Les loups de Pavlov Ft. Ice




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Ven 26 Mai - 16:15


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


A défaut de satisfaire sa curiosité, les réponses de la survivantes avaient le mérite d'amener d'autres questions. Pourquoi s'était-elle retrouvée dans un sale état, et comment ? Qui donc avait bien pu lui faire du mal à ce point ? Quel était le nom de l'étrange épée qu'il détenait entre ses mains ? Pour l'heure, le Nordien choisi sagement de garder le silence sur tout ça. Ils pouvaient discuter, mais échanger leurs petits secrets, c'était quand même pas le moment. Qu'ils ne se soient pas entre-tués lors de leur première entrevue était déjà un miracle en soit, il allait pas risquer de froisser la jeune femme maintenant en ce montrant trop insistant. Aussi, pendant qu'elle rapproche ses affaires, il se contente d'une formule passe partout. « J'aimerais pas être à la place de ceux qui t'ont fait du mal, maintenant que t'es capable de leur botter définitivement l'cul »

Décidément, Leïa est du genre à avoir la bougeotte. Le truc cool, c'est qu'elle semble disposée à partager le contenu d'une boîte de conserve avec lui. C'est sûr que les deux maigres prises qu'ils viennent déjà d'avaler ont pas le mérite de caler l'estomac... Mais bon, ils auraient pu s'en contenter, à défaut de mieux. En parlant de mieux, la motarde fait allusion à leur proie du lendemain, avant de s'allonger sur sa couverture. « T'en fais pas, c'est probablement notre dernière nuit ici. Même si ça me réjouit pas forcément. » ajouta-t-il en la fixant très sérieusement. « Sincèrement... Tu peux te foutre de ma gueule, mais ce putain de trajet à moto, ça m'a foutu la trouille, j'ai cru que j'allais vomir. »

Et il en est pas fier, mais bon, maintenant qu'il y pense, c'est plutôt comique en fait. Le type il se balade avec hache et épée, il va buter un loup sans appréhension, et il panique à l'idée de monter sur un deux roues. Esquissant un sourire lié à la mise à mort qui l'attends sagement le lendemain, Lïnko repose doucement l'étrange lame de la brune entre eux, avant que son sourire ne disparaisse aussi soudainement qu'il n'était apparu. Nanna ? Qu'est-ce qu'il en a fait ? Quelle question ! Et quelle supposition repoussante, surtout. Après un mauvais regard en coin, il lui tape une pichenette sur la joue pour finalement lui répondre, en essayant de pas trop perdre la face. « T'as pas à t'inquiéter va, je suis pas très chèvre. Et... Ouais. J'avoue, je l'ai adoptée. Elle s'appelle Nanna, et c'est une amie qui veille sur elle pendant mon absence. »

Il lui adressa un second regard, pour voir a quel point elle pouvait se foutre de sa gueule, et se senti obligé de poursuivre, « c'est le nom de la déesse de la paix et de la joie. » Comme si ça allait justifier son moment de faiblesse... Oh et puis, ça va hein ! Sous prétexte qu'il avait l'air d'un barbare sorti d'un Drakkar pour massacrer un village, il avait pas le droit de craquer pour une inoffensive biquette naine ? Sauvé par le crépitement familier de la boite de conserve, il se précipita limite dessus pour faire deux parts. Une plus petite pour lui, et le reste pour Leïa, bien sûr. Elle avait déjà la noblesse d'âme de partager, fallait pas abuser non plus. Savourant la ration encore agréablement fumante, il constata qu'il était d'humeur bavarde, en fin de compte. Se remémorant l'origine de leur discorde il y a quelques jours auparavant, il afficha un sourire avant de lancer, « T'as pensé à moi j'espère en buvant ton café soluble de la dernière fois ? Essaie d'être convaincante, je serais déçu si c'est pas le cas  » ajouta-t-il en fronçant les sourcils d'un air d'ores et déjà attristé.

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Ven 26 Mai - 22:32

- Huh huh huh...

Je ne peux pas m'empêcher de me marrer en l'écoutant parler de sa chèvre qu'il a d'ailleurs nommé et adopté. Il me fait trop rire, non mais vraiment c'est quoi ce guerrier ? Encore qu'il ait recueilli un gamin pourquoi pas je pourrais comprendre qu'il n'ait pas réussi à l'achever, que ça puisse être trop dur de laisser à son triste un sort un petit humain, mais une chèvre... Je sais pas c'est fait pour être bouffé.
Et le voilà qui ramène le café soluble sur le tapis... Un de mes sourcils grimpe à la lisière de mes cheveux tandis que je penche la tête encore plus en arrière pour sourire en répondant.

- Hmm.. Mais un peu édulcoré, je m'attendais à un café vraiment fort et... il a plus un goût du biquette ahahahah.

Trop fière de ma blague, je roule sur le côté et me relève en me foutant de sa gueule pour aller déposer mes armes avant de manger la portion qu'il m'a préparé qui est, je le remarque, plus grosse que la sienne. J'aligne mes quatre lames ainsi que mon pistolet sur la table et revient m'installer vers lui pour prendre l'assiette entre mes mains.

- Merci.

Le repas est très vite englouti nous en conviendront avec le froid et l'effort physique, mon appétit est bien plus important.
Une bonne heure plus tard, après un dernier thé dont j'utilise le reste pour me rincer le visage et les mains, je pars chercher ma couverture et pour être sûr de ne pas grelotter comme hier soir avant de recevoir l'épaisse fourrure pour une nuit, je m'installe près du feu plutôt que dans l'autre pièce, mes sacoches de moto me servant de substitut d'oreiller. Ice de toute manière n'a pas encore bougé et j'ai finalement repris ma position initiale, allongée sur le côté droit face au feu de camp, la tête en direction du barbare, mais ce serait pas super sympa de lui présenter mes bottes.

- Tu devrais te reposer aussi, demain risque d'être moins facile qu'aujourd'hui et tu vas devoir grimper sur le promontoire. Bonne nuit.

Vite dit vu les cauchemars qui m'empêchent de trouver un véritable sommeil depuis plusieurs mois. Je vais essayer de ne pas trop l'emmerder et j'efface l'air coupable de mon visage avant de me tourner vers lui.

- Je comprends si tu préfères dormir dans l'autre chambre, avec... tu sais, mes insomnies.

Je vais quand même pas dire mes cauchemars, ça fait vraiment trop chochotte. Mais au moins, il a la porte ouverte pour aller dormir au calme s'il en a envie.
Mon sommeil arrive assez rapidement et grâce à la randonnée dans la neige, je suis assez fatiguée pour succomber à un sommeil relativement profond. Je suis incapable de dire si j'ai bougé, si j'ai parlé ou non durant la nuit mais au moins je ne me suis pas réveillée. C'est Lïnko qui me réveille à l'aube pour partir à la chasse. Il ne me faut pas beaucoup de temps pour me préparer et une fois équipée de mes armes, je lui tend le revolver.

- Est-ce que tu le veux ? Comme assurance, ça ne fera pas un gros trou et ça peut te sauver. Je serai plus loin si j'ai bien compris.

Je ne suis plus trop sûre de mon rôle mais c'est clair que s'il est armé, le loup ne devrait même pas avoir le temps de me rejoindre. Mine de rien, je suis supère excitée d'aller chasser comme ça. Il faut reconnaître qu'à la librairie, on vit plus de la récup' de nourriture dans le centre-ville que de la chasse contrairement à Ice qui si j'ai bien compris vit en dehors de la ville.

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Sam 27 Mai - 18:38


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Paisiblement installés dans le poste d'observation leur servant de refuge durant leur chasse, le duo insolite s'accorde quelques échanges sur un ton amical. Bon. Pour l'heure, c'est plutôt la brune, qui se fout littéralement de la gueule du viking. Faut reconnaître qu'il y a de quoi, d'un côté. Et puis l'islandais ne lui en tient pas rigueur, loin de là, c'est pas si désagréable d'établir un quelconque lien social, bien que rien ne semble joué avec la flamboyante motarde.  Se riant toujours de lui, cette dernière s'occupe de déposer convenable ses armes pour la nuit, avant de continuer sur une seconde boutade amenée par l'histoire du café. Secouant la tête de gauche à droite en soupirant, Lïnko se passe une main sur le visage. Décidément, il aura pris pour pour grade aujourd'hui.

Une fois la seconde partie du repas consommée, la brunette ramène sa couverture. Se demandant au départ ce qu'elle fout, il réalise finalement qu'elle à dû se cailler les miches la nuit dernière. Ahlala. Comme s'il allait laisser le feu tourner toute la nuit. Si des survivants -sait on jamais- passent par ici et détectent les flammes, ils seraient pas dans la merde à se faire surprendre en plein sommeil. Surtout au vu de l'arsenal qu'elle trimballait avec elle, qui plus est maintenant bien en évidence et à la disposition d'éventuels visiteurs nocturnes. Certes, il est probable qu'ils soient réveillés par le bruit, mais le barbare avait pas envie de prendre des risques. Dès qu'il finissait sa garde de surveillance, extinction des feux. Observant la demoiselle s'installer aussi confortablement que possible, il esquisse un sourire à sa proposition. « Nan, j'te lâche pas. Dès que j'aurais éteint le feu, tu vas grelotter de ouf, et je tient pas à me prendre un pain si j'essaie de te réchauffer. Donc tu dors, et j'te passerais ma fourrure avant de me coucher. Si tu me réveilles, bah... Au moins je serais levé et je pourrais te regarder baver sur tes sacoches. »

L'humour était peut être pas le plus approprié, mais bon. Il se mettait à sa place. Ses... Insomnies, comme elle le désignait elle-même, ça devait pas être particulièrement sympa, et Leïa devait certainement pas avoir envie de s'étaler sur le sujet. Donc on tournait ça autrement, et basta. « T'en fais pas pour moi va, dors bien. » Ne sachant pas trop pourquoi il faisait preuve d'autant de bienveillance, il se leva et décida de descendre prendre un peu l'air. L'islandais n'avait jamais été un gros dormeur, et fallait avouer qu'il était trop excité en pensant à la chasse du lendemain. Un vrai gosse. Et puis, pendant qu'il tournerait inutilement en rond, la survivante pourrait se reposer tranquille, et s'endormir paisiblement à la chaleur du feu. A peine une heure après, Ice se décida tout de même à aller dormir. S'il était complètement crevé pour demain, ça allait pas le faire. Le plus silencieusement possible, il regagna le refuge, déposa comme convenu la fourrure grise sur la forme allongée près du feu, et éteignit celui-ci.

C'est vrai qu'il pouvait se coucher dans l'autre pièce, en fait. Et si Leïa faisait une insomnie un peu trop vénère, et qu'un visiteur arrivait à ce moment ? Bon, là, il devenait parano. Dans le doute, il rameuta son couchage et s'installa non loin de la jeune femme, qui le réveilla effectivement peu avant l'aube. Encore engourdi, l'homme se rhabilla vite fait bien, ramassa ses armes, pour finalement se pencher vers Leïa, qui dormait comme un loir. Secouant doucement son épaule en lançant « Jour 3, mise à mort, et prélèvement du dernier par dessus à la mode. » avant de lui laisser le temps de se préparer, ce qui fût finalement rapide. La motarde lui tendit alors son flingue. Levant des yeux ronds vers ceux, brillants, de la survivante, l'islandais secoue négativement la tête « C'est gentil, mais je touche pas à ça. Et puis je tiens à l'avoir proprement, ce loup. » Obligé. Que penserait Knüt, si son fils adoptif abattait lâchement un animal aussi noble ? Pas du bien, en tout cas. Souriant un peu trop comme un gosse, il ajouta simplement « Allez, on est partis. », avant de descendre, suivit par sa partenaire de chasse.

