait de plus en rares et un troupeau de survivants énervés, soupçonneux, s'agglutinait rapidement autour de ceux qui promettaient quelques gouttes mais pour les légumes...
D'un geste lent, comme à regret, surtout en ce qui concernait les salsifis, elle avait replacé ses réserves mais avait insisté pour le bonbon:
tu le donneras à un gamin, c'est normal d'avoir d'être payé quand on a travaillé avait-elle dit sans s'émouvoir de la détermination du trentenaire.

A présent ils étaient deux à regarder la palissade close, l'un avec fierté, l'autre avec la curiosité candide des enfants à qui l'on cache derrière le paravent un château de contes de fée.
Tu habites là... murmura t-elle avec une pointe d'envie.
Malou restait nostalgique de « l'ancien monde » et de tout le confort qu'il avait à offrir et dont elle n'avait pas pu profiter.
Elle avait attendu avec impatience dans le gourbi où elle avait vécu une majorité qui la vengerait de la pauvreté subie, elle avait caressé sur le papier et dans ses rêves l'idée d'être une artiste reconnue jusqu'au jour où tout avait basculé dans le cauchemar.
Devant ces pans de bois, elle imaginait une flopée de maisons pimpantes, bordées de petites allées entretenues avec peut-être des magasins proposant une quantité incroyable de choses et pourquoi pas l'électricité et l'eau courante ?

Quand l'homme lui demanda s'il lui arrivait de vivre ailleurs que dans l'ambulance, elle faillit céder un instant imaginant s'installer dans une petite baraque où il y aurait un vrai lit et quelques meubles, bien à l'abri de la violence des rues.
Fatiguée, elle passa à nouveau la main sur son visage; il faudrait qu'elle dorme pour récupérer. Les nombreuses siestes qui ponctuait ses journées étaient sa seule alternative pour tenir mais la réalité revint sous son crâne pour assombrir l'espoir de tout luxe.
Non, répondit-elle d'une voix lasse, je n'ai plus rien d'autre que cette camionnette mais j'y suis bien et puis... Il représente bien plus qu'un véhicule pour moi.
L'espace d'une fraction de seconde, un nuage lourd de tristesse passa devant ses yeux qu'elle balaya rapidement en demandant d'un air faussement joyeux:
tu me fais visiter ? Je m'appelle Malou. Et toi ?
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Ven 15 Déc - 20:35
Sans un mot, Logan récupéra le bonbon que la jeune femme refusait de garder et le glissa dans sa poche. Peut-être que ça ferait plaisir à Katie, après tout, il imaginait mal la gamine refuser un bonbon de toutes façons. L'important, c'est que très vite, le moyen de paiement que Logan méritait ou non cessa d'être au centre de l'attention et ils se tournèrent tous deux vers Fort Hope qui s'étendait un peu plus loin, suffisamment visible pour qu'on puisse imaginer ce qui se cachait derrière les palissades de bois, pas assez pour qu'on puisse le savoir vraiment. D'ici, l'endroit ressemblait à une véritable forteresse au milieu du chaos et, ça n'était pas sans une certaine pointe de fierté que Logan posait les yeux dessus, mesurant pleinement le travail qu'il avait eu à abattre pour que puisse se dresser ce rempart contre la mort. La liste de ses erreurs et de ses fautes était longue, mais il emporterait au moins cette victoire dans sa tombe et, si ça ne rachetait pas les vies qu'il avait eu à prendre, il était fier de pouvoir compter celles qu'il avait sauvé grâce à ça. Ce projet plein d'égoïsme qu'il avait eu un an plus tôt était devenu une réalité dont il n'était pas le seul à profiter et ce serait sans doute à jamais sa plus grande réalisation, la seule et unique chose qu'il laisserait derrière lui quand viendrait son heure.