Lïnko eut l'impression qu'il faisait limite encore plus froid que la veille, mais peut-être était-ce seulement parce qu'il n'était pas tout à fait réveillé. La température, c'était pas bien grave. Le vent, lui, ne semblait pas décidé à se lever, ce qui était une très bonne chose. La chance était, pour l'heure, de leur côté. A mesure qu'ils avançaient, son excitation ne faisait que grandir, et il sentait nettement son coeur battre plus intensément. Le duo retrouva sans peine le chemin du promontoire, malgré un petit doute à un moment donné. Non loin du lieu fatidique, le barbare s'inquiéta de savoir si l'épéiste se remémorait du déroulement de la fin de leur traque, et annonça finalement : « Bien. On y est. Je pense qu'on va attendre chacun de notre côté comme des cons avant que monsieur daigne se pointer. Si t'as trop froid, hésites pas à bouger, ça devrait pas poser problème. Pour l'instant, le vent est pour nous, on est chanceux » ajouta-t-il en souriant. Le temps d'échanger rapidement quelques phrases, et chacun gagna son poste. Ils touchaient au but. Quelqu'un allait perdre sa peau, ce soir, et ça serait certainement pas l'islandais.

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Sam 27 Mai - 21:12

Bon, si Ice ne veut pas de mon arme, ce n'est pas un problème. Je viens de percuter que nos délires sont un chouïa différents et qu'il est plus dans le côté ancien des guerriers tandis que de mon côté, je fais ce qu'il faut pour survivre et que je n'hésite pas à utiliser mon arme à feu si ça nécessaire. L'arme retourne donc dans mon holster et nous descendons tous deux du perchoir.
Même si le viking évolue très aisément dans la neige, levant les jambes comme c'est naturel pour lui ici, moi je galère toujours autant et en quelques minutes, je suis trempée jusqu'au genoux et il n'y a que le rythme soutenu qui me permet de rester réchauffée.

On arrive finalement à destination et je le laisse partir en lâchant un "sois prudent" dans son dos. On ne sait jamais. D'un autre côté, c'est moi l'appas même s'il n'est pas sensé descendre vers moi. Histoire de pouvoir rester là sans finir en glaçon, je fais voler la neige à mes pieds en la balayant de la botte et m'aménage un petit périmètre déneigé où je peux rester sans me refroidir plus. Mon rôle est à chier, je dois juste rester là et attendre que le loup s'intéresse à moi, quelle blague...

Alors que je commence à m'impatienter, un craquement m'oblige à tourner la tête pour tomber nez-à-nez avec le propriétaire des lieux. Un énorme loup brun se tient fièrement devant moi tandis que je me met instinctivement en garde, dégainant lentement mon épée de mon dos avant d'appeler mon partenaire.

- Ice !?

Le loup pousse une sorte d'aboiement et s'élance. Mais d'où il vient ce monstre ? Pourquoi il n'est pas là où Ice pensait ? Il nous a flairé ?

- IIIIIIIICE !!!

Jamais je ne rivaliserai avec ce monstre ! Et je veux sa fourrure donc pas d'effusion de sang. La seule solution qui s'offre à moi et du courir jusqu'à la roche menant au promontoire sur lequel doit se trouver Lïnko et de grimper assez pour me mettre hors de portée des coups. Rapidement, deux autres bêtes rejoignent le premier, un autre brun et un gris, tous deux plus maigres et plus petits que le premier.

Les trois loups tentent à tour de rôle de me chopper la jambe en sautant et griffant la roche en dessous de moi. J'ai quand même eu de la chance sur ce coup. Et pendant l'action, je n'ai même pas pensé à utiliser mon arme à feu, mais vu qu'ils ne peuvent pas m'atteindre, si je commence à les canarder ils risquent de s'enfuir. La meilleure solution est d'attendre l'arrivée du viking pour profiter de ma position comme d'un avantage pour en éliminer au moins un facilement au lui sautant dessus. Histoire d'être prête à l'arrivée du nordien, je dégaine quand même mon beretta et met en joue le gris qui de toute façon ne se doute pas de ce qui l'attend. Mais en me préparant, ça me permettra d'éliminer les deux petits rapidement pour laisser au viking la chance d'un combat singulier avec l'animal déjà suffisamment impressionnant tout seul.

Code:
HRP : Je t'ai préparé la place, tu pourras raconter le combat comme tu veux comme ça :) Soit j'arrive à tout faire, soit tu m'aides ;) Dans tous les cas, j'ai hâte de te lire ! :D
Ah ! et... On se moque pas hein :P

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Dim 4 Juin - 11:53


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


De son côté, l'islandais attendait patiemment que la partie finale de leur plan de chasse se mette en place. Ayant délimité un périmètre déneigé autour de lui histoire de ne pas trop s'engourdir, l'homme était assis en tailleur, hache à la main, les yeux rivés vers le promontoire situé à quelques mètres de lui. Camouflé par l'épais buisson de fougères, il observait régulièrement la dans légère des végétaux, s'assurant ainsi de la bonne direction du vent. Pour l'heure, tout se déroulait comme prévu. Immobile, Ice se tenait prêt. Il fronça soudainement les sourcils. C'était lui, ou Leia venait de l'appeler ...? Bordel. C'est pas possible. Elle se faisait chier et en avait marre d'attendre dans le froid, sérieusement ?! C'était bien sa veine. Refoulant une onde d'agacement, le nordien inspira fortement et enserra plus fermement sa hache. La brune allait tout faire foirer.

Et puis, l'énervement passa rapidement au doute. Tout d'abord hésitant, Lïnko finit par se redresser, redoutant maintenant une couille en contrebas. Second appel. Beaucoup plus insistant et paniqué. Sans réfléchir, il s'élança en haut du promontoire, histoire d'avoir une vue d'ensemble de la situation. Là, il comprit que rien de ce que le duo de chasseur avait prévu ne se déroulerait comme ils l'attendaient. L'épéiste était juchée à mi hauteur du promontoire, arme à feu en main. Les yeux froids du viking glissèrent jusqu'à l'origine du trouble : un trio de loups. Un instant paralysé, il évalua cependant rapidement la situation. Leia avait l'air hors de portée des mâchoires mortelles, mais cela ne durerait certainement pas. Le plus gros des assaillants allait finir par l'atteindre, ou les trois feraient le tour pour la prendre par dessus. Le truc, c'est que, de là ou il était, Ice avait une très mauvaise place pour balancer sa hache sur l'un des prédateurs. Mais s'il ne tentait rien, la brune allait rapidement avoir des ennuis, et il ne souhaitait pas avoir ça sur la conscience.

Attendant quelques secondes que l'un des loups tente de chopper la motarde -ce qui ne tarda pas- l'islandais inspira un bon coup, et balança finalement sa hache, qui fort heureusement, passa à quelques millimètres de la jeune femme avant de s'encastrer dans la mâchoire du jeune prédateur à la fourrure grise. Lui, de toute façon, il servait à rien, dans l'histoire. Avisant le cadavre de leur ami, les deux bêtes restantes grondèrent plus férocement. Leur rage sembla s'intensifier, et leurs tentatives d'atteindre Leia furent plus nombreuses et proches du but. « J'arrive !!! » cria-t-il à l'intention de la survivante, avant de se ruer en contrebas du promontoire.

Leur meilleure chance, s'était qu'il attire le gros vers lui, pour que Leia se débarrasse de l'autre. Ainsi, elle serait en sécurité, et il pourrait s'occuper de leur proie finale. Arrivé sur la zone de conflit, la scène lui paraissait beaucoup plus terrifiante. Cependant, il se rassura mentalement en voyant que la brune avait suivi son cheminement de pensée. Le maigrichon allait pas tarder de goûter à ses derniers instants, ce qui laissait une occasion en or pour le nordien d'attirer son partenaire de meute. Enroulant rapidement sa fourrure autour de son bras droit, Lïnko envoya une volée de neige caillouteuse contre sa cible, qui délaissa la proie perchée pour s’intéresser à lui. Oubliant tout autre chose, l'islandais se perdit dans le regard profond de l'animal, qui brûlait tout comme lui d'une rage de survivre très admirable.

Grondant de façon peu engageante, la bête lui fit face pendant un moment qui lui sembla durer un siècle, avant de fondre sur lui comme une flèche, poil hérissé et gueule béante. Déstabilisé, le survivant tomba sur le dos, mais réussi tout de même à  ne laisser aux mâchoires que son avant-bras pour unique prise. Bien évidement, le choc fût rude, et la pression de la morsure le fit gronder tout aussi furieusement que son assaillant. Sentant les crocs s'enfoncer davantage pendant que l'animal secouait rageusement la tête en tout sens, l'islandais se focalisa sur la recherche de son couteau, qu'il n'avait pas pensé à saisir plutôt, comme un con. Au contact du métal froid, sous ses doigts un peu tremblants, il concentra toute sa force dans son bras prit en étau afin de stabiliser du mieux qu'il pouvait le chasseur qui s'animait toujours aussi férocement sur lui.

Là, tout était joué. Si son coude le lâchait pas sous les dix secondes qui suivaient, le sort de la bête était jouée. Se concentrant du mieux qu'il le pouvait, Lïnko enfonça rageusement la courte lame de son couteau dans la gorge de son assaillant. Ce dernier lâcha un grondement rauque, qui finit par s'étouffer dans sa gorge pour ne laisser qu'un silence froid. Sa prise s'allégea doucement, et la force qui le maintenait fermement planté sur ses pattes s'envolait rapidement. Perdu dans le fier regard ambré de la bête mourante, Ice retira sa lame d'un mouvement sec. Le loup tenta de gronder encore, mais seul des glougloutements sanglants se firent entendre, puis, ses yeux clairs se voilèrent définitivement, et il s'affaissa.

Un peu déconnecté de la réalité, l'ex-détenu repoussa l'animal sur le côté, libérant ainsi son avant bras douloureux. Reprenant son souffle quelques instants, il se redressa pour s'agenouiller vers sa victime. L'avisant silencieusement, il lui accorda une petite prière en langue ancienne, avant de respectueusement refermer ses yeux jaunes. Dans un état second, l'homme ne savait plus trop ou il en était. Entre la panique qu'il l'avait saisi en voyant Leia dans une sale posture, la rage qui l'avait animé pendant le face à face, et l'admiration qu'il avait éprouvé pour la digne bête agonisante, il était perdu. Fier, pas tellement pour le coup, mais c'est sûrement parce qu'il avait du mal à se remettre au présent. Finalement, un bruit derrière lui le ramena à la réalité. Bordel, il avait presque oublié Leia !!! Se retournant, il s'enquérit de son état, avant de lui demander tout simplement « Ça va, t'as rien ? »

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Dim 4 Juin - 19:16

Zvlouf ! C'est à peu près le bruit que fait la hache lorsqu'elle passe au ras de ma tête avant de se planter dans l'un de mes agresseurs. Le cri de frayeur se perd au fond de ma gorge quand je vois le loup s'effondrer et Ice qui me crie de tenir bon. Je fais quoi là ?
Il arrive enfin en vue et le plus gros se retourne contre lui, tant mieux. Au moment où le second commence à se dire qu'il aura plus de chance avec le viking, je lui saute dessus en hurlant.

- YAAAAAAAAH !!!

Mon couteau de combat se plante dans le flanc de ma victime ce qui a pour effet de plus l'énerver que le blesser. Heureusement, j'ai mon sabre avec moi et je prolonge le mouvement réalisé pour le sortir afin de lui abattre sur la nuque. Il me saute à nouveau dessus, bien plus résistant qu'un simple rôdeur ou qu'un humain et me projette contre un arbre avant de se jeter sur moi. Je le réceptionne avec la lame de mon épée pointée vers son ventre et il s'empale dessus. La neige est recouverte de sang rouge à plusieurs endroits et après ce combat intense, je remarque un amas de fourrure et de vêtements, Ice qui se dégage de sa proie pour lui offrir un dernier rite.

Je me tais pour le laisser faire dans le calme avant qu'il ne reporte son attention sur moi. Le signal que j'attendais pour me dépêcher de le rejoindre. Plus par réflexe que volontairement, je pose ma main sur l'épaule du guerrier avant de lui répondre.

- Je vais bien, et toi ?

Non, lui va un peu moins bien même si ce n'est probablement rien, il saigne et la morsure d'un animal sauvage était sur la liste des raisons d'aller au centre de décontamination avant l'apocalypse donc il faut qu'on s'occupe de ça au plus vite. Je lui prends le bras et retrousse sa manche pour observer la plaie.

- J'ai ce qu'il faut à la cabane dans la trousse de premiers soins. Je m'occupe des loups, tu as fais ta part.

Les carcasses sont lourdes, mais je fini par réussir à les réunir les trois avant de détacher la corde qui encercle habituellement mon ventre et attache les pattes des deux plus légers avant de lui tendre l'autre extrémité de la corde.

- Je sais pas faire de traîneau, mais on va se faire un festin quand même.

Rien qu'à cette idée, un sourire radieux éclaire mon visage, de la bonne viande fraîche, pour un coup, je ne râlerai pas en me tapant la cuisine ce soir.
Je le laisse traîner les deux plus légers et lève le plus gros pour le déposer sur mes épaules. Mes genoux fléchissent sur l'instant mais je finis par survivre et marche à ses côtés en direction de notre camp.
Tout est disponible là-bas, mon désinfectant, la trousse de premiers soins, il n'aura probablement pas besoin de suture mais juste d'un coup de pshit pshit et une bande.

- Je te soignerai en arrivant au poste. Et... merci de ne pas m'avoir laissé là-bas.

Après tout, il aurait très bien pu juste se casser sans poser plus de question, je lui en dois une là.

//HRP. Hey ! Globalement, Leïa sait ce qu'elle fait vu que la blessure n'est pas gravissime Smile DOnc il ne devrait pas y avoir trop de problème quand tu raconteras les soins Razz Sauf si Ice est une chochotte :3: ///

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Mar 6 Juin - 11:40


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Les choses s'étaient déroulées avec une rapidité effarante, maintenant que l'homme prenait du recul. Toujours agenouillé vers le corps de l'animal, il s'était détourné pour s'enquérir de sa partenaire de chasse. Pendant qu'elle consulte les traces de crocs laissées par le loup sur son avant bras, il détaille le cadavre de la victime de la motarde. Comme il s'y attendait, elle s'en était tirée comme une cheffe. Sans elle, il aurait fait face à deux prédateurs au lieu d'un, et même s'il n'était pas sûr d'y avoir droit, Ice savait qu'il aurait effectué son voyage jusqu'au Valhalla. L'idée de faire soigner son bobo par Leia ne l'enchante pas vraiment, mais il sait très bien qu'une infection n'est pas chose à souhaiter de nos jours. Le souvenir venimeux de la maladie qui l'avait couché à l'infirmerie dans un état proche du coma ne lui donne pas envie de retenter une expérience similaire. Plissant les yeux à l'image d'Eulalie, qui s'impose fatalement dans son esprit, les deux chasseurs se répartissent les prises, sur l'initiative de la brune, et regagnent silencieusement leur camp de fortune.

Au remerciement qu'elle lui présente, l'islandais se contente d'un petit rire. « Tu rigoles j'espère ? C'était mon plan, il a foiré. J'allais pas te laisser te faire bouffer ! Et puis, si t'avais pas été là, c'est moi qui y serait passé. Donc, dans l'ensemble, on s'est sauvé mutuellement, et on a eu ce qu'on voulait. » Et comme elle l'avait souligné, ils feraient un bon repas ce soir. Ils l'avaient bien mérité. Trois loups pour le prix d'un, c'était clairement une bonne chasse, même si c'était quand même une chance qu'ils s'en soient tirés. Une fois au pied du refuge, Lïnko monte l'échelle, et tire la corde pour amener les deux prises plus minces, puis saisit la future fourrure élevée par Leia. Elle s'est déjà tapé la bête sur tout le trajet, ce qui est pas simple, avec toute cette neige, le nordien se voit pas achever son dos en la laissant escalader l'échelle avec le fardeau.

Se laissant aller aux soins que la survivante lui prodigue, il esquisse un sourire en avisant le chef de meute. « Belle couleur, pas vrai ? » le genre de désinfectant appliqué, le barbare fronce les sourcils au picotement qui suit. « Tu sais qu'avec le maigre, si tu te débrouille en couture, tu pourrais même te faire un genre de capuche ? » Bon, ok, il est pas styliste de mode, mais ça pourrait faire un bel effet, non ? Comme il est fort possible qu'il se tape l'écorchage du loup, autant faire les deux, leur fourrure semble plutôt similaire, niveau ton. Le regard un peu vague, le barbu suit les mouvements précis que Leia effectue en enroulant une bande autour de la blessure. « C'est assez classe, des marques de crocs. Ça manquait à ma collection de cicatrices... » Bon, ça fait cliché, mais si les marques blanchissent convenablement, ça lui permettra de se rappeler leur petit séjour improbable au parc. S'autorisant un petit rire moqueur, il poursuit « Sois pas jalouse, t'as quand même tué un loup, c'est pas donné à tout le monde. »

L'islandais savait qu'il sortirait de cette expérience avec une petite fierté méritée. Bah ouais, vous butez souvent des putains de loups, vous ? Alors s'en serait probablement la même histoire pour la brunette aux allures de guerrière. Le soin visiblement terminé, Ice hocha la tête avant de lancer un simple « Merci pour ça. » Se redressant, il se dirigea ensuite vers le corps grisonnant, avant de l'empoigner pour le poser sur la même table ou il avait dépecé les prises de la veille, bien ridicules en comparaison. Avisant son jumeau à fourrure brune, il renifla avant de demander « Au fait, tu t'y ai prise comment avec celui-là ? J'ai loupé ça, dommage, ça aurait fait un super selfie. » Ouaip, il avait la notion du selfie. Sortant son couteau de métal au manche recourbé, il l'enfonça dans la gorge de l'animal, avant de descendre en esquissant des mouvements de cisaillement avec une force mesurée.
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Mar 6 Juin - 21:05

Nous rentrons au camp sans encombres, encombrés cela dit mais seulement par des animaux morts. Pour les monter dans la cabane, ce n'est pas aisé mais je laisse faire le viking, il a son idée, autant ne pas me fatiguer, on fonctionne mieux comme ça. On arrive finalement en haut mais avant de le laisser dépecer les bêtes, je prends le temps de le soigner après être allée dans la chambre chercher ma trousse de soin dans les sacoches. Je m'assieds en tailleur face à lui et retrousse sa manche pour observer les entailles causées par les coups de crocs.

En essayant de faire un peu attention à ne pas lui faire mal plus que nécessaire, j'imbibe sa plaie de désinfectant avant d'enrouler une bande médicale blanche autour. Mes yeux se perdent sur les cicatrices de son bras et je repense à ce qu'il m'a dit à propos de son plan tandis qu'il ne peut pas s'empêcher de faire un commentaire. Il affirmait ne pas tirer de fierté de sa chasse il y a une semaine mais je me doutais qu'il serait tout content d'avoir réussi quand même. Je relève la tête pour le regarder en souriant avant de lui répondre.

- J'avoue que c'est une belle bête. Mais pour les cicatrices, ne t'en fais pas, j'en ai reçu assez pour ne pas en chercher de nouvelles.

C'est bien vrai même si j'ai la chance de ne pas les porter au visage ou sur les bras, j'ai de belles entailles sur le torse et dans le dos, la plupart faites lors de mon arrivée à Detroit. Donc non, je suis loin d'être jalouse de son bandage. Il est marrant à essayer de me rassurer, c'est sûr, si son ego d'homme était déjà à des sommets avant, maintenant, il se prend littéralement pour Conan le barbare. Pas grave, c'est mérité.

Je le regarde commencer à s'occuper des peaux en me demandant comme je me suis occupée du miens. Un sourire un peu coupable en regardant l'animal.

- J'ai... j'ai juste frappé vu qu'on ne tenait pas vraiment à sa fourrure.

Sans vraiment faire gaffe à vrai dire, je voulais juste le tuer le plus rapidement possible. Je le savais et c'est pour ça que je lui ai laissé le gros. Sa remarque me fait ouvrir des yeux ronds, je ne l'imagine pas envoyer des snaps.

- Tu sais ce que c'est ? Excuse-moi mais t'as pas l'air vraiment du genre à avoir un compte sur instagram...

Un nouveau sourire, moqueur cette fois, comme la plupart de ceux qu'il mérite. Il faut reconnaître qu'avec son pantalon en toile et ses habits d'un temps révolu, il ne donne pas l'impression de savoir utiliser un hashtag mais bon... Moi non plus et pourtant j'ai un compte sur chaque réseau social existant avant l'épidémie. Il a l'air pas mal occupé et je décide de l'aider, attrapant mon propre loup et répétant ses mouvements pour apprendre. Lorsqu'il attaque le second, je continue sur le miens pour séparer la viande du reste et commencer à la faire cuire. Un bon kilo de viande étant maintenant en train de cuir sur le brasero, je m'éloigne en direction de la chambre en l'appelant d'un signe de la main.

- Je vais me nettoyer un coup, je reviens.

Maintenant isolée dans la chambre, je peux prendre le temps de me rincer, d'enlever le sang sur mes mains et mon visage et de nettoyer aussi les lames de mes armes. Ça fait du bien de se sentir propre et je retire quelques couches pour être finalement en jean et en débardeur, ce qui est plus confortable maintenant qu'on est à l'intérieur avec un feu qui ronfle. Sortant la trousse de maquillage, je me regarde dans le petit miroir avec une idée de ce que je vais faire. Quelques traits d'eye-liner et une peinture de guerre réalisée autour de l'oeil gauche plus tard, je ressors de la chambre pour faire face à Ice.

Tout en m'approchant de lui, je dépose mes armes sur la table, y compris mon couteau de lancer même si je n'aime pas ça, et me rapproche de lui avant de poser la main sur la fourrure pour voir à quelle point ma nouvelle acquisition sera douce. La sensation est trop agréable et je ferme un instant les yeux, fière de moi, avant de les plonger dans ceux bleu argentés du viking.

- Alors ? Tu me trouves comment ?