Bien sûr, comme il le faisait chaque fois qu'un survivant un peu moins bien loti passait sous ses yeux, Logan ne put s'empêcher de penser à inviter cette fille à les rejoindre. Cet endroit était là pour ça et plus il y avait de monde à l'intérieur, mieux ils s'en portaient tous à la fin. Elle lui semblait à la fois suffisamment débrouillarde pour apporter sa pierre à l'édifice et suffisamment mal en point pour en avoir réellement besoin. Qu'elle ait compris ou non ses intentions lorsqu'il avait posé la question sur son ambulance, la jeune fille décida d'y répondre sans qu'il ne sache vraiment si elle refusait l'invitation masquée ou non. Mais au moins, elle voulait visiter. Il la jaugea un instant sans rien répondre. Il n'arrivait pas à la cerner tout à fait, bien obligé d'admettre qu'une part de lui pas très appréciable la regardait avec l’œil de l'homme du vingt-et-unième siècle, élevé et nourri au grand air du patriarcat et que, quand il s'agissait d'une femme à l'air chétif, il avait naturellement tendance à voir une princesse en détresse plutôt que la réalité. Il s'efforçait sérieusement de changer ce mauvais côté chez lui et de vivre avec Alex l'y aidait franchement, en ce moment.

« Je m'appelle Logan. » accepta-t-il de répondre tout de même, conservant encore quelques réserves sur la suite. « Malheureusement, on a pas encore l'intention d'organiser des portes ouvertes pour que les futurs locataires puisent visiter avant de signer le bail. » reprit-il. Elle était jeune, mal nourrie et visiblement seule, mais toujours en vie et visiblement plus ingénieuse qu'elle ne voulait le laisser croire. Il sentait aussi battre un léger vent de rébellion sous sa peau diaphane et de cette assurance qu'ont bien souvent les enfants qui veulent se prendre pour des adultes. « Tu es la bienvenue si tu as envie de te poser quelque part et essayer de retrouver une vie un peu plus normale et stable, mais tu comprendras que je ne peux pas laisser entrer n'importe qui sur un coup de tête, pas sans m'être assuré avant que tu n'en profiteras pas réunir un maximum d'informations sensibles pour aller les distribuer à je ne sais qui une fois de retour dehors. » Il tourna le dos au camp pour se planter face à la demoiselle, il avait perdu un peu de sa froideur indifférente, réellement intéressé par ce qu'elle voudrait. « Il y a des règles, une hiérarchie et un minimum de travail à fournir pour nous rejoindre. Si c'est ce que tu veux, on peut aller faire un tour, se trouver un endroit tranquille pour discuter et je te ferais visiter ensuite. Sinon, je vais rentrer chez moi et te laisser retourner à ta vie et tu sauras où nous trouver si le cœur t'en dit un jour ou l'autre. À toi de voir. »

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Ven 15 Déc - 23:42
Le mécano l'avait dévisagée comme s'il se posait une foule de questions à son sujet puis avait décliné son identité.
Imperturbable, Malou avait soutenu son regard sans sentiment particulier et avait accusé réception de l'information d'un hochement de tête; elle attendait la suite, à savoir qu'il ouvre la porte du paradis afin d'estimer s'il était aussi bien que dans ses rêves mais comme s'il avait lu dans ses pensées, Logan lui répondit exactement à l'inverse de ses espérances.
A nouveau elle dodelina du chef pour marquer qu'elle avait bien compris.
C'était logique, elle aurait dû s'en douter; on entrait pas dans un camp comme dans moulin.
Malgré tout elle était déçue et hésitait encore. Elle marqua son indécision d'un léger pincement de lèvres tandis que son regard se portait à nouveau vers le fort.
Qu'est-ce qui l'empêchait d'avoir une maison à l'abri des palissades et de reprendre la route de temps à autres avec son ambulance ? Elle ne serait certainement pas prisonnière et pourrait aller et venir à sa guise. Qu'est-ce qui la retenait de dire oui ?

Comme pour recevoir une réponse à son malaise elle leva vers l'homme des yeux interrogateurs tandis qu'il complétait ses dires. Pourtant, au fur et à mesure qu'il parlait elle eut une étrange sensation et fronça imperceptiblement les sourcils. Ce n'était pas le discours qui la dérangeait, elle avait bien entendu, ce qu'il expliquait était normal au point qu'elle s'empressa de répondre:
je ne dirai rien.
Et c'était vrai. La jeune fille avait beaucoup de défauts mais elle possédait une qualité de taille: elle était droite, loyale; avec elle il n'y avait pas de coups fourrés et quand elle affirmait quelque chose cela pouvait être pris pour argent comptant, son honneur en dépendait.