C'est pas trop mon genre de me faire belle, mais comme il s'agit d'une peinture de guerre, je suppose que ça ne compte pas. Et puis, Lyuba ne m'appelle pas printcessa pour rien, je mérite mon titre. Pour être sûre qu'il comprenne bien de quoi je parle, je viens me poser à côté de lui, appuyant mes mains sur la table pour me tenir un peu en arrière histoire d'avoir mon visage devant le sien. Je m'en fout pas mal de ce qu'il fait, ma fourrure arrivera bien assez vite et la viande est déjà en train de cuir même s'il y en a pour un bon moment. J'ai envie de profiter de ma victoire et il y a quelque chose que n'ai pas encore obtenu de lui...

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Mar 13 Juin - 18:01


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Tout en vidant le loup gris sans trop prêter y prêter attention, il esquissa un petit rire à l'aveu de la chasseuse. C'est sûr que, au vu de la couleur de sa fourrure, l'animal était à éliminer au plus vite, qu'importe la manière. Mais bon, il aurait bien voulu voir ça, quand même... La motarde se fout finalement de sa gueule, en rapport avec sa mention du selfie. « Nan... J'ai pas de compte sur instatruc, j'aurais mieux fait de me taire, ahah. » Bon, juste selfie, c'était déjà pas mal pour un type à natte et habits d'un autre temps, non ?

Du coin de l'oeil, l'islandais avise Leïa, qui se saisit de son loup pour copier ses mouvements d'écorchage. Elle est plutôt douée avec une lame, c'est sympa à voir. Pendant qu'il attaque la dernière bête, la jeune femme met leur repas du soir en cuisson, pour finalement signaler qu'elle s'accorde un brin de toilette. Ice lui répond d'un signe de tête, puis s'affaire à terminer de prélever ce qui doit l'être sur les prédateurs qui régnaient il n'y a pas si longtemps encore sur le parc. C'est en tenue nettement plus légère que la motarde sort de la chambre, un moment plus tard. Elle se sépare d'un couteau étranger aux yeux du nordien, avant de tester amoureusement la texture de sa fourrure en devenir. Semblant satisfaite, elle se laisse aller à fermer les yeux un instant, instant pendant lequel Ice admire distraitement la jeune femme.

Quand elle se met à le fixer, un air étrange dans le regard, Lïnko se sent un peu bête.  Occupé à apprécier un peu plus en détail les courbes de sa silhouette finement musclée, il ne remarque que maintenant les marques sombres sur son visage. Son attention passant d'un oeil à l'autre, il reste silencieux un moment, pas vraiment sûr de ce que Leïa cherche à faire, en se positionnant ainsi face à lui. Plantant son couteau dans la table d'un geste vif, il dépose sa main gauche, rougie de sang, sous le menton de la brune, surpris de constater l'accélération de son propre rythme cardiaque. « Plutôt belle à regarder, j'admets. » lance-t-il avec un sourire entendu. Évidement, qu'elle est jolie, et elle le sait très bien.

Il faut cependant avouer que les tracés embellissent davantage son visage. Inclinant doucement sa tête encore davantage par une légère pression de sa main, le barbare se penche au dessus de la table, pour avancer son visage à quelques centimètres de celui de son interlocutrice. « Ça te changes. Plus sauvage et fière. Avec un air  de guerrière davantage redoutable. » Sans la quitter du regard, l'islandais laisse descendre sa main le long du cou de la brune aux cheveux tressés, faisant glisser une des nattes entre ses doigts, avant de caresser lentement le tracé de sa clavicule. Haussant un sourcil, il ajoute « Mais j'avoue que j'ai d'abord remarqué que t'étais moins habillée que d'habitude, et moins armée, de ce fait. »

Lui adressant un sourire entendu, il baisse les yeux pour détailler quelques instant le corps bien dessiné de Leia, avant de revenir à son regard électrique. « Est-ce que ce serait une invitation à t'agresser ? » ajoute-t-il en passant cette fois sa main sur son épaule, pour descendre le long de son avant bras, et finalement venir serrer son poignet. S'il ne s'était pas imaginé un seul instant se rapprocher de la jeune femme sur le plan physique, c'est sûr que le barbare ne s'offusquerait pas de passer le cap, loin de là. « A défaut de profiter du fait que tu n'ai pas quoi me trancher la gorge dans l'immédiat pour te faire de nouvelles cicatrices, je ne serais pas contre le fait de poser les yeux sur celles que tu as déjà... »
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Mar 13 Juin - 19:50

Le viking au regard de glace pose une main sur le bas de mon visage et je souris à son compliment. Sous sa pression, j'incline la tête pour le laisser m'observer, un sourire sur les lèvres. Visiblement, mes peintures de guerre lui plaisent et je bénie les anciens propriétaires des lieux de ne pas avoir jeté cette trousse à maquillage. Un frisson me parcourt tandis qu'il descend sa main dans mon cou, laissant quelques gouttes de sang couler sur ma peau. Je me suis peut-être lavée, mais lui est encore couvert de sang et aussi étrange que cela paraisse, ce n'est pas pour me déplaire. J'hausse un sourcil lorsqu'il me parle de ma tenue et l'observe alors qu'il me matte ouvertement.

- Je dépose les armes pour la soirée.

Sa main qui se promène entre mon cou et ma nuque me donne des frissons et j'adore cette impression de dangerosité qui émane de lui. Une dangerosité renforcée lorsqu'il me demande si c'est une invitation à m'agresser. L'ambiance se réchauffe et quand il attrape mon poignet, je fais tourner mes avant-bras pour lui présenter la surface intérieure de mes poignets où les liens de Johan et ses amis ont achevé de graver des marques blanches tout autour.

- Tu viens de tuer deux loups, tu peux demander ce que tu veux, ou le prendre...

Avec un sourire, je lui tourne le dos avant de retirer mon débardeur, lui offrant une vue complète de mon dos et des nombreuses cicatrices qui y figurent telle une peinture abstraite où l'artiste se serait amusé à faire des traînées plus claires sur une toile couleur peau. Je sens ses doigts passer de marque en marque, il faut dire qu'ils se sont plutôt bien amusé et même si certaines sont plus anciennes, elle sont rare et la quasi-totalité on moins de quatre mois, bien fraîches donc.

Je frissonne lorsqu'il passe sur celle de mon épaule et finalement me retourne pour lui faire face, seins-nus. Mes tortionnaires avaient d'autres ambitions que juste me tuer et heureusement pour moi, ils n'ont attaqué ni mon visage, ni ce qui aurait pu faire grimper mon prix s'ils avaient décidé de m'échanger à d'autres survivants aussi pourris qu'eux. Contrairement à mon dos, ma poitrine n'est donc pas marquée et seuls mes abdos portent quelques cicatrices dont une impressionnante sur le flanc droit, brûlure à la lame de couteau.

Tout en l'attrapant par les bras, j'inspire profondément pour me calmer et le regarde en souriant tristement. Puis je le tire à moi et pose mes mains sur ses hanches avant de parler à nouveau en le regardant droit dans les yeux.

- Si tu trouves un endroit pour mordre, je suis à toi.

Heureusement, grâce au soutien de Barry et Lyuba, j'ai appris à considérer mes cicatrices comme extérieures, elles ne sont probablement pas aussi jolies que des tatouages et pour être franche, j'évite de me regarder dans le miroir, mais je supporte maintenant de les montrer et la mentalité de Lïnko fait qu'à défaut d'en être fière, je n'en ai pas honte. Mon sourire disparaît cependant, même s'il apprécie de porter des cicatrices, je ne suis pas sûre de ce qu'il en pense sur les autres.

- Je suis toujours à ton goût ?

Ce n'est pas une question rhétorique cette fois. Je m'inquiète un peu, c'est la première fois que je me montre à quelqu'un d'autre que mes deux réguliers et s'il me dit que je suis dégueulasse, j'aurai plus qu'a récupérer ma peau de loup et me tirer. Mon regard n'a pas quitté le sien et je regrette déjà d'avoir ouvert la bouche. Même si j'ai l'air de m'offrir à lui, je comptais prendre mon pied quand même et je ne veux surtout perdre l'avantage.
Histoire de faire oublier mon insécurité, je rechausse mon sourire en tirant le lacet de son étrange chemise pour l'ouvrir avant de planter doucement mes dents à la base de son cou.

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Mer 14 Juin - 0:22


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


L'atmosphère du poste d'observation s'était nettement réchauffée, et ce n'était forcément dû aux flammes qui crépitaient activement à proximité. Depuis la mise en beauté de Leïa, les choses avaient pris une tournure différente, et c'était loin de déplaire au barbu. Le regard toujours aussi électrique, et ses répliques aussi mordantes, la brunette à pleinement conscience de son pouvoir de séduction, qui marche effectivement bien sur le guerrier. Faisant pivoter ses avant-bras finement musclés, elle expose intentionnellement ou non des premières marques blanches. Sans forcément poser les yeux dessus, Ice sent leur présence sous ses doigts. La jeune femme lui lance un sourire à croquer avant de se retourner, quittant son débardeur au passage pour dévoiler son dos à ses yeux intéressés.

Très sincèrement, l'islandais est d'abord refroidi par le tableau qui s'offre à lui. Les courbes idéales de Leïa, agréablement ombrées par la danse des flammes du foyer de chaleur, sont néanmoins striées d'un nombre impressionnant de cicatrices en tout genres. Les sourcils froncés, Lïnko s'approche tout de même de la silhouette attirante, posant ses doigts sur les traces nacrées. Peu enclin à l'empathie, il se sent pourtant étrangement triste. De ce qu'il sait de la fière brunette, elle ne mérite clairement pas ce qu'il lui est arrivé, même s'il ne connaît pas réellement l'origine de toutes ces cicatrices. Il voudrait dire quelque chose, mais quoi...? Restant au final silencieux, une forme de rage agite un instant son sang lorsqu'il parcourt délicatement une trace située sur l'épaule de la survivante, puis se dissout rapidement quand elle choisit de se retourner.

Ses instincts primaires prennent alors un instant le dessus. Admirant les atouts de Leïa, le barbu mords sa lèvre inférieure, tendant la main pour effleurer distraitement les cicatrices les plus basses du ventre de la jeune femme. Remontant pour cacher celle qui barre ses côtes, il enserre fermement son flanc droit, pendant qu'elle agrippe doucement ses bras. Revenant à son regard brillant, l'islandais esquisse un court rire avant d'hausser un sourcil. « Tu rigoles, j'espère ? » Attiré vers la survivante, par sa propre volonté, il capture lui aussi ses hanches, avant d'ajouter, « T'es parfaite, skjaldmö » C'est sûr que beaucoup d'hommes auraient tué pour être à sa place. Probablement même dans ce monde, comme dans l'ancien.

Quand elle s'attaque à sa chemise avant de le mordiller, Ice en profite pour capturer quelques nattes dans ses doigts, en pressant doucement sa nuque, afin de l'avoir contre lui davantage. Fermant les yeux, il finit par tirer légèrement sur sa prise pour capter de nouveau le regard lumineux de sa future amante. Se penchant pour l'embrasser un peu sauvagement au départ, le barbare s'adoucit quelque peu, avant de soulever la guerrière par la taille. D'un geste brusque, il pousse leurs armes tranquillement étalées sur la table, pour qu'elles soient davantage contre le mur, prenant tout de même garde à ne rien faire tomber. Asseyant Leïa sur le meuble chanceux, il reste entre ses jambes pour enlever cette maudite chemise qui commence à être de trop. S'arrêtant un moment, il adresse un sourire à la brune, avant de reconnaître « T'avais raison, t'as plus de marques que moi... Mais bon, entre ça et le fait que t'aies toi aussi une fourrure maintenant, j'ai peut être plus de chances de revenir en vie dans mon campement ? »
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Mer 14 Juin - 5:35

Il m'arrache un sourire en m'attrapant par les tresses comme il l'avait fait, certes de manière plus agressive, lors de notre première rencontre. Je m'agrippe autours de son cou pour l'aider à me porter jusqu'à la table. Lorsque mes fesses touchent le bois, je dirige immédiatement mon regard sur mon khukuri de peur que le viking l'envoie voler au sol mais il fait ça avec respect pour nos équipements et je ne peux que l'apprécier.

Lorsqu'il commence à retirer sa chemise, je passe mes mains dessous pour l'aider et observe un instant son torse, glissant mon doigt le long de ses cicatrices, il en a quelques une lui aussi mais en effet, probablement moins que moi. Le fait de l'entendre dire que je suis parfaite me rassure un peu, pas qu'on me trouve laide mais j'ai vu mes cicatrices et je préférerais évidemment avoir gardé ma peau lisse d'il y a un an. Honnêtement, oui je tuerais pour retrouver une peau comme celle que j'avais, mais son sourire et le fait qu'il m'ait appelé skjaldmo me réchauffent le coeur et je souris à mon tour à sa remarque.

- J'ai toujours raison. Mais tu en as quand même assez pour un berserker.

Le baiser que je dépose sur ses lèvres en dit long sur ce que j'ai appris ces derniers jours. Sachant que j'avais un rendez-vous de prévu avec le viking et l'attachement qu'il porte à ses traditions, j'ai englouti deux bouquins sur les civilisations nordiques en quelques jours et visiblement, c'est le nom qu'ils donnaient aux guerriers d'Odin si j'ai bien compris, et ça correspondait aussi aux loup-garous des vikings, double emploi donc mais vu la raison de notre présence dans le park, je suppose que les deux s'appliquent même si le premier est surtout honorifique.
J'évite de répondre à la suite, un simple mouvement affirmatif de la tête avant de plonger à nouveau dans le creux de son cou suffisent à exprimer l'évidence. Je ne suis pas une mante religieuse, je suis ni mante, ni religieuse d'ailleurs. Ça vaut quand même le coup et après avoir glissé une main dans son dos pour profiter du contact physique que cette position m'apporte, je glisse une main sur son entrejambe avant de sourire, cachée par son menton. Je le mord à nouveau en galérant sur son pantalon bizarre. Il ne pouvait pas avoir une braguette comme tout le monde ?



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Lun 26 Juin - 15:13


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Face à Leïa, assise sur la table ou repose toujours un arsenal que d'aucuns jugeraient très inquiétant, le barbu esquisse un sourire aux propos de la brune. Bon. Pour l'heure, elle semble encore décidée à le laisser en vie. Faut dire qu'avec la jeune femme, tout semble pouvoir basculer d'un moment à l'autre, tant est si bien qu'elle serait capable de le castrer à coups de mâchoire si l'envie lui prenait. Mais bon, c'était pas le moment de penser à des trucs pareils. Un rire inapproprié se saisit de l'islandais quand il constate que la survivante galère un peu avec son bas de vêtement. Le contact des dents blanches de la brune l'aide cependant à ne pas poursuivre la plaisanterie, d'autant plus qu'elle glisse une main impatiente sous le tissu. Savourant un instant ce contact inattendu, Ice finit par se débarrasser du vêtement superflu avant de l'envoyer valser dans une direction aléatoire.

Profitant d'un long baiser traduisant clairement l'envie qu'ils semblent partager, le barbare se penche pour que la tête de la brunette se colle au mur voisin, afin de soulever une nouvelle fois ses hanches pour ôter le reste de ses sous-vêtements. Ayant volés eux aussi à quelques mètres, Leïa ne laisse cependant pas au survivant le loisir d'explorer le reste de son corps. Se rapprochant brusquement de lui avec un sourire satisfait, le nordien recule de quelques pas, son sang s'agitant nettement plus en croisant le regard de feu de la jeune femme. Comme il pouvait s'y attendre, sa belle n'est pas du genre à adopter une posture passive lors des ébats, et c'est loin de lui déplaire. Aussi, il la laisse prendre le dessus, puis mène à son tour la danse affriolante qu'ils partagent, et inversement.

Après plusieurs morsures, griffures et embrassades qui manquèrent plusieurs fois de faire perdre la tête à l'islandais, il parvint finalement à satisfaire sa partenaire inattendue. Sans quitter la chaleur de son corps, il revient vers l'innocente table de bois, afin de reposer la jeune femme. Goutant une nouvelle fois à ses lèvres, il saisit un instant ses poignets pour savourer son cou, et permettre à ses muscles et ses esprits de revenir à la normale. Admirant un moment son amante de la nuit, il esquisse un sourire satisfait avant de s'écarter doucement, relâchant les poignets de la survivante. « Minette est-elle en appétit ? » Ouais... Le blabla d'après coucherie, c'est pas trop son truc. Et quand bien même, pas sûr qu'elle soit de ce genre là non plus...

Nullement gêné de sa tenue d'adam, l'islandais se laisse guider par une agréable odeur de viande cuite à point pour servir deux copieuses rations, avant de retourner vers la motarde. L'esprit toujours un peu embrouillé, et tout transpirant, le barbare observe un temps de silence, avant de lancer, admirant la danse des flammes qui n'est pas sans lui évoquer l'agréable moment passé avec Leïa. « C'est pas trop mon style, les déclarations du genre. Mais en vrai, je crois que je me rappellerais de ce séjour comme l'un des meilleurs de ma vie. » Après s'être nerveusement gratté la barbe, Ice adresse un regard un peu gêné à sa partenaire, avant d'ajouter « Sans rire ! Je crois que je supporterais volontiers un aigle de sang, limite. »
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Mar 27 Juin - 4:11


Avant de le regarder s'éloigner vers le brasier où la viande a cessé de saigner pour prendre une belle couleur bien cuite. Intérieurement, je rigole toute seule en me disant que Minette a été domptée mais je n'en dirai rien. Je pose les pieds au sol avant de glisser de la table pour le rejoindre en observant nos ombres contre le mur. Je regarde ses tatouages et à la lumière dansante du feu, ils semblent s'animer et prendre vie sur sa peau, c'est assez surprenant. Il reprend la parole pour me sortir de mon admiration, moi-même marquée d'aucun tatouage.
Je ris bêtement devant son exclamation en le regardant avec mes yeux aux pupilles encore dilatées et intérieurement, je me dis qu'il peut, une chasse au loup victorieuse suivie d'une nuit avec moi, c'est bien la première fois à ma connaissance que ces deux éléments sont réunis, à moins qu'il y ait une autre Leïa qui aime assez les belles choses pour entraîner un viking dans une chasse au loup, et un guerrier assez attirant pour avoir envie de célébrer ça sans vêtements. Son évocation de l'aigle de sang me rappelle mes lectures sur les sacrifices humains et même si je suis bien trop apaisée pour amener la discussion sur ce genre de domaine, je note de lui poser mes questions un peu plus tard. Par contre, je suis vraiment flattée du compliment, j'ai vu à quoi ressemble un aigle de sang sur des dessins dans un livre et c'est vraiment pas beau. Ça me donne des idées de vengeance quand même et c'est avec un ton tout à fait apaisé que je l'aborde avec Ice.

- Tu es chanceux, je réserve l'aigle de sang à un autre. Et si tu meurs cette nuit, ce ne sera que d'épuisement je te le promets.

Étrangement, l'idée de faire subir ça à celui qui a assassiné mon frère et dont je revois le visage chaque nuit me donne une sorte de frisson qui fait réagir ma chaire à la morsure du froid tout à coup, heureusement, l'évocation de la nuit à venir me ramène sur le droit chemin et ma main vient se déposer sur son épaule avec douceur tandis que je reprends finalement l'observation de ses tatouages jusqu'à toucher du bout des doigts ceux sur son crâne, me penchant dans son dos comme une sangsue tandis qu'il retire les steaks de loup du feu. L'odeur réveille mes papille et je le regarde avec des yeux de biche lorsqu'il me tend ma part.

- Qu'est-ce qu'ils signifient tes tatouages ? Tout à l'heure ils avaient l'air... vivants.

Je ne sais pas s'il comprend, il doit me penser folle à lier, mais je suis canon alors ça passera. Après être revenue à la vie dans un endroit à la fois familier et totalement impersonnel, je me suis mise à croire dans les mythes et religions de manière globale, ça ne m'étonnerait pas que ses dessins soient vraiment chargés de quelque chose, il y a aussi des runes et tout ressort comme en relief avec la lumière tamisée. Je suis passionnée par ces marques et regrette de ne pas en avoir des similaires à afficher. Sinon je pourrais tatouer un décompte du nombre de vies que j'ai écourté, ça pourrait être intéressant avec un système de bâtonnets. Mais je m'emporte et je doute même qu'il ait de quoi marquer ma peau comme c'est fait sur lui.

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Mer 28 Juin - 16:14


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Étrangement apaisé, enfin... Pas si étrangement que ça, au vu de la danse enflammé qu'il venait de partager avec Leïa, Ice entreprends de servir une collation bien méritée. Pas tout les jours qu'on bouffe du loup, pas vrai ? Maintenant qu'il y pense, il en à peut être même jamais goûté... Quelle journée riche en évènements inattendus, décidément. La remarque de la guerrière le fait sourire. Levant un sourcil aguicheur à la notion d'épuisement, qui promettait une belle soirée, la première partie de sa phrase le laissait globalement moins enjoué. D'une, ce danger public connaissait l'existence du supplice de l'aigle de sang. De deux, cela signifiait qu'elle s'était renseigné un minimum sur cette technique, et donc qu'elle comptait la mettre en pratique. De trois, il était possible qu'elle ait connaissance d'une multitude de méthode de tortures, pouvant faire pâlir le plus aguerri des bourreaux. Sympa.

C'est pile à ce moment que la brunette se place derrière lui. Ignorant un frisson débile, le nordien sert les pièces de viande, qui mettent visiblement la survivante en appétit. Il aimerait la questionner un peu plus sur sa future victime. Puisque, du peu qu'il a appris de Leïa, si elle a quelque chose en tête, ça se fera. Quelle victime, pourquoi ? Cependant, la jeune femme choisit de le questionner sur ses tatouages, laissant le sujet de la torture de côté, pour le moment du moins. Tapotant son crâne, il commença :« Oh, ceux-là, c'est juste pour le style ahah, les guerriers en portaient souvent lors des batailles. » pour poursuivre en dégustant le pavé de loup, « Les runes, c'est mon oncle, qui a choisi. Elles signifient essentiellement, "force", "protection" "courage" "sacrifice" et bien sûr, "glace". » Décidément, elle devait en avoir ras le cul d'entendre parler de son oncle, mais bon, elle avait demandé, aussi...

« Si elle pouvait bouger, ce serait un sacré signe, bien que je ne sois pas sûr de bien l’interpréter. » Poursuivit-il, mentionnant de cette manière l'aile qui ornait la moitié de son dos. « Ça symbolise une aile de corbeau. Odïn en a deux comme messagers, ou espions, c'est selon. Il peut s'agir de fantôme des âmes perdues, ou des guerriers morts sur le champ de bataille. » C'était peu être assez d'explications pour ce soir, nan ? Tendant un bout de viande rosée devant les lèvres de Leïa, le barbu ajouta « Peut-être qu'Odïn à apprécié tes petits soupirs, et nous demande de recommencer, tu crois pas ? », avant de rigoler à sa propre blague. Il voulait pas passer pour le bourrin bien lourd non plus, juste, si c'était vrai, ça serait quand même vachement drôle...