Non, ce n'était décidément pas l'argumentaire qui la faisait tiquer mais plutôt un détail et elle profita des quelques secondes de silence pendant lesquels le balèze la soupesait encore du regard pour réfléchir à ce que son cerveau avait enregistré et peinait tant à restituer.

Quand Logan reprit la parole, elle sursauta. Il venait de prononcer les mots qui lui ferait prendre sa décision sur le champs.
Malou n'était pas assez sociable pour accepter des règles, beaucoup trop révoltée et orgueilleuse pour obéir à une hiérarchie; d'ailleurs c'était elle qui donnait des ordres et non le contraire; quant au travaux collectifs obligatoires... Il n'était pas né celui qui la soumettrait aux corvées de chiottes !
Tandis qu'elle encaissait le coup, la lumière se fit dans son esprit; elle venait de comprendre ce qui la chiffonnait.
A son tour elle détailla le mécano de la tête aux pieds.
C'était vrai qu'il avait de l'allure; il en imposait naturellement sans agressivité, une vraie force tranquille, du moins c'était ainsi qu'elle le voyait et songea qu'il devait avoir toutes les qualités requises pour ce qu'elle imaginait.
Sans se démonter elle lança avec un léger sourire moqueur:
et si je dis oui tu me feras signer le bail dans ton bureau ?

Mais l'heure n'était plus à la plaisanterie, elle n'allait pas laisser cet homme perdre davantage son temps, il devait avoir beaucoup de choses à faire aussi continua t-elle:
c'est gentil pour l'invitation mais ce ne sera pas possible, j'ai trop pris l'habitude d'être seule, je ne saurai pas me plier à cette discipline et tu me vireras avec un coup de pied dans le cul dans moins d'une semaine...
Elle laissa un temps et ajouta:
par contre, tu m'as rendu un fier service en me posant ce pare-buffle; je te suis redevable, je saurai m'en souvenir d'autant que...
C'est toi le chef de ce camp, n'est-ce pas ?


La dernière phrase était à peine une question. A tort ou à raison Malou était convaincue de ce qu'elle avait découvert, rien de la ferait changer d'avis et déjà elle amorçait un mouvement vers son véhicule.
Elle n'avait pas su dire merci c'était dommage, personne ne le lui avait appris mais elle montrerait sa gratitude autrement, c'était certain.
Je ne dirai rien, répéta t-elle avant de tourner le dos au havre de paix.
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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Lun 18 Déc - 13:59
En silence, les bras croisés sur la poitrine, Logan attendait sagement que la jeune fille ne prenne une décision, sans la lâcher des yeux. Il sut ce qu'elle allait répondre avant qu'elle ne le fasse. Hésiter était une réaction naturelle, mais il avait rarement besoin d'insister pour convaincre les gens motivés à rejoindre Fort Hope. Quand on voyait les palissades et qu'on se permettait d'imaginer la vie de l'autre côté, on savait rapidement ce qu'on voulait ou non, pas vrai ? C'était une chance unique, une promesse énorme de retrouver une vie normale et ça ne convenait pas forcément à tout le monde. Il fallait être capable de revenir en arrière après avoir traversé l'Enfer, savoir se plier aux règles. Vouloir se plier aux règles serait plus juste. Elle lui donnait l'impression du genre de personne à qui ça ne conviendrait pas, le genre de personne parfaitement adaptée au chaos et tant mieux pour elle,il en fallait des comme ça aussi après tout. Cela ne l'empêcha pas de sourire gentiment lorsqu'elle lui annonça enfin de vive voix sa décision, l'accompagnant d'une question qui sonnait pas mal rhétorique, mais à laquelle il prit tout de même la peine de répondre.