Toujours est-il qu'il valait mieux aborder le sujet précédent maintenant qu'il y pensait, et que leurs estomac se remplissant mettent les langues bien disposées à parler. « Je me demande quel genre de truc tu cherche à faire payer. Je veux dire, je sais bien que t'as pas froid aux yeux et tout ça, mais l'aigle de sang... Quelqu'un s'en est pris à une personne qui t'es chère, pas vrai...? » Alors ok, ça faisait un peu un coup de froid... Supposant que le coeur de la motarde allait faire un temps d'arrêt, il renifla innocemment pour meubler le futur silence, et se pencha pour chopper sa fourrure, afin de la déposer sur les épaules couleur miel de sa belle. Bientôt, elle aurait sa propre parure, alors, il pouvait bien lui prêter la sienne une dernière fois en cas de frissons, pas vrai ?
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Jeu 29 Juin - 6:51

En souriant à sa vanne, je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter après avoir attrapé le morceau de viande qu'il me tend entre les dents.

- Tu sais que c'est à toi de me faire soupirer, je ne suis que l'offrande. Ahah.

Je me relâche peu à peu en passant mes doigts sur l'aile de corbeau, mon dieu qu'elle est belle est bien dessinée. Mes yeux sont comme aspirés et si c'est vraiment Odin qui nous envoie un signe pour qu'on continue, je ne vois pas d'autre raison de le faire transpirer avec sa hache et dans le lit, ou sur la table et contre le mur en l’occurrence. Ça me fait rire rien que d'y penser mais sa remarque sur l'aigle de sang efface l'air béat de mon visage et mes yeux deviennent rêveurs tandis que je sens Lïnko déposer sa fourrure sur mes épaules figées dans leur nudité comme l'intégralité du reste de mon corps. Finalement, seulement mes lèvres bougent.

- Merci Ice.

Je cligne plusieurs fois des yeux avant de retrouver son regard pour plonger le mien à l'intérieur. Il est tellement protecteur envers moi... Barry l'est aussi et même si je n'aime pas être traitée comme ça pour le simple fait que je sois une fille, jolie j'ai failli oublié, il faut reconnaître que ça a quelque chose d'agréable et je frissonne un instant en repensant à Luke avant de lui raconter.

- Celui qui a décapité mon jumeau. Je le retrouverai, le mettrai à genoux, et décrocherai sa colonne vertébrale. J'ai longtemps hésité avec la décapitation par arrachage de la nuque aussi mais il fallait trop de force et cette mort, je veux la partager avec un dieu, pas un predator.

Tout en disant cela, je me colle peu à peu à lui jusqu'à lui susurrer les derniers mots à l'oreille. Si les psy existaient encore, il faudrait probablement que j'en consulte hein mais ça m'excite de penser à ça, probablement parce que Ice est une des rares personnes capables de comprendre ce que je ressens à mon avis. Je le couvre de sa fourrure, disparaissant presque totalement sous les épais poils gris et mon oreille va écouter les battements de son coeur contre son torse. J'ai quand même un peu peur qu'il ne me prenne pour une folle, après tout il a seulement l'air d'un viking et même s'il n'a pas hésité à me sauver la vie avec les loups, je ne peux pas garantir qu'il soit aussi dingue que les fiers guerriers du nord. Vu sa façon de se comporter et la manière dont on a fait l'amour, j'espère qu'il est ouvert à ce genre d'idées même s'il n'a pas vu Predator.

La pudeur n'a jamais eu une grande place dans mes valeurs et je ne me sens absolument plus gênée maintenant que je sais que sans les apprécier, il respecte mes cicatrices. Nous sommes dans une nouvelle ère où la féminité semble avoir pris une tendance beaucoup plus intéressante, le maquillage et la peau de pêche laissant place aux tresses et aux cicatrices. Je me dégage un peu de son emprise et m'assieds sur la table en croisant les jambes, les mains posées de chaque côté sur le rebord du meuble et la fourrure toujours sur les épaules. Je tends mon cou et ouvre la bouche en fermant les yeux, attendant la nouvelle bouchée de viande que j'attrape entre mes dents avec avidité avant de mâcher la délicieuse nourriture avec délectation.

- Tu sais, personne n'avait jamais chassé comme ça pour moi. J'aime ça.

Que dire de plus ? Que je suis prête à le suivre dans une nouvelle chasse à la première occasion ? C'est vrai que l'adrénaline de la chasse risque de me tenir en éveil pendant plusieurs jours tellement c'était intense.

- On pourrait trouver un ours la prochaine fois. Et l'utiliser comme parure de lit pour nos prochaines offrandes. Ahahah

Je lui lance un clin d'oeil, eh oui, il m'en faut toujours plus. Un loup n'a pas suffit, je veux participer à la chasse, à cinquante cinquante et ne pas me retrouver encerclée et bien dans le pétrin comme aujourd'hui.

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Sam 1 Juil - 19:27


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Ne sachant pas trop ce que la brune allait lui raconter, ni comment accueillir les propos, le nordien se contenta de la regarder, de la même façon qu'elle le faisait. Réconforter les gens n'avait jamais été son fort, mais avec Leïa, il doutait qu'il soit nécessaire de posséder des aptitudes du genre. Elle n'allait probablement pas se mettre à pleurer, et quand bien même ce serait le cas... Bah, il aviserait, et puis c'est tout. Respectant le silence certainement nécessaire à observer pour trouver les mots, Ice se contente de détailler les nuances bleutées des yeux de la guerrière. Finalement, l'origine de l'envie de vengeance de cette dernière prends tout son sens. Un bâtard, qui n'allait probablement pas tarder de le regretter, avait décapité son frère. A la seule entente des faits, le tatoué avait des envies de meurtres, alors pour Leïa... Il préférait ne pas imaginer.

Elle se laissa aller à décrire son hésitation passagère sur la méthode à employer, aussi le scandinave esquissa fatalement un sourire. Étrangement, le fait qu'elle lui susurre cela à l'oreille lui donne des frissons dans le bas du ventre. Non, en fait, le plus étrange, c'est que ça ne l'étonne même pas d'entendre des propos du style de la bouche de la motarde. Pendant qu'elle se colle contre lui, il joue quelques instants avec ses nattes, avant de lancer « J'aimerais bien assister au spectacle... Les dieux seront sacrément honorés. » En réalité, il regrettait presque d'avoir laissé de côté sa vie de barbare sanguinaire, il aurait bien testé un truc pareil. Mais bon, il n'avait personne contre qui diriger une haine semblable, faut dire. Haussant légèrement les épaules avant de lâcher les mèches tressées, il ajouta simplement « Enfin, j'y assisterais par la pensée. » C'était peut être bizarre, mais Lïnko était persuadé qu'il sentirait ça. Le moment ou la jeune femme obtiendrait vengeance.

Choisissant ce moment pour adopter une posture plus qu'attrayante, Minette quemanda une autre bouchée de viande, aussi, l'islandais s'accorda quelques instants pour admirer la beauté de sa chair, avant de lui tendre un second morceau de loup. En prenant un lui aussi, il manque de s'étouffer à la proposition que Leïa annonce aussi tranquillement que si elle évoquait sa dernière cuite. « Un ours, ce serait sacrément balèze... Ce serait aussi risquer la mort gratuitement, mais j'avoue que c'est plutôt tentant. Et puis, si ça promet un second risque de décès suite à un épuisement physique trop intense, je suis carrément partant. »

Fatalement, l'ex-détenu se laisse à imaginer ce que ce serait, une telle chasse. Finissant du même temps sa ration de nourriture, il s'étire un moment, avant de rejoindre sa belle. « Espèce d'aguicheuse. » Suite à quoi, et sans trop savoir pourquoi, il se place au devant d'elle, un peu comme lors de leur précédente étreinte, et se penche de côté pour passer la main sur la table ayant servit de poste d'écorchage. Détaillant la silhouette attirante qui s'offre à ses yeux, il finit par tracer deux lignes ensanglantées, passant sous chacune de ses clavicules. Alors que certaines gouttes glissent lentement sur sa peau ambrée, le barbare dessine cette fois-ci une simple ligne, allant de son menton jusqu'à son nombril. Ne lâchant pas son regard décidément hypnotisant, il suppose que ce genre d'envie soudaine ne va pas l'offusquer. Que les pauvres gens pleurent davantage, certains, dans ce monde, passent de bons moments, nus dans une cabane isolée, au beau milieu d'armes et de cadavres de loups, à se dessiner dessus avec du sang, avant d'échanger beaucoup de choses, à la chaude lumière d'un feu dansant.
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Mar 4 Juil - 5:40

Je me réveille en étoile de mer sur une couverture. J'ai extrêmement chaud mais ça peut se justifier par le viking habitué à générer de la chaleur qui est allongé sur moi, son souffle se perdant derrière mon oreille. Mes doigts trouvent aussi sa fourrure de loup et je m'y agrippe en essayant de sortir de son emprise sans succès. Je ne suis même pas capable de resserrer les jambes ou de prendre appuis. La nuit a été intense et en ouvrant les yeux, je remarque les traces de sang partout sur mes bras et je suppose que le reste de mon corps doit en être recouvert également. Mon agitation subite semble le tirer de ses rêveries et il commence à bouger à son tour et ma respiration se coupe. J'adore être sous quelqu'un comme ça mais après avoir poussé une sorte de gémissement couplé à un bâillement, mes gestes deviennent plus insistants et je parviens finalement à le retourner, la position de mes jambes aidant.

Dans cette positions plus confortable, je peux l'observer se réveiller et rougir en voyant son torse couvert de griffures et de traînées de sang. Tout ne partira pas tout de suite avec de l'eau. En pivotant, j'ai perdu le confort de la fourrure et je tire pour la récupérer en souriant avant de l'embrasser.

- Réveille-toi, aujourd'hui est un nouveau jour et tu vas avoir la chance de dépasser les cent-trente kilo-mètres à l'heure. Je sais que tu adores ça.

J'aime bien le vanner, c'est un des rares domaines où il faut le reconnaître, il perd toute virilité et comme il y tient beaucoup de ce que j'ai compris, je ne le lâche jamais même si je reviens quand même à nos niaiseries d'après-coucherie que je n'ai pas eu le temps de savourer hier-soir et qui me tiennent à coeur parce que ça me permet aussi d'en apprendre plus et le délire de l'offrande est quand même parti super loin.

- Je pense qu'Odin est apaisé pour un moment. Mais si tu as un calendrier dans ton drakkar, on pourrait fixer une date pour l'ours. Ça sort à quelle période ces bêtes là ? Je suis sûre que Nanna pourrait nous accompagner et je peux t'en offrir un bon prix.

Sans vraiment le vouloir, je ne peux m'empêcher d'être joueuse et après m'être moquée de son manque de skills sur les motos, je suis forcée de lâcher un rire un peu gras en même temps que lui. C'est vrai qu'une autre balade pour trouver un prédateur me tente pas mal et en voyant ma magnifique fourrure de loup qui repose sur la table au dessus de moi, je me dis que je vais vraiment avoir de l'allure en rentrant à Detroit, comme lors des sorties shopping à New-York.

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Sam 8 Juil - 18:35


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Au beau milieu d'une prairie étonnamment couverte de sang, des hurlements, à la fois splendides et lugubres, font vrombir les tympans de l'Islandais. Des loups...? Du sang ? Qu'est-ce que je fous ici...? A ces questions demeurant sans réponses s'ajoute une impression d'être repoussé, presque comme si quelque chose gigotait, au dessous de lui. D'une autre façon, il avait presque l'impression que cette chose faisait parti de lui, tant et si bien qu'il avait l'impression de subir l'Aigle de sang, mais en étant massacré par le torse... Au final, la réalité prit subitement le dessus, et le barbare fût repoussé sur le dos, lâchant un gémissement endormi. Réalisant soudainement dans quelles circonstances il se trouve, le barbu entreprend de s'étirer, un large sourire s'affichant sur son visage, quand les souvenirs de la nuit passée le saisissent.

Faisant jouer ses muscles, plusieurs picotements se font ressentir, aussi esquisse-t-il une moue en réalisant que Leïa mérite amplement le petit surnom qu'il lui a trouvé. Minette avait dû sortir les griffes, pendant leurs séances de sport. La chaleur d'une chose servant de couverture le quitte, et il n'a le temps de protester, puisque des lèvres savoureuses se posent agréablement sur les siennes. Ouvrant finalement les yeux, le nordien prends le temps de détailler la divine silhouette de la survivante. Elle est vraiment magnifique. Pourtant le demi-sourire un peu niais qu'il affiche disparaît bien vite quand elle ramène l'infernal bolide dont elle est propriétaire sur le tapis. Oh bordel... Pas la moto... Pour un peu, il regrettait presque que ces putains de cadavres ne s'attaquent pas également au métal. Donnant un coup d'épaule à son amante, il répond d'une voix encore embuée par le sommeil « Arrêtes, tu vas encore me faire bander. » Un peu cru, certes, mais ça soulignait au moins l'amour qu'il portait au deux roues chéri de la brune...

Il ne peut s'empêcher de rire aux mots qu'elle ajoute. Elle fait vraiment comme s'il était un viking pur et dur (Lala), et faut avouer que c'est loin de lui déplaire. Pas question d'enmener Nanna. J'ai pas confiance. Et pour les ours, s'ils hibernent toujours, les premiers devraient pointer leur truffes d'ici fin mars. Se redressant de moitié en prenant appui sur ses coudes, le barbu haussa les sourcils avant de poursuivre, Le prix, en revanche... J'ai bien peur que ça te coûte une nuit au moins aussi sympathique que celle-ci. affichant un sourire entendu. Fondant comme un aigle sur la croupe de la motarde, il la mordit avec tout de même un peu de force avant de se relever pour s'habiller rapidement. Ouais, c'était bien beau tout ça, mais l'évocation du trajet retour l'enchantait pas vraiment. Valait mieux s'y attaquer au plus vite, histoire que ce ne soit plus qu'un mauvais souvenir.

Fin prêt, l'islandais se dirigea vers les tas de viande restante, et commença à partager, annonçant du même temps ses intentions. Cinquante cinquante. Tu veux récupérer les autres peaux ou pas ? C'est vrai qu'elles étaient pas spécialement en état admirable, mais celle du même ton pouvait toujours faire une capuche. L'autre, quand à elle, aurait au moins le mérite de faire un tapis classieux. Les têtes, quand à elles, étaient fort peu utilisable. Mais qu'importe. Bientôt, ils auraient une tête d'ours à la place. Le partage fait, et les affaires rassemblées, il fallait se faire une raison, la fin du périple approchait, et ce putain de trajet en moto aussi.
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Lun 24 Juil - 16:45

Mon amant nordien grogne en chavirant et ne peut se retenir de faire une blague salace à propos de son appétit sexuel. Tandis qu'il dit ça et s'esclaffe, je glisse mon doigt sur son bassin, traçant une dernière ligne rouge du bout de mon ongle sur lui en le regardant avec un sourire que je qualifierais d'aguicheur. Mes muscles se relâchent cependant lorsqu'il m'annonce la couleur de notre prochaine chasse.

- Raaaah ! Mais deux mois suffiront pour que ton torse cicatrise ?

En fait, je pense même que certaines traces de sang sur nous sont du sang humain, le sien bien évidemment. Outre sa blessure que j'ai soigné, il en est tout de même recouvert. Je m'étire en l'observant puis lorsque la couverture glisse de sur-moi pour qu'il s'en réattribue une partie, mon regard passe sur les dessins qu'il a fait sur moi. Je vais devoir attendre d'arriver à la bibliothèque pour les enlever.

- Je trouve qu'une peau d'ours t'irait à merveille... Sinon le lynx a une jolie fourrure au passage...

Je suis un ange et un démon, toujours plus, plus, plus et je me demande quand est-ce que le viking sera découragé. La chasse au loup déjà, je ne connais que lui qui aurait été prêt à s'embarquer là-dedans, mais je sais que si on en vient à chasser l'ours ou le lynx, je vais vraiment lui devoir une faveur. Le viking se lève et je pousse un petit cri lorsqu'il me mord avant de rire. Ok il me devait bien ça. À peine debout qu'il commence à parler du partage.

- Tu peux prendre ce que tu veux, j'ai eu ce que je cherchais. Je veux bien ma part de la viande par contre!

Et je me relève pour m'approche de mon amant telle un oiseau de proie pour observer les ressources si précieuses que nous avons collecté dans l'air encore enfumé du refuge. J'ai juste une petite question de logistique et à moins qu'il construise une remorque j'ai des doutes sur nos capacités à tout ramener à Detroit.

- Et si on laissait les fourrures ici ? On sera content de les avoir là si on revient chasser non ?

Après tout, pourquoi s'encombrer de trucs pas super vendables en troc ? C'est vrai qu'essayer de troquer une peau avec des trous alors que je porte moi-même une magnifique toison presque noire, ça ferait largement baisser la valeur de mes trucs, il ne faut pas avoir l'air de vendre de la merde non plus. Mes yeux passent de l'homme aux tatouages impressionnants que je dévore des yeux à notre collecte et finalement, je me rapproche encore de lui pour me coller devant lui en attrapant ses bras pour les enrouler autours de moi histoire d'avoir un peu chaud maintenant que j'ai quitté la protection de la fourrure.

- Je te l'ai déjà dit mais avec ce que tu sais faire, tu pourrais troquer des peaux, tu as une idée de ce que tu peux échanger pour une seule peau ?

Après tout il m'a quand même convaincue de le laisser emmener un animal encore en vie juste parce que j'espérais avoir la même fourrure que lui. L'adrénaline de la chasse a également un bon goût de reviens-y qui en dit long sur ce que je pense désormais de cette activité. En plus maintenant je me sens en sécurité, il a bien assuré.

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Mar 25 Juil - 11:06


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Au sein de la petite cabane de chasseurs, on dirait qu'une routine de petit couple se déroule paisiblement. Bon, si on passe sur le nombre d'arme au mètre carré, et la quantité de sang au millimètre de peau des deux survivants, ça fait paisible. Soupirant mollement à la soif permanente de Leïa en matière de fourrure, l'islandais s'imagine pourtant un instant se balader avec une peau d'ours sur les épaules. Pas mal, faut l'avouer. Mais bon, il est plutôt loup, d'autant plus que la sienne possède une attache sentimentale... Hochant la tête à la proposition de partage de viande, Lïnko, toujours nu et sanglant comme un ver, s'atelle au partage des ressources après avoir saisi sa hache qui traînait non loin du plan de découpe. A chaque coup de hache, son dos le tiraille étrangement, aussi il repense aux propos de la motarde. Tu parles, je rigole si tes griffures restent à vie. Imagine un peu, "Oh, c'est une fille qui m'a fait ça, ahah." Je vais passer pour quel guignol de viking moi encore ? rigolant lui même en voyant la scène, il reste attentif à la proposition suivante de la brune.

C'est vrai que ça leur épargnait un poids qui plus est encombrant, mais... Qu'allaient devenir les peau si personne ne les tannait pour en faire de véritable fourrures...? Au moment ou il achève de séparer les rations généreuses de viande, Ice est distrait par sa tortionnaire griffue, qui se colle à lui. Plantant son arme dans la table d'un coup sec, le barbare ne repousse aucunement la guerrière, la gardant au contraire au chaud, contre lui. Donc, si je comprends bien, t'as personne là bas pour tanner des peaux, et je vais encore me taper ça... Très bien, mademoiselle se fait servir. Après lui avoir gentiment pincé les fesses, le barbu tente de se rappeler d'arrêter de le faire. Il a un truc avec ses fesses, c'est pas possible autrement. Réfléchissant un moment à la question qu'elle formule, Lïnko reste un moment pensif. Il est vrai que la vente, ou le troc, de peau peut être une source de revenus apocalyptiques envisageable... S'ils subsistent, les loups vont probablement proliférer, pour finalement réduire significativement le nombre de proies.

Non j'en ai aucune idée. Répond-il avec sincérité. Tu fais du troc régulièrement ? Ça ne l'étonnerais en rien... Et puis, en cas de pépin, Leïa était tout à fait capable d'éliminer toute trace de client trop gênant. Le nombre de prédateur devra j'imagine être régulé, au bout d'un certain temps... ce qui signifiait qu'en plus de viande, les profiteurs de la situation auraient de quoi échanger des objets pouvant être intéressants contre les peaux. Inspirant bruyamment en libérant l'une des nattes brunes de la jeune femme, le tatoué finit par conclure : Donc j'imagine que ouais, de temps en temps, on pourrait envisager un virée commerciale dans le parc. A vrai dire, le nordien craignait quelque peu que la Détroit born and raised se mette en tête de revenir chasser ici toute seule. Peu probable, certes... Et puis, de toute façon, il se sentait pas de formuler un tel avertissement. Il était pas son père...

Poussant Leïa avec son torse, le viking pu saisir la fameuse future fourrure idéale pour la débarrasser des derniers lambeaux de chair et de graisse. Sentir la jeune femme aussi près de lui, pendant qu'il utilisait sa hache juste derrière son dos était plutôt troublant, mais pas désagréable, faut avouer. Décidément, ils faisaient de drôle de choses ensembles... Tant et si bien que le barbare finit par lancer, Tu sais quoi ? J'ai même pas envie de partir. Moi qui pensais qu'un seul de nous deux en sortirait vivant... Adressant un regard indéchiffrable à la motarde, il frôla délicatement le bas de son dos du tranchant de sa hache. Ouaip, ils s'adonnaient à des trucs bizarres... Quittant la silhouette aguicheuse, ouais, Leïa commençait à lui tenir vraiment chaud. C'était encore un truc de femme ça, avoir froid tout le temps. Finalement, il proposa J'vais les planquer ici même, personne devrait les trouver...

Inspectant rapidement le plancher, il se baissa alors pour tapoter une latte, avant de la faire sauter via sa hache. Inspectant l'espace disponible entre les deux couches de bois qui formaient le sol, Lïnko y déposa les fourrures, de manière à ce qu'elles soient le plus étalées possible. Ça devrait faire l'affaire... Bien, il fallait maintenant se rhabiller. Pendant que le barbu retrouvait le confort de son pantalon, il désigna sa belle, d'un regard curieux. Comme t'as l'air de les bouffer des yeux, je suppose que tu serais pas contre des tatouages. Tu y as déjà pensé ? Pour sûr que ça lui irait divinement bien. Sans trop savoir pourquoi, il pensa de suite à une créature légendaire qui lui semblait appropriée, le phénix. Peut-être un peu trop cliché ceci dit ?
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Mer 26 Juil - 6:35

La réaction un peu offensée du guerrier me fait vraiment rire mais je sens qu'il ne faut pas trop se moquer de sa fierté. Je me tais donc jusqu'à ce qu'il me fasse remarquer que je suis incapable de tanner les peaux comme il se doit moi-même. Je suis clairement hésitante sur ce point car c'est vrai que mes nouveaux amis ont beau être des tueurs hors-pairs, ce ne sont pas des survivants au sens camping du terme et nous serions tous assis en tailleur et les yeux grands ouverts si Lïnko nous expliquait ses techniques. Je m'accroche donc de plus belle à son dos en faisant attention de ne pas le griffer cette fois et passe à la confession.