« C'est moi, oui. » Il laissa retomber ses bras le long de son corps et détourna le regard une seconde pour observer l'ambulance derrière la jeune fille. Il n'avait perdu qu'une vingtaine de minutes pour ça, rien qui ne mérite qu'elle ait une dette envers lui, mais il connaissait ce monde et les règles qui allaient avec, chacun devait s'y plier. Il appréciait plus encore d'avoir d'autres personnes là-dehors à qui il pourrait demander de l'aide si l'occasion devait se présenter un jour. Ça lui avait rendu un fier service d'avoir des alliés dans sa guerre contre les Punishers, il savait apprécier cet avantage à sa juste valeur. « Alors, je suppose qu'on se reverra un jour ou l'autre, quand le moment sera venu pour toi de payer ta dette. » Tout cela ne l'empêchait pas d'espérer que ce jour ne viendrait jamais, qu'il avait assez fait parler de lui pour que personne n'ose plus jamais tenter de réveiller sa colère, mais il n'avait pas autant d'optimisme que ça et, sans rien d'autre que le bouche à oreille pour propager son historie, elle finirait par se perdre, comme tout le reste.

« Merci. » lâcha-t-il lorsqu'elle affirma une fois de plus qu'elle ne dirait rien. Même si elle parlait, ça ne l'inquiétait pas, mais qu'elle garde le silence. « Tu sais où me trouver, si tu changes d'avis ou si t'as besoin de quelque chose. » Un nouveau sourire étira ses lèvres, brièvement et il tendit une main vers elle pour lui dire au revoir, plus respectueux qu'il ne l'avait été tout au long de leur échange. « Bon courage. » Il attendit simplement qu'elle réponde à son geste avant de se détourner, retournant récupérer ses outils et le sac plein de composants qu'il avait réussi à remplir au cours de la matinée. Le confort que la jeune fille rechignait tant à désirer lui manquait, à lui et il avait plus que hâte de retrouver la sécurité de son camp.

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MessageSujet: Re: I'm in love with my van   Jeu 28 Déc - 23:45
A peine s'était-elle retournée pour partir que Logan lui annonça qu'il était bien le chef de ce camps.
La jeune fille se figea sur place quelques instants avant de revenir sur ses pas et répondit à la remarque de l'homme qui regardait une dernière fois son travail:
oui; si j'apprends qu'un jour tu as des difficultés je serai là pour payer ma dette. Pour toi ce n'était peut-être rien de poser cet accessoire mais pour moi cela vaut beaucoup plus que ce que tu peux imaginer.

En disant cela, elle n'avait pas perdu son regard dur, presque implacable tel un vent glacial tourbillonnant en plein après-midi d'un bel été. Ce comportement était déroutant et n'inspirait pas la sympathie mais une chose transpirait: malgré son apparence squelettique elle possédait une force indécelable à première vue qui pousserait certainement le mécanicien à la croire sur parole.
Naturellement, elle ne ferait jamais partie des guerriers s'activant sur les devants de la piste, elle serait à l'arrière, oeuvrant à sa façon sur un détail qui ferait basculer ou pas l'état des choses car avec le décès de Nounours le Colosse elle avait appris qu'il ne servait à rien d'être un Hercule pour survivre en ce monde; le mieux était d'être malin et se faufiler comme un rat.

Comme pour sceller le pacte qu'elle venait de s'imposer, le chef, dans toute sa grandeur lui avait dit merci, l'avait inviter à toquer à sa porte en cas de problème, avait sourit et avait tendu la main pour la lui serrer.
Pour la jeune fille immature c'était de l'ordre du sublime. Jamais personne ne l'avait traiter de cette façon. Etait-ce à dire qu'il la prenait pour son égal ? Elle était à deux doigts d'y croire.
Hormis pour l'Homme de sa vie, et pour une toute autre raison, c'était la première fois qu'un adulte l'impressionnait autant et à moins qu'il s'avère être un traitre, Malou se jura d'être alliée à cet homme jusqu'à la fin de ses jours; elle était comme cela.
Incapable de se lier véritablement d'amitié avec quelqu'un elle souffrait en silence d'une profonde solitude masquée par ce besoin constant et orgueilleux d'être reconnue, ce désir inassouvi de devenir quelqu'un d'important.
Fade, petite et pâle figure elle se réhaussait en inventant des codes d'honneurs à la vie à la mort; il ne lui restait que cela pour tenter d'exister dans un monde qui forniquait avec le néant.

Solennellement elle tendit la sienne et offrit au Grand Homme une poignée de main qui se voulait énergique et franche.
Dans son esprit, c'était comme si elle venait de signer le contrat avec son sang.
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