- S'il-te-plaît!! Non je connais personne d'autre qui sache faire ça... mais je peux apprendre!

Sa question suivante et ses marmonnements me font sourire et il semble sur le point d'accepter mon deal pour les peaux. Je ne sais pas si je peux assez vendre ma proposition comme ça mais je vais essayer.

- Je troque tout ce dont je n'ai pas besoin. Ça va des armes à feu à la nourriture. En fait, l'échange se fait en fonction de la valeur qu'ont les objets pour les gens, une couverture ne vaut pas grand chose parce que la plupart ont des trous mais si tu as un sac de couchage thermique en bon état, tu peux t'offrir un revolver chargé avec la bonne personne...

J'arrête de lui expliquer le fonctionnement quand il me bouscule un peu pour attraper sa hache et commencer à travailler ma fourrure son mon sourire satisfait. L'attention avec laquelle j'observe ses mouvements est palpable et je suis tellement concentrée que je ne peux réprimer le tremblement qui me traverse lorsqu'il glisse sa hache dans mon dos. Le contact de ma peau avec le métal froid m'excite au plus haut point et je commence à regretter d'être sortie du lit. Ma concentration semble fondre comme neige au soleil mais heureusement, j'ai réussi à le convaincre et mes mains encadrent son visage avant que mes lèvres ne rejoignent les siennes comme une promesse.

Le viking se met ensuite à découper le plancher sous mon regard interrogateur et je comprends finalement son but lorsqu'il m'explique qu'il va planquer les peaux ici, dans cette cabane. Ce n'est pas une mauvaise idée et je la trouve même excellente, d'autant que si on peut installer un minimum de matériel, cet endroit restera viable un moment.

- Tu sais... j'ai hâte de revenir.

Je baisse la tête, honteuse d'exprimer quelque chose que je trouve vraiment inapproprié. J'espère qu'il n'interprétera rien de travers, de toute manière pour le moment il n'a pas fait beaucoup d'interprétation sur ce que je disais, mais après la nuit que je viens de passer avec lui, je trouve que c'est un bon bonus au troc de fourrures. Sa remarque sur ses tatouages et ma façon de les regarder me met encore plus mal à l'aise et je secoue un coup la tête pour chasser ces pensées de ma tête et reprendre mon assurance habituelle.

- Franchement, je ne l'avais jamais sérieusement envisagé avant. Maintenant, je me dis que quelques runes de sagesses et peut-être une de puissance ne seraient pas de trop. Tu me le ferais ? Je peux te payer pour ça...

Je ne sais pas trop quoi proposer à ce type qui semble ne rien avoir mais en même temps n'avoir besoin de rien de plus. D'un autre côté, je suis sûre que si je lui propose de rester la nuit, il acceptera mais ce n'est pas ma façon de troquer habituellement je vais devoir trouver un truc qui en vaille la peine quand même, peut-être une arme qui sait...

- Qu'est-ce qui te ferait plaisir en échange d'un service pareil ?

Probablement le dernier mec de tous les US qui soit en mesure de me marquer, je ne compte pas laisser passer ma chance.

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Sam 5 Aoû - 18:36


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


A la question du traitement des peaux, le nordien se contente d'étouffer un rire face à la légère supplication de la brune. Levant les yeux au ciel, il acquiesce en souriant. Putain mais décidément, il peut rien lui refuser ou quoi ? Ou alors il se fait vieux... Non. Il peut rien lui refuser. Quand Leïa lui explique comment elle organise ses affaires de troc, il hausse tout d'abord un sourcil suspicieux. C'est pas genre hyper dangereux tout ça ? Enfin, pas la peine de le souligner. La guerrière est plus que capable de se tirer d'un mauvais pas, et ça la mettrait sûrement en rogne s'il soulevait les risques qu'elle prenait en pratiquant ce genre de commerce. Et puis de toute façon, le barbare à déjà fait une transition de choix, en poursuivre son travail à coups réguliers de hache, ce qui ne semble pas déplaire à sa partenaire de chasse.

Une fois les peaux planquées, le barbu relève subitement la tête à l'aveu inattendu de la survivante. A la voir ainsi tête baissée, Lïnko se doute qu'elle ne ment pas, en annonçant avoir hâte de revenir ici. Bien sûr, il ne peut pas en être certain, mais, peut-être tout simplement qu'il aimerait la croire ..? Hey. Tombes pas amoureuse trop vite. Moi aussi j'ai hâte de revenir... T'auras tout le temps à ce moment là, j'ai pas de bague de fiançailles sur moi, là. A sa question suivante, Leïa avait retrouvé son aplomb naturel, et lui répondit sur un ton dont elle avait le secret, la tête haute. C'est là qu'elle redevenait l'imprévisible danger sur pattes. Est-ce que je le ferais...? Hm... Tu sais que je serais tenté de te faire un joli petit chaton ? Il s'attendait à recevoir un coup, mais qu'importe.

Fatalement, elle lui proposa un prix en échange de ses services. Alors certes, l'islandais savait qu'en temps de survie, il fallait tirer parti de tout ce qu'on pouvait obtenir, mais franchement, il avait du mal avec le donnant donnant. Surtout pour quelque chose comme le tatouage. Haussant un sourcil, il affubla la brune d'une pichenette sur son petit nez. Tu me déçois. Moi qui croyait qu'on était devenus meilleurs amis, et qu'on partageait tout... Affichant une mine contrariée et essuyant une larme imaginaire d'un revers de main, il haussa les épaules avant de poursuivre Non non, faudrait juste que tu fasses un modèle. Si c'est pas trop compliqué, je devrais gérer. Je suis pas dessinateur moi. M'enfin, si tu veux qu'on continue d'essayer de faire des bébés, je suis quand même pas contre. acheva-t-il avec un grand sourire.
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Mer 9 Aoû - 1:02

Tomber amoureuse? Moi? Ça me semble plutôt compliqué mais je dois reconnaître que la perspective de lancer un partenariat avec le viking pour ramener des peaux à Detroit me fait quasiment tourner la tête et quand je vois la qualité de la fourrure quasiment noire sur laquelle il est en train de travailler, je m'agrippe encore plus à lui pour observer la technique et apprendre du mieux que je peux. La hache sert en fait uniquement à séparer la peau de la chair en fait et je commence à comprendre ce qu'il fait...

- Un chaton? C'est tout ce que je suis pour toi?

À mon tour de faire une moue vexée en lui assénant une griffure bien méritée dans la nuque. Sa remarque ne me blesse pas bien entendu mais il faut marquer le coup et je commence à me demander si c'est juste une blague ou si mes gémissements ressemblaient à des miaulements, c'est troublant! Histoire d'oublier, je le pousse légèrement pour qu'il me laisse la place et avec un sourire, j'attrape sa hache et continue sa tâche en me concentrant sur la peau, le laissant observer. Je dois apprendre et je compte bien repartir moins bête de cette cabane.

Finalement c'est assez simple, difficile certes, les muscles de mon bras commencent à tirer très rapidement, mais ça n'a rien de compliqué et j'avance assez proprement même si c'est de façon bien plus lente que le viking. En sentant son regard et ses mains dans mon dos, je frissonne de plaisir et le léger sourire caractéristique d'une nuit plaisante ne quitte plus mes lèvres tandis que je balance la viande inutile de l'autre côté de la table pour la garder et la faire fumer plus tard.

- Sinon on pourrait faire plus simple et tu me tatoues une marque pour chaque vie que j'ai prise?

C'est une idée et tout en penchant la tête en arrière pour observer mon dos et son rictus, j'ajoute, assez fière de moi.

- J'espère qu'il y aura assez de place...

Après tout, les tatouages doivent être mérités et si je pense qu'il ne rechignerait pas à me marquer avec une rune d'amour, je reconnais avoir un faible pour une sémiotique plus simple et plus compréhensible. Je suis une femme, cette bande de glands serait capable de penser que je ne mérite pas mes runes alors qu'un décompte, c'est un décompte et si je vais avoir besoin d'un ou deux jours pour être sûr d'avoir le compte, je pense que j'en suis à au moins quarante-cinq.

- Continue de me donner ce que je veux comme ça et je vais finir par plus te lâcher Ice...

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Ven 11 Aoû - 14:59


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Rien ne semble perturber la quiétude post-coucherie du viking, même pas l'énième griffure que lui trace la motarde, visiblement offusquée d'être désignée comme un mini-chat. Mieux encore, elle fait la démarche de le relayer dans la préparation des peaux, et c'est un peu surpris que l'islandais regarde faire la brune. Ça devait bien être la première fois que quelqu'un d'autre que lui utilisait sa hache, soi dit en passant. Enfin non, pour être tout à fait honnête, d'autres avaient essayé, lors d'affrontements, mais ils n'étaient plus en état de s'en vanter à présent.  Pendant les premières minutes, le barbare observe silencieusement les gestes de son apprentie improvisée. Faut reconnaître qu'elle maîtrise le geste, donc il ne s'en fait aucunement, et préfère se consacrer au tracé de la courbure de ses lombaires, du bout des doigts.

Leïa le tire finalement de son admiration pour revenir sur le sujet des tatouages. Lïnko esquisse un sourire, affichant une expression de doute quand à la place disponible. Je pense qu'en faisant des tout petits traits, ça devrait passer... Mais plus sérieusement, je trouve que c'est une excellente idée. Et en plus, il était vraiment curieux de savoir combien de personne la jeune femme avait massacré. Suite des évènements intéressante, donc... En revanche, ses propos suivants l'étonnèrent davantage. Déjà, la barbu avait d'abord commencé par lui pincer les fesses, signe que non, il ne lui donnait pas tout ce qu'elle voulait, mais en réfléchissant un quart de seconde, il devait bien reconnaître qu'elle n'avait pas tord. Esquissant un sourire pour lui-même, il lança sans trop savoir pourquoi : Y'a bien des années de ça, j'ai lu un truc d'Oscar Wilde; que je trouvais débile à l'époque. Ça disait : Le triomphe des femmes est de nous faire adorer leurs défauts et jusqu'à leurs vices. Je crois bien que commence à comprendre ce qu'il racontait. Il avait dû rencontrer l'une de tes ancêtres, faut croire.

Quand Leïa eut terminé son oeuvre, avec un franc succès fallait l'avouer, et Ice le souligna au passage, ils entreprirent de ranger les peaux, pour finalement se mettre sur le chemin du départ. Le nordien, ressentant une forme étrange de vide, se mit à soupirer. Bon. On s'revoit quand, alors ? C'est fou ça quand même. Y'a pas si longtemps que ça, ils étaient pas loin de s'égorger au moindre geste un peu trop brusque, et là, Lïnko se comportait limite comme s'il n'avait aucune envie de quitter la cabane.
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